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Et tout ça, combien ça a vraiment coûté : histoire de budget

Et tout ça, combien ça a vraiment coûté : histoire de budget

Maintenant que nous sommes installés et que les formalités ont pris fin (ne reste plus que Martin trouve un emploi et tout sera parfait, on croise tous les doigts pour l’entretien qu’il va passer cette semaine), nous pouvons embrayer sur les conseils de vieux schnocks à destination des futurs immigrants, ou des petits curieux.

La question qui est, sinon sur toutes les lèvres, du moins dans tous les esprits : combien ça coûte, cette affaire ?

[– Psst… t’es sûre qu’on doit vraiment tout dire ?

– Ce serait mieux pour ne pas donner d’illusions aux personnes qui s’engagent dans la voie de l’immigration, non ?

– Oui mais bon, on en a déjà parlé, et l’argent c’est tabou, on en viendra tous à bout…

– Ce sont des critères français, au Canada on peut parler d’argent, paraît-il ! ]

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur notre budget lié au déménagement : les frais engendré par les formalités, le transport des différents intervenants (nous deux, le chat et les meubles) et par notre installation sur le premier mois. Parce qu’il est dur de se faire une idée précise de ce qui nous attend, financièrement parlant, quand on souhaite changer de continent.

En amont

Transport

  • Conteneur (avec assurance) : 8 300 €
  • Billets d’avion : 840 €
  • Transport félin (cage et billet) : 215 €

Voiture

  • Voiture : 10 000 $
  • Immatriculation au NB et taxes diverses : 900 $
  • Assurance voiture : 128 $ mensuels
  • Obtention du permis canadien : 90 $
  • Plein toutes les deux semaines : 30$ environ

Logement

  • Deux semaines en AirBnB : 830 €
  • Loyer et caution : 1350 $ (caution = un loyer)
  • Internet : 83 $ mensuels
  • Énergie NB (eau chaude, électricité) : environ 50 $ mensuels et 260 $ de caution remboursable
  • Téléphone portable : environ 75 $ à nous deux, 25$ de caution remboursable
  • Patins à glace : 5$ à l’Armée du Salut (indispensables pour s’intégrer !)

Total : 28 000 $, soit environ 20 000 €.

[Interruption momentanée du service pendant que nous nous remettons de cette constatation]

Ah oui. Quand même.

Autant dire qu’on était complètement un peu à l’ouest avec notre précédente chronique sur la question, qui estimait le coût de l’immigration à environ 10 000 €. C’est ce qu’exige le gouvernement canadien, mais il y a fort à parier que vous allez allègrement dépasser cette somme. C’est certes un peu la ruine, mais pas catastrophique pour autant, car cette somme est indispensable à une bonne installation. Et puis, nous sommes convaincus qu’il est possible qu’entre 10 000 et 28 000$, on trouve un juste milieu.

_1060859Par exemple, pas besoin de s’acheter tout de suite un mini-tank comme celui-ci. Par contre, tu ne couperas aux bois de renne et au nez rouge de Rudolphe.

Par exemple, as-tu vraiment besoin de tous tes meubles, de la marmite à chevreuil de ton arrière-grand-mère et de ta collection de pin’s ? Probablement pas, et c’est toujours quelques milliers d’euros de gagnés ! Sinon, tu peux aussi couper la poire en deux, et n’emporter que des meubles qui te tiennent vraiment à cœur dans un conteneur partagé (en gros, tes pin’s de 1993, tu peux les laisser à Emmaüs).

Ne pas emporter de meubles te permet aussi de choisir un appartement sans contrainte de surface et donc potentiellement plus petit. Et qui dit plus petit, dit généralement moins cher, même si nous nous méfierions des logements trop bon marché mais terriblement mal isolés, gage d’une facture de chauffage qui crèvera le plafond à coup sûr.

_1060538La maison à six chambres pourra attendre un an ou deux.

Ou encore, en magasinant ta voiture mieux que nous, en prenant ton temps, tu peux trouver moins que 10 000$. Nous tenions à avoir une voiture assortie d’une garantie mais finalement, nous ne sommes pas persuadés que cela en vaille la peine, puisqu’elle ne couvre au final pas grand chose. Par contre, impossible d’échapper aux taxes.

Sinon, tu peux aussi simplement te passer de voiture, même si ça demande de l’organisation : si tu penses que ce déménagement va te faire passer le goût des voyages pendant les sept prochaines années, habiter au centre de Moncton et y travailler est envisageable, il y a un supermarché accessible à pied et Champlain n’est qu’à un petit quart d’heure de marche. Ne pas avoir de voiture, c’est ne pas payer d’assurance voiture, de pleins d’essence, de parking au centre-ville (horriblement cher)… Tu peux te contenter de louer une voiture quand tu auras envie de bouger.

Il est facile de se dire qu’emménager au Nouveau Brunswick entraîne forcément l’achat d’une nouvelle voiture, la location d’un conteneur, la souscription à tous les services domestiques de base… Mais il n’y a pas UNE unique liste à cocher de l’immigration qui serait universelle : chacun ses besoins, faites des calculs pour votre situation et vous pourriez faire des économies. Pour nous, ces choix se matérialisent pas le fait de ne pas avoir le câble, de téléphone résidentiel, d’assurance habitation ou de mutuelle (non obligatoires pour l’instant). Chacun son style et son train de vie !

En résumé : votre PEL va souffrir, mais c’est pour la bonne cause. Le prix prohibitif des billets d’avion charme si particulier de Moncton vous coupera de toute façon toute envie de repartir pendant quelques mois !

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On ne badine pas avec les décorations de Noël

On ne badine pas avec les décorations de Noël

Les fêtes de fin d’année approchent, et ça se voit.

Ici, la période des fêtes débute le deuxième lundi d’octobre, et englobe des célébrations toutes plus variée les unes que les autres (et pas forcément festives, coucou le 11 novembre) :

  • l’action de grâce (Thanksgiving, le 13 octobre cette année)
  • Halloween (31 octobre)
  • le jour du souvenir (11 novembre)
  • le vendredi fou (Black Friday, le 29 novembre cette année)
  • Noël
  • l’Après-Noël (26 décembre, férié)
  • le nouvel an

Bref, de belles réjouissances. Pour marquer le coup, de belles illuminations envahissent les jardins petit à petit dès le 12 novembre pour atteindre au mois de décembre une sorte de paroxysme hystérique surfant sur une déferlante clignotante.

Toi qui as installé un sapin, l’as décoré avec une guirlande lumineuse, as mis quelques bougies à ta fenêtre, voire suspendu une guirlande extérieure au-dessus de ta porte d’entrée, je te le donne en mille : tu as l’air minable. Pour les standards français, tu fais partie du haut du panier. Au Canada, si tes guirlandes lumineuses ne représentent pas la consommation annuelle d’électricité au Malawi, tu es un pauvre type.

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Voici comment bien t’y prendre pour les fêtes 2015.

Le minimum syndical, c’est de mettre ta maison aux couleurs de Noël (rouge, blanc et vert). Tu as le droit de réutiliser tes lumières pour la fête nationale italienne, c’est pratique.

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Même si tu ne célèbres pas forcément Noël, les motifs hivernaux sont encouragés : fausses stalactites de glace lumineuses, animaux autochtones et flocons sont les bienvenus. Parce qu’au Canada, on manque un peu de stalactites de glace, d’animaux des bois et de flocons.

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Sans oublier les sucres d’orge. Et par contre, si tu célèbres Noël, place ton sapin DEVANT la fenêtre. Sinon, ça ne sert à rien [avec notre sapin au milieu du salon, on se sent bien misérables].

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Maintenant que tu maîtrises les bases, tu peux passer à l’étape 2 et commencer à cumuler : sucres d’orge, sapin bien en vue, lumières de saison, couronnes sur la porte…

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Sans oublier le Père Noël en personne. Ho ho ho !

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S’il est plus grand que ta maison, c’est encore mieux.

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Si tu habites dans un endroit particulièrement sombre, tu peux aussi faire en sorte que ta maison soit vue à quelques kilomètres à la ronde. Et ouvrir une boutique de guirlandes lumineuses une fois les fêtes terminées.

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Ou faire une petite compétition lumineuse avec ton voisin (celui de gauche a perdu, manifestement).

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Mais n’oublions pas l’esprit de Noël, et rien de tel pour souhaiter de joyeuses fêtes à ton voisinage qu’une rangée de Pères Noël miniatures sur fond de renne lumineux sur fond de sucres d’orge sur fond de cascades lumineuses ! Joyeuse cécité !

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canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneRassurez-vous, en fait, on est complètement jaloux. Dès l’an prochain, nous aussi, on aura notre Père Noël gonflable géant et notre déluge de guirlandes lumineuses. Voire notre propre son et lumière ?

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En rouge et noir : leçon de mode canadienne automne-hiver 2014

En rouge et noir : leçon de mode canadienne automne-hiver 2014

 La Canadienne : mythe ou réalité ? Réalité mon cher Watson.

Si tu veux, tu peux avoir le total look canadien, des pieds à la tête. On ne dit pas que ce sera une réussite, mais c’est une possibilité. Le motif « Lumberjack » est la star des podiums de la saison 2014.

Tu peux commencer par une petite chapka fourrée, très pratique quand les températures sont supra-négatives [Supra-négatif, adj : se dit d’une température apte à te geler les poils de nez] [ça tombe bien ce matin il est prévu -18°C et ressenti -25°C, et vous ça roule ?].

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N’oublie pas ton serre-tête, pour rester jolie une fois ta chapka enlevée.

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Avec une bonne écharpe de bûcheron autour du cou, tu ne crains pas les frimas !

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Si tu es invitée à une réception de l’ambassadeur, munis-toi de Ferrero Rocher et d’un élégant collier.

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Que tu sois un homme ou une femme, la chemise te permettra d’exhiber les couleurs de ton pays :

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N’oublie pas tes gants pour aller déneiger ou faire les magasins.

_1060036WP_002708Un petit pull pour réchauffer tes fraîches soirées d’hiver où tu n’oses pas allumer le chauffage de peur d’exploser ta facture d’électricité ?

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Quand les beaux jours seront de retour, tu pourras sortir tes jupes avec ce joli legging discret.

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Tu pourras aussi être patriote la nuit, en pyjama.

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Oups, c’était un pantalon. Le pyjama est là :

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Quel bonheur de mettre des pantoufles bien chaudes en rentrant du boulot :

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Pour les ados (ou ceux qui le sont restés dans leur tête), des Converse :

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Tes enfants, heureusement, ne seront pas en reste. Ta fille pourra crâner avec son chouchou trop tendance.

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Et les plus petits se régaleront avec Petit Lumberjack, l’ours en peluche qui s’en va scier du bois dans la forêt.

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Le soir, après le bain, on hésite : chaussons Spiderman ou SuperTrappeur ?

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Pour Noël cette année, le motif « rouge et noir » est de rigueur :

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Et évidement, Martine, toujours prête à tout pour s’intégrer, s’est acheté sa propre version :

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Par contre, parmi les grands mystères de la création : pourquoi n’a-t-on pas encore trouvé de version string ?

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Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Tranches de vie sous le signe des premières neiges / N°2

Ces derniers jours, soleil et froid ont fait leur apparition à intervalles réguliers. Dès que le soleil pointe son nez, nous vrombissons à l’extérieur pour profiter d’un peu de vitamine D et de bonne humeur pour la journée. La nuit commence à tomber vers 16 h 30 et il fait noir à 17 h, ce qui limite les possibilités de balade post-journée professionnelle : nous sommes désormais adeptes des petites balades matinales ou à l’heure du déjeuner.

C’est ainsi que nous avons été nous promener le long de la rivière Chocolat (qui est en fait le fleuve Petitcodiac, mais ici on ne distingue pas « rivière » et « fleuve », et la couleur du cours d’eau est trop évocatrice pour ne pas rappeler la friandise en question).

À Riverview d’abord, de l’autre côté de la ville, peu après le mascaret :

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Puis à Dieppe, où nous avons découvert à quelques centaines de mètres de chez nous un sentier qui  court le long de la rivière-fleuve sur des kilomètres, à côté de roseaux, de chouettes maisons et peut-être de castors ? On espère toujours en voir… Plein de balades en perspective !

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Grande frileuse devant l’éternel, Martine s’est équipée pour les frimas, avec une doudoune en duvet véritable et capuche à la Kenny et des bottes de combat pour botter les pénibles gambader dans la neige tel un Bisounours sans craindre de perdre des orteils. Martin, lui, attend le Black Friday (le 28 novembre) pour faire chauffer la carte bleue et s’équiper sérieusement.

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Elle a également fait l’acquisition d’un nouveau destrier qui ne demande qu’à être équipé en pneus neige pour être parfaitement opérationnel. Oui madame, les pneus neige pour vélo existent. Et je le prouve ici.

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Oh, et si vous êtes observateurs, vous aurez peut-être remarqué un détail : il a neigé. Le 14 novembre. Ça fait bizarre, on ne vous le cache pas.

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Pour l’instant, on est ravis de la neige. Les oiseaux de mauvais augure nous prédisent qu’en avril, on n’en pourra plus, de cette maudite neige. Mais pour l’instant, on apprécie ce manteau, annonciateur des fêtes de fin d’année, qui s’invite déjà dans les magasins et sur les pelouses de nombreuses maisons.

Scoop : on nous annonce que le conteneur est arrivé à bon port [huhu] mercredi. Bientôt la fin du camping ?

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Tranches de vie de la première semaine / N°1

Tranches de vie de la première semaine / N°1

Notre première semaine à Moncton a été rythmée par les formalités administratives, le temps de chien très automnal ne laissant que peu de place aux promenades dans les feuilles mortes. Nous en avons profité pour approfondir notre connaissance de la topographie locale et maîtrisons désormais sur le bout des doigts l’espace Champlain, le plus grand centre commercial à des (centaines de) kilomètres à la ronde.

Nous avons visité six ou sept appartements : des mignons, des horribles, des biens isolés, des moins bien… La constante étant souvent :

  • ancien = maison, extérieur über mignon, intérieur très daté
  • récent = appartement, extérieur quelconque, intérieur correct à très bien
  • la grosse inconnue étant souvent l’isolation thermique. Si certains logements se révèlent ostensiblement être des passoires thermiques, d’autres nous semblent plus fiables… ou fourbes !

Nous avons d’ailleurs signé un bail lundi et attendons la remise des clés et l’emménagement pour vous montrer notre nouveau nid (ou plutôt terrier, diraient les mauvaises langues…). Les paris sont ouverts pour la localisation : Moncton, Dieppe, Riverview, Shediac… ?

Nous avons quitté notre petite maison douillette, faute de disponibilité des propriétaires, non sans prendre le temps de mettre une dernière fois à profit les équipements à disposition.

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Si, si, Martin s’amuse, promis !

Nous avons pris nos nouveaux quartiers dans un logement très local : le demi sous-sol. Ou plutôt le trois-quarts de sous-sol, à en juger par notre soupirail… Notre nouveau hôte est néanmoins d’une gentillesse à toute épreuve et nous avait même préparé une tourte aux pommes pour notre arrivée !

Cherchez le chat, le retour…

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Nous avons profité d’une éclaircie toute relative samedi dernier pour aller visiter le petit village très mignon de Bouctouche, mais devant le crachin plus qu’insidieux qui sévissait, nous avons fait demi-tour sans visiter sa célèbre dune… Nous reviendrons.

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Et enfin, une petite virée oxygénante au parc de Mapleton, à Moncton, nous a montré que l’un des clichés sur l’Amérique du Nord est vrai : les écureuils à foison, ce n’est pas du flan puisque nous en avons croisé environ 3 000 pendant l’heure qu’a duré notre balade. Nous avons guetté les ratons-laveurs et les castors, mais ils n’étaient pas de la partie aujourd’hui…

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On espère vous montrer des photos de notre nouveau chez-nous officiel dès la semaine prochaine !

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On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

Autant la vente de la voiture côté français fut un fiasco presque intégral, autant l’achat côté canadien s’est déroulé sans anicroche, et ce malgré la présence d’un océan entre les différents interlocuteurs.

Pour une fois, mon côté prévoyant [qui a toussé très fort ?!!] était de bon aloi : un mois avant la date fatidique, je regarde les tarifs des voitures de location en aller simple entre Montréal et Moncton. Et là, c’est le drame intersidéral : la majoration pour la location en aller simple coûte plus cher que la location en elle-même ! 1500 $ pour le tout ? Faudrait pas nous prendre pour des vaches à traire, non ?

Je me mets alors en quête d’un char apte à nous transporter, nous, nos 33 kg de bagages et nos 33 9 kilos de chat. Sur les bons conseils d’un sympathique co-immigrant, nous contactons des concessionnaires à Montréal pour réserver une voiture à distance, moyennant versement d’un acompte remboursable en cas d’échec de la transaction.

S’ensuit l’habituel balai de courriels de demandes de renseignements, de refus polis, de non-réponses fourbes, et parmi la masse de concessionnaires contactés, quelques-uns enclins à faire affaire avec nous.

Après des contacts efficaces avec Ville-Marie Kia et Honda Spinelli Lachine, nous avons finalement opté pour une Kia Rio, pour la modique somme de 10 000 $ environ (environ 6 500 €), 2011, automatique, 42 000 km, bleu Klein très à la mode… Voiture réservée sur un acompte de 300$ et confirmée en réglant le solde la semaine précédant notre arrivée (transaction qui nous permettra d’ailleurs de constater que 1/on ne peut pas faire de virement hors Europe depuis nos banques en ligne et 2/les frais de virement hors Europe sont proprement méchants).

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Le jour J, notre interlocuteur pousse la gentillesse jusqu’à venir nous chercher à l’aéroport, à poireauter deux heures suite au retard de notre vol et de nos formalités, et à nous ajouter un jeu de pneus d’été qui n’étaient pas prévus. Tout ça, avec le sourire !

Le 18 octobre, nous sommes donc repartis fatigués mais chargés comme des bœufs heureux de la concession Ville-Marie à bord de notre nouvelle titine, non immatriculée mais arborant fièrement un bordereau sur la plage arrière : celui-ci est notre sésame sur les routes canadiennes en l’attente de notre immatriculation. Les provinces du Canada appliquant différentes taxes à leurs résidents, nous avons dix jours pour nous acquitter des taxes au bureau Service Nouveau-Brunswick de Moncton (et encore 900 $ de plus ! Quand est-ce qu’on arrête de mettre la main au porte-monnaie ?).

À noter, la mignonne « taxe pneus » (4 $ par pneu) pour toute importation de pneus dans la province, et cette phrase d’anthologie à Service NB : « Vous êtes venus avec des pneus ? »… Euh, non, on a fait 1000 km sur les jantes, pourquoi cette question ?

Conclusion de cette transaction : nous avons choisi notre véhicule sur des critères plus ou moins fiables (recommandation, présence d’une garantie nationale, kilométrage modéré, année récente…) et compte tenu des circonstances, on s’estime très contents ! Elle nous a sûrement coûté bien plus cher que si on avait pris le temps de magasiner ici et là et de comparer les prix, c’est une évidence. Mais nous tenons pour acquis qu’au départ, faute de points de comparaison, nous allons dépenser plus que nécessaire, le temps de se faire aux prix du pays. C’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Anecdote croustillante : on nous a dit que c’était une « petite voiture » ! Face à la C3, c’est une géante, mais ici… Vous en pensez quoi ?

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Et ton appareil à croques, t’en fais quoi ?

Et ton appareil à croques, t’en fais quoi ?

Notre vie a basculé le 25 décembre 2011. Avant cela, tout n’était que grisaille, vacuité et croque-messieurs au four. Le 25 décembre 2011, notre vie a pris des couleurs grâce à l’apparition dans notre foyer de la Machine À Croques, devenue indispensable en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « croque-raclette« .

Quel rapport avec le Canada, me direz-vous ?

Notre vie risque de redevenir grise, morne et triste car il nous faudra probablement nous séparer de notre fidèle Machine, perspective qui suscite un certain désespoir dans notre petite famille (oui, le chat fait de nous une famille) qui a pris l’habitude de s’en servir de façon hebdomadaire.

Hélas ! Le voltage canadien est différent du voltage français… Et pas dans un sens qui nous arrange. Comparons :

  • Canada : 110 volts
  • France : 220 volts

Sans compter qu’au problème du voltage s’ajoute celui de la fréquence :

  • Canada : 60 h
  • France : 50 Hz

Bref, un imbroglio électrique qui risque de laisser perplexe ceux qui ont arrêté les sciences en première littéraire, comme Martine. Nous allons faire de notre mieux, n’hésitez pas à nous corriger si les notions n’étaient pas rigoureusement exactes.

Cet écart n’est pas un problème pour certains appareils micro-électroniques, qui supportent le système électrique français et canadien : ordinateur, appareil photo, téléphone portable notamment. On peut vérifier aisément leur compatibilité par une petite manipulation : il suffit de retourner son appareil pour accéder aux informations qui nous intéressent. On vérifiera ainsi s’il est adapté grâce à la mention « AC 110-240V, 50-60 Hz », lui évitant un décès aussi prématuré que violent en cas de branchement sauvage.

Ces petits appareils veinards devront simplement être équipés d’un adaptateur, puisque les prises ne sont bien évidemment pas les mêmes de chaque côté de l’Atlantique. L’adaptateur ne convertit absolument pas le voltage et se contente de rendre l’insertion d’une fiche française possible dans une prise canadienne, ou vice-versa si vous avez un adaptateur universel digne de McGyver (c’est notre cas !). Vous le connaissez bien car vous vous en êtes tous servis pour recharger des appareils lors de vacances à l’étranger.

L’adaptateur seul ne nous sera par contre d’aucune utilité pour notre chère Machine à Croques, qui elle, ne supporte ni 110 volts ni 60 Hz. Elle devra faire équipe avec un joli petit transformateur si elle souhaite ne pas griller autre chose que du fromage (des fusibles ?). Le transformateur, comme son nom l’indique, permet de transformer voltage et fréquence pour un fonctionnement optimal. Il peut également servir d’adaptateur si le fabricant a bien conçu son produit.

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Source

Optimal, optimal, c’est vite dit. Il semblerait, au fil des informations glanées en ligne, que le transformateur réduise la durée de vie des appareils. Sans oublier qu’il fait généralement la taille d’un petit congélateur, ce qui empêche d’en équiper chaque appareil qui en aurait besoin.

Nous sommes donc légèrement désemparés, coincés entre l’espoir de ne pas abandonner notre Machine à un sort funeste entre les mains de proches qui s’en serviraient deux fois l’an, et la contrariété de potentiellement s’encombrer d’un appareil inutilisable et invendable une fois sur place. Si le débat vous intéresse, vous trouverez des ressources plus ou moins techniques ici, ici ou encore .

Hormis l’exemplaire Machine À Croques, la question ne se pose pas pour la télé en raison des normes PAL/SECAM inexistantes outre-Atlantique, le frigo (trop encombrant, sans compter que Martin rêve d’un frigo américain même si ça va nous coûter un bras) ainsi que tout le gros électroménager. Le petit électroménager, en revanche, est en sursis : pas de pitié pour le grille-pain, le micro-ondes, la machine à coudre… que nous n’aurons pas de mal à racheter d’occasion à moindre coût.

Malgré les imperfections des transformateurs, nous devrions malgré tout tenter l’aventure du transformateur pour notre cafetière What Else?, produit de luxe outre-atlantique. Après quelques recherches, il semblerait même que la Machine À Croques ait son pendant canadien, perspective des plus réjouissantes.

Et heureusement, on peut faire des fondues sans électricité et de la raclette au four (de toute façon, au prix où sont ces fromages…) !

*Flash-info-dernière-minute du 13 novembre 2013 : devant tant de pathos, l’un d’entre vous, chers petits lecteurs, a craqué et s’est proposé pour adopter notre machine à croques contre bons soins à notre départ. Nous sommes sûrs qu’elle se plaira dans son nouveau foyer et y fera tout plein de petits croques-raclettes.*

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