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L’arrivée du conteneur : Noël avant l’heure

L’arrivée du conteneur : Noël avant l’heure

Le conteneur, c’est un peu comme le Père Noël.

Un Père Noël dont on ne connaîtrait pas la date de passage, ce qui pimente encore un peu plus l’attente. Trépignements et petits [ou grands] cris de joie sont de mise lorsqu’il arrive enfin.

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 3« HO HO HO ! » GNIIII IL ARRIVE ! IL ARRIVE !

Un Père Noël qui profite de notre amnésie temporaire, en nous ramenant des meubles dont on avait oublié l’existence en un mois et demi de camping d’intérieur : le secrétaire familial de Martin, les meubles pour les DVD, le buffet autrefois rempli de bouteilles d’alcool.

Un Père Noël généreux : 114 colis quand même, on a été sages cette année.

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 1Ah oui quand même.

L’arrivée des colis-cadeaux, en toute logique, c’est la fête.

Le déballage est une liesse, l’appartement résonne du bruit du papier qu’on froisse, des cartons qu’on ouvre, des emballages qu’on déchire.

La plupart des colis sont comme des cadeaux : une surprise sans nom, la joie dans les cœurs, les sourires infinis. Ici des vêtements chauds qui changeront des deux tenues qu’on et depuis un mois et demi ! Là des coussins moelleux ! Et quelle joie de recevoir retrouver des PLAIDS !

Et comme chaque Noël, on reçoit des cadeaux plus ou moins pourris. L’escabeau qui va aller encombrer le cellier. Le lot de chaussettes froissées. Et l’inénarrable carton de ramasse, avec sa balle en mousse et ses deux feutres retrouvés juste avant que le camion ne parte.

Mais dans le fond, on aime bien cette ambiance un peu suspendue hors du temps, cette ambiance si spéciale des jours de réjouissance, où la joie réchauffe tous les membres du foyer.

Et n’oublions pas les cadeaux qui n’étaient pas prévus. Car ce que les enfants aiment encore le plus, c’est souvent l’emballage !

*photo censurée de Martine se roulant dans 3 mètres cubes de papier à bulles*

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 2Je ne suis pas un livre, vous êtes sûrs ?

Avoir reçu le conteneur, c’était un peu Noël avant l’heure.

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Tranches de vie : petits et grands changements / n°3

Tranches de vie : petits et grands changements / n°3

Beaucoup de changements ont eu lieu récemment dans le quotidien de Martin et Martine, changements en apparence insignifiants mais qui veulent dire beaucoup pour nous.

Martin a reçu son nouvel ordinateur. Vous saurez peut-être que Martin est un joueur invétéré, cyberdépendant, irrécupérable. L’ordinateur, c’est sa vie, sa drogue, et comme tout drogué au bout d’un mois de sevrage, ce n’était pas beau à voir. L’arrivée de son nouveau pc, synonyme de soirées endiablées, de parties effrénées (et du début de sa recherche d’emploi, aussi *c’est c’la, ouiiiii*) a pour lui été un grand soulagement.

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Martine, laissant Martin récupérer le temps perdu avec son cher et tendre lors de retrouvailles aussi émouvantes qu’intenses, est partie le week-end dernier à la découverte de la plage de l’Aboiteau : du sable fin, une eau bleue… et une température négative susceptible de surgeler illico quiconque se risquerait à se baigner (pas beaucoup de candidats à la surgélation, on en convient).

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 Sur le plan professionnel, Martin a commencé à suivre des cours d’anglais au MAGMA : des cours de conversations pour améliorer son aisance orale. À raison de trois heures par jour pendant une durée indéterminée, il devrait vite progresser. On vous en dira plus bientôt.

Martine est allée faire une semaine d’essai chez Workspace Moncton, espace de travail partagé, dans l’espoir de retrouver la folie douce chouette ambiance de la Cordée à Lyon, de réseauter et de faire des connaissances. Pour l’instant, ce lieu qui ne compte que cinq coworkers ne promet pas encore de folles soirées, mais comme disait Gandhi : be the change you want to see in the world. À elle, donc, d’amener les pistolets Nerf, son coussin péteur et sa bonne humeur pour secouer un peu tout ça. Workspace, tiens-toi bien, elle arrive pour de bon le 1er décembre !

WP_002730C’est trop sérieux, tout ça ! Il nous faut une ou deux peluches marionnettes et une guitare !

Pour Dora, par contre, pas de changement : elle squatte toujours les sacs de couchage en attendant des jours meilleurs. Vous êtes nombreux à s’inquiéter de sa santé, mais rassurez-vous : elle est passée en mode hibernation à cause du froid mais a retrouvé son caractère vif et joueur. L’horrible avion (et les horribles heures de voiture, l’horrible premier appart de transition, l’horrible deuxième appart de transition, l’horrible arrivée dans notre chez-nous), tout cela est derrière elle, désormais.chat déménagement conteneur wms moving nouveau brunswick canada cymico candidats des provinces résidence permanenteOn vous assure, ce regard en apparence mi-perplexe mi-endormi veut vraiment dire « Tout cela est derrière moi désormais ».

Dernier changement, et pas des moindres : vous le savez peut-être si vous nous suivez sur Facebook, nos meubles sont enfin arrivés. Nous sommes actuellement dans une période d’hystérie matérielle où nous nous roulons de joie dans nos plaids, nos vêtements et notre batterie de cuisine (pas facile de se rouler dans une batterie de cuisine, d’ailleurs), incapables d’en parler sans glisser des cris de joie tous les deux mots. Pour fêter cette arrivée quand nous aurons retrouvé nos esprits, nous vous proposons une semaine spéciale emménagement dès lundi !

Oh. On allait oublier. Une bonne nouvelle n’arrive jamais seule : à la faveur du Vendredi Fou, nous sommes désormais les heureux propriétaires d’une presse à panini, machine encore plus dingue que l’appareil à croques. Une petite presse à panini pour l’Humanité, un bond de géant pour nos estomacs.

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Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Ces derniers jours, soleil et froid ont fait leur apparition à intervalles réguliers. Dès que le soleil pointe son nez, nous vrombissons à l’extérieur pour profiter d’un peu de vitamine D et de bonne humeur pour la journée. La nuit commence à tomber vers 16 h 30 et il fait noir à 17 h, ce qui limite les possibilités de balade post-journée professionnelle : nous sommes désormais adeptes des petites balades matinales ou à l’heure du déjeuner.

C’est ainsi que nous avons été nous promener le long de la rivière Chocolat (qui est en fait le fleuve Petitcodiac, mais ici on ne distingue pas « rivière » et « fleuve », et la couleur du cours d’eau est trop évocatrice pour ne pas rappeler la friandise en question).

À Riverview d’abord, de l’autre côté de la ville, peu après le mascaret :

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Puis à Dieppe, où nous avons découvert à quelques centaines de mètres de chez nous un sentier qui  court le long de la rivière-fleuve sur des kilomètres, à côté de roseaux, de chouettes maisons et peut-être de castors ? On espère toujours en voir… Plein de balades en perspective !

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Grande frileuse devant l’éternel, Martine s’est équipée pour les frimas, avec une doudoune en duvet véritable et capuche à la Kenny et des bottes de combat pour botter les pénibles gambader dans la neige tel un Bisounours sans craindre de perdre des orteils. Martin, lui, attend le Black Friday (le 28 novembre) pour faire chauffer la carte bleue et s’équiper sérieusement.

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Elle a également fait l’acquisition d’un nouveau destrier qui ne demande qu’à être équipé en pneus neige pour être parfaitement opérationnel. Oui madame, les pneus neige pour vélo existent. Et je le prouve ici.

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Oh, et si vous êtes observateurs, vous aurez peut-être remarqué un détail : il a neigé. Le 14 novembre. Ça fait bizarre, on ne vous le cache pas.

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Pour l’instant, on est ravis de la neige. Les oiseaux de mauvais augure nous prédisent qu’en avril, on n’en pourra plus, de cette maudite neige. Mais pour l’instant, on apprécie ce manteau, annonciateur des fêtes de fin d’année, qui s’invite déjà dans les magasins et sur les pelouses de nombreuses maisons.

Scoop : on nous annonce que le conteneur est arrivé à bon port [huhu] mercredi. Bientôt la fin du camping ?

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Internet au Canada : la guerre des prix

Internet au Canada : la guerre des prix

Ici, Internet, c’est la guerre. La guerre des prix, une guerre féroce et sale. Une guerre dont les victimes ne sont autres que nous-mêmes.

Si toi aussi tu es fraîchement débarqué.e de France, la truffe humide et l’œil naïf, tu penseras peut-être que les tarifs dont tu avais l’habitude (une trentaine d’euros pour le triple play de base, une cinquantaine pour une offre quadruple play fibre) étaient une constante dans les pays occidentaux.

Il existe pourtant des lieux barbares qui te renverront en deux temps trois mouvements au Moyen-Âge des télécommunications : j’ai nommé, l’Amérique du Nord. Les plus avertis d’entre vous savaient sans doute déjà qu’aux États-Unis, un forfait Internet dépasse la centaine de dollars. Ici, c’est un peu la même chose.

On a pour politique d’éviter les articles en mode « ouin, la France c’était trop bien, ici c’est tout pourri » (sauf si on peut en faire un article rigolo ET trouver un sujet qui rétablit l’égalité aux points) mais vous nous passerez cet écart car avec Internet, ici, on se sent un peu déconnectés de la réalité [huhu].

Les offres mixtes « Internet/téléphone fixe/télé par câble » sont aussi légion qu’effarantes : 150 dollars au bas mot. Et les forfaits Internet illimités, on oublie vite fait.

Nous consentons volontiers à nous faire plumer pour Internet, sans qui notre vie de cyberdépendants n’aurait plus aucun sens, mais hors de question de perdre trop de plumes pour le reste :

  • pourquoi payer un téléphone fixe quand Skype permet d’appeler en illimité dans le monde entier pour 15 euros ?
  • pourquoi payer pour avoir les 800 chaînes du câble à l’ère Netflix ?

télévision Internet téléphonie rogers bellaliant nouveau brunswick canada résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique monctonEt puis payer pour avoir Fléchettes TV, merci bien !

(Attention, les affirmations ci-dessus ne sont assénées qu’à la faveur de notre radinerie : si les 800 chaînes et le téléphone fixe avaient été compris dans les charges de notre appartement, on les aurait acceptés avec plaisir !)

Deux FAI se taillent la part du lion au Nouveau-Brunswick : Rogers et BellAliant. D’autres fournisseurs bien meilleur marché existent, comme Teksavvy par exemple, mais ils sont présents uniquement en ligne et ne desservent pas forcément toutes les adresses : renseignez-vous !

Nous voulions signer chez Teksavvy pour environ 60 dollars par mois pour Internet uniquement (je te vois déjà souffrir derrière ton écran à l’évocation de ce prix : tu peux t’accrocher à ton slip), mais impossible de savoir si notre immeuble était raccordé, il fallait attendre qu’on nous rappelle, et attendre, c’était justement la dernière chose qu’on avait envie de faire.

Martine devant faire bouillir la marmite et Martin claquant une durite pour cause de sevrage prolongé d’Internet, nous avons décidé d’aller chez Rogers, qui a pignon sur rue, pour obtenir Internet dans les plus brefs délais. Nous nous vîmes en train de signer le contrat un vendredi, et le lundi suivant, le technicien était passé. Un problème de routeur et une descente (cordiale, la descente) chez Rogers plus tard, nous avions une connexion Internet qui fonctionne.

Exit câble et téléphonie résidentielle : nous avons opté pour un forfait Internet fibre pour la modique somme de 82 dollars TTC. Ici, c’est hyper compétitif ! Pour nous, être connectés au monde était indispensable. VITAL, même. Avec notre forfait fibre 80 et sa limite de téléchargement à 500 GB, nous pouvons regarder des films et des épisodes de Big Bang Theory, Martin peut jouer à LOL et Martine peut passer ses journées sur Facebook à travailler. Sauvés !

En conclusion : chers Français qui comptez le rester, savourez votre offre Free ou Orange à 30 € mensuels, et chers futurs immigrants, dans votre budget prévisionnel, prévoyez qu’Internet peut représenter une sacrée dépense mensuelle en fonction de vos besoins, qui sera toutefois compensée par votre loyer absolument ridicule pour la surface habitée… Voyons le bon côté des choses !

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Petits riens pourtant indispensables

Petits riens pourtant indispensables

Côté français

Avec seulement une poêle, comment réchauffer de la soupe ? (…avec la poêle, mais gaffe au moment de verser dans la tasse !)

Sans ceinture, comment ne pas avoir l’air d’un sac dans une chemise trop grande ? (en gardant la tête haute et l’air digne)

Sans cutter, comment couper du parquet vinyle ? (avec un couteau à beurre, mais c’est plus fastidieux)

Sans balai ni serpillère, comment nettoyer une dernière fois son appartement ? (en sollicitant les voisins ou le gardien)

Sans papier alu pour faire des boulettes, comment jouer avec son chat ? (elle est terrorisée de toute façon)

Sans tournevis, comment remplacer le dévidoir de papier toilette qu’on a pété à la dernière minute ? (on ne le remplace pas)

Sans carafe, comment se servir de l’eau sans se lever toutes les deux secondes ?

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Côté canadien

Sans boîtes idoines, comment congeler des petits plats ? (en réutilisant le sac de congélation qui avait servi à transporter les liquides dans l’avion ou des sachets de pain de mie)

Avec un couteau en plastique, comment émincer des légumes ? (en retrouvant le couteau à beurre qui avait servi à découper le parquet vinyle)

Sans oreiller, comment bien dormir ? (en mettant des pulls en tas, mais les cervicales protestent !)

Sans canapé, comment s’installer confortablement ? (en bricolant un sofa de matelas gonflables)

Sans table, comment travailler ? (sur le matelas gonflable, ça marche aussi…)

Sans tapis de bain, comment ne pas mettre de l’eau partout en sortant de la douche ? (en utilisant un chiffon de cuisine juste à la bonne taille pour les pieds !)

Sans moule rond, comment faire une quiche ? (on fait une quiche carrée)

Sans manique, comment sortir un plat du four ?

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…tous ces petits riens de l’existence qui mettent notre créativité à l’épreuve en attendant notre cher conteneur !

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Halloween en vrai

Halloween en vrai

Halloween est depuis longtemps l’une des fêtes de prédilection de Martine, qui regrettait amèrement que cette fête des plus anglo-saxonnes n’ait jamais véritablement été adoptée en France. Des chats noirs, des citrouilles, de l’automne et des sorcières… Comment ne pas aimer ?

Cette année, elle a donc pu réaliser l’un de ses projets de vie : vivre Halloween EN VRAI ! Avec l’enthousiasme émerveillé de l’enfant de 7 ans qu’elle est toujours un peu, voici ce que Martine a donc vu et vécu cette année.

_1050742_1050896 _1050758Une citrouille et un chat : quoi de plus Halloween ?

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Le jour J :

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Martin dans son costume de geek :

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Martine dans son costume de sorcière arc-en-ciel, avec son fidèle chat noir :

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Notre hôte AirBnB Gerry, qui a eu la gentillesse de nous inviter à sa fête d’Halloween, dans son costume de poulet infernal :

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La récolte de sucreries (en vrai, on n’a pas vraiment osé aller frapper chez beaucoup de gens, n’ayant pas d’enfant-alibi avec nous. Note pour l’an prochain : trouver un enfant à emprunter le soir d’Halloween) :

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Cette année, on a improvisé faute de moyens et de temps, mais l’an prochain, vous pouvez déjà compter sur du sérieux. Gerry nous a mis la pression avec son costume et on est remontés pour trouver des costumes dignes de ce nom.

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Tranches de vie de la première semaine / N°1

Tranches de vie de la première semaine / N°1

Notre première semaine à Moncton a été rythmée par les formalités administratives, le temps de chien très automnal ne laissant que peu de place aux promenades dans les feuilles mortes. Nous en avons profité pour approfondir notre connaissance de la topographie locale et maîtrisons désormais sur le bout des doigts l’espace Champlain, le plus grand centre commercial à des (centaines de) kilomètres à la ronde.

Nous avons visité six ou sept appartements : des mignons, des horribles, des biens isolés, des moins bien… La constante étant souvent :

  • ancien = maison, extérieur über mignon, intérieur très daté
  • récent = appartement, extérieur quelconque, intérieur correct à très bien
  • la grosse inconnue étant souvent l’isolation thermique. Si certains logements se révèlent ostensiblement être des passoires thermiques, d’autres nous semblent plus fiables… ou fourbes !

Nous avons d’ailleurs signé un bail lundi et attendons la remise des clés et l’emménagement pour vous montrer notre nouveau nid (ou plutôt terrier, diraient les mauvaises langues…). Les paris sont ouverts pour la localisation : Moncton, Dieppe, Riverview, Shediac… ?

Nous avons quitté notre petite maison douillette, faute de disponibilité des propriétaires, non sans prendre le temps de mettre une dernière fois à profit les équipements à disposition.

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Si, si, Martin s’amuse, promis !

Nous avons pris nos nouveaux quartiers dans un logement très local : le demi sous-sol. Ou plutôt le trois-quarts de sous-sol, à en juger par notre soupirail… Notre nouveau hôte est néanmoins d’une gentillesse à toute épreuve et nous avait même préparé une tourte aux pommes pour notre arrivée !

Cherchez le chat, le retour…

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Nous avons profité d’une éclaircie toute relative samedi dernier pour aller visiter le petit village très mignon de Bouctouche, mais devant le crachin plus qu’insidieux qui sévissait, nous avons fait demi-tour sans visiter sa célèbre dune… Nous reviendrons.

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Et enfin, une petite virée oxygénante au parc de Mapleton, à Moncton, nous a montré que l’un des clichés sur l’Amérique du Nord est vrai : les écureuils à foison, ce n’est pas du flan puisque nous en avons croisé environ 3 000 pendant l’heure qu’a duré notre balade. Nous avons guetté les ratons-laveurs et les castors, mais ils n’étaient pas de la partie aujourd’hui…

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On espère vous montrer des photos de notre nouveau chez-nous officiel dès la semaine prochaine !

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On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

Autant la vente de la voiture côté français fut un fiasco presque intégral, autant l’achat côté canadien s’est déroulé sans anicroche, et ce malgré la présence d’un océan entre les différents interlocuteurs.

Pour une fois, mon côté prévoyant [qui a toussé très fort ?!!] était de bon aloi : un mois avant la date fatidique, je regarde les tarifs des voitures de location en aller simple entre Montréal et Moncton. Et là, c’est le drame intersidéral : la majoration pour la location en aller simple coûte plus cher que la location en elle-même ! 1500 $ pour le tout ? Faudrait pas nous prendre pour des vaches à traire, non ?

Je me mets alors en quête d’un char apte à nous transporter, nous, nos 33 kg de bagages et nos 33 9 kilos de chat. Sur les bons conseils d’un sympathique co-immigrant, nous contactons des concessionnaires à Montréal pour réserver une voiture à distance, moyennant versement d’un acompte remboursable en cas d’échec de la transaction.

S’ensuit l’habituel balai de courriels de demandes de renseignements, de refus polis, de non-réponses fourbes, et parmi la masse de concessionnaires contactés, quelques-uns enclins à faire affaire avec nous.

Après des contacts efficaces avec Ville-Marie Kia et Honda Spinelli Lachine, nous avons finalement opté pour une Kia Rio, pour la modique somme de 10 000 $ environ (environ 6 500 €), 2011, automatique, 42 000 km, bleu Klein très à la mode… Voiture réservée sur un acompte de 300$ et confirmée en réglant le solde la semaine précédant notre arrivée (transaction qui nous permettra d’ailleurs de constater que 1/on ne peut pas faire de virement hors Europe depuis nos banques en ligne et 2/les frais de virement hors Europe sont proprement méchants).

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Le jour J, notre interlocuteur pousse la gentillesse jusqu’à venir nous chercher à l’aéroport, à poireauter deux heures suite au retard de notre vol et de nos formalités, et à nous ajouter un jeu de pneus d’été qui n’étaient pas prévus. Tout ça, avec le sourire !

Le 18 octobre, nous sommes donc repartis fatigués mais chargés comme des bœufs heureux de la concession Ville-Marie à bord de notre nouvelle titine, non immatriculée mais arborant fièrement un bordereau sur la plage arrière : celui-ci est notre sésame sur les routes canadiennes en l’attente de notre immatriculation. Les provinces du Canada appliquant différentes taxes à leurs résidents, nous avons dix jours pour nous acquitter des taxes au bureau Service Nouveau-Brunswick de Moncton (et encore 900 $ de plus ! Quand est-ce qu’on arrête de mettre la main au porte-monnaie ?).

À noter, la mignonne « taxe pneus » (4 $ par pneu) pour toute importation de pneus dans la province, et cette phrase d’anthologie à Service NB : « Vous êtes venus avec des pneus ? »… Euh, non, on a fait 1000 km sur les jantes, pourquoi cette question ?

Conclusion de cette transaction : nous avons choisi notre véhicule sur des critères plus ou moins fiables (recommandation, présence d’une garantie nationale, kilométrage modéré, année récente…) et compte tenu des circonstances, on s’estime très contents ! Elle nous a sûrement coûté bien plus cher que si on avait pris le temps de magasiner ici et là et de comparer les prix, c’est une évidence. Mais nous tenons pour acquis qu’au départ, faute de points de comparaison, nous allons dépenser plus que nécessaire, le temps de se faire aux prix du pays. C’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Anecdote croustillante : on nous a dit que c’était une « petite voiture » ! Face à la C3, c’est une géante, mais ici… Vous en pensez quoi ?

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Le vertige

Le vertige

Avant chaque grand saut, un moment de vertige.

La sensation de toucher au vide. Avec un sacré vent dans le dos, une tempête qui hurle, du changement à rendre sourd.

Les orteils se crispent, les pieds s’emmêlent, les sens sont désorientés. Tout en nous résiste. Le vertige de l’inconnu gronde sous nos pieds. On ferme les yeux, les larmes montent et le cœur s’emballe. L’hésitation frappe en pleine face, à coups répétés, toujours plus douloureux, donne envie de regarder vers un arrière réconfortant.

Le doute insidieux s’emmêle dans les cheveux, glace la nuque en soufflant à l’oreille des discours paralysants. Pourquoi partir sans savoir ce qui nous attend ? Pourquoi gâcher ce qu’on avait ?

Le spectre de l’échec flotte devant nos yeux, arrête notre élan par des mots doux d’un immobilisme réconfortant. Pourquoi partir, quand ne rien changer serait si doux ? Pourquoi sortir de notre zone de confort ?

La culpabilité rampante prend par surprise, manque de faire trébucher et donne envie de reculer. Pourquoi partir en laissant nos proches derrière nous ? Pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Ensemble, ils empêtrent, entravent, arrêtent. La dynamique du saut ne tient qu’à un fil, si faible, si facile à trancher net d’un coup de panique bien placé. Il suffirait d’un mot pour effilocher le fil de la volonté, si mince face à l’énormité du gouffre qui nous attend.

Puis on lève les yeux pour regarder devant soi. Loin, si loin, bien plus loin que le bout de notre nez, la vie appelle.

Quitte à s’envoler, autant le faire de son plein gré. Nous préférons sauter que de nous laisser emporter.

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Camping en milieu urbain

Camping en milieu urbain

Maintenant que le conteneur est parti, on se retrouve dans un dénuement digne des moines zen que nous ne sommes pas.

Notre kit de survie se résume [à peu près] à une valise soute et une valise cabine chacun, avec :

  • Nos papiers d’identité, d’état-civil, notre précccieuse (la confirmation de résidence permanente)
  • Quelques obscurs formulaires pour le passage à la douane (afin d’éviter la case « Nous afons les moyens de fous faire parler ! ») : le B4 et B4a, qui recensent les possessions qui entrent sur le territoire avec nous et celles qui nous suivront par conteneur -> toi qui me lis dans une optique d’immigration, ce sont les seules choses à prendre impérativement pour devenir résidents permanents. Le reste est accessoire.
  • De la paperasse qui pourrait s’avérer utile pour les prochaines semaines, notamment en ce qui concerne la cessation d’activité de Martine, l’URSSAF n’étant pas connu pour comprendre les choses du premier coup…
  • Une semaine de vêtements chauds : deux pulls, deux pantalons, deux t-shirts à manches longues, deux paires de chaussures, deux bonnets. Et l’anorak de ski de Martine, parce que qui sait ce qu’on trouvera une fois sur place ? Adieu tongs, t-shirts, jupes… On n’avait pas besoin de vous en France de toute façon.
  • Nos appareils électroniques canado-compatibles et leurs chargeurs : ordinateur portable, appareil photo, liseuse, téléphone
  • Un adaptateur ! Hyper important.
  • Et quelques babioles sentimentales : la tasse préférée de Martine, le plaid du chat pour qu’elle ne se sente pas trop perturbée à l’arrivée *toux bruyante*

Sans oublier notre télévision, laXBox, le pc de combat gamer de Martin, deux matelas gonflables, des assiettes en carton et la machine à croques jusqu’au bout, qui finiront tous vendus ou donnés…

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On s’amuse à camper dans ce grand appartement vide qui résonne, tandis que le petit félin a eu son quota d’émotions pour la journée : entre le bruit et l’odeur des déménageurs, le confinement dans la salle de bain pendant les manœuvres et le choc de voir son habitat presque vide à la sortie, le pauvre chat a eu sa dose ! On n’ose pas imaginer après l’avion…

Jusqu’à présent, WMS Moving semble assurer : à part un petit souci de demande de stationnement à la mairie qui ne s’est pas avéré bloquant, je n’ai rien à redire au niveau du départ. Le responsable logistique répond prestement à toutes mes questions, même les plus délicates (une p’tite rallonge de délai de paiement pour cause de plusieurs gros virements cette semaine), le responsable commercial était présent ce matin, les employés semblent avoir bien géré l’emballage de nos effets personnels. Je ferai un compte-rendu plus circonstancié une fois que tout sera arrivé.

Et en passant : si les meubles sont partis, ça veut dire que les prochains sur la liste… c’est nous ?!

 

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