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Tranches de vie : novembre 2015

Tranches de vie : novembre 2015

Novembre étant généralement un mois pourri de par sa situation météorologique, celui-ci n’a pas fait exception à la règle. C’est aussi le mois d’anniversaire de Martine, qui a fêté ses 3X printemps à plusieurs reprises : soirée vin et fromage, brunch, dîner libanais… Encore une belle année de passée.
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Difficile de ne pas parler des attentats du 13 novembre. Nous avons été encore plus secoués qu’après Charlie, sans doute par effet de répétition et parce qu’on croyait le pays désormais invulnérable. Grave erreur. Comme pour Charlie, l’Association française du Nouveau-Brunswick a organisé un rassemblement auquel a assisté une centaine de personnes françaises, mais aussi canadiennes, belges ou autres, que nous remercions chaleureusement pour leur solidarité.

Martine a passé une bonne partie de ses soirées de novembre derrière sa machine à coudre dans le cadre de ses activités de bénévolat pour Carma. Résultats des courses : une dizaine de jolis petits coussins destinés aux chats ou aux humains, qui ont été mis en vente lors du Turner’s Christmas at the Coliseum, grand événement qui rassemblait près de 300 vendeurs et est probablement ce qui se rapproche le plus d’un marché de Noël par ici, les cabanes en bois et le vin chaud en moins.

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En parlant de Carma, nous avons le plaisir de vous annoncer qu’après un mois et demi avec nous, notre petit pépère Loki a trouvé une famille aimante suite à une « journée de l’adoption » au Global Pet Store de Champlain. Son nom vaguement geek et sa décontraction ont conquis le cœur d’un adolescent, qui a su trouver les mots pour convaincre sa mère de l’adopter. Nous lui souhaitons bon vent et nous préparons à accueillir les petits chats suivants dès notre retour de France !

Sans transition, nous avons aussi le plaisir de vous annoncer que Martine est désormais salariée. Les personnes qui la connaissent mesureront l’ampleur de la nouvelle, elle qui a presque toujours été indépendante, à l’exception de quelques stages. Huit heures par semaine, elle donne donc un coup de main à Workspace pour leurs traductions et l’accueil et pour décorer le sapin, sans cesser son activité de traductrice à temps plus que plein (qui déborde parfois sur les moments creux à Workspace, si vous voulez tout savoir…). Si vous avez des CV à traduire, elle peut donc toujours vous aider !


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Martin travaille toujours au même endroit depuis juillet, mais a été dépêché en clientèle (à ceux qui ne connaissent le mode de fonctionnement des sociétés de services informatiques : ce sont des boîtes d’intérim qui ne disent pas leur nom) et officie désormais vers l’aéroport de Dieppe, où il forme des gens… à des trucs… confidentiels ? Tout ce que nous pouvons dire à ce stade, c’est qu’il s’agit de crevettiers, et que le Bubba Gump est forcément sorti sur le tapis.

Enfin, nous avons organisé la deuxième édition de la Soirée française pour rencontrer des Français de France. Des bien jolies rencontres à la clé lors de ce dîner au restaurant malaisien Cinta Ria qui a réuni une dizaine d’adultes. Merci à tous !

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Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Malgré tous nos efforts pour te prouver le contraire, tu penses toujours que Moncton est une destination obscure qui n’a rien à offrir ?

Détrompe-toi fort : Moncton possède désormais le Graal des chasseurs, le Saint des Saints du pêcheur, une destination incontournable pour tous les immigrants désireux de découvrir la culture canadienne.

Mieux que Disneyland Paris, mieux que le Hard Rock Café de New York : le Bass Pro Shop de Moncton. Du Nouveau-Brunswick.

WP_004797L’antre favorite de tous les chasseurs, pêcheurs et autres fieffés menteurs. Ce n’est pas nous qui le disons.

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Ce magasin qui fait dans la démesure est sans doute le parfait exemple du bon goût, de l’élégance et de l’art de vivre à la bûcheronne. Nous n’employons pas le terme « démesure » à la légère : avant l’emménagement du Bass Pro Shop, ses locaux accueillaient un parc d’attraction d’intérieur. Littéralement. La surface est la même, et certaines mauvaises langues pourraient prétendre que finalement, pas grand-chose d’autre n’a changé. Il s’agit toujours d’un parc à thème. Avec trois grands domaines que nous baptiserons Chasse-land, Pêche-land et Le Pays des merveilles du camouflage.

Dans Chasse-land, on trouve des porte-serviettes en véritable bois de cerf.

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Ainsi que des verres à dents à la façon de cartouches, qui n’aimerait pas une cartouche géante sur son lavabo ?

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À l’approche de Noël, les idées cadeaux sur ce thème sont légion : une petite cartouche pour mettre sur ton sapin ?

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Tu peux aussi clamer haut et fort ton allégeance à la Confrérie des chasseurs de faisans et de chevreuils, car on est d’accord, la période des fêtes, c’est un peu mièvre, ça manque de carnage.

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Un petit thé dans une belle tasse quand tu fais une pause pour admirer ta charmante décoration festive ?

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Décorer sa maison aux couleurs de la chasse, c’est bien, mais n’oublie pas que tu peux vraiment chasser. En t’entraînant d’abord sur des cibles grandeur nature.

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Quand tu seras prêt, tu pourras essayer de pousser de « bêlements réalistes de biche à superbe volume ». Sinon, la boîte à meuh, c’est un peu dépassé : mieux vaut opter pour la « boîte à cris de chevreuil » [laissez-nous vomir et on revient, ok ?]

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À Pêche-land, tu trouveras les plus belles et encombrantes boîtes aux lettres que la Création ait jamais connues. Bonus : jamais aucun voisin ne te les volera.

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Pour égayer ta maison, rien de tel qu’une guirlande de truites lumineuses.

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Et sous le sapin, une vis pour creuser des trous dans la glace. Pour la pêche sur glace, évidemment, pas pour garder ton rosé au frais.

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Passons au Pays du Camouflage. Tu en as marre du motif canadien ? Passe donc au camouflage ! Ultra-tendance cet hiver.

Pour commencer, un bonnet de Père Noël, c’est de saison après tout. Camouflage normal, camouflage rose ou camouflage rouge ?

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Ensuite, tu n’as que l’embarras du choix : veste, pantalon…WP_004779

combinaison entière…

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N’oublie pas ta ceinture. Sans ceinture camouflage, tu n’es PAS camouflé.e. Tu es prévenu.e.WP_004778

La même remarque vaut pour tes dessous [psst… je viens de trouver le cadeau de Noël de Martin !].

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Heureusement, le camouflage ne sonne pas forcément pas le glas de l’élégance. Ou pas, d’ailleurs.

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Tes enfants ne seront pas en reste avec la grenouillère pour le petit dernier.

WP_004773Et le tutu pour ta fille qui fait de la danse, c’est bien de pouvoir allier ses passions.

WP_004772Rien dans ta maison ne te fera oublier que tu es un chasseur jusqu’au profond de ton être. Même aux toilettes.

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S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

Comme notre chronique sur le choix des chaussures d’hiver vous a visiblement bien plu (nos statistiques ne mentent pas ! Cette page a été lue des centaines de fois), voici le deuxième volet de notre saga « S’équiper pour l’hiver » : choisir son manteau.

Comme tout le monde, tu as plusieurs types de vêtements d’extérieur que tu classes en fonction du degré de chaleur qu’ils te confèrent et du moment de l’année où tu les portes :

  • le petit gilet pour les fraîches soirées d’été de juin à août
  • le petit blouson pour la rentrée ou le printemps
  • la veste légère pour l’été indien ou les giboulées
  • le manteau de mi-saison de fin d’automne et début de printemps
  • le manteau d’hiver que tu sors religieusement à la Toussaint et ranges à Pâques, quel que soit le temps qu’il fait réellement
  • le manteau de ski pour les vacances à la montagne

(ou peut-être comme Martin, as-tu deux vestes : la veste trois saisons et le manteau d’hiver. C’est bien aussi.)

Sache qu’à cette liste non exhaustive, tu peux ajouter un échelon :

  • l’ultra-manteau canadien.

Ce manteau fait reculer d’un cran tous tes précédents manteaux sur l’échelle de la chaleur.

On s’explique : ton manteau d’hiver européen te servira désormais de manteau de mi-saison, ta veste légère te servira pour la rentrée, ton petit blouson pour les fraîches soirées d’été et ton gilet pour les fraîches journées d’été.

Voici un exemple :

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  • gauche : en France, servait de blouson de rentrée ; ici, sert de veste d’été indien
  • milieu : en France, servait de manteau d’hiver (je suis même allée en Russie en hiver avec en 2014 – et je me suis gelée, j’avoue !) ; ici, sert de manteau de mi-saison
  • droite : ultra-manteau qui n’existait pas en France ; ici, me sert pour les températures négatives. En ce moment, on oscille entre le manteau classique et l’ultra-manteau selon le facteur vent. Sachez d’ailleurs qu’en ce 23 novembre, nous venons de recevoir nos premiers flocons.

Quant à l’ultra-manteau, tu pourras le mettre sans discontinuer quand les températures deviendront négatives et la couverture neigeuse permanente, c’est-à-dire de décembre/janvier à avril.

Critères de choix du manteau

  • Imperméable : pour faire des roulades dans la neige, évidemment.
  • Chaud : était-ce vraiment une question ? Le duvet est généralement gage de chaleur.
  • Doté d’une capuche : tu n’as pas le choix, tous les manteaux sont dotés d’une capuche doublée ou fourrée, ce n’est pas en option ici. Et tant mieux.
  • Doté de poches dignes de celles de Doraémon [2 000 geek points, ça devient sérieux comme référence !] : pour y enfoncer tes clés, ton téléphone ET tes mimines gelées.
  • Couvrant l’arrière-train : c’est mieux. Plus la surface couverte est grande, mieux c’est. Les manteaux pour femmes vont souvent jusqu’aux cuisses, ceux pour hommes couvrent au moins le croupion.

Si tu vas au ski, tu te diras sans doute que cela ressemble fort à un manteau de ski. Et bien, tu as parfaitement raison. La seule différence étant que les manteaux de ski s’arrêtent généralement aux hanches là où il vaudrait mieux qu’ils soient plus couvrants. Mais si tu as déjà un manteau de ski dans tes affaires, c’est parfait pour commencer. Martin a d’ailleurs gardé le sien et le met au quotidien tandis que Martine sort le sien pour le ski de fond et les raquettes, car il est plus pratique qu’un manteau long pour faire du sport. Et nous n’avons pas froid !

Si tu veux te faire plaisir, tu peux investir dans un beau Canada Goose à 700 $. Sinon, tu peux aller à Winners et trouver un manteau dégriffé (celui de Martine lui a coûté 180 $ au lieu de 300 $). Ou tenter ta chance à Walmart, qui sait ?

Si tu te dis que cela semble bien léger pour survivre aux tempêtes de neige, laisse-nous le plaisir de te détromper : en pleine tempête, ce qu’il te faut, ce n’est pas un ultra-manteau, mais une balise Argos. En cas de tempête, tu restes surtout à l’intérieur et pour cela, pas besoin de manteau.

Quelques remarques sur la tenue d’hiver

  • tu peux parfaitement aller au boulot avec un surpantalon (pantalon de ski par exemple) ou un sous-pantalon (caleçon de sport) et te changer une fois arrivé.e
  • les lunettes de soleil sont très utiles puisqu’il fait souvent soleil. Et le soleil sur la neige, ça fait mal aux yeux.
  • on a tendance à doubler pas mal d’épaisseurs quand il se met à geler sévère : sous-gants/gants, sous-pantalon/pantalon, quatre épaisseurs de pulls, sous-bonnet/bonnet/capuche. Si ça t’arrive aussi, c’est normal. Ce n’est pas sale.

Avec tous ces conseils, tu es prêt à ressembler à un vrai petit Bibendum. L’élégance est résolument soluble dans l’hiver canadien, et personne, absolument personne, ne t’en tiendra rigueur.

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Bienvenue dans la Cabane

Bienvenue dans la Cabane

C’est avec une joie absolument non dissimulée et parfaitement exultante que nous avons quitté le Terrier début octobre. Tu as pu apercevoir des brides de notre maison ici et là. Voici une visite complète de notre fière petite Cabane (120 m² la cabane quand même).

Voici la vue depuis notre rue. C’est une petite rue résidentielle à 1 kilomètre du centre Champlain, avec des petites maisons et un petit parc, dans le quartier de Lewis Creek. Le sentier du ruisseau Humphrey passe à quelques centaines de mètres de chez nous, c’est parfait pour se balader.

Ce qui tu vois ici, c’est la totalité du terrain. Nous avons une impressionnante bande de pelouse de quatre mètres de large qui fait le tour de la maison, et c’est tout. C’est toujours ça de pris pour la pelouse à tondre et les feuilles à ratisser ! On est tellement contents d’avoir un accès à l’extérieur direct et rien qu’à nous qu’on se serait bien roulés dans l’herbe de bonheur, mais les voisins sont quand même relativement près, il aurait été dommage de rater notre première impression.

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L’entrée d’apparat nous entraîne directement dans la véranda (l’entrée du petit personnel est à l’arrière).

_1120998Celle-ci fait également office de pièce de fouillis chenil débarras couture pour Martine. Et de solarium/serre les jours ensoleillés.

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Dépourvue de chauffage, elle est bien évidement inutilisable pour la détente dès que le mercure baisse un peu trop, mais fait office de deuxième congélateur plutôt honnête.

La véranda passée, vous voici dans le couloir. Vous avez le choix entre monter à l’étage ou aller dans le salon. Tirez les dés pour décider de votre prochaine action.

Ce sera le salon. Parfait. Un des rares reproches que l’on fait à la Cabane est que le salon n’a qu’une petite fenêtre, ce qui le rend assez sombre malgré les murs gris clair. Mais après le Terrier, finalement, on relativise…

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On adore les colonnes où nos dragons ont trouvé leur place ! Et je ne parle pas de Dora et Loki, mais bien de vrais dragons en fonte ramenés à la sueur de notre front de Chine. Ils en ont vu du pays, maintenant qu’on y pense.

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Passons à la cuisine. Une vraie grande cuisine, avec assez de place pour mettre notre table. On ne la voit pas, mais elle est traversante Sud-Nord, avec deux fenêtres pour plein de lumière.

Vers l’arrière, une buanderie-toilettes et une entrée avec plein de placards et étagères et qui nous sert de sas pour éviter de contaminer la maison avec le froid hivernal quand on rentre le soir.

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Revenons vers l’escalier, voulez-vous ? Vous admirerez les rayons du soleil qui arrivent directement chez nous. C’est fou comme certaines joies peuvent être simples.

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Au sommet de l’escalier à gauche, une salle de bain céladon (on précise car tout a l’air jaunâtre sur les photos, or non) avec baignoire ET douche, s’il vous plaît.

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Juste à côté, la grotte la tanière l’antre la niche le bureau de Martin. Où il ne fait pas bon le déranger. Murs jaunes, store baissé en permanence, ce lieu exsude des vapeurs maléfiques et il vaut mieux ne pas trop traîner dans les parages, l’occupant principal ayant tendance à mordre. Enchaînons.

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Au bout du couloir, le bureau de Martine, qui travaille de toute façon la moitié du temps dans la véranda ou le salon ou à Workspace.

_1120995Et enfin, la chambre en soupente.

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Vous savez tout ! On adore vivre dans cette petite maison juste grande comme il faut, qui n’a pas un seul angle droit du fait de son grand âge (125 ans au compteur quand même), où passent faisans effrontés et ratons-laveur dodus dans la pelouse au grand dam de Dora et qui nous promet de jolis apéros sur la terrasse. On vous fera un tour de l’extérieur quand celui-ci sera plus riant… dans six mois !

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Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

On ne badine pas avec l’hiver, et quand l’intégrité de tes orteils est en jeu, choisir tes chaussures d’hiver (et pas n’importe quel hiver : l’hiver polaire) devient un art, que dis-je, une symphonie, une ode à la laine et aux semelles épaisses. Prenons les choses dans l’ordre.

Les chaussettes

Pour commencer, les chaussettes. Souviens-toi de ces mots du Lieutenant Dan [50 geek points, tout ça] : la différence entre un troufion vivant et un troufion mort, ce sont les chaussettes. Meilleures seront tes chaussettes, meilleure sera ta protection. et par « meilleures », on entend « épaisses »

  • Chaussettes de ski : bien. Si tu as de grosses chaussettes de ski, tu peux les porter en hiver en extérieur les yeux fermés [dans des chaussures, hein]. On trouve facilement leur équivalent ici.
  • Chaussette en fil de laine d’Écosse : pas terrible. Les chaussettes classiques sont à réserver aux activités d’intérieur. Les chaussettes qui montent jusqu’aux genoux, voire aux cuisses, sont utiles et appréciées.
  • Chaussette basses/à trous-trous/absence de chaussettes : suicidaire. On t’aura prévenu. Les chaussettes basses relèvent vraiment de la folie pure entre le 15 novembre et le 15 mai, je ne vois même pas pourquoi tu poses la question.

Attention cependant à ne pas avoir les orteils trop serrés dans tes chaussures : mieux vaut des chaussettes relativement fines qui te laissent gigoter que des chaussettes ultra-épaisses dans lesquels tu ne peux plus remuer l’orteil proverbial.

Dans le même ordre d’idée, on te conseille d’acheter tes chaussures d’hiver avec une demi-pointure de trop pour laisser assez de place à tes orteils ET aux grosses chaussettes de laine.

Astuce mode : les guêtres façon Véronique et Davina, c’est (souvent) moche, mais ça tient chaud. Surtout portées sur des collants. Tant que tu ne sors pas ton body-string et tes fuseaux mauve fluo, tout va bien.

Les chaussures

Si tu veux survivre, il te faut de BONNES chaussures.

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Voyons quelques exemples :

  • Chaussures de gauche : bien. Elles ont tout bon : imperméables ET chaudes. OK, elles sont moches, mais on ne peut pas tout avoir.
  • Chaussures du haut : pas terrible. Certes fourrées et donc chaudes, elles prennent néanmoins l’eau.
  • Chaussures de droite : tu t’es cru à l’Île d’Oléron en juillet ? C’est un blog sérieux et respectable ici, nous allons devoir te demander de sortir.

Il te faut de l’imperméable, du résistant, de la semelle épaisse et du chaud. Les chaussures imperméables ne servent pas uniquement aux randos en raquette : une fois qu’il a neigé, les parkings et les trottoirs (enfin, ce qu’il en reste) se transforment potentiellement en mares et il te faut donc des souliers à l’épreuve de la gadoue.

Heureusement, on trouve ça assez facilement, et le modèle de gauche est omniprésent en boutique dès la mi-octobre. On ne va pas mentir : ces chaussures, on les trouve horribles. C’est moche, ça ne va avec rien, c’est souvent dans des couleurs d’un goût incertain. Mais leur utilité est inversement proportionnelle à leur esthétique. Fais le bon choix, et privilégie le confort à l’élégance. Personne ne t’en voudra.

Si tu achètes tes chaussures en France en prévision d’un voyage exploratoire, n’importe quel après-ski de chez Décath fait parfaitement l’affaire. Si tu viens t’installer, attends d’être sur place, ce sera moins encombrant et tu auras plus de choix.

Si on ne saurait te conseiller sur un budget, on peut te donner un ordre d’idée : Les prix démarrent à 50 dollars à Walmart et montent haut, trop haut. Martine payé les siennes 90-100 $.

Voici aussi notre avis sur les températures. Car oui, petit padawan, ici, on indique le seuil de résistance températuratoire de tes chaussures. Comme les sacs de couchage. Car finalement, les chaussures, ce sont des petits sacs de couchage pour orteils, et en plus, tu t’en sers tout le temps. Contrairement aux vrais sacs de couchage.

À notre avis, les chaussures labellisées « -30°C » vont très bien quand, comme nous, tu fais une balade en raquettes hebdomadaire au Parc centenaire. Les chaussures « -50°C » semblent un peu excessives sauf tu fais de longues randonnées loin dans la nature, pas la peine d’investir si tu ne fais pas des treks tous les week-ends.

À noter, une injustice flagrante entre hommes et femmes : certes, les modèles de bottes permettant de résister à l’hiver nucléaire canadien sont mixtes et portés par tous. Mais au niveau des modèles de ville, les femmes ont droit aux bottes, comme en Europe d’ailleurs, pour couvrir leurs petits mollets sensibles, tandis que les hommes n’auraient droit qu’à des chaussures basses ? Alors qu’il fait des températures négatives et que le trajet entre voiture et entreprise est un calvaire ? Mesdames messieurs les industriels, il est temps de lancer la mode des bottes de ville pour hommes ! Ressuscitons les poulaines !

Les chaussons

Autre point intéressant : les chaussures d’intérieur. L’effet combiné de la neige sous tes semelles et de la chaleur en intérieur ayant tendance à produire de vilaines flaques glissantes et meurtrières, les chaussures dont on te parle depuis le début de cette chronique sont à réserver à l’extérieur.

À l’intérieur, tu prévoiras

  • soit des chaussons fourrés pour chez toi. Les Ugg sont initialement des pantoufles, et c’est bien de ce type de bottines que je parle. Testées et approuvées.
  • soit, si tu es au boulot, de légères chaussures de ville (ou des baskets hein, je crois que pas mal d’entreprises s’en câlicent) (si tu débarques avec tes chaussons en forme de dinde, on pourrait peut-être se moquer de toi) que tu laisseras sur place. Ce seront désormais tes « chaussons d’entreprise » (comme nous les surnommons affectueusement – cette expression n’a pas de valeur canonique ici).

T’inquiète, tu vas vite prendre l’habitude…

  • soit parce que tes collègues te feront les gros yeux parce que tu en mets partout avec tes godillots plein de neige
  • soit parce que le froid glacé qui te saisira immanquablement les chevilles quand tu sortiras par inadvertance avec tes chaussons d’entreprise te rappellera à l’ordre. Un pli qui se prendra assez vite, donc.

Tu sais désormais tout sur les chaussures ! Tu as encore des questions ? Dis-nous tout en commentaire !

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Halloween le retour

Halloween le retour

Halloween, le retour !

Rien de tel qu’Halloween pour couronner le mois d’octobre et finir l’automne en beauté avant d’enchaîner sur l’hiver (d’ailleurs ça n’a pas raté : 1er novembre, BIM ! Pluie, vent, froid et tout le toutim).

Cette année, nous n’avons pas été pris au dépourvu et avons pu véritablement préparer, prévoir, anticiper, savourer l’attente menant à cette fête, tout comme on le fait pour Noël.

C’est ainsi que Martine s’est un peu lâchée sur la déco de la véranda.

_1120989Et des citrouilles.

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Il faut dire que nos voisins avaient placé la barre assez haut.

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Mais n’avons pas eu à rougir de notre implication dans cette fête, dont les enjeux tiennent d’ailleurs plus de l’intégration au Canada que de la simple célébration, si vous voulez notre avis. Regardez comme elles sont fières, nos citrouilles de nouveaux arrivants !

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Nous n’étions pas en reste non plus pour les costumes. À gauche, la tenue de travail de Martine vendredi 30 octobre, jour qui se prêtait à merveille aux fêtes d’Halloween au bureau. C’est ainsi qu’elle a croisé une cow-girl et un Spider-Man dans les rues de Moncton de bon matin, l’air de rien, un café à la main.tenues d'HalloweenÀ droite, sa tenue de soirée de circonstance, en mode rétro-Burton, prête à faire un bio-exorcisme si quelqu’un invoquait son nom trois fois.

Pour la soirée, après avoir reçu littéralement deux enfants venus faire du porte-à-porte, nous avons choisi d’aller faire un tour à la nuit tombée dans le labyrinthe hanté de Salisbury *voix grave et effrayante* où nous attendaient clowns maléfiques, fantômes, esprits, gorilles mutants, bûcherons de l’enfer avec leur tronçonneuse et probablement un lapin transgénique ou deux. Sûrement riant en plein soleil, le labyrinthe de maïs se transforme en un lieu d’horreur dans la nuit noire. Une soirée riches en émotions, sursauts et cris d’épouvante qui résonnent dans le lointain, à déconseiller en dessous de 12-13 ans à notre avis, mais parfait pour les grands enfants.

Maintenant, on passe à Noël et à la neige !

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Tranches de vie : octobre 2015

Tranches de vie : octobre 2015

Octobre, quel mois superbe ! Un mois flamboyant, où il a fait un temps superbe, et où nous avons multiplié les sorties dans les feuilles. Et les vignes. Et ce n’est pas tout !

Nous n’en sommes pas à notre coup d’essai avec la Bikery, cette coopérative cycliste qu’on ne recommandera jamais assez. Cette fois, elle organisait une randonnée « béret-baguette » en tenue d’époque britannique ou française, suivie d’un pique-nique et de jeux traditionnels. Si nous ne sommes pas restés pour le pique-nique compte tenu du froid sévère qui sévissait ce jour-là, nous avons tout de même apprécié les déguisements tous plus délicieusement rétros les uns que les autres !

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Profitant d’une belle journée, nous avons fait un tour du côté des rochers Hopewell, où nous n’étions pas retournés depuis notre voyage exploratoire, en 2013… le croirez-vous ? On n’attendra pas deux autres années pour y retourner ! Un petit détour par le parc de Fundy et ses couleurs automnales encore un peu timides était aussi de mise.

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Depuis la mi-octobre environ, nous accueillons un petit pensionnaire : Loki, petit chat câlin et joueur d’environ 6-7 mois, qui fait notre bonheur et le désespoir de Dora. Vous vous en souvenez peut-être, Martine est bénévole pour Carma, une association qui s’occupe de chats errants. Son but est surtout de stériliser ces chats pour éviter la surpopulation, mais il arrive qu’elle recueille des chats et chatons pour les proposer à l’adoption.

C’est là qu’interviennent les « familles d’accueil »: nous nous occupons du chat le temps de lui trouver une famille d’adoption définitive, pour ne pas le laisser dehors, mais surtout le sociabiliser et lui donner de l’amour. Loki a été trouvé à Moncton, abandonné par un propriétaire peu scrupuleux qui l’a laissé derrière lui en déménageant. Tu habites Moncton et tu as envie d’adopter un chat, contacte-nous ! Regarde comme il est mignon. Tu habites Moncton et tu as envie de devenir famille d’accueil ? Contacte-nous aussi !

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Pas de photo mais sachez que Martine est allée voir Hamlet version Barbican au cinéma. Pour les amateurs de culture, Moncton compte bien évidemment le théâtre de l’Escaouette et le Capitole pour les productions locales, mais il est également possible d’aller voir des retransmissions de pièces de théâtre au Cineplex Trinity : Hamlet était au programme, mais aussi Coriolan, Jane Eyre, Les liaisons dangereuses… avec National Theatre Live. Le public était très respectueux et n’a pas bronché de la séance (ceux qui sont déjà allés voir un film grand spectacle au Canada comprendront mon soulagement). Bref, un bon plan pour aller au théâtre, même à Moncton.

Oh, et on a fêté Halloween. Une petite fête simple, pas de chichi. Rien de spécial. OU PAS… [méga cliffhanger ! La suite au prochain épisode !]

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L’automne au Nouveau-Brunswick

L’automne au Nouveau-Brunswick

Comme tout le monde en ce moment, des blogueurs aux personnes normales sur Facebook, au Canada ou en France, on se doit de faire une chronique sur l’automne, c’est de rigueur. Et de saison. Allez voir ici, ou , ou sur n’importe quel réseau social, et vous n’aurez qu’à vous baisser pour trouver des photos de feuilles d’automne à la pelle.

Mais que dire ? L’automne ici, c’est vraiment surfait.

Tous les arbres sont défectueux et prennent des couleurs maladives qui font mal aux yeux. Les températures sont douces jusqu’au 15 octobre, le soleil brille à qui mieux mieux et rend les gens agressifs dans la rue, excédés par tant de luminosité pas du tout de saison.

Tout est exécrable.

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Toutes ces couleurs donnent des migraines ophtalmiques à tour de bras.feuilles automne canada moncton nouveau-brunswick

Bref, rendez-nous l’automne tel qu’on le connaît : gris, pluvieux, morne ! Vivement novembre !

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Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Ha, l’automne… Ceux qui nous suivent sur Facebook ne doivent probablement plus pouvoir voir cette saison en peinture, tant on s’extasie devant les palettes absolument invraisemblables qui s’offrent à nous.

Mais au-delà des simples feuilles, l’automne, c’est aussi la saison des citrouilles et évidemment… du vin !

Pour en profiter royalement, des amis nous ont embarqué dans un week-end oenologique qui nous a donné l’occasion de faire une petite escapade automnale à quatre heures de Moncton : Wolfville, en Nouvelle-Écosse, et son tour des vignobles en bus à impériale.

Un… bus à impériale ? Farpaitement, et je le prouve :

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L’improbable Magic Winery Bus organise emmène sa troupe de joyeux drilles (car des touristes en goguette dans les vignes ne peuvent être QUE des joyeux drilles) à la découverte de trois ou quatre vignobles au début de la vallée d’Annapolis, réputée pour son vin :

  • le domaine de Grand Pré
  • le domaine l’Acadie
  • le domaine Gaspereau
  • et le domaine Luckett

Faute de temps, nous ne nous sommes arrêtés qu’aux trois premiers, mais c’était bien suffisant. Avec le ticket de bus, chaque vignoble offre une à trois dégustations gratuitement, ce qui amène inévitablement à pas mal d’alcool dans le sang à la fin de la balade. Ajoutez à cela les vins qu’il est possible de déguster en supplément à des prix dérisoires (5 dollars pour quatre verres, par exemple) et auxquels on succombe fatalement, et vous comprendrez qu’il est de bon ton de trouver un hébergement à distance de marche de l’office du tourisme de Wolfville, où se termine la visite.

Non mais dites-nous, comment résister à une dégustation de vin de glace, vin d’érable et porto dans des DÉS EN CHOCOLAT, hein, dites-le-nous ?!

_1120586Gaspereau

_1120584_1120573L’Acadie

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Luckett (à défaut de s’arrêter, on l’a aperçu depuis le bus)

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Grand Pré

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Difficile d’en choisir un préféré, et de toute façon avec le bus, vous les visitez tous ou presque. On a quand même apprécié à l’unanimité le domaine L’Acadie, où nous n’étions qu’une dizaine à ce moment, et où le gérant nous a fait l’honneur de venir papoter avec nous et nous raconter des anecdotes, ce qui rend l’expérience d’autant plus intimiste et fascinante.

Le site historique de Grand-Pré, classé au patrimoine de l’UNESCO, est à quelques kilomètres de Wolfville seulement et fait un joli détour. Pour accéder à ce point de vue, passez par le domaine de Grand-Pré pour arriver au panorama à travers les vignes.

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La visite prend un après-midi, ce qui laisse du temps sur le week-end pour découvrir Wolfville, charmante bourgade toute mignonne qui se targue d’avoir une université quand même, et un joli centre-ville coloré._1120652 _1120654 _1120663 _1120672 _1120673

Et évidemment, qui dit automne dit citrouille, et mieux encore : auto-cueillette de citrouilles. À la brouette, vous ne pensiez quand même pas qu’au Canada, les citrouilles ressemblaient aux vulgaires potimarrons de 450 g d’Intermarché ? Le site sur les photos est à proximité du marché de Wolfville, mais il y avait des auto-cueillettes littéralement tous les kilomètres. On vous laisse admirer la taille de ces monstres._1120704_1120688

Idée de logement : Blomidon Inn, à deux pâtés de maison de l’office de tourisme (voir remarque ci-dessus sur le degré d’alcoolémie), superbe manoir victorien à la décoration délicieusement surannée, avec des salons dans lesquels on regrettait ne pas avoir de brandy et de cigares pour se sentir comme de riches héritiers de la fin du XIXe siècle. Le restaurant est excellent aussi, si ce n’est un peu plus cher que nos établissements habituels (25 $ le plat environ), mais pour l’Action de Grâce, on se fait plaisir !

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Magic Winery Bus

Ouvert de mai (?) à la mi-octobre

Départ de l’office du tourisme, Willow Avenue, Wolfville, NS

Environ 20-25 dollars selon le départ dans la journée (trois départs quotidiens)

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Un an au Canada

Un an au Canada

Le 18 octobre 2014, nous nous envolions pour le Canada…

Le 18 octobre 2015, nous y sommes toujours bien !

Nous fêtons aujourd’hui notre premier canadiversaire.

À tous ceux qui nous ont accueillis dans leur vie à Moncton : merci d’être là pour nous, vous faites partie intégrante de notre aventure !

À tous ceux qui sont dans les démarches : courage à vous, on sait que l’attente est longue mais on espère que nos péripéties vous donnent envie de venir nous rejoindre outre-Atlantique !

À vous tous qui nous lisez d’ici ou d’ailleurs : merci d’être toujours fidèles un an après notre installation ! On espère fêter de nombreux autres canadiversaires en votre compagnie.

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