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Sortie : un week-end dans le Maine

Sortie : un week-end dans le Maine

Il y a tout juste un an, nous sommes allés dans le Maine. Parce qu’on avait oublié de chroniquer cette escapade pour fêter cet anniversaire, voici un petit compte-rendu !

Stephen King

Pourquoi aller dans le Maine, d’abord ?

Le prétexte était tout trouvé : la tournée américaine d’un de nos groupes de prédilection passait par Bangor, tandis que leur tournée canadienne ne s’arrêtait qu’à Toronto. Le choix était vite fait !

Même sans ce petit coup de pouce, nous y serions allés un jour ou l’autre, car les amateurs de littérature d’horreur connaissent sans doute cet État américain grâce à son plus illustre représentant : le grand Stephen King, qui situe pas mal de ses romans dans le Maine. Bangor étant sa ville de résidence, il était absolument évident que Martine, connue comme « la fille aux Stephen King » par le libraire de sa ville d’origine tant elle en a acheté pendant son adolescence, n’allait pas laisser passer une occasion en or comme celle-là.

Bref, on a fait une visite guidée de la ville sur le thème de Stephen King, et ça nous a bien plu !

SK Tours of Maine

Le minibus nous prend à notre hôtel et on est tout de suite dans l’ambiance grâce aux masques de clown et aux questions de Stu, le guide, qui nous demande notre livre préféré. Beaucoup répondent La Tour Sombre, d’autre Ça, pour Martine ce sera le Fléau et Charlie.

Le bus passe par le « simetierre » du livre homonyme et où ont été filmées les scènes du film. Un bien beau cimetière d’ailleurs, avec de belles tombes anciennes et trop très verdoyant.

S’ensuit de nombreux lieux pas forcément photogéniques mais ayant un sens dans l’oeuvre globale de l’écrivain, tel restaurant, tel réservoir, telle rue où commence l’un des nombreux romans situés à « Derry », le nom d’emprunt de Bangor dans les histoires de Stephen King.

La visite est aussi instructive sur la personne de l’auteur, son histoire, ses problèmes avec la drogue et nous nous arrêtons devant sa demeure en centre-ville. Nous n’étions pas les seuls ce jour-là malgré la pluie ! Les bonnes œuvres du couple King sont aussi mises en avant, et leur philanthropie dans la communauté de Bangor semble impressionnante. Pour l’anecdote, aucune rue à Bangor ne porte le nom de Stephen King, seule la société des visites guidées est autorisée à utiliser son nom de manière commerciale.

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Bangor

La ville est toute petite mais mignonne, par contre il n’y a pas de quoi se déplacer juste pour centre-ville. Elle fera un joli petit arrêt lors d’une visite des côtes du Maine, ou une petite pause en allant à l’Ikea de Stoughton dans le Massachussetts (non sérieusement c’est à 10 h de route, personne ne fait ça !) (mais c’est l’Ikea le plus proche de Moncton, cela dit). Cela vaut aussi pour cette visite : sauf à être passionnés de SK, ne faites pas le déplacement juste pour ça. Nous avons aimé, mais Martine est fan !

Autant aussi vous dire que le dépaysement n’est pas au rendez-vous entre le Canada et les États-Unis. Il suffit de remplacer la drapeau à feuille d’érable par la bannière étoilée et voilà ! Les mauvaises langues diront que les pick-ups sont encore plus gros… La route entre St-Stephen et Bangor (la route 9) est très vallonnée et pas désagréable après des mois passés sur des routes plates. Oh, et honnêtement : elle est complètement déserte.

Et le concert de Fall Out Boy dans tout ça ?

C’était bien aussi 🙂

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SK Tours of Maine

  • https://sk-tours.com/
  • 45 $US par personne, 3 heures

Infos pratiques pour les États-Unis

  • la frontière est à environ 2 h de route de Moncton
  • il faut demander son ESTA au plus tard 72 heures avant le départ. L’autorisation est valable trois mois, si on souhaite revenir c’est pratique.
  • en juin, le passage à la douane à St-Stephen nous a pris un peu moins d’une heure, il n’y avait pas grand monde.
  • décalage horaire d’une heure avec le NB : prévoir 6 heures pour arriver à Bangor et 5 pour rentrer à Moncton
  • frimez en société en disant que allez « passer la fin de semaine aux États » !

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Ne jamais dire jamais

Ne jamais dire jamais

Dès lors que l’on quitte sa région d’origine et sa zone de confort, les préjugés et idées reçues sont légion, bien enrobés de clichés aux faux airs de vérités universelles. Nous vous passerons les clichés qui circulent entre Haute-Savoie et Lyon (dans les deux sens), mais sachez que si ce type de raisonnement a lieu entre deux départements distants de 300 km, on vous laisse imaginer d’un continent à un autre…

Notre départ a donc suscité de nombreux questionnements, de notre part et de celle des proches, cristallisant la peur de l’acculturation et du déracinement : allait-on perdre notre identité, notre culture, notre langue, prendre de mauvaises habitudes, devenir obèses en deux mois chrono à cause de la malbouffe ?

La gastronomie

Pour commencer sur ce terrain ô combien sensible, nous avions juré nos grands dieux que nous respecterions les traditions de nos aïeux pour garder notre identité nationale. Force est de constater que si nous n’avons absolument pas sacrifié au dîner souper à 17 heures, nous avons adopté la tendance toute anglo-saxonne du sandwich en guise de repas de midi, même le week-end. Garni de légumes, voilà un repas rapide et sain, qui fait se retourner dans leurs tombes toutes les arrière-arrières-mères-grands pour qui un repas n’en est pas un s’il n’a pas été mijoté pendant sept heures. Notre rythme de vie étant sensiblement différent de celui en vogue dans les années 1900, nous déclarons que les sandwichs sont parfaits. Essayé, c’est adopté.

Les plats à emporter, c’est pour les flemmes et ceux qui ne savent pas cuisiner ? Peut-être, mais quand tous les établissements proposent des plats à savourer bien au chaud dans son canapé au lieu de rester dans une salle aux chaises inconfortables, et le tout pour un prix raisonnable, autant dire qu’on se fait plus souvent plaisir qu’en France.

La voiture

Tout aussi redoutable était le spectre de l’automobile toute-puissante, qui réduit à l’état larvaire et anéantit toute velléité d’effort physique. Alors oui, quand il fait beau et chaud, aller au centre commercial Champlain à pied, ça prend 15 minutes, c’est sympa de passer dans les rues résidentielles en admirant les jolies maisons en bois. Mais quand il pleut, il fait froid, il neige, il gèle (donc, la moitié de l’année), et bien la voiture, on la prend bien volontiers, même si c’est pour un trajet qui dure quatre minutes. Nous n’en sommes cependant pas au niveau des collègues de Martin, qui prennent la voiture pour traverser la route. 15 secondes de trajet. Je vous laisse prendre la mesure des flemmes monumentales que nous avons là.

Qui ne s’est jamais moqué de ces personnes roulant vitre baissée, le bras hors de la portière d’un air nonchalant, par tous les temps ? Nous plaidons coupables. Mais quand on sait que l’air chaud accumulé lors du trajet se condense pour former du givre à l’intérieur de la voiture au repos, la fenêtre, on s’empresse de la baisser avant d’arriver à destination. Même s’il fait -15°C dehors. SURTOUT s’il fait -15°C dehors.

_1070108Oui, même par ce temps là.

Le gaspillage

Martine, écolo-bobo dans l’âme, voyait d’un œil noir l’empire du tout-plastique, de la consommation à outrance. Elle a réussi à imposer aux supermarché les sacs de courses réutilisables tels qu’on les connaît en France depuis quelques années, mais quand elle entre au Starbucks les doigts raides et l’haleine surgelée et qu’on lui dit que non, il n’y a pas de tasse, seulement des gobelets jetables, elle le prend quand même, son chai latte dans son gobelet en carton, se réchauffant l’intérieur en se jurant de penser à sa gourde la prochaine fois.

Le froid

Martin a toujours refusé les accessoires visant à garder une chaleur corporelle au-dessus du seuil de viabilité humaine : écharpe, bonnets et gants sont donc relégués au rang d’accessoires réservés aux sports d’hiver. Et encore : il n’était pas rare de le croiser tête nue à 2500 m, heureux d’avoir les oreilles bien au frais. Les accessoires pour tenir chaud, c’est pour les mauviettes enfants. Il va sans dire que la donne change grandement car même à 20 mètres d’altitude, le mercure ne remonte pas vraiment au-dessus de -10°C depuis deux mois. Mëme si notre appartement est assez bien isolé pour ne pas avoir à chauffer constamment, le parquet n’en reste pas moins digne d’un igloo. Martin s’est donc résolu à porter des chaussons, la mort dans l’âme. Ses proches mesureront l’ampleur de ce changement.

Quant aux gants, après avoir failli perdre toutes ses phalanges en jour de vélo par grand vent, ils ont fait une entrée fracassante dans sa garde-robe, et l’ont rendu accro au point de les porter même pour conduire. Et la sécurité routière dans tout ça ? On vous laisse trancher : entre porter des gants en tenant normalement son volant  et tenter par tous les moyens d’avoir le moins de surface de contact entre la peau nue et le volant, quelle stratégie est la plus sécuritaire ?

Nous revoyons petit à petit nos préjugés et cette constatation amène son lot de doutes : nous nous sommes promis que…

  • nous n’aurions jamais de pick-up ridicule
  • nous ne porterions jamais de casquette, de baggy ou de sweat à capuche
  • nous ne mangerions jamais des nachos à la salsa en plat principal
  • les armes à feu resteraient un truc de sauvages

Les paris sont ouverts pour savoir où nous en serons dans un an !

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