Vers la résidence permanente et au-delà (épisode III) : la citoyenneté canadienne

Vers la résidence permanente et au-delà (épisode III) : la citoyenneté canadienne

Sujet propice à une grande confusion chez nos proches, la question de la nationalité canadienne : une fois la procédure terminée, allons-nous obtenir la nationalité canadienne ?

Je vous répondrais bien que si vous aviez lu attentivement tous les articles du blog, vous sauriez que non, nos démarches d’immigration ne nous mènent pas à la nationalité canadienne. Suivez, bon sang, on en avait déjà parlé .

Une petite piqûre de rappel s’impose. Notre procédure d’immigration vise à obtenir la résidence permanente : un permis de travail et de résidence à durée illimitée. La Green Card canadienne, si vous préférez. Sauf qu’ici, c’est la carte de résident permanent. Un peu moins percutant, comme nom. Le service marketing du ministère de l’immigration aurait pu trouver mieux, on est d’accord.

Lorsqu’on est résident permanent, on a des interdictions et des droits. J’imagine qu’on a aussi des devoirs, mais ce n’est pas notre propos aujourd’hui.

L’interdiction de :

  • voter
  • posséder un passeport canadien
  • et d’occuper certains emplois top secret

Et le droit de :

  • bénéficier de l’ensemble des droits des citoyens canadiens et de l’assurance maladie
  • de vivre, travailler et étudier partout au Canada
  • d’être protégés par les lois canadiennes
  • et de demander la citoyenneté canadienne. On y arrive.

Important : pour conserver la résidence permanente, il faut passer l’équivalent de deux ans sur le territoire canadien au cours des cinq premières années de résidence permanente. Sinon, hop, dans un avion et retour à la maison.

Si ici, les immigrés demandent la nationalité française, là-bas, on demande la citoyenneté canadienne. C’est pareil, mais un peu de précision terminologique n’a jamais fait de mal à personne.

La citoyenneté canadienne, à l’instar des antibiotiques, n’est pas automatique et s’acquiert sur demande. Pour pouvoir déposer une demande de citoyenneté, il faut avoir passé très exactement 1095 jours (soit très exactement trois ans) sur le territoire.

Les candidats à la citoyenneté devront alors passer l’examen de citoyenneté en répondant à des questions aussi variées et rigolotes que « Quelle est la signification du coquelicot du jour du Souvenir ? », « Qui était sir Louis-Hippolyte La Fontaine ? » ou encore « Comment les députés sont-ils choisis ? »* Je suis navrée, si vous n’arrivez pas à répondre à ces questions, c’est mal barré pour vous. Ou pour nous, en l’état actuel des choses.

Si on réussit l’examen, on obtient alors la citoyenneté, accordée lors d’une cérémonie de citoyenneté. En tant que Français, nous avons le choix : renoncer à la nationalité française ou cumuler nationalité française et citoyenneté canadienne en devenant Franco-Canadien.

Quant à savoir s’il est intéressant de posséder la citoyenneté canadienne, c’est un choix excessivement personnel. Les immigrés qui envisagent de rentrer au bout de quelques années ne trouveront sûrement pas d’intérêt à cette démarche. Ceux qui comptent s’installer dans ce pays à long terme opteront sûrement pour la citoyenneté canadienne. Quant à nous, nous y réfléchirons une fois écoulée la durée légale minimale nécessaire pour l’obtenir.

* Réponses :

  • Honorer les sacrifices des Canadiens qui ont participé ou sont morts à la guerre, d’hier à aujourd’hui.
  • Le premier ministre de la province est du Canada-Uni de 1842 à 1843 et de 1848 à 1851, ce qui en fait le premier chef de gouvernement démocratiquement désigné à travers l’ensemble du monde colonial, tout empire confondu.
  • Ils sont élus par les citoyens de leur circonscription.

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

 

 

 

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