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En pleine tempête : guide de survie

En pleine tempête : guide de survie

Vous n’avez pas pu l’ignorer, en début de semaine, le Nord-Est des États-Unis a été frappé par une violente tempête de neige répondant au doux nom de Juno, qui a poussé certaines localités à crier au loup décréter l’état d’urgence. Au final, il ne sera tombé que 20 cm à New York.

Au Nouveau-Brunswick, en revanche, Radio-Canada Acadie a annoncé cette tempête comme toutes les autres : avec sobriété et résignation, en se permettant même des petits commentaires narquois sur son voisin américain bien peu préparé.

Et pendant ce temps, nous, on se demandait de quelle façon le ciel allait nous tomber sur la tête, mi-excités, mi-soucieux, mi-penauds, mi-curieux (à nous deux, ça fait quatre mi-quelque chose. Dora était mi-indifférente, mi-insouciante). Un premier blizzard, ce n’est pas rien, mais tout s’est bien passé, rassurez-vous.

Quelle meilleure occasion de vous faire un topo sur l’avant, le pendant et l’après-blizzard ? Parce que les tempêtes, c’est comme l’attente de la RP et la recherche d’emploi, ça fait partie de l’expérience de l’expatriation au Canada, il faut y passer en gardant le sourire.

Cela dit, il y a tempête et tempête. Les précédentes tempêtes de neige avaient laissé notre cœur de Hauts-Savoyards presque de glace (mais rassure-toi, cher Breton ou Niçois : elles sauront t’émouvoir !), car d’après Météo Canada : une tempête de neige, c’est lorsque 15 cm ou plus de neige sont prévus dans un délai de 12 heures. Rien de bien impressionnant pour qui est né en montagne, donc.

Par contre, le blizzard, c’est quand on s’attend à ce que des vents d’au moins 40 km/h entraînent des réductions généralisées de la visibilité jusqu’à 400 mètres ou moins, en cas de poudrerie, ou de poudrerie avec des chutes de neige, pendant au moins quatre heures. En gros, une autre paire de manches.

Quand il y a blizzard, les conditions sont dangereuses : on ne sort pas pour s’amuser. La plupart des entreprises sont fermées : l’immense majorité des salariés travaillent de chez eux ou chôment, avec ou sans solde. Mardi 27 janvier 2015, l’espace Champlain était fermé, et quand l’espace Champlain est fermé, on peut dire que TOUT est fermé.

Quand il y a blizzard, deux-trois choses sont à retenir :

  • on ne sort pas de chez soi
  • l’électricité peut être coupée
  • l’eau peut être coupée

Partant de là, voyons comment survivre à une bonne grosse tempête hivernale au joli petit blizzard bien cinglant.

Avant

File au supermarché te concocter un placard spécial tempête avec des biscuits apéro, du pain, des biscuits tout court, des fruits secs, du chocolat… Autant d’aliments qui n’ont besoin ni d’être cuits ni d’être réfrigérés (en cas de coupure d’électricité). Mise sur l’aspect réconfortant des aliments, parce que si tu n’as plus l’électricité, on doute très très fort que des branches de céleri et des boîtes de conserve froides te redonne du baume au cœur. Météo Canada préconise des réserves pour 72 heures.

tempête de neige canada nouveauw new brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente juno monctonPas encore au point, notre placard tempête : les saucisses et l’humus, une fois ouverts, on les conserve comment s’il n’y a plus de courant ?!

Rentre tes animaux au chaud, même le chien qui dort dans sa niche d’habitude. Et n’oublie pas le rab de croquettes pour chat, parce que rien de pire qu’un huis-clos avec un chat affamé. Tu pourrais y rester. Sérieusement.

Remplis des bidons ou tes contenants d’eau (au moins 2 litres par personne par jour) pour parer à une éventuelle rupture des canalisations quelque part. Pense aussi aux questions d’hygiène et remplis ta baignoire : avec un seau, elle remplacera ta chasse d’eau.

Équipe-toi d’une lampe de poche, de piles, de bougies, d’allumettes, de bûches si tu as une cheminée… Tout ce qui pourrait faire de la lumière et/ou de la chaleur.

Charge tous tes appareils électroniques utiles et note tous les numéros importants au cas où sur un calepin accessible. Comme Martine, anticipe et préviens tes éventuels clients de la situation, pour ne pas te retrouver comme un rond de flan avec une commande à livrer et une connexion Internet en rade. Comme Martin, appelle ton entreprise pour t’organiser et éventuellement récupérer des documents pour pouvoir travailler de chez toi.

Si le réservoir de ta voiture est presque vide, file le remplir pour éviter qu’il ne gèle, ce serait ballot.

Si vraiment ton employeur est relou et que tu dois aller travailler, prépare un sac avec le nécessaire pour passer la nuit au boulot si jamais tu es coincé. Et une pelle à neige pour le lendemain. De manière générale, au Canada, il est sage d’avoir toujours une pelle à neige sur soi.

Pendant

Reste au chaud ou à la rigueur, va prendre des photos pas loin. Périmètre autorisé : trois mètres autour de la maison, toujours en contact visuel pour ne pas te perdre, c’est très sérieux, surtout si ton garage est loin (dans ce cas, la technique dite « de la corde à linge » mise en œuvre au préalable sera utile).

Garde tes appareils électroniques sur secteur tant que tu peux.

Hiérarchise les aliments à manger en premier selon la disponibilité de l’électricité.

Moque-toi (gentiment) du voisin dont la voiture est ensevelie, du type qui passe en voiture la fenêtre ouverte, des couillons qui font leur footing. Envoie des photos aux amis en France pour les terroriser.

Regarde par la fenêtre en sirotant un bon chai latte et en frissonnant intérieurement à chaque bourrasque, en te disant que tu n’avais probablement jamais vu ça. Et que c’est génial.

Conseils sérieux en cas de coupure d’eau ou électricité :

  • évite d’ouvrir ton frigo ou ton congélateur pour garder les aliments au froid. Si tu as une maison, tu peux les transférer dans une glacière dans ton garage.
  • regroupe toute la famille dans une même pièce pour capitaliser la chaleur humaine (et animale, car il y a fort à parier que tes animaux viendront te coller aussi, les petits opportunistes).
  • ne fais pas ton timide et sollicite tes voisins pour voir s’ils sont dans la même situation ou s’ils ont des conseils. Il y a fort à parier qu’ils aient l’habitude puisqu’ils vivent ça 20 fois par hiver.

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Après

Prévois largement une demi-heure de mou le lendemain pour exhumer ta voiture de sa gangue de neige de glace et de verglas, en repensant aux raisons qui t’ont amené.e au Canada.

Utilise l’eau de la baignoire pour faire une lessive à la main ou tirer la chasse d’eau, histoire de ne pas l’avoir complètement gaspillée.

Invite tes amis pour un apéro avec les denrées périssables de ton placard d’urgence.

Admire l’épaisseur de neige assez inédite (entre 30 et 40 cm, à vue de nez), rigole des pauvres gens dont la voiture est coincée ou la fenêtre ensevelie, et réjouis-toi de toute cette neige sous le soleil…

   _1070130 _1070127  2015-01-28 16.54.34 _1070137Technique de déneigement : tout pousser dans la pelouse, sur les trottoirs… Admirez les monticules en arrière-plan : belle quantité, non ?

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C’est beau, non ?

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Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Ces derniers jours, soleil et froid ont fait leur apparition à intervalles réguliers. Dès que le soleil pointe son nez, nous vrombissons à l’extérieur pour profiter d’un peu de vitamine D et de bonne humeur pour la journée. La nuit commence à tomber vers 16 h 30 et il fait noir à 17 h, ce qui limite les possibilités de balade post-journée professionnelle : nous sommes désormais adeptes des petites balades matinales ou à l’heure du déjeuner.

C’est ainsi que nous avons été nous promener le long de la rivière Chocolat (qui est en fait le fleuve Petitcodiac, mais ici on ne distingue pas « rivière » et « fleuve », et la couleur du cours d’eau est trop évocatrice pour ne pas rappeler la friandise en question).

À Riverview d’abord, de l’autre côté de la ville, peu après le mascaret :

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Puis à Dieppe, où nous avons découvert à quelques centaines de mètres de chez nous un sentier qui  court le long de la rivière-fleuve sur des kilomètres, à côté de roseaux, de chouettes maisons et peut-être de castors ? On espère toujours en voir… Plein de balades en perspective !

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Grande frileuse devant l’éternel, Martine s’est équipée pour les frimas, avec une doudoune en duvet véritable et capuche à la Kenny et des bottes de combat pour botter les pénibles gambader dans la neige tel un Bisounours sans craindre de perdre des orteils. Martin, lui, attend le Black Friday (le 28 novembre) pour faire chauffer la carte bleue et s’équiper sérieusement.

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Elle a également fait l’acquisition d’un nouveau destrier qui ne demande qu’à être équipé en pneus neige pour être parfaitement opérationnel. Oui madame, les pneus neige pour vélo existent. Et je le prouve ici.

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Oh, et si vous êtes observateurs, vous aurez peut-être remarqué un détail : il a neigé. Le 14 novembre. Ça fait bizarre, on ne vous le cache pas.

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Pour l’instant, on est ravis de la neige. Les oiseaux de mauvais augure nous prédisent qu’en avril, on n’en pourra plus, de cette maudite neige. Mais pour l’instant, on apprécie ce manteau, annonciateur des fêtes de fin d’année, qui s’invite déjà dans les magasins et sur les pelouses de nombreuses maisons.

Scoop : on nous annonce que le conteneur est arrivé à bon port [huhu] mercredi. Bientôt la fin du camping ?

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Comment louer un logement au Canada

Comment louer un logement au Canada

 Accrochez-vous, c’est ardu :

  • on entre en contact avec un agent immobilier ou une agence
  • on visite
  • on choisit
  • on se présente avec le dépôt de garantie, identique au montant du loyer et on remplit un dossier d’une page A4
  • on revient signer le bail deux jours plus tard et éventuellement régler le premier mois de loyer
  • on procède à un état des lieux très mignon (« il n’y a pas de trous, quelques taches dans cette chambre, c’est bon, signez ici »)
  • on emménage

Pas besoin que tes arrière-grands-parents paient l’ISF ni que tes parents signent un engagement solidaire sur 18 pages à recopier à la main et ce même si tu as la trentaine (toute fraîche certes, mais la trentaine). Pas besoin de te mettre sur liste d’attente ni d’être en concurrence avec 50 autres locataires potentiels qui gagnent tous trois fois ton salaire.

Ici, tout le monde il est gentil, tout le monde il est SIMPLE. Et louer un appart n’est pas le parcours du combattant qu’on connaît en France. On se demandait presque si on avait tout compris, tout fait, tellement les formalités ont été rapides.

La recherche pure et dure a été un peu plus compliquée que cela en raison de malentendus entre les différentes parties : nous avons mis environ dix jours entre la première visite et la signature du bail, mais pour le côté administratif, c’est exactement ça : on arrive, on remplit un dossier d’une page et on paie. C’est tout. Nous avons traité avec J’Édulogement et GroundFloor Property Management (en français).

On vous inventerait bien des péripéties pour écrire un article succulent de mésaventures, mais on s’en tiendra à quelques conseils aux futurs immigrants qui nous lisent.

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Les conseils de vieux schnocks de Martine et Martine

Si vous n’avez pas réservé de logement avant de partir, prévoyez au moins dix jours avant d’emménager. Il n’est pas impossible que vous trouviez un logement déjà vacant et dans ce cas, la remise des clés sera presque instantanée. Mais si le logement est occupé, il n’est pas impossible non plus que des travaux de rafraîchissement soient de mise après le départ du locataire actuel, ce qui peut prendre un temps inconnu. Nous avons renoncé à un appartement en étage avec balcon dans notre immeuble actuel faute de savoir quels rafraîchissements, et donc quel délai, étaient nécessaires avant de pouvoir emménager.

Si tu arrives en juin, c’est encore mieux car tu pourras profiter du jour du déménagement, le 1er juillet, où environ la moitié du pays déménage en même temps. Corolaire de cette situation : la moitié du pays emménage en même temps. Mais le 1er juillet, tu trouveras aussi plein de meubles gratos sur le bord de la route, et ça, c’est plutôt chouette.

Comme bien des locataires ici, nous avons signé un bail d’un an. Que cela ne vous effraie pas, il peut être cassé sous certaines conditions :

  • En trouvant soi-même un autre locataire pour reprendre le bail (pas de sous-location dans notre cas)
  • En payant une pénalité
  • Si le propriétaire augmente le loyer, nous sommes libres de refuser et plier bagage. Nous souhaitons presque que cela nous arrive ce printemps pour pouvoir changer de logement aux beaux jours !

Pour les amis des bêtes : notre appartement se situe dans un immeuble qui affichait une politique « pas d’animaux de compagnie » on ne peut plus explicite. Pourtant, nous ne sommes pas hors-la-loi avec Dora puisqu’elle a été mentionnée sur le bail. Il semble que seuls les chiens soient indésirables en appartement, et que les chats soient sinon les bienvenus, du moins tolérés. Chers félinophiles, si un appartement vous plaît, ne vous arrêtez pas à la mention « pas d’animaux » et demandez toujours, vous n’avez rien à perdre !

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Anecdote canadienne : selon le bail, nous n’avons pas le droit

  • de posséder un lave-linge et un sèche-linge (buanderie disponible à notre étage)
  • d’accrocher des drapeaux
  • de laisser l’appartement sans chauffage pendant les mois d’hiver

Comptez sur nous pour respecter ces directives à la lettre.

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Bienvenue dans le Terrier

Bienvenue dans le Terrier

Nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville de Haute-Normandie, non loin de la mer et de toutes les commodités.

Oups, je reprends : nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville du Grand Moncton, non loin de la mer et de toutes les commodités et dont le climat n’est pas sans rappeler une Haute-Normandie sous stéroïdes (entendre par là : il fait humide ET froid !).

Et mieux encore, nous sommes désormais raccordés à Internet ! Ô, joie. Martin a d’ailleurs commandé son nouvel ordinateur dans les 4 minutes qui ont suivi le départ du technicien, puisque nous nous battons partageons le pc de Martine depuis vraiment trop longtemps pour notre santé mentale à tous les deux déjà près de trois semaines.

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Cet appartement a été source de nombreux atermoiements de la part de Martine, réticente à l’idée de vivre sous terre. Déjà prête à rebaptiser ce logement douillet « Le Terrier » [60 geek points à qui trouve la référence !], elle a finalement accepté l’expérience en se rendant compte qu’il ne s’agit pas d’un vrai demi sous-sol. Sa situation n’est pas claire pour autant : quart de sous-sol ou demi rez-de-chaussée ? Nous avons la pelouse au ras des fenêtres mais celle-ci étant surélevée par rapport à la chaussée, où nous situons-nous ?

Maintenant que nous avons emménagé, cette situation ne nous empêche plus vraiment de dormir : nous avons toute la luminosité dont un appartement canadien peut rêver, et la promesse d’une meilleure isolation du fait des murs à moitié enterrés. Sans oublier la perspective de se croire dans un igloo dès les premières tempêtes de neige venues !

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Cet appartement répond à plusieurs critères :

  • De taille d’abord, car on ne s’est pas délestés de 8 000 euros pour faire venir nos meubles si c’est pour les mettre en garde-meubles à l’arrivée, avouez que ce serait ballot
  • De situation ensuite : à deux pas du petit centre-ville de Dieppe qui comporte la bibliothèques, quelques cafés et boutiques, sans oublier le fameux marché de Dieppe, célèbre dans tout le comté pour ses produits frais et ses FROMAGES ! Nous revivons. Nous sommes également à 10 minutes du centre Champlain, pratique pour aller faire des achats à pied pendant les beaux jours (c’est-à-dire, pas maintenant)
  • Le critère félin : il fallait que le chat soit accepté, évidemment (même constat que pour les meubles : c’est bête de s’embêter à importer le chat si c’est pour le mettre en garde-meubles… euh, on s’égare)
  • Et le prix, évidemment. Nous avions repéré un appartement plus dans nos goûts mais dont le prix s’est avéré prohibitif. Celui-ci nous revient 675 $ mensuels hors charges (dont nous ne pouvons encore rien dire… suspense quant à la note de chauffage !), soit environ 450 euros pour environ 85 m², moi je dis BANCO.

Comme tous les appartements visités, il est équipé (four, lave-vaisselle, frigo et congélateur), a une baignoire, deux chambres et un grand salon qui ne demandent qu’à être meublés et à gagner un peu en chaleur et confort. Voici une petite visite guidée qui montre beaucoup le chat et pas forcément beaucoup l’appartement, car contrairement à l’appartement, le chat est facile à photographier :

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Vous remarquerez que

  • Dora se cache dans les endroits les plus improbables et apprécie mon sac de couchage
  • le confort est encore relativement spartiate, en l’attente du conteneur qui baguenaude en ce moment même dans l’Atlantique.

La prochaine fois, on vous expliquera le processus de location d’un appartement, vous allez rire (ou pleurer, si vous êtes Parisien).

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Halloween en vrai

Halloween en vrai

Halloween est depuis longtemps l’une des fêtes de prédilection de Martine, qui regrettait amèrement que cette fête des plus anglo-saxonnes n’ait jamais véritablement été adoptée en France. Des chats noirs, des citrouilles, de l’automne et des sorcières… Comment ne pas aimer ?

Cette année, elle a donc pu réaliser l’un de ses projets de vie : vivre Halloween EN VRAI ! Avec l’enthousiasme émerveillé de l’enfant de 7 ans qu’elle est toujours un peu, voici ce que Martine a donc vu et vécu cette année.

_1050742_1050896 _1050758Une citrouille et un chat : quoi de plus Halloween ?

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Le jour J :

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Martin dans son costume de geek :

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Martine dans son costume de sorcière arc-en-ciel, avec son fidèle chat noir :

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Notre hôte AirBnB Gerry, qui a eu la gentillesse de nous inviter à sa fête d’Halloween, dans son costume de poulet infernal :

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La récolte de sucreries (en vrai, on n’a pas vraiment osé aller frapper chez beaucoup de gens, n’ayant pas d’enfant-alibi avec nous. Note pour l’an prochain : trouver un enfant à emprunter le soir d’Halloween) :

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Cette année, on a improvisé faute de moyens et de temps, mais l’an prochain, vous pouvez déjà compter sur du sérieux. Gerry nous a mis la pression avec son costume et on est remontés pour trouver des costumes dignes de ce nom.

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Tranches de vie de la première semaine / N°1

Tranches de vie de la première semaine / N°1

Notre première semaine à Moncton a été rythmée par les formalités administratives, le temps de chien très automnal ne laissant que peu de place aux promenades dans les feuilles mortes. Nous en avons profité pour approfondir notre connaissance de la topographie locale et maîtrisons désormais sur le bout des doigts l’espace Champlain, le plus grand centre commercial à des (centaines de) kilomètres à la ronde.

Nous avons visité six ou sept appartements : des mignons, des horribles, des biens isolés, des moins bien… La constante étant souvent :

  • ancien = maison, extérieur über mignon, intérieur très daté
  • récent = appartement, extérieur quelconque, intérieur correct à très bien
  • la grosse inconnue étant souvent l’isolation thermique. Si certains logements se révèlent ostensiblement être des passoires thermiques, d’autres nous semblent plus fiables… ou fourbes !

Nous avons d’ailleurs signé un bail lundi et attendons la remise des clés et l’emménagement pour vous montrer notre nouveau nid (ou plutôt terrier, diraient les mauvaises langues…). Les paris sont ouverts pour la localisation : Moncton, Dieppe, Riverview, Shediac… ?

Nous avons quitté notre petite maison douillette, faute de disponibilité des propriétaires, non sans prendre le temps de mettre une dernière fois à profit les équipements à disposition.

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Si, si, Martin s’amuse, promis !

Nous avons pris nos nouveaux quartiers dans un logement très local : le demi sous-sol. Ou plutôt le trois-quarts de sous-sol, à en juger par notre soupirail… Notre nouveau hôte est néanmoins d’une gentillesse à toute épreuve et nous avait même préparé une tourte aux pommes pour notre arrivée !

Cherchez le chat, le retour…

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Nous avons profité d’une éclaircie toute relative samedi dernier pour aller visiter le petit village très mignon de Bouctouche, mais devant le crachin plus qu’insidieux qui sévissait, nous avons fait demi-tour sans visiter sa célèbre dune… Nous reviendrons.

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Et enfin, une petite virée oxygénante au parc de Mapleton, à Moncton, nous a montré que l’un des clichés sur l’Amérique du Nord est vrai : les écureuils à foison, ce n’est pas du flan puisque nous en avons croisé environ 3 000 pendant l’heure qu’a duré notre balade. Nous avons guetté les ratons-laveurs et les castors, mais ils n’étaient pas de la partie aujourd’hui…

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On espère vous montrer des photos de notre nouveau chez-nous officiel dès la semaine prochaine !

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Camping en milieu urbain

Camping en milieu urbain

Maintenant que le conteneur est parti, on se retrouve dans un dénuement digne des moines zen que nous ne sommes pas.

Notre kit de survie se résume [à peu près] à une valise soute et une valise cabine chacun, avec :

  • Nos papiers d’identité, d’état-civil, notre précccieuse (la confirmation de résidence permanente)
  • Quelques obscurs formulaires pour le passage à la douane (afin d’éviter la case « Nous afons les moyens de fous faire parler ! ») : le B4 et B4a, qui recensent les possessions qui entrent sur le territoire avec nous et celles qui nous suivront par conteneur -> toi qui me lis dans une optique d’immigration, ce sont les seules choses à prendre impérativement pour devenir résidents permanents. Le reste est accessoire.
  • De la paperasse qui pourrait s’avérer utile pour les prochaines semaines, notamment en ce qui concerne la cessation d’activité de Martine, l’URSSAF n’étant pas connu pour comprendre les choses du premier coup…
  • Une semaine de vêtements chauds : deux pulls, deux pantalons, deux t-shirts à manches longues, deux paires de chaussures, deux bonnets. Et l’anorak de ski de Martine, parce que qui sait ce qu’on trouvera une fois sur place ? Adieu tongs, t-shirts, jupes… On n’avait pas besoin de vous en France de toute façon.
  • Nos appareils électroniques canado-compatibles et leurs chargeurs : ordinateur portable, appareil photo, liseuse, téléphone
  • Un adaptateur ! Hyper important.
  • Et quelques babioles sentimentales : la tasse préférée de Martine, le plaid du chat pour qu’elle ne se sente pas trop perturbée à l’arrivée *toux bruyante*

Sans oublier notre télévision, laXBox, le pc de combat gamer de Martin, deux matelas gonflables, des assiettes en carton et la machine à croques jusqu’au bout, qui finiront tous vendus ou donnés…

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On s’amuse à camper dans ce grand appartement vide qui résonne, tandis que le petit félin a eu son quota d’émotions pour la journée : entre le bruit et l’odeur des déménageurs, le confinement dans la salle de bain pendant les manœuvres et le choc de voir son habitat presque vide à la sortie, le pauvre chat a eu sa dose ! On n’ose pas imaginer après l’avion…

Jusqu’à présent, WMS Moving semble assurer : à part un petit souci de demande de stationnement à la mairie qui ne s’est pas avéré bloquant, je n’ai rien à redire au niveau du départ. Le responsable logistique répond prestement à toutes mes questions, même les plus délicates (une p’tite rallonge de délai de paiement pour cause de plusieurs gros virements cette semaine), le responsable commercial était présent ce matin, les employés semblent avoir bien géré l’emballage de nos effets personnels. Je ferai un compte-rendu plus circonstancié une fois que tout sera arrivé.

Et en passant : si les meubles sont partis, ça veut dire que les prochains sur la liste… c’est nous ?!

 

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La chance !

La chance !

Après avoir passé en revue les différentes questions à ne pas poser trop souvent aux futurs immigrants, j’en remets une petite couche avec LA phrase qui est sur toutes les lèvres sitôt le mot « Canada » prononcé.

« OH LA CHANCE ! »

Généralement prononcée par un réflexe pavlovien à tout événement heureux sortant de l’ordinaire, cette expression mérite qu’on s’y arrête.

Parce que quand on me dit « vous avez de la chance de partir », j’entends, selon mon humeur « ils n’y sont pour rien », « il n’y en a que pour les mêmes » ou encore « ils ont dû planter des poupées vaudou aux arbustes de leur jardin d’immeuble et sacrifier des bébés chats pour en arriver là ».

Aucun bébé chat n’a été sacrifié à l’autel du dieu Canada, pas plus que nous n’avons fait usage de trèfles à quatre feuilles, de fers à cheval ou de pattes de lapin.

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Notre processus d’immigration ne doit rien non plus au hasard.

Si vraiment, vous êtes bornés et tenez à impliquer la chance, je peux remonter au mois de février 2013, quand alors que nous venions à peine de décider d’immigrer : c’est peut-être la chance qui nous mis le nez sur un encart dans le 20 minutes faisant la promotion d’une réunion d’information sur le Nouveau-Brunswick. Réunion qui scella notre destin, comme chacun le sait.

On peut considérer qu’il s’agit de la chance d’être tombé au bon moment sur le bon 20 minutes.

On pourrait remonter encore plus loin et dire que la chance, c’est d’avoir fait des études qui nous ont mené à un métier qui aujourd’hui nous permet de partir, autant du point de vue de la formation que des finances.

Que la chance, c’est d’avoir eu une famille qui nous a payé ces études. Et donc, d’être nés dans la bonne famille. S’il doit VRAIMENT y avoir un critère de chance dans notre immigration, c’est à ce niveau qu’il se situe.

Et c’est tout.

Car sinon, rien, absolument rien n’a été laissé à la chance, ni au hasard, pas même au destin : nous ne sommes pas mutés, nous n’avons pas gagné de Green Card à la loterie, pas plus que nous n’avons remporté de « meilleur job du monde » version canadienne. Rien ne nous est tombé tout cru dans le bec [et c’est du reste bien malheureux, si vous voulez notre avis]

Notre chance, c’est d’être curieux, audacieux et têtus comme des mules acharnés, d’avoir eu l’envie de concrétiser nos projets, la patience d’attendre que nos efforts paient, la force d’atteindre nos objectifs.

Ce n’est pas grâce à la chance que nous avons participé à des réunions d’information, contacté des agents d’immigration, envoyé des courriers à tour de bras, fait deux semaines de repérages in situ, rencontré des associations d’aide à l’installation, participé à des forums pour ne pas nous planter, fait pipi dans un gobelet, rempli des formulaires, recontacté les agents d’immigration, repris notre téléphone, re-rempli et re-renvoyé des formulaires…

Ce n’est pas non plus la chance qui est intervenue à notre place quand nous avons démarché des déménageurs, repris notre téléphone ou notre plume pour résilier tous nos contrats, mis en ligne plus de petites annonces que nécessaire, cherché un logement, cherché des informations, cherché une voiture, été voir des administrations en personne et même créé une lettre d’informations pour vous narrer nos aventures !

Bref, nous l’avons VOULU, ce déménagement, et si vous voyez encore de la chance là-dedans, ce n’est pas mon cas !
[mais si Dame Chance voulait bien nous faire gagner au loto un de ces jours, on serait contents aussi, hein !] [Et alors l’expression conspuée serait tout à fait appropriée, on serait tous gagnants]

canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneEn vrai, même si Martine râle, on vous aime bien ! Restez avec nous encore un peu !

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