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Internet au Canada : la guerre des prix

Internet au Canada : la guerre des prix

Ici, Internet, c’est la guerre. La guerre des prix, une guerre féroce et sale. Une guerre dont les victimes ne sont autres que nous-mêmes.

Si toi aussi tu es fraîchement débarqué.e de France, la truffe humide et l’œil naïf, tu penseras peut-être que les tarifs dont tu avais l’habitude (une trentaine d’euros pour le triple play de base, une cinquantaine pour une offre quadruple play fibre) étaient une constante dans les pays occidentaux.

Il existe pourtant des lieux barbares qui te renverront en deux temps trois mouvements au Moyen-Âge des télécommunications : j’ai nommé, l’Amérique du Nord. Les plus avertis d’entre vous savaient sans doute déjà qu’aux États-Unis, un forfait Internet dépasse la centaine de dollars. Ici, c’est un peu la même chose.

On a pour politique d’éviter les articles en mode « ouin, la France c’était trop bien, ici c’est tout pourri » (sauf si on peut en faire un article rigolo ET trouver un sujet qui rétablit l’égalité aux points) mais vous nous passerez cet écart car avec Internet, ici, on se sent un peu déconnectés de la réalité [huhu].

Les offres mixtes « Internet/téléphone fixe/télé par câble » sont aussi légion qu’effarantes : 150 dollars au bas mot. Et les forfaits Internet illimités, on oublie vite fait.

Nous consentons volontiers à nous faire plumer pour Internet, sans qui notre vie de cyberdépendants n’aurait plus aucun sens, mais hors de question de perdre trop de plumes pour le reste :

  • pourquoi payer un téléphone fixe quand Skype permet d’appeler en illimité dans le monde entier pour 15 euros ?
  • pourquoi payer pour avoir les 800 chaînes du câble à l’ère Netflix ?

télévision Internet téléphonie rogers bellaliant nouveau brunswick canada résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique monctonEt puis payer pour avoir Fléchettes TV, merci bien !

(Attention, les affirmations ci-dessus ne sont assénées qu’à la faveur de notre radinerie : si les 800 chaînes et le téléphone fixe avaient été compris dans les charges de notre appartement, on les aurait acceptés avec plaisir !)

Deux FAI se taillent la part du lion au Nouveau-Brunswick : Rogers et BellAliant. D’autres fournisseurs bien meilleur marché existent, comme Teksavvy par exemple, mais ils sont présents uniquement en ligne et ne desservent pas forcément toutes les adresses : renseignez-vous !

Nous voulions signer chez Teksavvy pour environ 60 dollars par mois pour Internet uniquement (je te vois déjà souffrir derrière ton écran à l’évocation de ce prix : tu peux t’accrocher à ton slip), mais impossible de savoir si notre immeuble était raccordé, il fallait attendre qu’on nous rappelle, et attendre, c’était justement la dernière chose qu’on avait envie de faire.

Martine devant faire bouillir la marmite et Martin claquant une durite pour cause de sevrage prolongé d’Internet, nous avons décidé d’aller chez Rogers, qui a pignon sur rue, pour obtenir Internet dans les plus brefs délais. Nous nous vîmes en train de signer le contrat un vendredi, et le lundi suivant, le technicien était passé. Un problème de routeur et une descente (cordiale, la descente) chez Rogers plus tard, nous avions une connexion Internet qui fonctionne.

Exit câble et téléphonie résidentielle : nous avons opté pour un forfait Internet fibre pour la modique somme de 82 dollars TTC. Ici, c’est hyper compétitif ! Pour nous, être connectés au monde était indispensable. VITAL, même. Avec notre forfait fibre 80 et sa limite de téléchargement à 500 GB, nous pouvons regarder des films et des épisodes de Big Bang Theory, Martin peut jouer à LOL et Martine peut passer ses journées sur Facebook à travailler. Sauvés !

En conclusion : chers Français qui comptez le rester, savourez votre offre Free ou Orange à 30 € mensuels, et chers futurs immigrants, dans votre budget prévisionnel, prévoyez qu’Internet peut représenter une sacrée dépense mensuelle en fonction de vos besoins, qui sera toutefois compensée par votre loyer absolument ridicule pour la surface habitée… Voyons le bon côté des choses !

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Petits riens pourtant indispensables

Petits riens pourtant indispensables

Côté français

Avec seulement une poêle, comment réchauffer de la soupe ? (…avec la poêle, mais gaffe au moment de verser dans la tasse !)

Sans ceinture, comment ne pas avoir l’air d’un sac dans une chemise trop grande ? (en gardant la tête haute et l’air digne)

Sans cutter, comment couper du parquet vinyle ? (avec un couteau à beurre, mais c’est plus fastidieux)

Sans balai ni serpillère, comment nettoyer une dernière fois son appartement ? (en sollicitant les voisins ou le gardien)

Sans papier alu pour faire des boulettes, comment jouer avec son chat ? (elle est terrorisée de toute façon)

Sans tournevis, comment remplacer le dévidoir de papier toilette qu’on a pété à la dernière minute ? (on ne le remplace pas)

Sans carafe, comment se servir de l’eau sans se lever toutes les deux secondes ?

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Côté canadien

Sans boîtes idoines, comment congeler des petits plats ? (en réutilisant le sac de congélation qui avait servi à transporter les liquides dans l’avion ou des sachets de pain de mie)

Avec un couteau en plastique, comment émincer des légumes ? (en retrouvant le couteau à beurre qui avait servi à découper le parquet vinyle)

Sans oreiller, comment bien dormir ? (en mettant des pulls en tas, mais les cervicales protestent !)

Sans canapé, comment s’installer confortablement ? (en bricolant un sofa de matelas gonflables)

Sans table, comment travailler ? (sur le matelas gonflable, ça marche aussi…)

Sans tapis de bain, comment ne pas mettre de l’eau partout en sortant de la douche ? (en utilisant un chiffon de cuisine juste à la bonne taille pour les pieds !)

Sans moule rond, comment faire une quiche ? (on fait une quiche carrée)

Sans manique, comment sortir un plat du four ?

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…tous ces petits riens de l’existence qui mettent notre créativité à l’épreuve en attendant notre cher conteneur !

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Bienvenue dans le Terrier

Bienvenue dans le Terrier

Nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville de Haute-Normandie, non loin de la mer et de toutes les commodités.

Oups, je reprends : nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville du Grand Moncton, non loin de la mer et de toutes les commodités et dont le climat n’est pas sans rappeler une Haute-Normandie sous stéroïdes (entendre par là : il fait humide ET froid !).

Et mieux encore, nous sommes désormais raccordés à Internet ! Ô, joie. Martin a d’ailleurs commandé son nouvel ordinateur dans les 4 minutes qui ont suivi le départ du technicien, puisque nous nous battons partageons le pc de Martine depuis vraiment trop longtemps pour notre santé mentale à tous les deux déjà près de trois semaines.

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Cet appartement a été source de nombreux atermoiements de la part de Martine, réticente à l’idée de vivre sous terre. Déjà prête à rebaptiser ce logement douillet « Le Terrier » [60 geek points à qui trouve la référence !], elle a finalement accepté l’expérience en se rendant compte qu’il ne s’agit pas d’un vrai demi sous-sol. Sa situation n’est pas claire pour autant : quart de sous-sol ou demi rez-de-chaussée ? Nous avons la pelouse au ras des fenêtres mais celle-ci étant surélevée par rapport à la chaussée, où nous situons-nous ?

Maintenant que nous avons emménagé, cette situation ne nous empêche plus vraiment de dormir : nous avons toute la luminosité dont un appartement canadien peut rêver, et la promesse d’une meilleure isolation du fait des murs à moitié enterrés. Sans oublier la perspective de se croire dans un igloo dès les premières tempêtes de neige venues !

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Cet appartement répond à plusieurs critères :

  • De taille d’abord, car on ne s’est pas délestés de 8 000 euros pour faire venir nos meubles si c’est pour les mettre en garde-meubles à l’arrivée, avouez que ce serait ballot
  • De situation ensuite : à deux pas du petit centre-ville de Dieppe qui comporte la bibliothèques, quelques cafés et boutiques, sans oublier le fameux marché de Dieppe, célèbre dans tout le comté pour ses produits frais et ses FROMAGES ! Nous revivons. Nous sommes également à 10 minutes du centre Champlain, pratique pour aller faire des achats à pied pendant les beaux jours (c’est-à-dire, pas maintenant)
  • Le critère félin : il fallait que le chat soit accepté, évidemment (même constat que pour les meubles : c’est bête de s’embêter à importer le chat si c’est pour le mettre en garde-meubles… euh, on s’égare)
  • Et le prix, évidemment. Nous avions repéré un appartement plus dans nos goûts mais dont le prix s’est avéré prohibitif. Celui-ci nous revient 675 $ mensuels hors charges (dont nous ne pouvons encore rien dire… suspense quant à la note de chauffage !), soit environ 450 euros pour environ 85 m², moi je dis BANCO.

Comme tous les appartements visités, il est équipé (four, lave-vaisselle, frigo et congélateur), a une baignoire, deux chambres et un grand salon qui ne demandent qu’à être meublés et à gagner un peu en chaleur et confort. Voici une petite visite guidée qui montre beaucoup le chat et pas forcément beaucoup l’appartement, car contrairement à l’appartement, le chat est facile à photographier :

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Vous remarquerez que

  • Dora se cache dans les endroits les plus improbables et apprécie mon sac de couchage
  • le confort est encore relativement spartiate, en l’attente du conteneur qui baguenaude en ce moment même dans l’Atlantique.

La prochaine fois, on vous expliquera le processus de location d’un appartement, vous allez rire (ou pleurer, si vous êtes Parisien).

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Halloween en vrai

Halloween en vrai

Halloween est depuis longtemps l’une des fêtes de prédilection de Martine, qui regrettait amèrement que cette fête des plus anglo-saxonnes n’ait jamais véritablement été adoptée en France. Des chats noirs, des citrouilles, de l’automne et des sorcières… Comment ne pas aimer ?

Cette année, elle a donc pu réaliser l’un de ses projets de vie : vivre Halloween EN VRAI ! Avec l’enthousiasme émerveillé de l’enfant de 7 ans qu’elle est toujours un peu, voici ce que Martine a donc vu et vécu cette année.

_1050742_1050896 _1050758Une citrouille et un chat : quoi de plus Halloween ?

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Le jour J :

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Martin dans son costume de geek :

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Martine dans son costume de sorcière arc-en-ciel, avec son fidèle chat noir :

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Notre hôte AirBnB Gerry, qui a eu la gentillesse de nous inviter à sa fête d’Halloween, dans son costume de poulet infernal :

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La récolte de sucreries (en vrai, on n’a pas vraiment osé aller frapper chez beaucoup de gens, n’ayant pas d’enfant-alibi avec nous. Note pour l’an prochain : trouver un enfant à emprunter le soir d’Halloween) :

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Cette année, on a improvisé faute de moyens et de temps, mais l’an prochain, vous pouvez déjà compter sur du sérieux. Gerry nous a mis la pression avec son costume et on est remontés pour trouver des costumes dignes de ce nom.

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Tranches de vie de la première semaine / N°1

Tranches de vie de la première semaine / N°1

Notre première semaine à Moncton a été rythmée par les formalités administratives, le temps de chien très automnal ne laissant que peu de place aux promenades dans les feuilles mortes. Nous en avons profité pour approfondir notre connaissance de la topographie locale et maîtrisons désormais sur le bout des doigts l’espace Champlain, le plus grand centre commercial à des (centaines de) kilomètres à la ronde.

Nous avons visité six ou sept appartements : des mignons, des horribles, des biens isolés, des moins bien… La constante étant souvent :

  • ancien = maison, extérieur über mignon, intérieur très daté
  • récent = appartement, extérieur quelconque, intérieur correct à très bien
  • la grosse inconnue étant souvent l’isolation thermique. Si certains logements se révèlent ostensiblement être des passoires thermiques, d’autres nous semblent plus fiables… ou fourbes !

Nous avons d’ailleurs signé un bail lundi et attendons la remise des clés et l’emménagement pour vous montrer notre nouveau nid (ou plutôt terrier, diraient les mauvaises langues…). Les paris sont ouverts pour la localisation : Moncton, Dieppe, Riverview, Shediac… ?

Nous avons quitté notre petite maison douillette, faute de disponibilité des propriétaires, non sans prendre le temps de mettre une dernière fois à profit les équipements à disposition.

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Si, si, Martin s’amuse, promis !

Nous avons pris nos nouveaux quartiers dans un logement très local : le demi sous-sol. Ou plutôt le trois-quarts de sous-sol, à en juger par notre soupirail… Notre nouveau hôte est néanmoins d’une gentillesse à toute épreuve et nous avait même préparé une tourte aux pommes pour notre arrivée !

Cherchez le chat, le retour…

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Nous avons profité d’une éclaircie toute relative samedi dernier pour aller visiter le petit village très mignon de Bouctouche, mais devant le crachin plus qu’insidieux qui sévissait, nous avons fait demi-tour sans visiter sa célèbre dune… Nous reviendrons.

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Et enfin, une petite virée oxygénante au parc de Mapleton, à Moncton, nous a montré que l’un des clichés sur l’Amérique du Nord est vrai : les écureuils à foison, ce n’est pas du flan puisque nous en avons croisé environ 3 000 pendant l’heure qu’a duré notre balade. Nous avons guetté les ratons-laveurs et les castors, mais ils n’étaient pas de la partie aujourd’hui…

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On espère vous montrer des photos de notre nouveau chez-nous officiel dès la semaine prochaine !

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On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

Autant la vente de la voiture côté français fut un fiasco presque intégral, autant l’achat côté canadien s’est déroulé sans anicroche, et ce malgré la présence d’un océan entre les différents interlocuteurs.

Pour une fois, mon côté prévoyant [qui a toussé très fort ?!!] était de bon aloi : un mois avant la date fatidique, je regarde les tarifs des voitures de location en aller simple entre Montréal et Moncton. Et là, c’est le drame intersidéral : la majoration pour la location en aller simple coûte plus cher que la location en elle-même ! 1500 $ pour le tout ? Faudrait pas nous prendre pour des vaches à traire, non ?

Je me mets alors en quête d’un char apte à nous transporter, nous, nos 33 kg de bagages et nos 33 9 kilos de chat. Sur les bons conseils d’un sympathique co-immigrant, nous contactons des concessionnaires à Montréal pour réserver une voiture à distance, moyennant versement d’un acompte remboursable en cas d’échec de la transaction.

S’ensuit l’habituel balai de courriels de demandes de renseignements, de refus polis, de non-réponses fourbes, et parmi la masse de concessionnaires contactés, quelques-uns enclins à faire affaire avec nous.

Après des contacts efficaces avec Ville-Marie Kia et Honda Spinelli Lachine, nous avons finalement opté pour une Kia Rio, pour la modique somme de 10 000 $ environ (environ 6 500 €), 2011, automatique, 42 000 km, bleu Klein très à la mode… Voiture réservée sur un acompte de 300$ et confirmée en réglant le solde la semaine précédant notre arrivée (transaction qui nous permettra d’ailleurs de constater que 1/on ne peut pas faire de virement hors Europe depuis nos banques en ligne et 2/les frais de virement hors Europe sont proprement méchants).

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Le jour J, notre interlocuteur pousse la gentillesse jusqu’à venir nous chercher à l’aéroport, à poireauter deux heures suite au retard de notre vol et de nos formalités, et à nous ajouter un jeu de pneus d’été qui n’étaient pas prévus. Tout ça, avec le sourire !

Le 18 octobre, nous sommes donc repartis fatigués mais chargés comme des bœufs heureux de la concession Ville-Marie à bord de notre nouvelle titine, non immatriculée mais arborant fièrement un bordereau sur la plage arrière : celui-ci est notre sésame sur les routes canadiennes en l’attente de notre immatriculation. Les provinces du Canada appliquant différentes taxes à leurs résidents, nous avons dix jours pour nous acquitter des taxes au bureau Service Nouveau-Brunswick de Moncton (et encore 900 $ de plus ! Quand est-ce qu’on arrête de mettre la main au porte-monnaie ?).

À noter, la mignonne « taxe pneus » (4 $ par pneu) pour toute importation de pneus dans la province, et cette phrase d’anthologie à Service NB : « Vous êtes venus avec des pneus ? »… Euh, non, on a fait 1000 km sur les jantes, pourquoi cette question ?

Conclusion de cette transaction : nous avons choisi notre véhicule sur des critères plus ou moins fiables (recommandation, présence d’une garantie nationale, kilométrage modéré, année récente…) et compte tenu des circonstances, on s’estime très contents ! Elle nous a sûrement coûté bien plus cher que si on avait pris le temps de magasiner ici et là et de comparer les prix, c’est une évidence. Mais nous tenons pour acquis qu’au départ, faute de points de comparaison, nous allons dépenser plus que nécessaire, le temps de se faire aux prix du pays. C’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Anecdote croustillante : on nous a dit que c’était une « petite voiture » ! Face à la C3, c’est une géante, mais ici… Vous en pensez quoi ?

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Les premiers pas

Les premiers pas

« À partir de cette minute, vous êtes désormais résidents permanents du Canada, et ce à vie. Bienvenue et bonne chance. »

C’est en ces mots que l’agent des douanes nous remit nos confirmations de résidence permanente signées, gages de notre installation outre-Atlantique [enfin maintenant, outre-Atlantique, c’est vous !].

Après deux ans de démarches, un mois de préparatifs, une dernière semaine exécrable, quatre heures de sommeil, huit heures d’avion plus longues que jamais et une heure de formalités, la nouvelle sonnait comme une victoire, un beau moment mémorable et déterminant.

Le départ ne s’est pas fait dans l’euphorie comme je l’avais imaginé : stressés, épuisés, nerveux, nous sommes arrivés à l’aéroport même pas excités, plus dans le pâté que dans les nuages.

aéroport départ lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chatTous droits réservés belle-maman qui a eu la gentillesse de nous venir nous chercher à 4 h 30 !

La dépose du chat dans les bagages spéciaux est un crève-coeur, le vol sur Air Transat est long à en pleurer, l’arrivée fatiguée et tendue. Nous passons un premier contrôle de douane, récupérons le fauve terrifié au fond de sa cage, attendons les bagages et passons un deuxième contrôle dans le bureau « Contrôle supplémentaire » (celui dont on se demande toujours à quoi il peut bien servir) avant de pouvoir enfin mettre le pied en vainqueurs du marathon administratif résidents permanents sur le sol canadien.

Nous avions acheté notre voiture en ligne et le concessionnaire a eu la gentillesse de venir nous chercher. Une fois la vente finalisée, nous prenons la route jusqu’à Rivière-du-Loup, à quelque quatre heures de là, où nous nous écroulerons de fatigue à 19 h 30 pour émerger à 6 h le lendemain. J’ajoute d’ailleurs que l’Auberge St-Alexandre était très confortable et la patronne très serviable ! Quand on est fatigués, on n’est pas très difficiles, certes, mais je la conseille quand même.

Après onze heures de sommeil, le moral et l’enthousiasme sont remontés en flèche et c’est tout guillerets que nous découvrons les valons du nord du Nouveau-Brunswick, ses paysages automnaux et ses bourgs aux noms pittoresques.

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*Flash info touristique : le village de Gagetown fait une halte charmante entre Fredericton et Moncton, et son restaurant, le Creekview, propose une cuisine simple mais aussi roborative que bon marché*

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À Moncton, après cinq nouvelles heures de route, nous posons nos valises chez Tim et Jaime McKee dans un petit logement en AirBnb sur les rives de la rivière Chocolat. L’appartement est livré avec le kit « Amérique du Nord » : escalier en bois, érables, écureuils, trampoline et même un drapeau canadien ! Il n’en faut pas plus pour nous ravir… Regardez comme on a l’air contents :

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Maintenant que nous sommes installés, c’est l’heure de lancer un nouveau marathon des formalités. On revient vous en dire plus dès qu’on a rattrapé pour de bon nos 500 heures de sommeil en retard !

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Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

La saga de la voiture : vous l’avez peut-être vécue en direct, la voici résumée pour le plaisir de revivre ces moments palpitants.

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Pour commencer, dis-toi que tu as besoin de ta voiture jusqu’aux tout dernier moment, et ce même si tu t’en sers en réalité une fois par mois. Non, il te faut absolument TON carrosse à TOI jusqu’au dernier moment.

Sachant cela, mets ton annonce en ligne le plus tard possible, à environ un mois et demi du jour J, en précisant que la voiture sera à venir chercher entre 14 h 30 et 16 h 45 la veille de ton départ, pour rebuter à peu près tous les acheteurs intéressés et ne pas avoir à gérer trop de demandes. Faudrait pas s’embêter, quand même.

Rédige avec application une annonce digne des plus grands professionnels de l’auto, en précisant bien que la voiture a quatre roues, un pare-brise et des ceintures de sécurité. N’inclue surtout pas la puissance du moteur, l’éventuelle climatisation ni les réparations à prévoir.

Contente-toi d’une ou deux annonces en ligne.

Oublie d’aller passer le contrôle technique en vue de la vente.

N’oublie pas d’indiquer un prix beaucoup plus élevé que l’argus, histoire d’avoir une marge de négociation confortable.

Si par hasard des acheteurs sont intéressés, sois le plus franc possible au téléphone, en indiquant tous les défauts possibles pour avoir la conscience tranquille : entre être réglo et être commercial, tu as choisi.

Panique à J-3 semaines parce que personne n’est venu essayer ta voiture.

Lance une grande campagne facebook et harcèle ton réseau.

Quand enfin on te contacte, négocie de mauvais gré au-dessous de l’argus car les acheteurs ne se bousculent pas au portillon (voir les points ci-dessus) et accepte un prix très limite pour ton budget (n’oublions que tu as quelques frais en cours).

Accepte de renégocier encore davantage le prix parce que ton seul acheteur potentiel [con et pénible, on a les acheteurs qu’on mérite] le propose et que tu n’as pas le choix.

Le jour où ton acheteur vient muni de son chèque de banque, embrouillez-vous pour une broutille. Retrouve-toi sur le parking avec ta voiture qui chatoie, la poussière qui tournoie et l’acheteur qui s’en va… les mains vides.

Désespère.

Relance ta campagne Facebook à J-15 et prévois enfin un plan B (coucou belle-maman !) au cas où, par le plus grand des hasards, ta voiture n’était pas vendue le jour J.

Fais des estimations en ligne pour te rendre compte que oui, les garages reprennent vite et oui, leur prix est ridicule.

Relance une dernière fois tous les copains et acheteurs intéressés, qui t’ont blacklistée tellement ils n’en peuvent plus de ta voiture.

Respire un bon coup quand ta belle-famille te dit qu’elle pourra s’en occuper (que son nom soit gravé dans de la raclette et portée au plus haut des grills, mille mercis à elle pour nous avoir ôté l’horrible spectre de la date butoir qui nous aurait conduit à céder ta voiture pour 25 € au garage le plus proche).

Reçois trois appels de personnes intéressées qui veulent venir essayer ta voiture la semaine avant ton départ.

Essuie deux annulations de dernière minute parce que ta voiture n’a pas la clim.

Fais passer une visite concluante à J-9 mais dont l’offre est bien trop basse. Hésite à accepter uniquement pour avoir la paix et retrouver un sommeil tranquille.

Reçois un contact d’un copain de copain et programme une visite à J-7.

Contre toute attente, conclue une vente à un prix raisonnable et de façon nette et précise le jour même.

Reçois le virement de ton acheteur à J-4, remets-lui les clés à J-2, pousse un soupir de soulagement et refuse d’entendre les mots « vente » et « voiture » dans la même phrase pendant les dix prochaines années.

Et si avec tous ces conseils, tu arrives à vendre ta voiture rapidement et sans embûches… Tu n’y mets vraiment pas du tien !

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Le vertige

Le vertige

Avant chaque grand saut, un moment de vertige.

La sensation de toucher au vide. Avec un sacré vent dans le dos, une tempête qui hurle, du changement à rendre sourd.

Les orteils se crispent, les pieds s’emmêlent, les sens sont désorientés. Tout en nous résiste. Le vertige de l’inconnu gronde sous nos pieds. On ferme les yeux, les larmes montent et le cœur s’emballe. L’hésitation frappe en pleine face, à coups répétés, toujours plus douloureux, donne envie de regarder vers un arrière réconfortant.

Le doute insidieux s’emmêle dans les cheveux, glace la nuque en soufflant à l’oreille des discours paralysants. Pourquoi partir sans savoir ce qui nous attend ? Pourquoi gâcher ce qu’on avait ?

Le spectre de l’échec flotte devant nos yeux, arrête notre élan par des mots doux d’un immobilisme réconfortant. Pourquoi partir, quand ne rien changer serait si doux ? Pourquoi sortir de notre zone de confort ?

La culpabilité rampante prend par surprise, manque de faire trébucher et donne envie de reculer. Pourquoi partir en laissant nos proches derrière nous ? Pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Ensemble, ils empêtrent, entravent, arrêtent. La dynamique du saut ne tient qu’à un fil, si faible, si facile à trancher net d’un coup de panique bien placé. Il suffirait d’un mot pour effilocher le fil de la volonté, si mince face à l’énormité du gouffre qui nous attend.

Puis on lève les yeux pour regarder devant soi. Loin, si loin, bien plus loin que le bout de notre nez, la vie appelle.

Quitte à s’envoler, autant le faire de son plein gré. Nous préférons sauter que de nous laisser emporter.

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Camping en milieu urbain

Camping en milieu urbain

Maintenant que le conteneur est parti, on se retrouve dans un dénuement digne des moines zen que nous ne sommes pas.

Notre kit de survie se résume [à peu près] à une valise soute et une valise cabine chacun, avec :

  • Nos papiers d’identité, d’état-civil, notre précccieuse (la confirmation de résidence permanente)
  • Quelques obscurs formulaires pour le passage à la douane (afin d’éviter la case « Nous afons les moyens de fous faire parler ! ») : le B4 et B4a, qui recensent les possessions qui entrent sur le territoire avec nous et celles qui nous suivront par conteneur -> toi qui me lis dans une optique d’immigration, ce sont les seules choses à prendre impérativement pour devenir résidents permanents. Le reste est accessoire.
  • De la paperasse qui pourrait s’avérer utile pour les prochaines semaines, notamment en ce qui concerne la cessation d’activité de Martine, l’URSSAF n’étant pas connu pour comprendre les choses du premier coup…
  • Une semaine de vêtements chauds : deux pulls, deux pantalons, deux t-shirts à manches longues, deux paires de chaussures, deux bonnets. Et l’anorak de ski de Martine, parce que qui sait ce qu’on trouvera une fois sur place ? Adieu tongs, t-shirts, jupes… On n’avait pas besoin de vous en France de toute façon.
  • Nos appareils électroniques canado-compatibles et leurs chargeurs : ordinateur portable, appareil photo, liseuse, téléphone
  • Un adaptateur ! Hyper important.
  • Et quelques babioles sentimentales : la tasse préférée de Martine, le plaid du chat pour qu’elle ne se sente pas trop perturbée à l’arrivée *toux bruyante*

Sans oublier notre télévision, laXBox, le pc de combat gamer de Martin, deux matelas gonflables, des assiettes en carton et la machine à croques jusqu’au bout, qui finiront tous vendus ou donnés…

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On s’amuse à camper dans ce grand appartement vide qui résonne, tandis que le petit félin a eu son quota d’émotions pour la journée : entre le bruit et l’odeur des déménageurs, le confinement dans la salle de bain pendant les manœuvres et le choc de voir son habitat presque vide à la sortie, le pauvre chat a eu sa dose ! On n’ose pas imaginer après l’avion…

Jusqu’à présent, WMS Moving semble assurer : à part un petit souci de demande de stationnement à la mairie qui ne s’est pas avéré bloquant, je n’ai rien à redire au niveau du départ. Le responsable logistique répond prestement à toutes mes questions, même les plus délicates (une p’tite rallonge de délai de paiement pour cause de plusieurs gros virements cette semaine), le responsable commercial était présent ce matin, les employés semblent avoir bien géré l’emballage de nos effets personnels. Je ferai un compte-rendu plus circonstancié une fois que tout sera arrivé.

Et en passant : si les meubles sont partis, ça veut dire que les prochains sur la liste… c’est nous ?!

 

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