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Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Vous le savez peut-être, Moncton est une jeune fille qui vient de fêter ses 125 ans. Jeune et dynamique, elle a profité de l’occasion pour organiser des réjouissances dignes de ce nom pour que nous puissions tous lui souhaiter un très joyeux anniversaire.

Revisitons brièvement son histoire, voulez-vous ?

Le territoire appartenait aux Indiens Mi’kmaqs qui ne demandaient rien à personne depuis quelques milliers années avant l’arrivée des Acadiens. Ceux-ci s’installent sur un bout de terre aussi hospitalière que marécageuse qu’ils appellent Le Coude, inspirés par la forme du fleuve. S’ils voulaient vraiment s’inspirer du cours d’eau, il aurait été plus drôle qu’ils l’appellent Le Chocolat, si vous voulez notre avis.

Des colons allemands, venus prendre la place des Acadiens déportés après le Grand Dérangement, firent preuve d’une exquise originalité en rebaptisant la bourgade The Bend (traduction exacte du Coude) et c’est en 1855 que la ville prend le nom de Moncton. Elle fut baptisée ainsi en l’honneur de l’illustre colonel Monckton, qui apprécia probablement à sa juste valeur l’honneur de voir son nom écorché à tout jamais sur les cartes du monde.

Si les premiers colons s’installèrent au XVIIe siècle, pourquoi tout ce foin sur les 125 ans, me direz-vous ? Une erreur de calcul ? Non, une précision administrative : c’est en 1890 que Moncton devient officiellement une cité et connaîtra le fabuleux destin que nous lui connaissons tous.

Du 24 au 26 avril 2015, sur une fin de semaine bien chargée en émotions, Moncton a mis les petits plats dans les grands. Nous n’avons pas pu assister à tout mais voici quelques extraits :

  • une sortie au parc du Mascaret interprétée par un guide de la Place Resurgo (Musée de Moncton), auquel nous avons pu poser toutes nos questions sur le fleuve et la ville en attendant le mascaret. Où l’on apprend que la ville assécha quelques marais pour s’étendre, que le fleuve ne déborde que rarement, que la ville prospéra de la construction navale au XIXe siècle…

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  • une exposition inaugurée à la Place Resurgo : la vie à Moncton en 1890, avec une réplique de magasin général, des objets, des anecdotes et de l’histoire…
  • et enfin, l’apogée : concert gratuit avec Simple Plan, groupe québécois que vous connaissez forcément. Le concert, sponsorisé par Coca-Cola comme l’a abondamment rappelé le chanteur a réuni la bagatelle de 7 000 personnes. Un beau moment qui nous a replongé dans les mélodies pêchues de notre adolescence !

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Vivement les 130 ans !

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Les produits de l’érable

Les produits de l’érable

Ô toi, cher amateur de sirop d’érable. Toi qui aimes le sirop d’érable à la folie, qui ne saurais t’en passer, qui en as toujours un flacon dans ton placard.

Comment l’utilises-tu ? Peut-être en verses-tu un filet aérien sur tes crêpes, peut-être en agrémentes-tu ton yaourt nature d’une petite touche, en faisant des motifs tendres sur cette toile blanche. Peut-être es-tu déjà venu de ce côté de l’Atlantique, et t’es-tu essayé au jambon à l’érable, ou au café sucré d’un trait de ce sirop à l’onctuosité si voluptueuse.

Peut-être même, dans un moment aventureux, as-tu déjà acheté du beurre d’érable sur un marché de Noël.

Saches, cher amateur de sirop d’érable, que tu n’as encore rien vu. La frénésie s’empare du Canada dès le mois de mars se poursuit jusqu’à la fin de la saison des sucres (c’est-à-dire… maintenant). Impossible d’y échapper. Voici tout ce que tu pourrais déguster, si seulement tu avais accès aux mêmes ressources que nous.

Au supermarché tout d’abord. C’en est presque oppressant.

2015-03-18 14.51.17À peine mettras-tu le pied dehors que les cafés t’assailleront de leur cappuccino ou de leur café au lait à l’érable.

2015-03-20 09.52.52Pas de répit, même au Starbucks, jamais en retard pour proposer des produits bien de saison (macchiato à l’érable pour les myopes).

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Sans oublier les rayons des librairies.

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Et si, contaminé par cette ambiance sucrée, tu recevais lors d’un dîner à thème et allais dévaliser le supermarché ?

En apéro, des toasts avec du confit d’oignon, c’est toujours un succès.

P1080557En revanche, le bacon à l’érable au chocolat, c’est toujours une source de perplexité.

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En entrée, une petite salade avec une bonne vinaigrette.

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Tu pourrais cuisiner ta viande en marinade avec du sirop d’érable infusé au chipotle et citronnelle, excellent au barbecue. Ou verser un trait de la version à la muscade et clou de girofle sur du riz. Ou glacer des carottes avec celle au gingembre et vinaigre de pommes. Ce n’est pas le choix qui manque, tu ne vas pas faire ton difficile non plus.

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Tu peux proposer des fruits de mer, c’est bon aussi.

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En accompagnement, rien de tel que des fèves.

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N’oublie pas de rafraîchir tes convives avec une petite bière.

P1080555S’ils conduisent, ce sera de l’eau, on ne rigole pas quand on prend le volant.

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Le clou du spectacle : le dessert. Vous préférez un cupcake ou une petite beigne ?

P10805542015-03-18 15.08.34Si tu veux faire frais et léger, tu peux aussi proposer un yaourt.

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Pour finir, du sucre avec votre thé ?

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…et après tout ça, et bien que le sirop d’érable soit moins propice au diabète que les autres sucres, nous te souhaitons un bon coma sucré !

 

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Six mois au Canada : les attentes contre la réalité

Six mois au Canada : les attentes contre la réalité

18 octobre 2014-18 avril 2015 : l’article des six mois

*musique triomphante*

Aujourd’hui, cela fait six mois que nous sommes arrivés. C’est à la fois très court et très long, et un petit cap qui signale que nous quand même installés pour de bon (enfin, pas toute notre vie non plus, on ira passer notre retraite en Floride, comme tout le monde !).

Six mois, c’est à peine un quart de nos deux ans de procédures.

Autant vous dire qu’en deux ans, on a eu le temps d’en rêver, du Canada, du Nouveau-Brunswick, de notre vie ici, avec tout ce que cela comporte d’enrobage naïf et de spéculations hasardeuses, de doux projets et de clichés intempestifs.

Nous avions tout planifié :

  • nous aurions une maison avec chacun son bureau dans une pièce différente, comme avant, une véranda ET un porche
  • Martine aurait un grand jardin pour vivre en autarcie (elle qui n’a jamais réussi à faire survivre un seul plant de basilic) et faire son compost
  • nous aurions une terrasse pour faire plein de barbecues
  • Martin aurait son demi sous-sol aménagé en grotte espace vidéo-ludique
  • nous aurions donné à Dora un copain : un grand chien blanc touffu
  • nous fêterions Noël sous la neige, en traîneau
  • nous habiterions au beau milieu de la forêt
  • Martine continuerait paisiblement son activité de traductrice ourse indépendante
  • Martin trouverait un emploi dans son domaine
  • nous aurions réussi à garder la ligne

Six mois après, voici ce que nous avons :

  • un appartement avec chacun son bureau… dans la même pièce, certainement pas de véranda et encore moins de porche
  • on peut composter grâce au tri sélectif mais en guise de jardin et pour le barbecue, nous nous contenterons de la pelouse au ras de nos fenêtres
  • pas d’espace vidéo-ludique en vue, mais nous vivons dans un demi sous-sol aménagé, c’est déjà bien, non ?
  • Dora règne toujours en maître au sommet de la hiérarchie familiale
  • il a fait +15°C à Noël
  • nous sommes à 5 minutes du chef-lieu à pied, ce qui est plutôt agréable
  • Martine continue son activité de traductrice indépendante, pas forcément paisiblement puisqu’elle fait d’énormes journées pour rembourser ses prochains voyages le trou creusé par le déménagement
  • Martine a effectivement trouvé un emploi dans son domaine, ce qui est très très chouette pour commencer
  • nous avons tous les deux pris du ventre, la faute à la gastronomie canadienne !

Et nous avons aussi :

  • intégré du vocabulaire acadien, fleuri ou non
  • vécu un hiver de folie
  • appris à ne pas toujours obtenir ce qu’on veut par l’agressivité
  • fait baisser notre tension
  • réappris à utiliser la voiture au quotidien
  • découvert de nouvelles manières de voir les choses
  • fait autant de balades en raquette que dans notre vie entière
  • rencontré des gens formidables, étrangers comme Canadiens
  • tenu d’innombrables conversations philosophiques sur le sens de notre déménagement
  • donné de la vie à nos sens

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Tout sur l’alimentation

Tout sur l’alimentation

À la demande générale d’un lecteur il y a quelques semaines déjà, nous nous devons de faire un article consacré exclusivement à l’alimentation. Cela nous démangeait depuis longtemps, voici l’occasion toute trouvée !

« Depuis la France nous avons du mal à imaginer la révolution alimentaire à laquelle notre estomac doit se préparer. Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ? Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras. Quels est le prix de ces produits ? Quels produits alimentaires vous manquent le plus ? Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ? Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc… »

P1070655Le pouding, une sorte de fausse crème Mont-Blanc.

Vaste programme ! Prenons dans l’ordre :

Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ?

Martine avoue qu’elle a mangé plus de frites depuis cinq mois que pendant sa vie entière, cette denrée étant omniprésente dans les établissements de restauration, et une solution végétarienne de facilité dans les fastfoods à hamburger.

Sinon, nous avons adopté les galettes de maïs et le pain de mie, produits absents de nos placards en France, qui font des casse-croûtes sains et rapides quand on n’a pas envie de cuisiner le midi. Nous avons découvert les jalapenos (petits piments) et la cuisine tex-mex, les légumes crus à grignoter (céleri, brocoli, carottes), la sauce aux canneberges, les cookies fourrés (si, si, et même qu’on adore)… La liste est longue !

Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras (fromage, laitage, pâte feuilletée, maïzena, beurre demi-sel, viennoiseries). Quels est le prix de ces produits ?

Nous avons aussi fait un sondage sur Facebook pour savoir quels sont les produits que vous redoutez de perdre, voici les réponses à vos interrogations ! Nos supermarchés de référence sont Sobey’s ou Atlantic Store.

  • Fromage : cheddar, « suisse », mozza de contrefaçon sont omniprésents quoiqu’un peu chers (7 $ les 500 g). Pas fameux seuls, mais ils vont très bien en gratin, dans la soupe ou les pâtes. On trouve du bon brie, camembert, bleu, cheddar. Pour le reste, c’est au marché que ça se passe : raclette, reblochon, abondance, morbier… à condition d’y mettre le prix (38 $ le reblochon entier, une quinzaine de dollars la petite part de fromage à pâte dure).
  • Yaourts : le choix de yaourts et dessert lactés est relativement limité mais on trouve du yaourt grec qui remplace le fromage blanc, des Activia, aussi, et le sempiternel bac d’un kilo de yaourt à la fraise. Étonnant : le yaourt nature n’existe que sous forme de pot de 500 g, pas en version individuelle.
  • Pâte feuilletée : oui, au rayon surgelé, avec de la pâte filo. On trouve de la pâte brisée/sablée toute prête (vendue avec le moule en alu !) au rayon « préparations pour gâteaux »
  • Maïzena : oui, sous le nom « corn starch » en VO
  • Soupes toute prêtes : on en trouve en brique ou en conserve, avec une dizaine de choix.
  • Beurre demi-sel : OUIII ! On a même du mal à trouver du beurre doux
  • Viennoiseries : oui, mais mieux vaut s’approvisionner à la boulangerie française ou dans une vraie pâtisserie. Au supermarché, privilégier les spécialités locales comme les cupcakes ou les muffins.
  • polenta : oui, sous l’appellation « cornmeal » au rayon des farines
  • fraises Tagada : on n’en a pas vu jusqu’à présent mais quelqu’un confirmera peut-être qu’on en trouve ?
  • magret de canard : oui, à la Ferme du Diamant au marché de Dieppe (merci Béatrice pour la réponse !)
  • pâte à pizza : même si le rayon des pizzas surgelées va vous renverser par son choix, on trouve des pâtes à pizza à garnir au rayon des pâtes fraîches. Vous aurez tort de vous en priver car les pizzas achetées à la pizzeria sont ici un produit de luxe (environ 15-20 dollars la pizza une personne).
  • jambon : on trouve de la chiffonnade un peu chère au rayon « fromages fins », ici le bacon est roi.
  • sucre en poudre : sans problème, du blanc, du roux, de l’édulcoré, tout ce qu’on veut.
  • lait : on n’a pas encore trouvé de lait en brique à température ambiante ni de lait entier micro-filtré pour faire des yaourts, mais le rayon frais est bien pourvu. Lait écrémé, demi (2 %), entier (3,24 %), lait de poule, lait au chocolat… On n’a que l’embarras du choix. Il nous semble avoir le même goût qu’en France.
  • Nutella : même si le choix est plus restreint qu’en France (pots plus petits), oui, au royaume du beurre de cacahuètes, on en trouve !
  • levure de boulanger : oui, au rayon farine
  • Cenovis : je crois qu’on trouve du Marmite/Vegemite, cela peut faire de bons ersatz.
  • Diots : euhhh non, on n’en a pas vu pour l’instant 🙂
  • Nesquick : oui, ainsi que du cacao pur.
  • Cartouches de gel pour appareils à fondue : pas vu jusqu’à présent. [EDIT : on me dit qu’on en trouve à Montréal : faites des stocks lorsque vous y passez !]
  • Autre chose que des plats à base de poulet : au rayon surgelé, pas mal de choses à base de bœuf et de porc effiloché.
  • Crème de Speculoos : oui, la version lisse. Étonnant, hein ?
  • Profiteroles : oui, surgelées chez Atlantic Store !
  • Crème de marrons : oui, à l’épicerie Blue Olive juste à côté de Champlain, épicerie exotique où on trouve un petit rayon de produits français (notamment de… Leader Price !) avec polenta, confiture de chez nous, soupes…

Pour remplacer, pas le choix :

  • on apprend à faire soi-même (Martine maîtrise désormais les quenelles et la pâte brisée pour faire des tartes et des quiches, s’essaie au pain et aux gnocchis mais a un peu plus de mal avec les pommes dauphine)
  • on se fait envoyer de France (merci la famille pour vos dons de fromage !)
  • on fait une croix dessus (tant pis pour les spätzles, la sauce nantua)

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Quels produits alimentaires vous manquent le plus ?

Martin regrette la bonne petite tasse de café serré servie un peu partout : ici, le café, c’est un demi-litre de jus de chaussette.

Martine regrette quand même les bonnes plaques de chocolat abordables (on trouve du Lindt, mais pas vraiment de chocolat à pâtisser tout simple à croquer… tout est vendu sous forme de pépites ou de briques bonnes à casser la dent). Et aussi les produits simples, avec deux trois ingrédients max.

Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ?

Nous avons essayé : canneberges et sirop d’érable bon marché, piments jalapenos omniprésents… On a découvert la tartinade de fromage, le beurre de cacahuète au chocolat (ou au granola), les Pringles façon nachos au fromage, la tisane au vin de glace… Le rayon « préparation pour gâteaux » est impressionnant, avec des mélanges tout prêts pour tout et n’importe quoi ! L’Atlantic Store vend de l’houmous au wasabi qui est une tuerie.

On continue de faire des découvertes et d’acheter des nouveautés à chaque virée au supermarché, c’est un vrai plaisir ! Dernière découverte en date : le chutney à hamburger (« relish »), les saucisses au cheddar et la « crème de cheddar » en boîte (pas encore essayé, on vous en dira des nouvelles !).

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Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc…

Au restaurant, si on commande des nachos, il ne faut pas s’attendre à un apéro : les nachos sont un plat de résistance tout ce qu’il y a de plus courant, un peu déroutant pour qui considère les tortillas comme des biscuits apéritifs.

Dans les supermarchés, on ne trouve pas de lait au rayon non frais ni de sirop… Par contre, on a un choix de fou pour les sodas.

Si vous vous aventurez à lire la composition des produits, attention au choc : tout est enrichi, modifié, ajouté… Même la farine la plus simple a une liste d’ingrédients longue comme le bras (et qui fait froid dans le dos), et il est assez rare de trouver des produits 100 % quelque chose, ou avec seulement deux ou trois ingrédients. Raison de plus pour se mettre à cuisiner…

Mais rassurez-vous ! Sauf si votre régime alimentaire se compose exclusivement de quenelles à la confiture de lait, nous restons en Occident et les étals ne sont pas si différents de ce que vous connaissez, on peut très bien reproduire ce que l’on aime.

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Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Comme nous aimons bien trouver des signes à chaque mois, on peut dire le mois de mars a été placé sous le signe de… l’hiver ? De la gourmandise ? De l’hiver gourmand ? Vous allez vite découvrir notre fil rouge…

Nous avons eu la joie de recevoir des amis belges, français et canadiens de tous bords pour une fantastique soirée « vins et fromages » qui, loin d’être aussi classe que son nom pourrait le suggérer, a surtout été l’occasion de s’empiffrer de bons fromages aussi bien français que locaux (le petit cheddar fumé au bois de pommier était un délice !). Nous avons remarqué que les fromages sous vide envoyés de France ne tiennent pas toujours la distance et qu’il faut les manger sous un mois maximum après réception, sous peine de les voir devenir beaucoup trop forts  : quoi de mieux que d’en faire profiter notre nouveau cercle social ?

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Une fois Martine revenue du Mexique, nous sommes allés deux jours à Fredericton, la capitale provinciale. On aurait aimé que cette sortie fasse l’objet d’une chronique mais malheureusement, il faisait froid. Et moche. Et venteux. Nous n’avons donc pas fait grand chose hormis manger de la poutine, profiter de notre chouette Bed & Breakfast victorien (le Carriage House Inn) et papoter avec une amie d’enfance de Martine. Celle-ci vit à Toronto et venait dans le NB pour le travail : une occasion toute trouvée de se revoir ! Nous avons passé un excellent moment ensemble 🙂

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Nous avons essayé le ski de fond, enfin ! Une fois de plus, c’était gratuit : le parc Centenaire accueillait une journée de sports d’hiver gratuits le samedi 28 mars, et nous en avons profité pour faire une balade revigorante dans les bois. Martine n’en avait pas refait depuis trois ans mais hormis quelques courbatures, tout s’est bien passé, aucun membre cassé à déplorer et c’était l’fun ! Mais quelle idée de débuter le ski de fond aussi tard, je vous le demande bien ? Nous allons désormais devoir attendre la saison prochaine pour recommencer, car la neige fond à vue d’œil ces jours-ci.

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Martin a aussi essayé la sortie en raquettes de nuit au parc Kouchibouguac grâce au MAGMA pendant mon séjour au Mexique. Nous n’avons pas de photo mais le parc étant une réserve de lumière, il semblerait que la sortie nocturne ait été magnifique.

Sachez, chers amis, que l’on peut trouver de la tartiflette à Moncton : c’est au Manuka que cela se passe, et nous avons essayé entre amis. Pas de reblochon en vue mais un fromage des Îles de la Madeleine, qui faisait une composition moins forte en goût mais tout aussi savoureuse.

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Enfin, le mois s’est terminé sur un atelier pour apprendre à… faire son pain au levain ! Comme nous allons bientôt le voir (promis, l’article sur les supermarchés arrive tout bientôt !), il faut parfois mettre la main à la pâte pour recréer ce que l’on connaît, et le levain semble assez polyvalent y parvenir. Nous sommes donc les heureux propriétaires de « Blob », notre levain domestique qui dort bien sagement dans son frigo en attendant qu’on le nourrisse.

Si vous êtes à Moncton et qu’apprendre à faire votre pain au levain vous intéresse, je vous conseille de contacter Annie Labranche, nutritionniste holistique agréée et aussi une amie !

 

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Bref, en mars, on n’a (presque) fait que manger (et n’oubliez pas que c’est le temps des sucres !). C’était un mois plutôt chargé, surtout alors que Martine est partie une semaine au soleil, non ? Avril s’annonce encore mieux avec l’arrivée en fanfare de la famiglia, qui débarque à la fin du mois. On se réjouit !

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Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Comme on l’a déjà vu à de nombreuses reprises, l’hiver au Canada, ce n’est vraiment pas terrible : il y a trop de soleil, trop de neige, trop d’activités, trop de chocolat chaud gratuit à n’importe quelle occasion.

Et comme si tout cela ne suffisait pas à dégoûter les malheureux expatriés tombés dans un terrible engrenage d’activités toutes plus insupportables les unes que les autres comme les raquettes ou le ski de fond, la fin de l’hiver a comme un goût d’apothéose : le temps des sucres vient clôturer la saison hivernale dans une débauche de calories propre à rebuter même les plus goinfres gourmands d’entre nous.

Alors que la sève monte dans les érables, une frénésie s’empare de la population qui ne jure plus que par un seul concept : le « brunch pancakes et sirop d’érable à volonté ». Entraînés bien malgré nous dans cette hystérie collective, nous n’avons pu que constater l’ampleur de cette folie : Martine a été contrainte, à son corps défendant, de reprendre SIX pancakes et d’ingérer l’équivalent d’un litre de sirop d’érable lors d’un brunch de ce type à côté de l’érablière de Stilesville.

Comme si cela ne suffisait pas, pas moins de trois cabanes à sucre sont implantées à cet endroit et tendent des traquenards au promeneur non averti qui croit faire une simple promenade digestive dans l’érablière : les cabanes attendent le chaland, bien blotties au fond des bois, pour surgir sans crier gare et piéger les malheureux à grands renforts de fumets caramélisés salivogènes et de tire d’érable à volonté, faisant un carnage calorifique à chaque fois.

Pire encore : certaines municipalités, comme Moncton, poussent le vice jusqu’à posséder leur propre érablière et à y proposer des visites gratuites. Trop d’initiatives sympas tuent les initiatives sympas et nous sommes écœurés par tant de gentillesse. Ou peut-être est-ce le sirop d’érable.

Voyageur, nous insistons : la saison des sucres n’en vaut vraiment pas la peine. Inutile de faire le détour. Passe ton chemin pour en laisser plus pour les autres. Conseil d’ami !

Regarde un peu comme ces photos prises autour de l’érablière de Stilesville sont effrayantes.

P1080408 P1080429 P1080434 P1080437 P1080449L’érablière de Moncton atteint des sommets : en plus de nous offrir une visite guidée gratuite, ils nous gavent aussi de sève, puis de sirop tiède, puis de tire, et c’est à ce moment qu’on est partis tellement ça devenait louche. Allez savoir ce qu’il aurait pu advenir.

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Captain Obvious : l’hiver, c’est trop bien, le temps des sucres, c’est ENCORE MIEUX. Plus Canadien, tu meurs.

Pour en profiter à fond en mars et avril :

  • Trois brunchs à pancakes à volonté (10-12 $) sont disponibles entre le 1266 et 1270 Gorge Road, Stilesville : dans la salle des fêtes de l’église le samedi matin ou à l’une des deux Pancake Houses de Trites Maple le long de la route ou au fond des bois (10 minutes à pied par le sentier juste à droite de l’église)
  • Tire d’érable pour 2 $ dans l’érablière au chalet avec les yeux ou chez Trites pour le même prix à volonté (on vous met au défi d’en manger plus de deux, cela dit)
  • Visite guidée gratuite de l’érablière municipale près du barrage de Turtle Creek après Riverview le week-end à 11 et 14 heures, environ une heure. Passionnant, mais allez-y le ventre vide, on dit ça on dit rien…

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Sortie : un match de roller-derby

Sortie : un match de roller-derby

Aller voir un match de hockey est un passage tellement incontournable quand on s’installe au Canada que le MAGMA organise des sorties auxquelles nous participons avec plaisir. Loin d’être fans de ce sport, nous apprécions la sortie conviviale et l’ambiance enflammée.

Si vous aimez aller regarder du sport et voulez découvrir autre chose, pourquoi ne pas assister à un match de roller derby ?

Ce sport a été popularisé grâce au film Bliss (Whip It!) de Drew Barrimore avec Ellen Page, jolie introduction au monde du roller derby quoiqu’un peu irréaliste. Tu peux aussi en apprendre plus sur les règles grâce à cette vidéo (en anglais) :

Grâce à une membre du CAFi et pilier de l’équipe des Mad Hitters de Moncton, nous avons pris la route du Colisée pour une heure de match mi-déconcertant mi-délirant.

Pourquoi déconcertant ? Imagine deux équipes de filles sur patins à roulettes avec des noms aussi poétiques que « Crimin Al » ou « Smasharella » en train de participer à un sport de combat qui consiste à mettre des coups d’épaule à l’équipe d’en face pour laisser passer sa propre « jammeuse », sprinteuse qui marque des points en faisant des tours de terrain, tout en empêchant l’équipe d’en face de faire de même. Ou vice-versa.

Pourquoi délirant ? Imagine deux équipes…

Bref, même si beaucoup de règles nous sont passées loin, loin au-dessus, nous avons apprécié l’excellente ambiance.

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Les Mad Hitters ont remporté la mise, conclusion parfaite à cette première rencontre avec l’univers du roller derby. Prochaine étape : s’essayer au patin à roulette et tenter de mieux comprendre les règles de ce sport ?

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Une semaine au Mexique

Une semaine au Mexique

Début février, Martine se sentait misérable. Elle qui aime voyager, elle se sentait à l’étroit à Moncton, malgré toutes les activités hivernales des plus agréables. Elle voulait aller voir AILLEURS. Elle comparait les prix des billets d’avion pour Montréal ou Québec, désireuse de partir à la (re) découverte de ces belles villes traversées voilà 15 ans. C’est alors que Martin est arrivé avec ses gros sabots.

« Mais pourquoi ne regardes-tu pas les vols pour les Caraïbes ? »

Cette phrase sonna le glas de ses escapades canadiennes, car les prix des billets pour le Sud étaient plus avantageux que pour le Québec. Oui, fidèle lecteur, tu as bien lu : en mars, il était moins cher de prendre l’avion pour le Mexique, la Jamaïque ou Cuba que pour Montréal.

Il n’en fallait pas plus : c’est ainsi que début mars, Martine est partie seule, sac au dos et fleur au fusil, à la découverte de la péninsule du Yucatan, selon l’itinéraire suivant :

  • Cancun
  • Valladolid/Chichen Itza/Coba
  • Tulum/Akumal
  • Cancun/Isla Mujeres

Elle a donc vu des plages…

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Des ruines maya…

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Des cénotes…

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Des ruines maya sur des plages…

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Des fresques…

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Des spécialités mexicaines…

P1080228P1080043P1070859P1070902Et plein de détails qui font le charme de l’Amérique centrale…

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Bref, le Yucatan, une excellente introduction pour qui n’est jamais allé en Méso-Amérique (comme Martine) et a envie d’un peu (beaucoup) de dépaysement au milieu de l’hiver. Cette région est très touristique et se déplacer est extrêmement simple.

Infos pratiques

Vol : Moncton-Cancun direct avec Air Transat, 450 dollars (environ 320 euros), 4 h 30 environ

Formalités : passeport valide pendant la durée du séjour, pas besoin de vaccins spécifiques

Hébergement :

Budget : environ 250 € sur place tout compris (vraiment !) pour les transports en cars locaux, l’hébergement, les repas, les visites, les nombreuses horchatas…

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Ode au café Manuka

Ode au café Manuka

Grâce à une amie, Martine a découvert à Moncton le café Manuka, tenu par une Belge et un Acadien, qui est désormais un haut lieu de ses après-midis papotage.

Le Manuka l’a d’abord séduite par son nom, celui d’un arbre néo-zélandais, au doux parfum de nostalgie pour elle qui y a passé un an pendant ses études.

Le Manuka, sur la rue Alma, juste à côté du centre culturel Aberdeen et à deux pas de la rue Mountain, se voit de loin grâce à sa façade jaune, qui se détache sur la neige et invite à découvrir l’intérieur. Le panneau à l’entrée, qui affiche souvent « fait maison », « fait avec amour » ou « frites belges » est la cerise sur le gâteau, impossible de résister : il FAUT entrer et goûter par soi-même.

café manuka moncton tartiflette canada nouveau brunswick new brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente brune cymico immigrer chat(c) Café Manuka

L’intérieur n’est pas très grand, une quinzaine de tables, mais la déco bois sombre/murs anis et violet est apaisante mais pas girly, la table dans le bow-window est bien chaleureuse quand on vient en groupe, et il y a même des jeux pour les petits. Avec l’hiver, la terrasse est évidemment inaccessible, mais on pressent de beaux moments ensoleillés sur la véranda vitrée plein sud une fois les températures remontées.

Ouvert en continu de 11 à 21 heures, le café sert des petits plats, des pâtisseries et des boissons breuvages, et se transforme en restaurant le soir venu [donc à partir de 17 h, n’oublions pas où nous sommes]. Sans oublier le brunch une fois par mois, végétarien à la demande [+1000 points gagnés auprès de Martine].

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Au menu du café : lait à l’érable ou à la lavande, chai latte, chocolat chaud à la belge et vrai café (denrée rare !). Les prix vont de 3,5 à 5,5 $.

Les pâtisseries sont à tomber ; la crème brûlée est un délice, la mousse de mascarpone aux myrtilles aussi. Compter environ 4-6$ la pâtisserie.

Au menu de midi, servi en continu la journée : soupe du jour, sandwichs gourmets, crêpes, croquettes ou frites belges. Martine a goûté les croquettes végétariennes, la soupe carotte-coco et la crêpe à l’emmenthal (une tranche de goût dans ce monde de cheddar). Les frites et la mayo maison sont délicieuses quoiqu’un peu chères (8 $). Le tout donne envie de voir ce que les vrais plats donnent à l’heure du souper ou du brunch, et on nous souffle qu’il y aurait parfois de la tartiflette au menu…

Globalement, l’établissement est évidemment plus cher qu’un Tim Hortons ou un Starbucks où l’on trouve aussi des pâtisseries, mais cette simple comparaison est une aberration tant ces lieux sont éloignés dans leurs objectifs et leur qualité : ici, les produits sont locaux et frais, la carte réduite pour privilégier le goût et les plats modifiés régulièrement pour toujours plus de surprises.

Seul point noir : il n’y a pas de parking. En été, on peut utiliser les places payantes à côté, mais en hiver, celles-ci sont recouvertes par les bancs de neige, ce qui complique un peu l’accès. Essayer de gruger les places du centre Aberdeen peut marcher le week-end, mais la semaine, bon courage !

Bref, à 10 minutes à pied de la rue Main, un havre de paix et de saveurs pour qui a envie de manger à l’européenne ou de savourer une pause sucrée dans un cadre reposant.

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Manuka

184 rue Alma, Moncton

info@manukaresto.com

https://www.facebook.com/restomanuka

Des avis (élogieux !) sur Trip Advisor ici.

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Les meilleures vidéos du Nouveau-Brunswick sous la neige

Les meilleures vidéos du Nouveau-Brunswick sous la neige

Soyons modestes, en commençant par la nôtre, filmée le 15 février vers 11 heures du matin…

Une balade dans les rues du centre-ville de Moncton après le blizzard du 15 février, on vous laisse apprécier la quantité de neige sur les trottoirs :

Voici le Stormaggedon à Dieppe, plus de deux mètres dans notre commune même (accumulé par le vent) :

La SNCF devrait regarder cette vidéo et en prendre de la graine.

Pas de passage ? Pas de problème quand on est SnowCat !

http://youtu.be/S_6RqIdZFrA

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