Vers la résidence permanente et au-delà : le permis de travail fermé

Vers la résidence permanente et au-delà : le permis de travail fermé

Après une petite pause bien méritée pour cause de fête nationale, inaugurons aujourd’hui une petite série sur ce qui nous attend une fois que notre dossier provincialo-fédéral sera passé à la moulinette.

On l’avait mentionné ici, si notre dossier provincial est reçu, nous pourrons en théorie prétendre à ce qu’on appelle un permis de travail fermé.

Kézaco ? Un permis de travail qu’on n’ouvre pas ? Un permis de travail introverti ?

Officiellement, on l’appelle plutôt « résidence temporaire ». C’est en fait un permis de travail à la fois limité :

  • dans le temps car il est à durée déterminée
  • et dans l’emploi car il ne donne accès qu’à un poste précis

Le point bonus, c’est que puisque nous sommes mariés, le permis de travail fermé de l’un donne automatiquement droit à un permis de travail ouvert (sans restriction aucune) à l’autre. Plutôt cool, non ? Et si certains d’entre vous sont en union de fait, ça marche aussi ! Doublement cool, non ?

Canada Nouveau-Brunswick résident temporaire fermé immigration

Source

Il m’a été assez difficile de trouver des informations concrètes sur ce permis, donc je vais faire de mon mieux. La marche à suivre se trouve dans sa version officielle ici. Ou dans une version officieuse . En résumé, il faut :

  • présenter une lettre d’offre d’emploi : un document qui atteste qu’une entreprise vous veut, vous et personne d’autre, et vous garde un petit poste bien au chaud dans ses locaux
  • un avis relatif au marché du travail (AMT), document qui prouve que l’entreprise en question a remué ciel et terre pour pourvoir le poste à un Canadien. Et a lamentablement échoué, d’où le fait qu’elle vous embauche vous, étranger qualifié. Ce document n’est pas forcément obligatoire et si j’en crois cette page, une fois notre dossier provincial accepté, nous en serons exemptés.
  • présenter une demande de permis de travail temporaire et sa flopée de formulaires (on est parés, on a quelques photocopies d’avance)
  • et régler les frais de dossier. Bref, la routine.

Lors de la réunion d’informations fatidique qui a scellé notre projet d’immigration en février, l’ambassade du Canada avait insisté sur le fait qu’une fois le versant provincial passé, il suffisait de déposer un dossier et en trois semaines, pouf, un permis de travail temporaire. Forcément, c’est alléchant, hein ?

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est un peu plus compliqué que ça. Il semblerait que les employeurs rechignent à accorder les précieux sésames (la lettre d’emploi et l’AMT) qui nous permettraient de nous installer au plus vite outre-Atlantique.

Pourquoi ? Tout simplement parce que :

  • les employeurs n’ont pas de garantie sur notre date d’arrivée, qui peut être aussi imminente que lointaine tant les délais administratifs sont impénétrables ; et
  • cela leur demande un peu de boulot, notamment s’ils doivent demander un AMT, procédure fastidieuse qui est (heureusement) de leur ressort, pas du nôtre.

En ce qui nous concerne, nous misons sur les contacts de Martine pour un emploi dans le domaine de la traduction, puisqu’une entreprise s’était montrée plutôt très intéressée par son profil. Si cet employeur potentiel a la patience d’attendre et consent aux formalités d’usage, nous déposerons une demande de résidence temporaire. S’il s’est lassé ou ne souhaite pas s’enquiquiner avec la paperasse (et on le comprend, même si ça ne fait pas nos affaires), nous ferons comme tout le monde : nous prendrons notre mal en patience. Pas le choix, de toute façon, ma bonne dame.

Et puis, nous qui voulions être au Canada dès le printemps 2013 grâce à un PVT, on n’est plus à trois mois près (ou six ou douze), non ?

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire