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Étiquette : voyager au canada

À bord de l’Océan (Montréal-Halifax)

À bord de l’Océan (Montréal-Halifax)

Seriez-vous prêt à parcourir 1000 km à 80 km/h ?

De retour de Québec, Martine s’est montrée joueuse et a voulu essayer quelque chose de différent : le train reliant Montréal à Halifax, appelé l’Océan, qui fait le trajet entre Québec et Moncton en la bagatelle de quatorze heures. Une paille pour qui a déjà pris le Riviera Express qui relie Nice à Moscou en 47 heures, non ?

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Match aller : sens Québec > Moncton, 14 heures

Ou plutôt devrais-je dire, « bataille aller ». Car prendre ce train en classe économie peut être comme aller à la guerre : tes chances de survie augmentent proportionnellement à ton degré de préparation.

On ne s’improvise donc pas voyageur, et on prend : pique-nique pratique et réconfortant, oreiller, couverture ou paréo, vêtements confortables, lecteur MP3 bien rempli. Par la grâce du pays des Bisounours, chaque siège est équipé d’une prise électrique : tu peux donc prendre des DVD et/ou du travail sans redouter l’autonomie de ton ordinateur. Et si tu es proche de la voiture restaurant, tu auras même le wifi sans bouger de ton siège !

Comme dans un avion, les bagages sont pesés, enregistrés s’ils pèsent plus de 12 kilos, voire soumis à une majoration si tu dépasses la limite autorisée.

Ça, c’est pour ce que tu peux maîtriser.

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Ce que tu ne peux pas gérer, en revanche, ce sont tes compagnons de voyage et la place disponible dans le train.

Si tu montes à Québec, ta seule chance est de voyager accompagné, auquel cas les hôtesses se plieront en quatre pour vous garder tous deux côte à côte, et vous pourrez dormir l’un sur l’autre comme des bienheureux. Les personnes seules sont considérées comme des bouche-trous et devront donc se résigner à se faire un torticolis en dormant le mention sur le thorax côté couloir.

Tu peux également tenter une alliance stratégique avec un autre voyageur seul, en prétendant être un couple gay, pour accaparer une double banquette avant de le poignarder métaphoriquement dans le dos et lui souffler la place côté fenêtre, où tu pourras dormir le front contre la vitre en bavant légèrement, pendant que ton nouveau « compagnon » réfléchira à la meilleure façon de te faire souffrir dans ton sommeil. Cette technique n’est pas sans conséquence, donc.

Seul inconvénient de ce moyen de transport, la nuit sera probablement plus ou moins difficile : au tarif Économie, on a un siège classique, digne d’un TGV certes, mais inclinable seulement partiellement. Je ne fus pas la seule à me tourner et me retourner cette nuit-là, cherchant le meilleur angle où caser mes jambes trop longues (sur la tablette ? Sur l’accoudoir ? Repliées sous moi ? Dans les airs ?) et où ne pas casser mon cou endormi.

Malgré tout, la magie opère au réveil, vers 5 h 30 avec les premières lueurs du jour alors que nous longeons le Saint-Laurent, toujours au Québec. La lumière se réchauffe alors que l’on s’enfonce dans les terres, en longeant de belles rivières de carte postale, puis la baie des Chaleurs et ses eaux bleu glacier. Lentement, nous traversons forêts, tourbières, marais, rivières, longeons des côtes, effleurons des villages et c’est avec des yeux ébahis que Martine a passé six heures magiques à admirer ces paysages tout droit sortis d’ailleurs.

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Match retour : Moncton > Montréal, 17 heures

17 heures de bonheur, un bien joli titre pour un roman Harlequin. Sachez que si onze heures de voiture semblent toujours douloureuses, Martine apprécie plutôt bien les 17 heures de train qui font désormais relativiser les trois heures de voyage entre Lyon et notre Haute-Savoie natale ou même les huit heures d’avion pour traverser l’Atlantique. Aller prendre l’avion à Montréal par l’Océan est donc une excellente mise en jambe avant de rallier l’Europe, que nous conseillons à tous. Et puis prendre l’avion pour 1 h 30 de trajet, c’est vraiment tellement 2013.

À Moncton, où le train ne siffle que trois fois par semaine, la salle d’attente vibrait d’attente en ce dimanche de juin, et le train était déjà bondé au départ de notre ville. Moralité :

  • arriver tôt
  • ne pas se tromper dans la répartition voiture couchette/banquette
  • foncer sur les places libres
  • ne pas hésiter à changer de place.

Les contrôleurs décernent avec le sourire (bienvenue dans notre monde de science-fiction) des étiquettes indiquant la destination à chaque passager, visible à tous. Ne pas hésiter à lorgner du coin de l’œil (ou éhontément) sur la destination de vos chers co-passagers pour repérer où descend qui afin de vrombir sur sa place libérée le moment venu. Trucs : ML= Montréal, MI = Miramichi, BT = Bathurst.

Attention, rapidité et agilité seront de mise, car vous ne serez pas seuls à vouloir changer de place. Ne pas se tromper avec les personnes qui descendent fumer, car plus cruelle sera la honte (tristement vécu).

Bref, le train, c’est aussi une façon bien réelle de voyager au Canada, qui demande plus de temps mais donne surtout à voir des paysages plus magiques que ceux le long de l’autoroute. On vous le recommande, surtout pour aller prendre l’avion à Montréal… Les huit heures d’avion vous sembleront bien plus douces, on insiste.

Prochaine étape : le Canadien ? Toronto-Vancouver sur trois jours, ça fait rêver, non ?

 

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Une semaine au Mexique

Une semaine au Mexique

Début février, Martine se sentait misérable. Elle qui aime voyager, elle se sentait à l’étroit à Moncton, malgré toutes les activités hivernales des plus agréables. Elle voulait aller voir AILLEURS. Elle comparait les prix des billets d’avion pour Montréal ou Québec, désireuse de partir à la (re) découverte de ces belles villes traversées voilà 15 ans. C’est alors que Martin est arrivé avec ses gros sabots.

« Mais pourquoi ne regardes-tu pas les vols pour les Caraïbes ? »

Cette phrase sonna le glas de ses escapades canadiennes, car les prix des billets pour le Sud étaient plus avantageux que pour le Québec. Oui, fidèle lecteur, tu as bien lu : en mars, il était moins cher de prendre l’avion pour le Mexique, la Jamaïque ou Cuba que pour Montréal.

Il n’en fallait pas plus : c’est ainsi que début mars, Martine est partie seule, sac au dos et fleur au fusil, à la découverte de la péninsule du Yucatan, selon l’itinéraire suivant :

  • Cancun
  • Valladolid/Chichen Itza/Coba
  • Tulum/Akumal
  • Cancun/Isla Mujeres

Elle a donc vu des plages…

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Des ruines maya…

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Des cénotes…

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Des ruines maya sur des plages…

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Des fresques…

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Des spécialités mexicaines…

P1080228P1080043P1070859P1070902Et plein de détails qui font le charme de l’Amérique centrale…

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Bref, le Yucatan, une excellente introduction pour qui n’est jamais allé en Méso-Amérique (comme Martine) et a envie d’un peu (beaucoup) de dépaysement au milieu de l’hiver. Cette région est très touristique et se déplacer est extrêmement simple.

Infos pratiques

Vol : Moncton-Cancun direct avec Air Transat, 450 dollars (environ 320 euros), 4 h 30 environ

Formalités : passeport valide pendant la durée du séjour, pas besoin de vaccins spécifiques

Hébergement :

Budget : environ 250 € sur place tout compris (vraiment !) pour les transports en cars locaux, l’hébergement, les repas, les visites, les nombreuses horchatas…

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