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Le système du crédit au Canada

Le système du crédit au Canada

Cher lecteur, tu le sais peut-être : en Amérique du Nord, le crédit est roi. Sans crédit, tu n’es personne. Loin d’être stigmatisant socialement comme il peut l’être en France, le crédit est une forme de reconnaissance des capacités de gestion financière, un témoignage du savoir-faire en terme de provisionnement et de remboursement de ses dettes.

En tant que tel, il est donc réservé à une caste d’élus : les Canadiens évidemment, ainsi que les résidents permanents depuis plus de trois à six mois sur le territoire. Avant cela, pas de salut : il faudra retourner à un statut de mineur bancaire, privé de crédit et maintenu dans une demi-tutelle fait de cartes de débit qui, telle la carte Mosaic de tes 16 ans, te permettra de payer en personne et de retirer de l’argent, et c’est tout. Pas de crédit, pas de paiement à distance, pas d’achats sur Internet, rien. Tu auras donc tout intérêt à garder au moins une carte bancaire classique de ton pays d’origine le temps d’arriver aux trois mois fatidiques. [Aparté : on dénomme abusivement les cartes bancaires « cartes de crédit » en France, mais vraiment, ce n’est pas la même chose]

Arrivé.e à ce stade, il te faudra aller retirer un formulaire auprès de ta banque, laquelle transmettra ta demande à son organisme de crédit partenaire. Ton crédit ne dépend pas de tes comptes : c’est MasterCard ou Visa qui te prêtent directement les sommes dépensées. Et c’est à eux que tu rembourses tes dettes.

Certaines cartes de crédit sont payantes, notamment celles qui ont une assurance voyage (ha ! fini le temps de l’assurance voyage automatiquement comprise dans la Visa ou Mastercard la plus classique qui soit), mais d’autres  sont gratuites. Et quand on connaît les frais des opérations bancaires dans le coin, c’est toujours un soulagement. [Ça vaut d’ailleurs son pesant de cacahuètes, les pratiques tarifaires des banques par ici…]

carte de crédit dbit canada historique score de crédit système bancaire résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique blog monctonSource

Quel intérêt d’avoir une carte de crédit ? Celle-ci permet de construire un historique de crédit, véritable dossier de fiabilité personnelle consultable par de trop nombreuses organisations souhaitant vérifier la solvabilité du nouvel arrivant : du fournisseur d’électricité à l’opérateur de téléphonie mobile en passant par la régie immobilière, tout le monde peut consulter cet historique, et gare à qui n’a pas encore eu le temps de se constituer une référence positive en la matière. Ou une référence tout court, d’ailleurs : le malheureux se verra contraint de verser cautions de précaution à tour de bras, payant ainsi sa virginité bancaire en attendant de pouvoir, lui aussi, acheter à crédit.

En plus de garantir la bienséance du titulaire et de lui économiser des cautions intempestives, l’historique de crédit permet de voir grand, et d’obtenir plus facilement des prêts. On ne prête qu’aux riches, surtout s’ils ont déjà démontré qu’ils savaient rembourser leurs dettes. Bâtir un historique de crédit, c’est donc préparer son avenir financier, dettes remboursées après dettes remboursées. Il n’est pas impossible d’avoir un prêt sans celui-ci, évidemment, mais c’est plus dur. Ou il faut être plus riche à la base.

On peut acheter tout et n’importe quoi avec une carte de crédit : du café du coin à un billet d’avion en passant par sa ligne de téléphone… L’important étant de rester dans le seuil autorisé par l’organisme de crédit (pour nous, 1500 dollars). Peu habitués à ce système, nous réservons pour l’instant le crédit aux dépenses fixes et immuables, telle qu’Internet, et aux achats en ligne au Canada, peu fréquents. Quand on rembourse dans les temps, le score de crédit augmente. Il nous semble qu’il existe différents points accordés pour différents types de crédits (charges fixes, grosses dépenses ponctuelles…) mais la façon d’obtenir le meilleur historique de crédit possible reste encore floue.

EDIT pour clarification, car ce système n’est pas clair : le terme « crédit » est employé à mauvais escient (mais c’est le terme officiel). Ce serait plutôt des « achats en différés », le crédit ne s’appliquant qu’aux dépenses non remboursées avant échéance.
Ce n’est pas forcément de l’argent qu’on a déjà. On peut avoir 100 $ sur son compte courant mais dépenser 1500 dollars sur sa carte de crédit, qui sont avancés par MasterCard. Le tout est d’avoir l’argent à l’échéance, qui est fixe pour mieux s’organiser.

Le remboursement des dettes est obscur, lui aussi : sur 300 dollars dépensés ce mois-ci, nous ne devons en rembourser que 10. Pourquoi ? Mystère… Nous sommes néanmoins scrupuleux sur le remboursement du crédit, tout retard entraînant le déclenchement d’un véritable crédit au taux d’intérêt de près de 20 % (!) et la chute de notre cote de crédit. Ce serait dommage de se forcer à emprunter pour constituer un mauvais historique de crédit, n’est-ce pas ?

On en arrive donc à une conclusion un peu ubuesque : dans l’espoir qu’on nous prête de l’argent un jour, il faut emprunter pour emprunter, s’endetter pour le plaisir de montrer que l’on sait gérer son argent avec doigté. Vous comprendrez que nous ne sommes pas du tout convaincus par le système mais les choses étant ce qu’elles sont, nous avalons cette couleuvre absurde et nous constituons un petit historique de crédit dans l’éventualité où, un jour, nous voudrions devenir propriétaire.

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Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Vous le savez peut-être, Moncton est une jeune fille qui vient de fêter ses 125 ans. Jeune et dynamique, elle a profité de l’occasion pour organiser des réjouissances dignes de ce nom pour que nous puissions tous lui souhaiter un très joyeux anniversaire.

Revisitons brièvement son histoire, voulez-vous ?

Le territoire appartenait aux Indiens Mi’kmaqs qui ne demandaient rien à personne depuis quelques milliers années avant l’arrivée des Acadiens. Ceux-ci s’installent sur un bout de terre aussi hospitalière que marécageuse qu’ils appellent Le Coude, inspirés par la forme du fleuve. S’ils voulaient vraiment s’inspirer du cours d’eau, il aurait été plus drôle qu’ils l’appellent Le Chocolat, si vous voulez notre avis.

Des colons allemands, venus prendre la place des Acadiens déportés après le Grand Dérangement, firent preuve d’une exquise originalité en rebaptisant la bourgade The Bend (traduction exacte du Coude) et c’est en 1855 que la ville prend le nom de Moncton. Elle fut baptisée ainsi en l’honneur de l’illustre colonel Monckton, qui apprécia probablement à sa juste valeur l’honneur de voir son nom écorché à tout jamais sur les cartes du monde.

Si les premiers colons s’installèrent au XVIIe siècle, pourquoi tout ce foin sur les 125 ans, me direz-vous ? Une erreur de calcul ? Non, une précision administrative : c’est en 1890 que Moncton devient officiellement une cité et connaîtra le fabuleux destin que nous lui connaissons tous.

Du 24 au 26 avril 2015, sur une fin de semaine bien chargée en émotions, Moncton a mis les petits plats dans les grands. Nous n’avons pas pu assister à tout mais voici quelques extraits :

  • une sortie au parc du Mascaret interprétée par un guide de la Place Resurgo (Musée de Moncton), auquel nous avons pu poser toutes nos questions sur le fleuve et la ville en attendant le mascaret. Où l’on apprend que la ville assécha quelques marais pour s’étendre, que le fleuve ne déborde que rarement, que la ville prospéra de la construction navale au XIXe siècle…

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  • une exposition inaugurée à la Place Resurgo : la vie à Moncton en 1890, avec une réplique de magasin général, des objets, des anecdotes et de l’histoire…
  • et enfin, l’apogée : concert gratuit avec Simple Plan, groupe québécois que vous connaissez forcément. Le concert, sponsorisé par Coca-Cola comme l’a abondamment rappelé le chanteur a réuni la bagatelle de 7 000 personnes. Un beau moment qui nous a replongé dans les mélodies pêchues de notre adolescence !

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Vivement les 130 ans !

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Au pays des Bisounours

Au pays des Bisounours

Quand on a reçu notre résidence permanente, Martine a reçu un message de bienvenue d’une compatriote qui disait : « Bienvenue au pays des Bisounours ! »

Force nous est de constater qu’effectivement, nous sommes au pays des rires et des chants, et même si ce n’est pas tous les jours le printemps, nous nous détendons petit à petit devant le comportement positif et sympathique des Canadiens.

Que se passe-t-il au pays des Bisounours ? Au pays des Bisounours…

…la poste nous renvoie notre enveloppe insuffisamment affranchie en nous indiquant le montant à compléter pour renvoyer notre courrier, pour ne pas nous faire payer deux fois le timbre. Avec un autocollant détachable sur l’adresse, pour ne pas massacrer notre enveloppe.

…les voitures s’arrêtent au abord des passages cloutés pour laisser traverser les piétons à proximité, même s’ils n’ont rien demandé.

…les panneaux disent aux piétons de remercier les automobilistes qui les laissent (toujours) passer.

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…le patron de Martin lui paie le restau pour le remercier d’avoir fait des heures sup (en plus de lui payer les heures sup, évidemment).

…le patron de Martin lui paie aussi le restau sans raison, des fois.

…les collègues de Martine lui paient des cafés et lui offrent des bons de réduction au restau sans raison non plus. Ou pour s’excuser de nous avoir dérangés parce qu’il y avait un peu de bruit au bureau cet après-midi.

…les employés des commerces nous disent bonjour et nous demandent comment ça va.

…les automobilistes ralentissent pour ne pas nous éclabousser quand il pleut, et s’ils nous éclaboussent bel et bien, ils s’arrêtent pour s’excuser.

…si on arrive à 15 h 58 alors que le café ferme à 16 h, l’employé va quand même nous accueillir sans nous mettre dehors (bon ok, peut-être parce qu’il n’ose pas, mais le résultat est le même).

…les serveurs ont l’air agréable et paraissent sincères (même si c’est pour obtenir le pourboire obligatoire).

…la poste livre le dimanche en période de Noël.

…les commerçant répondent avec le sourire, et s’excusent s’ils ne peuvent pas nous aider.

…la ville de Dieppe organise des concerts gratuits, distribue du chocolat chaud et des chamallows, vous le saviez.

…la ville de Dieppe est tellement bisounours qu’elle distribue aussi des cupcakes pour la Saint-Valentin et organise des balades en traîneau gratuites, le saviez-vous ?

…les administrations répondent avec le sourire, et s’excusent si elles ne peuvent pas nous aider. Prends, ça, l’URSSAF !

…il existe des carrefours à quatre stops où les automobilistes respectent vraiment l’ordre d’arrivée des voitures, sans sombrer dans une sordide anarchie gauloise.

…la régie fait déneiger notre parking, nos allées, les escaliers extérieurs ET nos fenêtres.

…nous n’avons pas entendu de mot plus haut que l’autre en quatre mois. Sauf si on oublie de laisser passer un piéton ou un pourboire.

…à l’aéroport du Grand Moncton, juste après le carrousel des bagages, un employé te demande si tu as bien pris tous tes bagages.

…après le grand ménage de printemps, les habitants laissent des objets sur le trottoir pour qui veut bien les prendre en attendant le passage des encombrants.

…même les animaux sauvages traversent sur les passages piétons (vu : deux faisans traverser sur un passage piéton. Pas eu le temps de prendre une photo pour cause de fou-rire. Croyez-nous)

 

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Six mois au Canada : les attentes contre la réalité

Six mois au Canada : les attentes contre la réalité

18 octobre 2014-18 avril 2015 : l’article des six mois

*musique triomphante*

Aujourd’hui, cela fait six mois que nous sommes arrivés. C’est à la fois très court et très long, et un petit cap qui signale que nous quand même installés pour de bon (enfin, pas toute notre vie non plus, on ira passer notre retraite en Floride, comme tout le monde !).

Six mois, c’est à peine un quart de nos deux ans de procédures.

Autant vous dire qu’en deux ans, on a eu le temps d’en rêver, du Canada, du Nouveau-Brunswick, de notre vie ici, avec tout ce que cela comporte d’enrobage naïf et de spéculations hasardeuses, de doux projets et de clichés intempestifs.

Nous avions tout planifié :

  • nous aurions une maison avec chacun son bureau dans une pièce différente, comme avant, une véranda ET un porche
  • Martine aurait un grand jardin pour vivre en autarcie (elle qui n’a jamais réussi à faire survivre un seul plant de basilic) et faire son compost
  • nous aurions une terrasse pour faire plein de barbecues
  • Martin aurait son demi sous-sol aménagé en grotte espace vidéo-ludique
  • nous aurions donné à Dora un copain : un grand chien blanc touffu
  • nous fêterions Noël sous la neige, en traîneau
  • nous habiterions au beau milieu de la forêt
  • Martine continuerait paisiblement son activité de traductrice ourse indépendante
  • Martin trouverait un emploi dans son domaine
  • nous aurions réussi à garder la ligne

Six mois après, voici ce que nous avons :

  • un appartement avec chacun son bureau… dans la même pièce, certainement pas de véranda et encore moins de porche
  • on peut composter grâce au tri sélectif mais en guise de jardin et pour le barbecue, nous nous contenterons de la pelouse au ras de nos fenêtres
  • pas d’espace vidéo-ludique en vue, mais nous vivons dans un demi sous-sol aménagé, c’est déjà bien, non ?
  • Dora règne toujours en maître au sommet de la hiérarchie familiale
  • il a fait +15°C à Noël
  • nous sommes à 5 minutes du chef-lieu à pied, ce qui est plutôt agréable
  • Martine continue son activité de traductrice indépendante, pas forcément paisiblement puisqu’elle fait d’énormes journées pour rembourser ses prochains voyages le trou creusé par le déménagement
  • Martine a effectivement trouvé un emploi dans son domaine, ce qui est très très chouette pour commencer
  • nous avons tous les deux pris du ventre, la faute à la gastronomie canadienne !

Et nous avons aussi :

  • intégré du vocabulaire acadien, fleuri ou non
  • vécu un hiver de folie
  • appris à ne pas toujours obtenir ce qu’on veut par l’agressivité
  • fait baisser notre tension
  • réappris à utiliser la voiture au quotidien
  • découvert de nouvelles manières de voir les choses
  • fait autant de balades en raquette que dans notre vie entière
  • rencontré des gens formidables, étrangers comme Canadiens
  • tenu d’innombrables conversations philosophiques sur le sens de notre déménagement
  • donné de la vie à nos sens

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Trois jours à Montréal

Trois jours à Montréal

Les jours de congés de Martin se comptant sur les doigts de deux mains, nous n’avons pas tergiversé très longtemps en apprenant que le week-end de Pâques donnait droit non pas à un, mais à deux jours fériés à la suite ! Deux jours fériés, absolument ma bonne dame : le vendredi saint et le lundi de Pâques.

Il n’en fallait pas plus pour nous évader, et après avoir hésité entre Montréal et Boston, c’est finalement vers Montréal que nous nous sommes dirigés, à la faveur d’un passeport presque périmé de Martine qui ne voulait pas prendre le moindre risque de se faire refouler des États-Unis.

On reviendra sur l’expérience de la conduite longue distance (dix heures de route au bas mot, une aventure en soi) une prochaine fois, aujourd’hui, place aux photos !

Jour  1 : le Plateau

Arrivés à 15 heures, nous avons décidé de rester tranquillement dans le quartier où nous logeons : le Plateau Mont-Royal, également surnommé « le ghetto des maudits Français de France » puisque c’est généralement là où se retrouve nos chers compatriotes qui débarquent à Montréal, en PVT ou autre. On ne va pas vous mentir : on les comprend. Le quartier est hyper agréable, avec plein d’arbres, des immeubles de trois étages max et leurs petits escaliers extérieurs excessivement photogéniques, plein de petites boutiques bobo et une concentration de boulangeries-pâtisseries à faire pâlir la rue du Commerce à Paris.

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Jour 2 : le centre ville, la ville souterraine et le vieux Montréal

À la faveur d’un saut à l’office de tourisme (rue Peel), nous découvrons le centre d’affaires de Montréal, entre gratte-ciels, gare monumentale et démesure toute nord-américaine. Nous enchaînons sur une courte visite d’une fraction de la ville souterraine (immense agglomérat de centres commerciaux souterrains), de la rue Sainte-Catherine, très marchande.

Nous voulions visiter le Biodôme, dont tout le monde nous dit le plus grand bien. Conseil d’ami : le samedi de Pâques, mieux valait arriver tôt. À 13 h, environ 15 000 familles faisaient la queue pour tenter d’y entrer. Nous avons donc rebroussé chemin en faveur d’une promenade dans le vieux Montréal via le quartier chinois et d’une ascension du Mont-Royal pour admirer la vue.

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Jour 3 : re le Plateau

Nous sommes partis en début d’après-midi et avons simplement consacré la matinée à flâner et fouiner dans les bouquineries de la rue Mont-Royal. Décidément ! Mais elle fait au moins 2 km de long, impossible de se lasser…

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Bonnes adresses

  • Une crêpe ?, 425 rue Mont Royal, la galette tomates séchées-aubergines-fromage est une tuerie.
  • La Banquise, 994 rue Rachel, LA poutinerie des touristes de Montréal. Venir tôt ou réserver, c’est bondé. Mais délicieux.
  • Omaï prêt-à-manger, 482 rue Sainte-Catherine, pour manger vietnamien pas trop cher
  • Blanc de Blanc, 248 rue Villeneuve, café à la berlinoise (entendre : joyeux fourre-tout dépareillé) tenu par des Français avec de chouettes jus de fruits et une ambiance bien bobo comme Martine les aime.

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Tout sur l’alimentation

Tout sur l’alimentation

À la demande générale d’un lecteur il y a quelques semaines déjà, nous nous devons de faire un article consacré exclusivement à l’alimentation. Cela nous démangeait depuis longtemps, voici l’occasion toute trouvée !

« Depuis la France nous avons du mal à imaginer la révolution alimentaire à laquelle notre estomac doit se préparer. Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ? Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras. Quels est le prix de ces produits ? Quels produits alimentaires vous manquent le plus ? Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ? Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc… »

P1070655Le pouding, une sorte de fausse crème Mont-Blanc.

Vaste programme ! Prenons dans l’ordre :

Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ?

Martine avoue qu’elle a mangé plus de frites depuis cinq mois que pendant sa vie entière, cette denrée étant omniprésente dans les établissements de restauration, et une solution végétarienne de facilité dans les fastfoods à hamburger.

Sinon, nous avons adopté les galettes de maïs et le pain de mie, produits absents de nos placards en France, qui font des casse-croûtes sains et rapides quand on n’a pas envie de cuisiner le midi. Nous avons découvert les jalapenos (petits piments) et la cuisine tex-mex, les légumes crus à grignoter (céleri, brocoli, carottes), la sauce aux canneberges, les cookies fourrés (si, si, et même qu’on adore)… La liste est longue !

Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras (fromage, laitage, pâte feuilletée, maïzena, beurre demi-sel, viennoiseries). Quels est le prix de ces produits ?

Nous avons aussi fait un sondage sur Facebook pour savoir quels sont les produits que vous redoutez de perdre, voici les réponses à vos interrogations ! Nos supermarchés de référence sont Sobey’s ou Atlantic Store.

  • Fromage : cheddar, « suisse », mozza de contrefaçon sont omniprésents quoiqu’un peu chers (7 $ les 500 g). Pas fameux seuls, mais ils vont très bien en gratin, dans la soupe ou les pâtes. On trouve du bon brie, camembert, bleu, cheddar. Pour le reste, c’est au marché que ça se passe : raclette, reblochon, abondance, morbier… à condition d’y mettre le prix (38 $ le reblochon entier, une quinzaine de dollars la petite part de fromage à pâte dure).
  • Yaourts : le choix de yaourts et dessert lactés est relativement limité mais on trouve du yaourt grec qui remplace le fromage blanc, des Activia, aussi, et le sempiternel bac d’un kilo de yaourt à la fraise. Étonnant : le yaourt nature n’existe que sous forme de pot de 500 g, pas en version individuelle.
  • Pâte feuilletée : oui, au rayon surgelé, avec de la pâte filo. On trouve de la pâte brisée/sablée toute prête (vendue avec le moule en alu !) au rayon « préparations pour gâteaux »
  • Maïzena : oui, sous le nom « corn starch » en VO
  • Soupes toute prêtes : on en trouve en brique ou en conserve, avec une dizaine de choix.
  • Beurre demi-sel : OUIII ! On a même du mal à trouver du beurre doux
  • Viennoiseries : oui, mais mieux vaut s’approvisionner à la boulangerie française ou dans une vraie pâtisserie. Au supermarché, privilégier les spécialités locales comme les cupcakes ou les muffins.
  • polenta : oui, sous l’appellation « cornmeal » au rayon des farines
  • fraises Tagada : on n’en a pas vu jusqu’à présent mais quelqu’un confirmera peut-être qu’on en trouve ?
  • magret de canard : oui, à la Ferme du Diamant au marché de Dieppe (merci Béatrice pour la réponse !)
  • pâte à pizza : même si le rayon des pizzas surgelées va vous renverser par son choix, on trouve des pâtes à pizza à garnir au rayon des pâtes fraîches. Vous aurez tort de vous en priver car les pizzas achetées à la pizzeria sont ici un produit de luxe (environ 15-20 dollars la pizza une personne).
  • jambon : on trouve de la chiffonnade un peu chère au rayon « fromages fins », ici le bacon est roi.
  • sucre en poudre : sans problème, du blanc, du roux, de l’édulcoré, tout ce qu’on veut.
  • lait : on n’a pas encore trouvé de lait en brique à température ambiante ni de lait entier micro-filtré pour faire des yaourts, mais le rayon frais est bien pourvu. Lait écrémé, demi (2 %), entier (3,24 %), lait de poule, lait au chocolat… On n’a que l’embarras du choix. Il nous semble avoir le même goût qu’en France.
  • Nutella : même si le choix est plus restreint qu’en France (pots plus petits), oui, au royaume du beurre de cacahuètes, on en trouve !
  • levure de boulanger : oui, au rayon farine
  • Cenovis : je crois qu’on trouve du Marmite/Vegemite, cela peut faire de bons ersatz.
  • Diots : euhhh non, on n’en a pas vu pour l’instant 🙂
  • Nesquick : oui, ainsi que du cacao pur.
  • Cartouches de gel pour appareils à fondue : pas vu jusqu’à présent. [EDIT : on me dit qu’on en trouve à Montréal : faites des stocks lorsque vous y passez !]
  • Autre chose que des plats à base de poulet : au rayon surgelé, pas mal de choses à base de bœuf et de porc effiloché.
  • Crème de Speculoos : oui, la version lisse. Étonnant, hein ?
  • Profiteroles : oui, surgelées chez Atlantic Store !
  • Crème de marrons : oui, à l’épicerie Blue Olive juste à côté de Champlain, épicerie exotique où on trouve un petit rayon de produits français (notamment de… Leader Price !) avec polenta, confiture de chez nous, soupes…

Pour remplacer, pas le choix :

  • on apprend à faire soi-même (Martine maîtrise désormais les quenelles et la pâte brisée pour faire des tartes et des quiches, s’essaie au pain et aux gnocchis mais a un peu plus de mal avec les pommes dauphine)
  • on se fait envoyer de France (merci la famille pour vos dons de fromage !)
  • on fait une croix dessus (tant pis pour les spätzles, la sauce nantua)

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Quels produits alimentaires vous manquent le plus ?

Martin regrette la bonne petite tasse de café serré servie un peu partout : ici, le café, c’est un demi-litre de jus de chaussette.

Martine regrette quand même les bonnes plaques de chocolat abordables (on trouve du Lindt, mais pas vraiment de chocolat à pâtisser tout simple à croquer… tout est vendu sous forme de pépites ou de briques bonnes à casser la dent). Et aussi les produits simples, avec deux trois ingrédients max.

Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ?

Nous avons essayé : canneberges et sirop d’érable bon marché, piments jalapenos omniprésents… On a découvert la tartinade de fromage, le beurre de cacahuète au chocolat (ou au granola), les Pringles façon nachos au fromage, la tisane au vin de glace… Le rayon « préparation pour gâteaux » est impressionnant, avec des mélanges tout prêts pour tout et n’importe quoi ! L’Atlantic Store vend de l’houmous au wasabi qui est une tuerie.

On continue de faire des découvertes et d’acheter des nouveautés à chaque virée au supermarché, c’est un vrai plaisir ! Dernière découverte en date : le chutney à hamburger (« relish »), les saucisses au cheddar et la « crème de cheddar » en boîte (pas encore essayé, on vous en dira des nouvelles !).

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Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc…

Au restaurant, si on commande des nachos, il ne faut pas s’attendre à un apéro : les nachos sont un plat de résistance tout ce qu’il y a de plus courant, un peu déroutant pour qui considère les tortillas comme des biscuits apéritifs.

Dans les supermarchés, on ne trouve pas de lait au rayon non frais ni de sirop… Par contre, on a un choix de fou pour les sodas.

Si vous vous aventurez à lire la composition des produits, attention au choc : tout est enrichi, modifié, ajouté… Même la farine la plus simple a une liste d’ingrédients longue comme le bras (et qui fait froid dans le dos), et il est assez rare de trouver des produits 100 % quelque chose, ou avec seulement deux ou trois ingrédients. Raison de plus pour se mettre à cuisiner…

Mais rassurez-vous ! Sauf si votre régime alimentaire se compose exclusivement de quenelles à la confiture de lait, nous restons en Occident et les étals ne sont pas si différents de ce que vous connaissez, on peut très bien reproduire ce que l’on aime.

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Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Comme nous aimons bien trouver des signes à chaque mois, on peut dire le mois de mars a été placé sous le signe de… l’hiver ? De la gourmandise ? De l’hiver gourmand ? Vous allez vite découvrir notre fil rouge…

Nous avons eu la joie de recevoir des amis belges, français et canadiens de tous bords pour une fantastique soirée « vins et fromages » qui, loin d’être aussi classe que son nom pourrait le suggérer, a surtout été l’occasion de s’empiffrer de bons fromages aussi bien français que locaux (le petit cheddar fumé au bois de pommier était un délice !). Nous avons remarqué que les fromages sous vide envoyés de France ne tiennent pas toujours la distance et qu’il faut les manger sous un mois maximum après réception, sous peine de les voir devenir beaucoup trop forts  : quoi de mieux que d’en faire profiter notre nouveau cercle social ?

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Une fois Martine revenue du Mexique, nous sommes allés deux jours à Fredericton, la capitale provinciale. On aurait aimé que cette sortie fasse l’objet d’une chronique mais malheureusement, il faisait froid. Et moche. Et venteux. Nous n’avons donc pas fait grand chose hormis manger de la poutine, profiter de notre chouette Bed & Breakfast victorien (le Carriage House Inn) et papoter avec une amie d’enfance de Martine. Celle-ci vit à Toronto et venait dans le NB pour le travail : une occasion toute trouvée de se revoir ! Nous avons passé un excellent moment ensemble 🙂

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Nous avons essayé le ski de fond, enfin ! Une fois de plus, c’était gratuit : le parc Centenaire accueillait une journée de sports d’hiver gratuits le samedi 28 mars, et nous en avons profité pour faire une balade revigorante dans les bois. Martine n’en avait pas refait depuis trois ans mais hormis quelques courbatures, tout s’est bien passé, aucun membre cassé à déplorer et c’était l’fun ! Mais quelle idée de débuter le ski de fond aussi tard, je vous le demande bien ? Nous allons désormais devoir attendre la saison prochaine pour recommencer, car la neige fond à vue d’œil ces jours-ci.

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Martin a aussi essayé la sortie en raquettes de nuit au parc Kouchibouguac grâce au MAGMA pendant mon séjour au Mexique. Nous n’avons pas de photo mais le parc étant une réserve de lumière, il semblerait que la sortie nocturne ait été magnifique.

Sachez, chers amis, que l’on peut trouver de la tartiflette à Moncton : c’est au Manuka que cela se passe, et nous avons essayé entre amis. Pas de reblochon en vue mais un fromage des Îles de la Madeleine, qui faisait une composition moins forte en goût mais tout aussi savoureuse.

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Enfin, le mois s’est terminé sur un atelier pour apprendre à… faire son pain au levain ! Comme nous allons bientôt le voir (promis, l’article sur les supermarchés arrive tout bientôt !), il faut parfois mettre la main à la pâte pour recréer ce que l’on connaît, et le levain semble assez polyvalent y parvenir. Nous sommes donc les heureux propriétaires de « Blob », notre levain domestique qui dort bien sagement dans son frigo en attendant qu’on le nourrisse.

Si vous êtes à Moncton et qu’apprendre à faire votre pain au levain vous intéresse, je vous conseille de contacter Annie Labranche, nutritionniste holistique agréée et aussi une amie !

 

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Bref, en mars, on n’a (presque) fait que manger (et n’oubliez pas que c’est le temps des sucres !). C’était un mois plutôt chargé, surtout alors que Martine est partie une semaine au soleil, non ? Avril s’annonce encore mieux avec l’arrivée en fanfare de la famiglia, qui débarque à la fin du mois. On se réjouit !

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Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Comme on l’a déjà vu à de nombreuses reprises, l’hiver au Canada, ce n’est vraiment pas terrible : il y a trop de soleil, trop de neige, trop d’activités, trop de chocolat chaud gratuit à n’importe quelle occasion.

Et comme si tout cela ne suffisait pas à dégoûter les malheureux expatriés tombés dans un terrible engrenage d’activités toutes plus insupportables les unes que les autres comme les raquettes ou le ski de fond, la fin de l’hiver a comme un goût d’apothéose : le temps des sucres vient clôturer la saison hivernale dans une débauche de calories propre à rebuter même les plus goinfres gourmands d’entre nous.

Alors que la sève monte dans les érables, une frénésie s’empare de la population qui ne jure plus que par un seul concept : le « brunch pancakes et sirop d’érable à volonté ». Entraînés bien malgré nous dans cette hystérie collective, nous n’avons pu que constater l’ampleur de cette folie : Martine a été contrainte, à son corps défendant, de reprendre SIX pancakes et d’ingérer l’équivalent d’un litre de sirop d’érable lors d’un brunch de ce type à côté de l’érablière de Stilesville.

Comme si cela ne suffisait pas, pas moins de trois cabanes à sucre sont implantées à cet endroit et tendent des traquenards au promeneur non averti qui croit faire une simple promenade digestive dans l’érablière : les cabanes attendent le chaland, bien blotties au fond des bois, pour surgir sans crier gare et piéger les malheureux à grands renforts de fumets caramélisés salivogènes et de tire d’érable à volonté, faisant un carnage calorifique à chaque fois.

Pire encore : certaines municipalités, comme Moncton, poussent le vice jusqu’à posséder leur propre érablière et à y proposer des visites gratuites. Trop d’initiatives sympas tuent les initiatives sympas et nous sommes écœurés par tant de gentillesse. Ou peut-être est-ce le sirop d’érable.

Voyageur, nous insistons : la saison des sucres n’en vaut vraiment pas la peine. Inutile de faire le détour. Passe ton chemin pour en laisser plus pour les autres. Conseil d’ami !

Regarde un peu comme ces photos prises autour de l’érablière de Stilesville sont effrayantes.

P1080408 P1080429 P1080434 P1080437 P1080449L’érablière de Moncton atteint des sommets : en plus de nous offrir une visite guidée gratuite, ils nous gavent aussi de sève, puis de sirop tiède, puis de tire, et c’est à ce moment qu’on est partis tellement ça devenait louche. Allez savoir ce qu’il aurait pu advenir.

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Captain Obvious : l’hiver, c’est trop bien, le temps des sucres, c’est ENCORE MIEUX. Plus Canadien, tu meurs.

Pour en profiter à fond en mars et avril :

  • Trois brunchs à pancakes à volonté (10-12 $) sont disponibles entre le 1266 et 1270 Gorge Road, Stilesville : dans la salle des fêtes de l’église le samedi matin ou à l’une des deux Pancake Houses de Trites Maple le long de la route ou au fond des bois (10 minutes à pied par le sentier juste à droite de l’église)
  • Tire d’érable pour 2 $ dans l’érablière au chalet avec les yeux ou chez Trites pour le même prix à volonté (on vous met au défi d’en manger plus de deux, cela dit)
  • Visite guidée gratuite de l’érablière municipale près du barrage de Turtle Creek après Riverview le week-end à 11 et 14 heures, environ une heure. Passionnant, mais allez-y le ventre vide, on dit ça on dit rien…

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Une semaine au Mexique

Une semaine au Mexique

Début février, Martine se sentait misérable. Elle qui aime voyager, elle se sentait à l’étroit à Moncton, malgré toutes les activités hivernales des plus agréables. Elle voulait aller voir AILLEURS. Elle comparait les prix des billets d’avion pour Montréal ou Québec, désireuse de partir à la (re) découverte de ces belles villes traversées voilà 15 ans. C’est alors que Martin est arrivé avec ses gros sabots.

« Mais pourquoi ne regardes-tu pas les vols pour les Caraïbes ? »

Cette phrase sonna le glas de ses escapades canadiennes, car les prix des billets pour le Sud étaient plus avantageux que pour le Québec. Oui, fidèle lecteur, tu as bien lu : en mars, il était moins cher de prendre l’avion pour le Mexique, la Jamaïque ou Cuba que pour Montréal.

Il n’en fallait pas plus : c’est ainsi que début mars, Martine est partie seule, sac au dos et fleur au fusil, à la découverte de la péninsule du Yucatan, selon l’itinéraire suivant :

  • Cancun
  • Valladolid/Chichen Itza/Coba
  • Tulum/Akumal
  • Cancun/Isla Mujeres

Elle a donc vu des plages…

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Des ruines maya…

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Des cénotes…

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Des ruines maya sur des plages…

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Des fresques…

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Des spécialités mexicaines…

P1080228P1080043P1070859P1070902Et plein de détails qui font le charme de l’Amérique centrale…

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Bref, le Yucatan, une excellente introduction pour qui n’est jamais allé en Méso-Amérique (comme Martine) et a envie d’un peu (beaucoup) de dépaysement au milieu de l’hiver. Cette région est très touristique et se déplacer est extrêmement simple.

Infos pratiques

Vol : Moncton-Cancun direct avec Air Transat, 450 dollars (environ 320 euros), 4 h 30 environ

Formalités : passeport valide pendant la durée du séjour, pas besoin de vaccins spécifiques

Hébergement :

Budget : environ 250 € sur place tout compris (vraiment !) pour les transports en cars locaux, l’hébergement, les repas, les visites, les nombreuses horchatas…

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Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Les tempêtes hivernales se suivent et se ressemblent, couvrant toujours plus le sol et s’approchant plus que dangereusement de nos fenêtres… Nous voyons les strates de neige s’amonceler à mesure des tempêtes, et nous nous amusons comme des petits fous à marquer la hauteur de la neige avec des autocollants. Le record reste le 15 février, un bon petit blizzard de derrière les fagots qui a fait tomber 55 cm en 24 heures. Et quand même Martin ne voit plus rien du haut de son 1,92 m, on peut commencer à s’inquiéter.

P1070570_bisNotre voiture s’en est plutôt bien sortie par rapport à certaines autres : on la voit encore !

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Il restait « un peu » de neige sur le parking le 16 février…

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Du coup, quand elle en a marre d’être dans un igloo, Martine va travailler chez Workspace ou à la bibliothèque de Dieppe, pour voir un peu le soleil.

P1070641 Raté.

Par contre, les week-ends sont source de nombreuses activités hivernales : le patinage dont nous avons déjà parlé le vendredi soir, mais aussi la raquette et le ski de fond. Tous les dimanches du mois de février, la ville de Moncton proposait du matériel gratuit aux parcs du Centenaire et Mapleton. De quoi découvrir ces activités et ces parcs gratuitement, surtout si le soleil se montre entre deux tempêtes ! On ne s’en lasse pas : à deux, seul, entre amies…P1070252 P1070266 P1070272 _1070093 _1070095 _1070087P1070282P1070454 P1070430 P1070660

Bref, février, c’est l’hiver côté fun. Nous avons aussi prévu d’aller faire du ski de piste et une sortie en motoneige mais pour l’instant, les conditions n’étaient pas propices à prendre l’autoroute pour s’éloigner de Moncton. Aucun souci : les récentes et abondantes intempéries devraient nous garantir de la neige jusqu’en juin. AU MOINS.

Cela fait deux mois que l’on radote est dithyrambiques sur l’hiver, avec un peu la crainte que vous vous lassiez des photos de paysages enneigées. Sachez toutefois qu’ici, l’hiver est un ravissement permanent et qu’il est impossible de se lasser des promenades dans la nature. Rien à voir avec l’hiver gris et triste que l’on connaît côté français. Vivre à Moncton, c’est comme être aux sports d’hiver tout le temps !

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