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Tranches de vie : juillet 2016

Tranches de vie : juillet 2016

Mes petits ratons-laveurs, je suis désolée. Je vous néglige. Il fait beau et chaud, et j’ai davantage la tête à profiter de notre courte belle saison qu’à passer du temps devant mon écran. Prenez cela comme une trêve estivale, et soyez sûrs que je reviendrai avec plein d’articles pour la rentrée. En attendant, un petit résumé des activités du mois de juillet.

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Le mois a bien commencé avec la fête du Canada ! Une belle journée caniculaire, en rouge et blanc, avec plein d’activités le long de la rivière Chocolat.

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Juillet a surtout été marqué par la visite de la famille : la mère de Martine et une de ses amies. Après une croisière sur le Saint-Laurent depuis Montréal, elles ont débarqué aux Îles-de-la-Madeleine et y ont été accueillies par Martine, qui avait fait le déplacement pour l’occasion. De superbes îles, on vous en reparlera !

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En rentrant, elles se sont arrêtées sur l’île du Prince Édouard au parc national de Grrenwhich, et à Charlottetown l’espace d’une soirée.

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Ma mère et son amie sont restées dix jours à Moncton. Après avoir vu la province sous un jour hivernal en avril 2015, elles ont découvert l’été au Canada, avec ses plages de sable blanc et sa chaleur (en pleine canicule, tout de même ù). Nous sommes allées à la (re)découverte de jalons de la province comme les rochers Hopewell…

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…le parc de Fundy…_1160156 _1160167 _1160193 (2)

…le parc de Kouchibouguac…
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…et avons même assisté à un powwow près de Miramichi !_1160224 (2) _1160230 (2)

 

Après ces dix jours intenses, nous n’avons pas vraiment beaucoup bougé. Nous avons fêté le 3Xe anniversaire de Martin par une belle journée et le mois s’est terminé assez rapidement.WP_007513Profitez bien de ce bel été et à bientôt !

 

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Une semaine avec le Festival Inspire

Une semaine avec le Festival Inspire

À la mi-juin, Moncton s’est mise aux couleurs du Festival Inspire, un grand rassemblement de barjos qui donne un autre visage à la ville, année après année.

Si je voulais être parfaitement honnête, ce n’est que la deuxième édition, mais la ville ne compte pas moins de dix nouvelles fresques venues s’ajouter aux cinq déjà réalisées l’an dernier, et ce n’est pas exagérer que de dire que le visage de la ville change.

Si vous vous souvenez, le Festival Inspire avait déjà commis une soirée en plein air… sous la neige, c’était en février. Et la bataille d’oreillers, aussi. Vous situez les joyeux drilles, maintenant ? J’adore ces gens.

Au programme de la semaine de festival :

Un lancer des couleurs à la façon de Holi

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Une rando disco à vélo à la découverte des nouvelles fresques, avec des boules à facettes parce que pourquoi faire une rando normale quand on peut réveiller animer toute la ville à coups de tubes disco ?

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Et même du tricot urbain, où Martine et une horde de tricoteuses déchaînées ont sévi sur la ville à grands coups de tricots doux et moelleux (qui ont déjà hélas disparu du paysage).

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Sans oublier le samedi, point d’orgue du festival, une journée estivale par excellence, avec son lot de jongleurs de feu, food trucks, échassiers, concerts et bonne humeur !

Un petit aperçu des fresques  :

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Un reportage : http://ici.radio-canada.ca/regions/atlantique/2016/06/22/002-fresque-art-mural-moncton-artiste-nb.shtml

Crédits photo : perso, Andy Demaret, ou photographes ayant contribué au Festival Inspire dont L.P. Chiasson.

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Survivre au code de la route

Survivre au code de la route

titre code de la routeTu vis ou viens au Canada et tu as quelques doutes sur le code de la route ? Voici un florilège pour t’aider à survivre à la conduite à la canadienne.

  • Quand le feu est rouge, on peut tourner à droite s’il n’y a personne. Cette règle ne vaut pas à Montréal. Cette règle est facile à appliquer en empruntant les lignes d’insertion sur la droite présente dans de nombreux carrefours.
  • Les feux de circulation comportent souvent quatre feux : rouge, orange, vert et flèche gauche verte. Quand la flèche verte clignote, tu es prioritaire pour tourner à gauche. Quand elle n’est pas enclenchée (seul le feu vert est allumé), tu peux tourner à gauche seulement s’il n’y a pas de voitures sur la voie d’en face. Ne t’avance pas au milieu du carrefour comme un gros Français bêta et reste derrière la ligne blanche.
  • Ah oui : au feu, on s’arrête AVANT le carrefour. Pas au pied du feu, sinon il risque de t’arriver des bricoles.
  • Toujours sur les feux de circulation : certains gros carrefours ont des feux séparés pour la file qui tourne à gauche. Dans ce cas, les feux correspondants seront à gauche.
  • Les carrefours à quatre arrêts. Mes préférés. Invention forcément sortie d’un cerveau docile et respectueux des règles, ce type de carrefour sèmerait le chaos chez nos Gaulois indisciplinés, dont le pays serait paralysé par une série d’impasses mexicaines sur route. Le principe est simple : comme chez le médecin, premier arrivé, premier à passer. Et on respecte scrupuleusement l’ordre de passage, s’il vous plaît. À noter, si par hasard un feu de circulation ne fonctionnait pas, cette intersection se transforme automatiquement en carrefour à quatre arrêts.


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Ce carrefour insensé ne peut être que l’oeuvre d’un esprit malsain.

 

  • De l’usage des signes de la main pour remercier : les gens d’ici ne semblent pas vraiment friands de signes de remerciement. Et pour cause : ils passent leur temps à se laisser passer les uns les autres, et passeraient en conséquence probablement la moitié de leur temps à se saluer.
  • Globalement, on adopte une conduite tranquille, on ne s’insère pas quand il y a tout juste la place pour une voiture, on évite les changements de voie soudains… Pas parce qu’on ne sait pas conduire, non non : parce qu’on risque de surprendre les conducteurs d’en face, peu habitués à autant de fougue et pas franchement prêts à des insertions périlleuses.
  • Les conducteurs ici sont gentils. Si quelqu’un met son clignotant pour s’insérer devant toi, laisse-le passer. Si deux voies fusionnent et bouchonnent, chaque voie laisse passer une voiture à la fois, même en cas de priorité à une voie.
  • L’essence est bon marché ! Les prix fluctuent comme partout, mais compte entre 0,90 et 1,10 $ le litre d’essence.
  • Les routes sont parsemées de marquages blancs ressemblant à ceux qu’on utilise en France pour les stops : aux abords des passages piéton, des stops, des feux de circulation, un peu partout. Si tu commences à t’arrêter à chaque fois, tu ne vas jamais arriver nulle part : vérifie la présence d’une signalisation verticale. Sinon, ces marquages sont simplement là pour matérialiser l’endroit où tu dois t’arrêter si besoin.
  • Le marquage vertical est plus présent que l’horizontal et fait foi en cas de doute. Et pour cause : pendant environ 10 mois de l’année, le marquage horizontal est invisible (sous la neige ou tout simplement effacé par les intempéries…).
  • Si un piéton ne fait ne serait-ce que mine de traverser (il a fait un signe de main / tourné la tête vers la rue / marche à la hauteur du passage piéton), arrête-toi impérativement sous peine de copieuses injures et de gestes insultants. Attends qu’il soit bien en sécurité sur le trottoir d’en face pour redémarrer. N’oublie pas de t’arrêter avant la bande blanche au sol et pas au ras du short du piéton.
  • Si un piéton traverse en dehors des clous, arrête-toi pour le laisser passer. Même s’il s’agit d’un inconscient en train de traverser l’autoroute (ça arrive).
  • Sur l’autoroute, tu peux t’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence pour aller aux toilettes ou aux champignons (je ne sais pas si c’est autorisé, mais les gens le font). Ne fais pas pipi entre les portières sous peine d’attentat à la pudeur et va dans les fourrés.
  • La nuit, redouble de vigilance sur l’autoroute et les routes de campagne, de peur de tamponner un orignal, un cerf ou un ours, qui feraient assez mal à ta carrosserie.
  • Il semblerait que la priorité à droite n’existe pas ici.
  • Au printemps, la fonte des neiges provoque un phénomène rigolo appelé « nids-de-poules ». Comme tout est plus grand au Nouveau-Brunswick, ce sont donc de véritables nids de dinosaures qui s’ouvrent sur la chaussée, fractures béantes prêtes à avaler le véhicule maladroit et tous ses passagers pour ne les recracher qu’au printemps (ou à la réfection de voirie) suivant. Garde tes distances avec ces failles dans l’espace-temps, pour ton bien et celui de tes pneus.
  • Si une ambulance arrive derrière toi, déporte-toi autant que possible sur le bas-côté et arrête-toi pour la laisser passer.
  • Si une ambulance arrive en face de toi, arrête-toi aussi le temps qu’elle soit passée.
  • Dans le doute, n’importe quel doute, arrête-toi. Si tu te fais klaxonner, tant pis.
  • Pour ton égo, sache que tu ne vas plus jamais rater un seul stationnement, les places de parking étant suffisamment grandes pour caser trois Smart en longueur et une BX et demi en largeur…. il en faut de la place pour les trucks de 5 mètres de long. Dans ta Chevrolet Spark (équivalent d’une Micra ici), tu vas avoir de la marge.

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Et ça, c’est un petit pick-up !

  • Si tu « oublies » de payer ton parking, tu en seras quitte pour une amende. Si tu dépasses ton parking ne serait-ce que de 4 minutes, tu en seras aussi quitte pour une amende. À savoir, le stationnement est gratuit dans le centre-ville de Moncton de 18 h à 7 h et le week-end. Bon plan pour ne pas te ruiner et garder des jambes en forme : gare-toi au Staples à la sortie de la ville direction Champlain, c’est gratuit et à 5 minutes à peine du centre-ville.

Pour ceux qui n’ont jamais conduit une boîte automatique, voici comment apprivoiser cet engin étrange :

  • P : Park. Il est impossible de démarrer ou d’arrêter le contact si le levier de vitesse n’est pas sur P.
  • R : Reverse, la marche arrière
  • N : Neutral, le point mort
  • D : Drive, la marche avant
  • D2 : Drive 2… un mode mystérieux que nous n’utilisons jamais.

Seul le pied droit travaille pour freiner ou accélérer. Le pied gauche ne fait rien.

Tu as d’autres infos à donner aux conducteurs débutants ? On t’attend en commentaires ! Pour un complément d’infos, voir l’excellente chronique de A French in Moncton.

Infos supplémentaires grâce aux internautes (merci à vous !) :

  • s’arrêter IMPÉRATIVEMENT lorsqu’un bus jaune a ses feux rouges qui clignotent, que l’on soit derrière lui ou en face, pour laisser passer les écoliers
  • s’arrêter pour laisser traverser les petites bestioles (je parle d’oies ou de canards, pas d’écoliers)… J’imagine que ce n’est pas dans le code de la route, mais c’est du bon sens !
  • pour les arrêts à 4 sens : la priorité à droite s’applique lorsque deux voitures arrivent en même temps. Si elles sont en face, la priorité va à celui qui va tout droit.

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Tranches de vie : avril 2016

Tranches de vie : avril 2016

En avril, ne te découvre pas d’un fil. En avril, fais aussi ce qu’il te plaît.

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En avril, participe à une bataille d’oreillers organisée par le festival artistique Inspire (crédits photos : Andy Demaret, Festival Inspire et JP Chiasson Photographie). En pyjama môssieur, voui môssieur.
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En avril, participe à un atelier sur la traduction organisé par le festival littéraire Frye.
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En avril, sucre-toi le bec à notre désormais traditionnel rendez-vous français à la cabane à sucre._1140552 (2) _1140554 (2)

En avril, participe à une bachelorette (enterrement de vie de célibataire) et garde le secret sur le contenu de cette soirée, car ce qui se passe lors d’une bachelorette reste dans une bachelorette.

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En avril, va à la plage de Parlee et profite du soleil, des jeux pour enfants tout en restant admiratifs devant les kite-surfers qui bravent les éléments.WP_006489 (2) WP_006497 WP_006502 (3)

Bref, en avril, fais plein d’activités sympas en attendant la fin de l’hiver !

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Les sentiers du grand Moncton

Les sentiers du grand Moncton

Tu étouffes de passer tous tes week-ends au centre Champlain ou dans les zones commerciales de Moncton ?

Tu n’en peux plus de ta banlieue résidentielle et de ta pelouse grande comme un timbre-poste ?

Tu as mal vécu l’hiver, tu veux te décrasser au vert, avec de l’oxygène, de la forêt et des écureuils ?

Nous avons la solution : les sentiers du grand Moncton !

Titre Sur les chemins de moncton

(sentier nord-ouest)

Pour les sportifs, les amoureux de la Nature, les propriétaires de chien, parce que vous y verrez un faisan ou dix, ou simplement parce qu’ils font un raccourci sympa entre un point A et un point B, les sentiers de Moncton méritent d’être arpentés.

Le réseau de sentiers entretenus est relativement dense sur les trois communes du grand Moncton, et tu seras peut-être surpris d’apprendre qu’il existe littéralement des dizaines de kilomètres de tronçons.

Sentiers de Moncton

Source : Sentiers NB, excellente ressource pour des idées de balade

Force violette ! Le sentier du Nord-Ouest

Long de 10 km, ce sentier part des abords du lac Jones et finit peu avant la Côte Magnétique, en passant par le parc Centenaire, les abords du Colisée et les quartiers résidentiels du nord-ouest de la ville. Il est parfait pour une longue balade en vélo et permet d’enchaîner facilement avec le sentier riverain s’il te reste encore des forces.

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Entrée : Saint George/Wellington, parc centenaire, Edinburgh, Ryan, Evergreen…

Force rose ! Le sentier du ruisseau Humphrey (Moncton)

On connaît ce sentier sur le bout des doigts, puisqu’on habite près de l’une de ses entrées. Long de 5 km, il longe le ruisseau Humphrey, comme son nom l’indique (SURPRISE). Les deux premiers kilomètres sont plutôt dégagés, avec une jolie vue sur la ville en descendant vers le sud, et une grande plaine de jeu aussi accessible par Palisade Drive. Après, c’est la forêt.

On peut aussi prendre un sentier parallèle à la piste qui commence peu après le petit lac au barrage à castors. Un peu plus difficile physiquement (ça monte, ça descend…), il est aussi beaucoup plus calme et désert et semble connu des seuls propriétaires de chien. Même si la piste est agréable, il va sans dire qu’on préfère largement le sentier qui nous rappelle nos montagnes natales.

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(vers l’entrée sur Harrisville)

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(le fameux lac aux castors (peut-être ?)

Entrée : Lewisville, Mill ou Harrisville (je ne conseille pas cette entrée, qui est sur une grande artère avec pas vraiment de stationnement, assez dangereuse à notre avis)

Force bleue ! Le sentier riverain (Riverview, Moncton, Dieppe)

Le sentier riverain est un peu le point de rassemblement du gotha des sportifs de Moncton, le lieu où il faut être vu en train de suer sang et eau avant d’aller s’empiffrer un muffin au Café C’est La Vie.

Le sentier riverain traverse les trois communes sur plus de 20 km, longeant la rivière Chocolat, parsemé de zones de jeux et de points de vue. Côté Riverview, ne manquez pas le tronçon qui s’élance dans les marais pour aboutir à un belvédère juste en face du parc du Mascaret. Côté Moncton, le sentier fait une jolie promenade en centre-ville, avec des pontons pittoresques entre le parc du Mascaret et le Château Moncton. Côté Dieppe, on adore le tronçon qui part de la rue Louis et borde de belles maisons, ou celle qui part du quartier de Pointe-du-Chêne, avec ses passerelles.

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(vers Virginia)

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(le belvédère côté Riverview)

Entrée : un peu partout le long de la rivière, et notamment :

  • Riverview : aux abords des deux ponts
  • Moncton : vers le planchodrome, la zone d’événement, le Château Moncton, A&W et même derrière Shoppers !
  • Dieppe : Virginia, Louis, Beaubassin, Mélanson…

Force rouge foncé : le sentier sans nom (Dieppe)

On ne sait pas comment s’appelle ce sentier qui longe le marais Chartersville pour déboucher sur le boulevard Dieppe, mais laissez-nous vous dire qu’il n’en est pas moins agréable. Le Terrier donnait presque littéralement sur ce sentier, et autant dire que Martine l’a arpenté en long, en large, en travers, à l’envers, en diagonale et en sinusoïdale l’an dernier.

La première partie est superbe avec une belle vue ouverte sur le marais et les « collines » de Riverview. On s’enfonce ensuite dans la forêt, avec une vue imprenable sur de beaux semi-détachés neufs tous identiques (pratique pour un repérage immobilier) pour déboucher sur le boulevard Dieppe, où tu pourras te ravitailler chez Dolma.

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(vers Amirault)

Entrée : boulevard Dieppe ou rue Normandie/Amirault, avec plein de points d’accès intermédiaires (Thomas, Ruisseau, Meunier notamment).

Dieppe possède aussi un réseau de sentiers qui quadrille la banlieue résidentielle au nord du Parc Saint-Anselme, mais on ne les connaît pas (encore).

Force bleu clair ! Le sentier Dobson (Riverview)

Dans les sentiers du grand Moncton, le sentier Dobson est un peu à part. Premièrement, parce qu’il part du fin fond de Riverview. Deuxièmement, parce qu’il s’agit véritablement d’un sentier au sens où on l’entend (une petite trace de terre de 30 cm de large, pas une autoroute de gravier de deux mètres accessible aux fauteuils roulants) (même si nous n’avons rien contre les fauteuils roulants, le débat étant linguistique). Troisièmement, parce qu’il fait la bagatelle de 60 km de long. Il te faudra trois jours pour le parcourir dans sa totalité si tu es en forme et que tu as quelqu’un pour venir te chercher une fois arrivé au parc de Fundy. Sinon, il faudra revenir en stop ou te retaper le trajet en sens inverse. La rumeur veut que nous allions essayer de le parcourir en entier… info ou intox ?

Quoi qu’il en soit, le début du parcours, accessible pour une balade d’une après-midi, est très agréable, ombragé et le long d’un ruisseau, avec plusieurs sentiers secondaires bien balisés et des montées et des descentes.

Entrée : route Pine Glen, Riverview.

Pour les cyclistes, on n’oublie pas : on roule avec un casque (obligatoire) et avant de reprendre la saison, on passe à la Bikery prendre son adhésion à vie pour 5 $ et faire un petit bilan mécanique (jeudi de 17 à 20 h et samedi et 11 à 14 h).

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Ces objets dont vous ne soupçonniez pas l’existence

Ces objets dont vous ne soupçonniez pas l’existence

Quand on vit quelque part, on pense avoir tout compris. On a tous les objets qu’il nous faut pour le quotidien, et aucun objet ne manque à notre vie.

Aucun ? En es-tu sûr ? Penses-tu vraiment que ta vie ne serait pas plus belle si tu avais… un barbecue à roulettes pour l’emmener partout avec toi, au parc, chez tes amis, en vacances (attention au passage à la douane cependant) ?

ces objets improbables donc indispensables

… un oreiller cervical pour dormir dans l’avion, mais mille fois mieux : avec une capuche !
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… un cubi de café Starbucks pour tes réunions d’entreprise ?
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…un ouvre-boîte horizontal qui possède une petite pince pour ne pas te couper en soulevant le couvercle ?

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… des cure-dents à la cannelle ?

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… une boîte aux lettres en forme de poisson (OK tu la connais, mais on l’adore !)

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… une pique pour planter ta canette de bière soda dans le sable ?

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… une pique pour planter ton chien attacher la laisse de ton chien dans ton jardin pendant que tu vaques à tes occupations ?

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… un arceau pour transporter ton café partout, même en vélo ?

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…un gobelet en plastique vendu déjà traversé d’une paille, éminemment pratique pour le transporter dans ton sac ?

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…une brosse anti-poils de chat durable ?

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…une brochette flexible ?

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… des ballons autoscellants pour l’anniversaire de ta progéniture, car on sait tous parfaitement que faire un noeud à un ballon a toujours l’oeuvre de Satan en personne ?

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… un pèse antigel pour ceux qui fabriquent eux-même leur antigel et veulent être aux normes (peut-être ?) ?

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… un cache-clé en fausse pierre absolument impossible à distinguer d’une vraie, qui ne hurle pas du tout « mes clés sont cachées là-dessous, wouhou, venez ici les petits voleurs » ?

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Cette chronique n’a pas été sponsorisée par Canadian Tire, mais aurait pu.

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Escapade : trois jours sur l’Île du Prince Édouard

Escapade : trois jours sur l’Île du Prince Édouard

Lundi 3 août, c’était un jour férié : la fête du Nouveau-Brunswick. À l’occasion de ce long week-end, nous sommes allés… sur l’Île du Prince Édouard.

Dans la province voisine. Oups.

Un malheureux concours de circonstances impliquant un changement d’emploi pour Martin, sa première semaine de vacances depuis huit mois et une météo radieuse avec 28 °C POSITIFS ne nous a pas laissé d’autre choix que de prendre la route à la découverte de cette île, nous contraignant à rater la fête de notre province d’adoption. Toutes nos excuses, cher Nouveau-Brunswick, nous ferons mieux l’an prochain.

Impossible, donc, de vous montrer à quoi ressemble cette fête aux couleurs de la province. En revanche, nous avons été ravis de notre long week-end insulaire et sommes heureux de vous présenter une idée d’itinéraire sur trois jours.

Décharge de responsabilité : malgré toute notre bonne volonté, Martine reste végétarienne et Martin un grand difficile quelqu’un qui n’aime pas les fruits de mer. Nous n’avons donc pas pu participer à ce qui semble être la première source de revenus de la province : le souper de homard. Si c’est ton truc, tu devrais cependant pouvoir t’en empiffrer jusqu’à écœurement, partout, à tous les repas et à toutes les sauces.

WP_004056WP_004060Tu peux aussi apprécier ces bestioles différemment.

Jour 1 : Charlottetown

À deux heures de Moncton, la capitale de l’Île du Prince Édouard est facilement accessible par le pont de la Confédération. Le passage du pont est plutôt intéressant, surtout quand on est passager : on voit alors l’eau et l’île qui se profile. Côté conducteur, on voit surtout les glissières de sécurité et la route, ce qui est tout de suite moins charmant.

Nous avons été enchantés par cette petite grande ville, avec toutes ses boutiques, son joli front de mer, ses belles maisons, sa mini rue piétonne, ses terrasses, ses fleurs… et ses gros chiens à tous les coins de rue (ceux qui connaissent en vrai comprendront). C’est de loin la plus belle ville croisée dans les Maritimes. Évidemment, toute bourgade est charmante avec une quantité suffisante de soleil et de terrasses [que celui qui a dit « Même Moncton ! » se dénonce immédiatement !] mais nous avons adoré, un point c’est tout, et vous conseillons chaudement le déplacement.

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Bonnes adresses (?) :

  • bons milk-shakes au Casa Mia
  • quand la province voisine est en long week-end, montre-toi malin et RÉSERVE ton hébergement. Sinon, tout sera complet et tu seras obligé de dormir dans ta voiture. Ou pire encore, le premier bouge avec des chambres libres, comme le motel Sunny King en banlieue de Charlottetown. Ne fais pas comme nous et ne va pas dans cet horrible trou à rat. Même pour 50 dollars la nuit, ça n’en vaut pas peine, ok ?

Jour 2 : parc national de l’Île du Prince Édouard à Cavendish

L’île compte un parc national qui s’étend sur 42 km et plusieurs sites. Nous avons choisi d’aller vers Cavendish, poussés par l’envie de voir le « véritable cirque » décrit par le Lonely Planet. Nous n’avons pas été déçus : Cavendish est effectivement un trou à touristes, avec parcs d’attractions, mini-golf, musée de cire, locations de paddles, attractions de fête foraine, parc avec navette spatiale (?), expo sur les dinosaures et on en passe.

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Partout où nous allons, les gens sont sidérés de se trouver nez à nez avec un grand dino [+5 000 geek points à qui trouvera la référence]WP_004094La tête de la caissière du Jurassic Bart quand on a demandé « deux entrées adultes, sans enfant » : impayable. Pour tout le reste, il y a EuroCard MasterCard. Même pas honte.

Accessoirement, le site historique de Green Gables dédié à Anne… la maison aux pignons verts et la possibilité de chouettes randos. On a suivi les 8 km du sentier Homestead, un excellent choix à travers la forêt fraîche, le long de la côte au sable rouge et dans les champs d’épilobes du parc national. Peu de randonneurs mais beaucoup de cyclistes, et avec le recul, la prochaine fois, on prendra nos VTT aussi, le terrain s’y prête parfaitement.

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Si tu satures, va jeter un œil au bout de North Rustico, il y a un joli petit hameau de pêcheurs avec phare. Parfait au coucher du soleil.

Bonnes adresses (pour de vrai, cette fois) :

  • Jurassic Bart si tu as des enfants. Ou des grands enfants pas trop regardants. Le combat de bombes à eau est poilant quand on a 5 ans d’âge mental.
  • Carr’s Shellfish à Stanley Bridge, si tu es dans le coin, un café-restaurant avec une jolie vue.
  • Rustico Acres Cottages, entre North Rustico et Cavendish sur la route 6, des petits chalets avec kitchenette et piscine, pour moins de 90 $ HT.
  • À 20 h 30, le Razzy’s Beach House était un peu tout ce qui restait d’ouvert. Burgers et wraps plus qu’honnêtes. Et IL AVAIT LE WIFIIIIII (commodité du XXIe siècle pourtant denrée rare jusqu’à ce point de notre séjour)._1100785MARTIN EST SAUVÉ.

Jour 2 : parc national de l’Île du Prince Édouard à Greenwich

Fuyant les foules, nous avons mis cap sur l’antenne du parc national à Greenwich, à une petite heure de voiture de Cavendish.

ATTENTION TOUT LE MONDE. Martine décrète officiellement le chemin des dunes du parc national de l’IPE à Greenwich son endroit favori de TOUT LE CANADA jusqu’à présent. Après un kilomètre dans des champs de framboisiers et d’épilobes, et 500 mètres dans la forêt (garde toujours ton anti-moustique sur toi, petit padawan), on débouche sur une passerelle flottante sur un lac bleu foncé, sur fond de dunes de sable blanc et herbes vertes, une explosion de couleurs et et c’est parti pour s’en mettre plein les yeux.

La plus belle vue se trouve au sommet de la dune de l’autre côté du lac : retourne-toi pour voir toute la passerelle qui serpente et prépare-toi à une fracture de la cornée. Tu peux aussi prendre ton matos de bain et profiter de l’immense plage de sable blanc pour te baigner. Il n’y a pas un poil d’ombre, par contre, tu es prévenu.e.

_1100789_1100801WP_004115WP_004137WP_004135Les photos ne rendent vraiment justice à l’endroit mais c’était fantastique, croyez-nous.

Mus par une volonté étrange, nous avons fait un détour afin de faire Naufrage.

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Ou plutôt, d’aller à Naufrage. Il n’y a pas grand chose dans ce hameau hormis un phare, un petit restaurant et une jolie vue, mais pour nous, ce nom aussi con que tragique valait le détour (à 20 km de Greenwich).

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Bonnes adresses :

  • Saint-Peter’s : bonnes glaces au boui-boui de fish’n’chips

Et voilà ! Un petit arrêt à Charlottetown pour recharger ses batteries et deux heures plus tard, te voilà de retour à Moncton, des étoiles plein les yeux et une furieuse envie de revenir vite.

Infos supplémentaires :

  • le pont de la Confédération est payant seulement au retour, et coûte 45 $ TC par voiture.
  • en cas d’orage, arrête-toi juste avant le pont, et attends que ça passe au lieu de vouloir braver les éléments pour gagner une demi-heure. Le vent et la pluie peuvent rendre les 13 km de traversée très pénibles. Très trèèèèès pénibles.
  • l’entrée au parc national est payante et coûte 8 $ par adulte, valable jusqu’à midi le lendemain (bon plan si tu restes dormir sur place ou a envie d’y retourner le lendemain matin). Cela les vaut complètement, vu l’entretien parfait des sentiers et des passerelles. Sinon, tu peux acheter un pass annuel ici, vite rentabilisé si tu passes tes week-ends à randonner.

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Tranches de vie : avril 2015

Tranches de vie : avril 2015

En avril, ne te découvre pas d’un fil. Dicton probablement inventé par des Canadiens pour qui avril ne rime sûrement pas avec le retour de la chaleur, mais seulement avec la fonte des neiges. Par contre, pour les bourgeons, les fleurs de cerisier, les sandales, il faudra attendre mai, voire juin !

Comme tous les mois, voici un petit compte-rendu des semaines qui viennent de s’écouler, des micro-événements de notre vie canadienne, un peu en retard ce mois-ci pour cause de débarquement familial !

En avril, nous avons…

…dit au revoir à une excellente amie, rentrée dans son plat pays pour de nouvelles aventures !

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…assisté à une présentation de l’imprimante 3D de la bibliothèque publique de Moncton, la première à posséder une imprimante du genre au Nouveau-Brunswick. Impressionnant !

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…repris les activités bénévoles avec Carma, l’association de sauvetage des chats, du côté de Martine qui a donc tenu un stand lors de la Journée de la Terre au marché de Moncton. Le bénévolat est un moyen sympathique de réellement côtoyer des Canadiens (pas si facile !) tout en œuvrant pour la bonne cause. Que demander de plus ?

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…repris la course à pied, qui nous donne des prétextes de balade le long de la rivière Chocolat, où un bestiaire des plus local nous salue à chaque fois : faisans, oies sauvages et même rats musqués, que nous avions pris pour des castors ! À quand les orignaux ?! Pas de photo de ce spectacle mi-comique, mi-navrant alors que le long hiver et les trop nombreux nachos se fait sentir dans nos articulations vaguement rouillées.

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Tout sur l’alimentation

Tout sur l’alimentation

À la demande générale d’un lecteur il y a quelques semaines déjà, nous nous devons de faire un article consacré exclusivement à l’alimentation. Cela nous démangeait depuis longtemps, voici l’occasion toute trouvée !

« Depuis la France nous avons du mal à imaginer la révolution alimentaire à laquelle notre estomac doit se préparer. Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ? Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras. Quels est le prix de ces produits ? Quels produits alimentaires vous manquent le plus ? Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ? Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc… »

P1070655Le pouding, une sorte de fausse crème Mont-Blanc.

Vaste programme ! Prenons dans l’ordre :

Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ?

Martine avoue qu’elle a mangé plus de frites depuis cinq mois que pendant sa vie entière, cette denrée étant omniprésente dans les établissements de restauration, et une solution végétarienne de facilité dans les fastfoods à hamburger.

Sinon, nous avons adopté les galettes de maïs et le pain de mie, produits absents de nos placards en France, qui font des casse-croûtes sains et rapides quand on n’a pas envie de cuisiner le midi. Nous avons découvert les jalapenos (petits piments) et la cuisine tex-mex, les légumes crus à grignoter (céleri, brocoli, carottes), la sauce aux canneberges, les cookies fourrés (si, si, et même qu’on adore)… La liste est longue !

Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras (fromage, laitage, pâte feuilletée, maïzena, beurre demi-sel, viennoiseries). Quels est le prix de ces produits ?

Nous avons aussi fait un sondage sur Facebook pour savoir quels sont les produits que vous redoutez de perdre, voici les réponses à vos interrogations ! Nos supermarchés de référence sont Sobey’s ou Atlantic Store.

  • Fromage : cheddar, « suisse », mozza de contrefaçon sont omniprésents quoiqu’un peu chers (7 $ les 500 g). Pas fameux seuls, mais ils vont très bien en gratin, dans la soupe ou les pâtes. On trouve du bon brie, camembert, bleu, cheddar. Pour le reste, c’est au marché que ça se passe : raclette, reblochon, abondance, morbier… à condition d’y mettre le prix (38 $ le reblochon entier, une quinzaine de dollars la petite part de fromage à pâte dure).
  • Yaourts : le choix de yaourts et dessert lactés est relativement limité mais on trouve du yaourt grec qui remplace le fromage blanc, des Activia, aussi, et le sempiternel bac d’un kilo de yaourt à la fraise. Étonnant : le yaourt nature n’existe que sous forme de pot de 500 g, pas en version individuelle.
  • Pâte feuilletée : oui, au rayon surgelé, avec de la pâte filo. On trouve de la pâte brisée/sablée toute prête (vendue avec le moule en alu !) au rayon « préparations pour gâteaux »
  • Maïzena : oui, sous le nom « corn starch » en VO
  • Soupes toute prêtes : on en trouve en brique ou en conserve, avec une dizaine de choix.
  • Beurre demi-sel : OUIII ! On a même du mal à trouver du beurre doux
  • Viennoiseries : oui, mais mieux vaut s’approvisionner à la boulangerie française ou dans une vraie pâtisserie. Au supermarché, privilégier les spécialités locales comme les cupcakes ou les muffins.
  • polenta : oui, sous l’appellation « cornmeal » au rayon des farines
  • fraises Tagada : on n’en a pas vu jusqu’à présent mais quelqu’un confirmera peut-être qu’on en trouve ?
  • magret de canard : oui, à la Ferme du Diamant au marché de Dieppe (merci Béatrice pour la réponse !)
  • pâte à pizza : même si le rayon des pizzas surgelées va vous renverser par son choix, on trouve des pâtes à pizza à garnir au rayon des pâtes fraîches. Vous aurez tort de vous en priver car les pizzas achetées à la pizzeria sont ici un produit de luxe (environ 15-20 dollars la pizza une personne).
  • jambon : on trouve de la chiffonnade un peu chère au rayon « fromages fins », ici le bacon est roi.
  • sucre en poudre : sans problème, du blanc, du roux, de l’édulcoré, tout ce qu’on veut.
  • lait : on n’a pas encore trouvé de lait en brique à température ambiante ni de lait entier micro-filtré pour faire des yaourts, mais le rayon frais est bien pourvu. Lait écrémé, demi (2 %), entier (3,24 %), lait de poule, lait au chocolat… On n’a que l’embarras du choix. Il nous semble avoir le même goût qu’en France.
  • Nutella : même si le choix est plus restreint qu’en France (pots plus petits), oui, au royaume du beurre de cacahuètes, on en trouve !
  • levure de boulanger : oui, au rayon farine
  • Cenovis : je crois qu’on trouve du Marmite/Vegemite, cela peut faire de bons ersatz.
  • Diots : euhhh non, on n’en a pas vu pour l’instant 🙂
  • Nesquick : oui, ainsi que du cacao pur.
  • Cartouches de gel pour appareils à fondue : pas vu jusqu’à présent. [EDIT : on me dit qu’on en trouve à Montréal : faites des stocks lorsque vous y passez !]
  • Autre chose que des plats à base de poulet : au rayon surgelé, pas mal de choses à base de bœuf et de porc effiloché.
  • Crème de Speculoos : oui, la version lisse. Étonnant, hein ?
  • Profiteroles : oui, surgelées chez Atlantic Store !
  • Crème de marrons : oui, à l’épicerie Blue Olive juste à côté de Champlain, épicerie exotique où on trouve un petit rayon de produits français (notamment de… Leader Price !) avec polenta, confiture de chez nous, soupes…

Pour remplacer, pas le choix :

  • on apprend à faire soi-même (Martine maîtrise désormais les quenelles et la pâte brisée pour faire des tartes et des quiches, s’essaie au pain et aux gnocchis mais a un peu plus de mal avec les pommes dauphine)
  • on se fait envoyer de France (merci la famille pour vos dons de fromage !)
  • on fait une croix dessus (tant pis pour les spätzles, la sauce nantua)

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Quels produits alimentaires vous manquent le plus ?

Martin regrette la bonne petite tasse de café serré servie un peu partout : ici, le café, c’est un demi-litre de jus de chaussette.

Martine regrette quand même les bonnes plaques de chocolat abordables (on trouve du Lindt, mais pas vraiment de chocolat à pâtisser tout simple à croquer… tout est vendu sous forme de pépites ou de briques bonnes à casser la dent). Et aussi les produits simples, avec deux trois ingrédients max.

Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ?

Nous avons essayé : canneberges et sirop d’érable bon marché, piments jalapenos omniprésents… On a découvert la tartinade de fromage, le beurre de cacahuète au chocolat (ou au granola), les Pringles façon nachos au fromage, la tisane au vin de glace… Le rayon « préparation pour gâteaux » est impressionnant, avec des mélanges tout prêts pour tout et n’importe quoi ! L’Atlantic Store vend de l’houmous au wasabi qui est une tuerie.

On continue de faire des découvertes et d’acheter des nouveautés à chaque virée au supermarché, c’est un vrai plaisir ! Dernière découverte en date : le chutney à hamburger (« relish »), les saucisses au cheddar et la « crème de cheddar » en boîte (pas encore essayé, on vous en dira des nouvelles !).

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Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc…

Au restaurant, si on commande des nachos, il ne faut pas s’attendre à un apéro : les nachos sont un plat de résistance tout ce qu’il y a de plus courant, un peu déroutant pour qui considère les tortillas comme des biscuits apéritifs.

Dans les supermarchés, on ne trouve pas de lait au rayon non frais ni de sirop… Par contre, on a un choix de fou pour les sodas.

Si vous vous aventurez à lire la composition des produits, attention au choc : tout est enrichi, modifié, ajouté… Même la farine la plus simple a une liste d’ingrédients longue comme le bras (et qui fait froid dans le dos), et il est assez rare de trouver des produits 100 % quelque chose, ou avec seulement deux ou trois ingrédients. Raison de plus pour se mettre à cuisiner…

Mais rassurez-vous ! Sauf si votre régime alimentaire se compose exclusivement de quenelles à la confiture de lait, nous restons en Occident et les étals ne sont pas si différents de ce que vous connaissez, on peut très bien reproduire ce que l’on aime.

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