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Les premiers pas

Les premiers pas

« À partir de cette minute, vous êtes désormais résidents permanents du Canada, et ce à vie. Bienvenue et bonne chance. »

C’est en ces mots que l’agent des douanes nous remit nos confirmations de résidence permanente signées, gages de notre installation outre-Atlantique [enfin maintenant, outre-Atlantique, c’est vous !].

Après deux ans de démarches, un mois de préparatifs, une dernière semaine exécrable, quatre heures de sommeil, huit heures d’avion plus longues que jamais et une heure de formalités, la nouvelle sonnait comme une victoire, un beau moment mémorable et déterminant.

Le départ ne s’est pas fait dans l’euphorie comme je l’avais imaginé : stressés, épuisés, nerveux, nous sommes arrivés à l’aéroport même pas excités, plus dans le pâté que dans les nuages.

aéroport départ lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chatTous droits réservés belle-maman qui a eu la gentillesse de nous venir nous chercher à 4 h 30 !

La dépose du chat dans les bagages spéciaux est un crève-coeur, le vol sur Air Transat est long à en pleurer, l’arrivée fatiguée et tendue. Nous passons un premier contrôle de douane, récupérons le fauve terrifié au fond de sa cage, attendons les bagages et passons un deuxième contrôle dans le bureau « Contrôle supplémentaire » (celui dont on se demande toujours à quoi il peut bien servir) avant de pouvoir enfin mettre le pied en vainqueurs du marathon administratif résidents permanents sur le sol canadien.

Nous avions acheté notre voiture en ligne et le concessionnaire a eu la gentillesse de venir nous chercher. Une fois la vente finalisée, nous prenons la route jusqu’à Rivière-du-Loup, à quelque quatre heures de là, où nous nous écroulerons de fatigue à 19 h 30 pour émerger à 6 h le lendemain. J’ajoute d’ailleurs que l’Auberge St-Alexandre était très confortable et la patronne très serviable ! Quand on est fatigués, on n’est pas très difficiles, certes, mais je la conseille quand même.

Après onze heures de sommeil, le moral et l’enthousiasme sont remontés en flèche et c’est tout guillerets que nous découvrons les valons du nord du Nouveau-Brunswick, ses paysages automnaux et ses bourgs aux noms pittoresques.

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*Flash info touristique : le village de Gagetown fait une halte charmante entre Fredericton et Moncton, et son restaurant, le Creekview, propose une cuisine simple mais aussi roborative que bon marché*

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À Moncton, après cinq nouvelles heures de route, nous posons nos valises chez Tim et Jaime McKee dans un petit logement en AirBnb sur les rives de la rivière Chocolat. L’appartement est livré avec le kit « Amérique du Nord » : escalier en bois, érables, écureuils, trampoline et même un drapeau canadien ! Il n’en faut pas plus pour nous ravir… Regardez comme on a l’air contents :

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Cherchez le chat… _1050732

Maintenant que nous sommes installés, c’est l’heure de lancer un nouveau marathon des formalités. On revient vous en dire plus dès qu’on a rattrapé pour de bon nos 500 heures de sommeil en retard !

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Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

La saga de la voiture : vous l’avez peut-être vécue en direct, la voici résumée pour le plaisir de revivre ces moments palpitants.

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Pour commencer, dis-toi que tu as besoin de ta voiture jusqu’aux tout dernier moment, et ce même si tu t’en sers en réalité une fois par mois. Non, il te faut absolument TON carrosse à TOI jusqu’au dernier moment.

Sachant cela, mets ton annonce en ligne le plus tard possible, à environ un mois et demi du jour J, en précisant que la voiture sera à venir chercher entre 14 h 30 et 16 h 45 la veille de ton départ, pour rebuter à peu près tous les acheteurs intéressés et ne pas avoir à gérer trop de demandes. Faudrait pas s’embêter, quand même.

Rédige avec application une annonce digne des plus grands professionnels de l’auto, en précisant bien que la voiture a quatre roues, un pare-brise et des ceintures de sécurité. N’inclue surtout pas la puissance du moteur, l’éventuelle climatisation ni les réparations à prévoir.

Contente-toi d’une ou deux annonces en ligne.

Oublie d’aller passer le contrôle technique en vue de la vente.

N’oublie pas d’indiquer un prix beaucoup plus élevé que l’argus, histoire d’avoir une marge de négociation confortable.

Si par hasard des acheteurs sont intéressés, sois le plus franc possible au téléphone, en indiquant tous les défauts possibles pour avoir la conscience tranquille : entre être réglo et être commercial, tu as choisi.

Panique à J-3 semaines parce que personne n’est venu essayer ta voiture.

Lance une grande campagne facebook et harcèle ton réseau.

Quand enfin on te contacte, négocie de mauvais gré au-dessous de l’argus car les acheteurs ne se bousculent pas au portillon (voir les points ci-dessus) et accepte un prix très limite pour ton budget (n’oublions que tu as quelques frais en cours).

Accepte de renégocier encore davantage le prix parce que ton seul acheteur potentiel [con et pénible, on a les acheteurs qu’on mérite] le propose et que tu n’as pas le choix.

Le jour où ton acheteur vient muni de son chèque de banque, embrouillez-vous pour une broutille. Retrouve-toi sur le parking avec ta voiture qui chatoie, la poussière qui tournoie et l’acheteur qui s’en va… les mains vides.

Désespère.

Relance ta campagne Facebook à J-15 et prévois enfin un plan B (coucou belle-maman !) au cas où, par le plus grand des hasards, ta voiture n’était pas vendue le jour J.

Fais des estimations en ligne pour te rendre compte que oui, les garages reprennent vite et oui, leur prix est ridicule.

Relance une dernière fois tous les copains et acheteurs intéressés, qui t’ont blacklistée tellement ils n’en peuvent plus de ta voiture.

Respire un bon coup quand ta belle-famille te dit qu’elle pourra s’en occuper (que son nom soit gravé dans de la raclette et portée au plus haut des grills, mille mercis à elle pour nous avoir ôté l’horrible spectre de la date butoir qui nous aurait conduit à céder ta voiture pour 25 € au garage le plus proche).

Reçois trois appels de personnes intéressées qui veulent venir essayer ta voiture la semaine avant ton départ.

Essuie deux annulations de dernière minute parce que ta voiture n’a pas la clim.

Fais passer une visite concluante à J-9 mais dont l’offre est bien trop basse. Hésite à accepter uniquement pour avoir la paix et retrouver un sommeil tranquille.

Reçois un contact d’un copain de copain et programme une visite à J-7.

Contre toute attente, conclue une vente à un prix raisonnable et de façon nette et précise le jour même.

Reçois le virement de ton acheteur à J-4, remets-lui les clés à J-2, pousse un soupir de soulagement et refuse d’entendre les mots « vente » et « voiture » dans la même phrase pendant les dix prochaines années.

Et si avec tous ces conseils, tu arrives à vendre ta voiture rapidement et sans embûches… Tu n’y mets vraiment pas du tien !

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Le vertige

Le vertige

Avant chaque grand saut, un moment de vertige.

La sensation de toucher au vide. Avec un sacré vent dans le dos, une tempête qui hurle, du changement à rendre sourd.

Les orteils se crispent, les pieds s’emmêlent, les sens sont désorientés. Tout en nous résiste. Le vertige de l’inconnu gronde sous nos pieds. On ferme les yeux, les larmes montent et le cœur s’emballe. L’hésitation frappe en pleine face, à coups répétés, toujours plus douloureux, donne envie de regarder vers un arrière réconfortant.

Le doute insidieux s’emmêle dans les cheveux, glace la nuque en soufflant à l’oreille des discours paralysants. Pourquoi partir sans savoir ce qui nous attend ? Pourquoi gâcher ce qu’on avait ?

Le spectre de l’échec flotte devant nos yeux, arrête notre élan par des mots doux d’un immobilisme réconfortant. Pourquoi partir, quand ne rien changer serait si doux ? Pourquoi sortir de notre zone de confort ?

La culpabilité rampante prend par surprise, manque de faire trébucher et donne envie de reculer. Pourquoi partir en laissant nos proches derrière nous ? Pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Ensemble, ils empêtrent, entravent, arrêtent. La dynamique du saut ne tient qu’à un fil, si faible, si facile à trancher net d’un coup de panique bien placé. Il suffirait d’un mot pour effilocher le fil de la volonté, si mince face à l’énormité du gouffre qui nous attend.

Puis on lève les yeux pour regarder devant soi. Loin, si loin, bien plus loin que le bout de notre nez, la vie appelle.

Quitte à s’envoler, autant le faire de son plein gré. Nous préférons sauter que de nous laisser emporter.

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Camping en milieu urbain

Camping en milieu urbain

Maintenant que le conteneur est parti, on se retrouve dans un dénuement digne des moines zen que nous ne sommes pas.

Notre kit de survie se résume [à peu près] à une valise soute et une valise cabine chacun, avec :

  • Nos papiers d’identité, d’état-civil, notre précccieuse (la confirmation de résidence permanente)
  • Quelques obscurs formulaires pour le passage à la douane (afin d’éviter la case « Nous afons les moyens de fous faire parler ! ») : le B4 et B4a, qui recensent les possessions qui entrent sur le territoire avec nous et celles qui nous suivront par conteneur -> toi qui me lis dans une optique d’immigration, ce sont les seules choses à prendre impérativement pour devenir résidents permanents. Le reste est accessoire.
  • De la paperasse qui pourrait s’avérer utile pour les prochaines semaines, notamment en ce qui concerne la cessation d’activité de Martine, l’URSSAF n’étant pas connu pour comprendre les choses du premier coup…
  • Une semaine de vêtements chauds : deux pulls, deux pantalons, deux t-shirts à manches longues, deux paires de chaussures, deux bonnets. Et l’anorak de ski de Martine, parce que qui sait ce qu’on trouvera une fois sur place ? Adieu tongs, t-shirts, jupes… On n’avait pas besoin de vous en France de toute façon.
  • Nos appareils électroniques canado-compatibles et leurs chargeurs : ordinateur portable, appareil photo, liseuse, téléphone
  • Un adaptateur ! Hyper important.
  • Et quelques babioles sentimentales : la tasse préférée de Martine, le plaid du chat pour qu’elle ne se sente pas trop perturbée à l’arrivée *toux bruyante*

Sans oublier notre télévision, laXBox, le pc de combat gamer de Martin, deux matelas gonflables, des assiettes en carton et la machine à croques jusqu’au bout, qui finiront tous vendus ou donnés…

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On s’amuse à camper dans ce grand appartement vide qui résonne, tandis que le petit félin a eu son quota d’émotions pour la journée : entre le bruit et l’odeur des déménageurs, le confinement dans la salle de bain pendant les manœuvres et le choc de voir son habitat presque vide à la sortie, le pauvre chat a eu sa dose ! On n’ose pas imaginer après l’avion…

Jusqu’à présent, WMS Moving semble assurer : à part un petit souci de demande de stationnement à la mairie qui ne s’est pas avéré bloquant, je n’ai rien à redire au niveau du départ. Le responsable logistique répond prestement à toutes mes questions, même les plus délicates (une p’tite rallonge de délai de paiement pour cause de plusieurs gros virements cette semaine), le responsable commercial était présent ce matin, les employés semblent avoir bien géré l’emballage de nos effets personnels. Je ferai un compte-rendu plus circonstancié une fois que tout sera arrivé.

Et en passant : si les meubles sont partis, ça veut dire que les prochains sur la liste… c’est nous ?!

 

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Tu sais que tu vas émigrer quand…

Tu sais que tu vas émigrer quand…

Tu sais que tu vas bientôt émigrer (J-10 !) quand…

  • tu as un radar intégré qui réagit à toute occurrence du mot « Canada » à 200 mètres à la ronde (même si c’est dans « Canada Dry »)
  • tu sais ce qu’est une attestation de changement de résidence, où l’obtenir et à qui l’envoyer
  • la denrée dominante dans ton frigo est le fromage sous vide
  • tu te prépares à cuisiner ces prochains jours avec une seule poêle et une seule casserole
  • tu sais déjà combien pèsent tes valises
  • tu places subrepticement « tuque » et « char » dans tes conversations
  • tu sais combien valent tes fringues et tes meubles en termes d’assurance
  • ta grand-mère sait ce qu’est Skype
  • tu retiens de placer « Canada », « déménagement » et « quand on sera là-bas… » dans chaque phrase de peur de saturer tes proches
  • tu fourgues des croquettes tranquillisantes à ton chat en lui disant « ça va bien se passer, le gros navion il sera pas si terrible que ça… »
  • ton chat a emménagé dans ta valise, qui fait une panière honnête
  • tu sais qu’on peut acheter une voiture sans l’avoir vue
  • tu sais qu’on peut contracter une assurance auto sans avoir vu son assureur non plus
  • tes amis prévoient une sortie, et tu réponds « j’peux pas, je serai dans l’aviioooooooon samedi prochain » 🙂

valises déménager nouveau-brunswick canada candidats des provinces résidence permanenteNon en fait c’est plutôt 80 et 230 kilos, respectivement.

 

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Pas de regrets : ce qu’on fera avant de partir

Pas de regrets : ce qu’on fera avant de partir

Une échéance est souvent l’occasion de remarquer toutes ces choses auxquelles on n’a pas prêté attention pendant qu’on en avait le plein usage, quand on n’avait pas encore remisé nos yeux émerveillés au placard pour retomber dans une léthargie apathique.

Martine se souvient de son émotion au moment de quitter le club plus ou moins fermé des possesseurs de carte 12-25 et de sa frénésie de voyage deux mois avant l’expiration de son précieux sésame, alors même qu’elle aurait pu profiter des dix années précédentes pour voyager en France pour pas cher. Toutes proportions gardées, l’histoire se répète.

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On n’ouvre jamais autant les yeux sur ses privilèges et son environnement qu’au moment de les quitter. À différents niveaux et en bien ou en mal d’ailleurs (« Sarko revient mais moi JE ME CAAAASSE !!!! »). À un niveau personnel, c’est l’heure de quelques constations et modestes bilans.

On peut ainsi se retrouver à s’agiter avec la frénésie d’un poulet décapité pour faire toutes les choses qui nous tiennent très à cœur :

  • C’est ainsi qu’on se retrouve à refaire notre salle de bain de fond en comble un mois avant de partir (avec pour excuse le confort des futurs locataires)
  • À arpenter le pavé pour enfin aller goûter les délicieux falafels dont on nous parle depuis un an
  • À aller enfin un week-end sur la route des fromages de Savoie, qu’on planifiait mollement depuis cinq ans
  • À débloquer deux heures pour aller dans le premier bar à chats de Lyon. Car en termes de priorité avant de partir, je ne vois rien de plus impératif que d’aller dans un bar à chats ! Un BAR À CHATS quoi !

Il reste certaines incertitudes dont les variables sont le temps, le courage et l’énergie :

  • faire imprimer les albums photo de ces deux dernières années ?
  • changer moi-même la moquette tapissée de vomi félin un peu sale ?
  • aller faire un petit massage pour évacuer la tension ?
  • coudre les bouillottes sèches que j’ai en projet depuis cet été ?

Et on fait le deuil de ce qu’on ne fera pas, mais alors vraiment pas :

  • je n’irai jamais dormir à la belle étoile dans le jardin privatif de la copropriété, juste pour délirer, car l’été s’est presque fini avant d’avoir commencé
  • on n’ira jamais au fabuleux restaurant franco-japonais qui ne prend les réservations que plusieurs mois à l’avance
  • je n’irai pas me faire un petit week-end à Turin avant bien longtemps, pas plus que nous ne gravirons la Tournette en famille comme je l’avais prévu cet été.

Pour autant, les regrets n’ont pas de place ici : pour quoi faire ? Si nous n’avons pas pris le temps de réaliser ce que nous souhaitions, peut-être était-ce parce que cela ne nous tenait pas tant à cœur que ça. Lyon était une formidable ville d’adoption pendant près de douze ans. Maintenant, place à la nouvelle liste de choses à faire au Nouveau-Brunswick !

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La chance !

La chance !

Après avoir passé en revue les différentes questions à ne pas poser trop souvent aux futurs immigrants, j’en remets une petite couche avec LA phrase qui est sur toutes les lèvres sitôt le mot « Canada » prononcé.

« OH LA CHANCE ! »

Généralement prononcée par un réflexe pavlovien à tout événement heureux sortant de l’ordinaire, cette expression mérite qu’on s’y arrête.

Parce que quand on me dit « vous avez de la chance de partir », j’entends, selon mon humeur « ils n’y sont pour rien », « il n’y en a que pour les mêmes » ou encore « ils ont dû planter des poupées vaudou aux arbustes de leur jardin d’immeuble et sacrifier des bébés chats pour en arriver là ».

Aucun bébé chat n’a été sacrifié à l’autel du dieu Canada, pas plus que nous n’avons fait usage de trèfles à quatre feuilles, de fers à cheval ou de pattes de lapin.

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Notre processus d’immigration ne doit rien non plus au hasard.

Si vraiment, vous êtes bornés et tenez à impliquer la chance, je peux remonter au mois de février 2013, quand alors que nous venions à peine de décider d’immigrer : c’est peut-être la chance qui nous mis le nez sur un encart dans le 20 minutes faisant la promotion d’une réunion d’information sur le Nouveau-Brunswick. Réunion qui scella notre destin, comme chacun le sait.

On peut considérer qu’il s’agit de la chance d’être tombé au bon moment sur le bon 20 minutes.

On pourrait remonter encore plus loin et dire que la chance, c’est d’avoir fait des études qui nous ont mené à un métier qui aujourd’hui nous permet de partir, autant du point de vue de la formation que des finances.

Que la chance, c’est d’avoir eu une famille qui nous a payé ces études. Et donc, d’être nés dans la bonne famille. S’il doit VRAIMENT y avoir un critère de chance dans notre immigration, c’est à ce niveau qu’il se situe.

Et c’est tout.

Car sinon, rien, absolument rien n’a été laissé à la chance, ni au hasard, pas même au destin : nous ne sommes pas mutés, nous n’avons pas gagné de Green Card à la loterie, pas plus que nous n’avons remporté de « meilleur job du monde » version canadienne. Rien ne nous est tombé tout cru dans le bec [et c’est du reste bien malheureux, si vous voulez notre avis]

Notre chance, c’est d’être curieux, audacieux et têtus comme des mules acharnés, d’avoir eu l’envie de concrétiser nos projets, la patience d’attendre que nos efforts paient, la force d’atteindre nos objectifs.

Ce n’est pas grâce à la chance que nous avons participé à des réunions d’information, contacté des agents d’immigration, envoyé des courriers à tour de bras, fait deux semaines de repérages in situ, rencontré des associations d’aide à l’installation, participé à des forums pour ne pas nous planter, fait pipi dans un gobelet, rempli des formulaires, recontacté les agents d’immigration, repris notre téléphone, re-rempli et re-renvoyé des formulaires…

Ce n’est pas non plus la chance qui est intervenue à notre place quand nous avons démarché des déménageurs, repris notre téléphone ou notre plume pour résilier tous nos contrats, mis en ligne plus de petites annonces que nécessaire, cherché un logement, cherché des informations, cherché une voiture, été voir des administrations en personne et même créé une lettre d’informations pour vous narrer nos aventures !

Bref, nous l’avons VOULU, ce déménagement, et si vous voyez encore de la chance là-dedans, ce n’est pas mon cas !
[mais si Dame Chance voulait bien nous faire gagner au loto un de ces jours, on serait contents aussi, hein !] [Et alors l’expression conspuée serait tout à fait appropriée, on serait tous gagnants]

canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneEn vrai, même si Martine râle, on vous aime bien ! Restez avec nous encore un peu !

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OUH PINAISE J-30

OUH PINAISE J-30

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Service après-vente bonjour

Service après-vente bonjour

« Allô bonjour, ce serait pour votre perceuse… »

« Bonjour, intéressé par votre canapé et votre plancha. Rappelez-moi, cdt ».

« HIIIIII tu vends ta sorbetière ! Je la VEUX ! »

« Ding dong, bonjour, nous sommes vos voisins du 3e, nous sommes intéressés par votre machine à glaçons et votre grille-pain. »

« Tu me mets de côté ton épilateur et ta machine à coudre, steup ? »

« On peut passer voir votre frigo  ? »

« Tu n’oublies pas le numéro de suivi pour ton mixeur, hein ? »

« Bonjour, votre perceuse a été vendue ? »

« Tes mangas, ils parlent de quoi ? »

« Vos roller st tjs dispo? Sa pourré mintéresser. Raplez-moi au 06 XX INCULTE » [haha toi tu rêves !]

« Hmmm je prendrais bien tes chaussures de ski… »

« On n’a pas de voiture, tu voudrais bien nous déposer ton micro-ondes ? »

« Bonjour, au sujet de votre perceuse… » [rappel à moi-même : supprimer les annonces une fois l’objet vendu]

« Alors, pas trop stressés ? »

A vendre nouveau brunswick petites annonces moncton s'installer au Canada initiative stratégique résidence permanente

 

En ce moment, le quotidien de Martine ressemble à un centre d’appel doublé d’un service après-vente auquel on aurait greffé une centrale d’achats.

La nuit, je rêve de secrétaires qui prendraient les appels à ma place et se coltineraient les relous acheteurs du Bon Coin, qui comptent décidément parmi les choses les moins fiables de notre société, aux côtés des prévisions météo et des paris hippiques. Je remercie d’ailleurs doublement nos amis, car non contents de contribuer à relancer notre économie (personnelle), ils m’évitent également bien du temps perdu et des maux de tête.

La mort dans l’âme, nous avons décidé de confier notre appareil à raclette et notre machine à croques contre bon soin (et finances) à des utilisateurs qui sauront leur faire honneur. Tout comme nos brosses à dents électriques, nos rollers, mon imprimante et tellement d’autres appareils électroménager et objets aussi incongrus qu’hétéroclites qui ne nous serviront plus une fois de l’autre côté de l’océan.

Et en attendant, notre fidèle Citroën C3 cherche encore son nouveau propriétaire…

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Cinq questions à poser à un futur immigrant… ou pas.

Cinq questions à poser à un futur immigrant… ou pas.

Voici les cinq questions à poser à un futur immigrant… Une fois. Mais pas plus.

Pourquoi ? Parce que tout le monde les pose. Tout le temps. À chaque fois qu’on se voit. Dans tous les contextes. Et même que c’est exactement pour ça que j’avais mis en ligne ce blog, pour ne pas me métamorphoser en perroquet savant.

Loin de moi l’idée de paraître mesquine : je suis touchée de l’intérêt pour nos démarches et j’adore tellement qu’on prenne des nouvelles de notre processus d’immigration que j’ai l’impression d’être une licorne sur un arc-en-ciel quand ça arrive. Et même que c’est la deuxième raison qui m’a poussée à mettre en ligne ce blog, pour pouvoir déblatérer m’exprimer de tout mon soûl sans contraintes ni limites, comme vous l’aurez constaté.

Mais là, j’en appelle à votre pitié : cessons le massacre ! On en est à un point où on redoute l’arrivée du sujet du Canada dans la conversation.

Head in Hands

Vous avez trouvé un appart ?

Absolument, d’ailleurs cela fait six mois qu’on loue un appart dans le vide de l’autre côté de l’Atlantique, sans l’avoir visité, parce que la prévoyance, c’est tout à fait nous.

Nous préférons passer quelques jours dans un hôtel ou une location temporaire à notre arrivée, et visiter les appartements nous-mêmes pour nous rendre compte du quartier, des distances, des petits détails pénibles comme les moisissures et l’isolation.

Vous avez trouvé un emploi ?

1/ Cette question me porte à penser que tu ne sais toujours pas ce que je fais dans la vie 2/Trouver un emploi est déjà de la tarte quand on est sur la place, alors je te laisse imaginer à distance.

La plupart des offres d’emploi sont souterraines et n’atteignent pas les sites de petites annonces. Les Canadiens semblent privilégier le réseau et les contacts personnels, chose difficile à mettre en œuvre à distance. Martin cherchera un emploi une fois sur place. Martine fera bouillir la marmite en conservant son activité libérale – mais en étant immatriculée au Canada, évidemment.

Vous avez déjà commencé les démarches ?

Non, on s’est dit qu’on était jeunes et funs et que les démarches c’est pour les faibles, je vais montrer mes seins au douanier en descendant de l’avion, c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour obtenir un permis de séjour.

Nous avons entamé les démarches voilà deux ans, en demandant un PVT en novembre 2012, à l’occasion de quoi nous nous sommes ramassés comme des grosses crêpes. Loin de rester sur cet échec, nous avons appris l’existence pris connaissance du Nouveau-Brunswick en février 2013 et entamé les démarches officielles en avril 2013. Actuellement, nous sommes sur le point de faire valider notre résidence permanente, la Green Card canadienne. Il ne nous reste qu’un formulaire à faire tamponner : nous pouvons dire que nous sommes à la fin des démarches.

Vous allez rester combien de temps ?

 Il faudrait déjà qu’on parte avant de pouvoir rester.

Vu le temps qu’ont pris les démarches, rester deux ou trois ans semble un minimum. Faute de posséder les pouvoirs extralucides d’une Mme Soleil, nous ne savons vraiment pas du tout combien de temps durera notre aventure canadienne : deux ans, dix ou une vie ?

Alors, pas trop stressés ?

La prochaine fois qu’on me pose cette question, je me change en dragon et je mets le feu à la ville. Voilà.

Non, ça roule. Et vous ?

Et la question complémentaire : On peut venir passer nos vacances chez vous ? Vous envoyer notre fils de 11 ans pour séjour linguistique ? Vous nous conseillez quoi comme visites ?

On se disait justement qu’on allait se reconvertir en agence de voyage et acheter un minibus. Quant à ton fils, tant qu’il n’a pas le permis, je ne peux rien pour lui !

Avec grand plaisir (je suis d’ailleurs la première à harceler nos amis qui s’expatrient… mea culpa), mais déménager est un processus prenant. En ce moment, toute notre attention est focalisée sur la préparation de notre départ ; une fois de l’autre côté de l’Atlantique, toute notre attention sera focalisée sur notre arrivée. Nous vous accueillerons tous avec joie une fois que nous serons installés pour de bon… en 2015 !

Si tu veux nous faire plaisir la prochaine fois qu’on parle immigration, demande-nous si on compte se mettre au hockey, quelle est la situation de la filière fromagère franco-canadienne et simplement, si tout se passe bien avec notre déménagement. Et ne t’acharne pas si tu vois qu’on devient gris et qu’on commence à donner des signes ostentatoires de changement de sujet (« Fait beau, hein ? ») : viens plutôt relire ce blog !

canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants brune(Ou tout l’article, d’ailleurs 🙂 (Source : Lyon CityCrunch)

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