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Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Les tempêtes hivernales se suivent et se ressemblent, couvrant toujours plus le sol et s’approchant plus que dangereusement de nos fenêtres… Nous voyons les strates de neige s’amonceler à mesure des tempêtes, et nous nous amusons comme des petits fous à marquer la hauteur de la neige avec des autocollants. Le record reste le 15 février, un bon petit blizzard de derrière les fagots qui a fait tomber 55 cm en 24 heures. Et quand même Martin ne voit plus rien du haut de son 1,92 m, on peut commencer à s’inquiéter.

P1070570_bisNotre voiture s’en est plutôt bien sortie par rapport à certaines autres : on la voit encore !

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Il restait « un peu » de neige sur le parking le 16 février…

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Du coup, quand elle en a marre d’être dans un igloo, Martine va travailler chez Workspace ou à la bibliothèque de Dieppe, pour voir un peu le soleil.

P1070641 Raté.

Par contre, les week-ends sont source de nombreuses activités hivernales : le patinage dont nous avons déjà parlé le vendredi soir, mais aussi la raquette et le ski de fond. Tous les dimanches du mois de février, la ville de Moncton proposait du matériel gratuit aux parcs du Centenaire et Mapleton. De quoi découvrir ces activités et ces parcs gratuitement, surtout si le soleil se montre entre deux tempêtes ! On ne s’en lasse pas : à deux, seul, entre amies…P1070252 P1070266 P1070272 _1070093 _1070095 _1070087P1070282P1070454 P1070430 P1070660

Bref, février, c’est l’hiver côté fun. Nous avons aussi prévu d’aller faire du ski de piste et une sortie en motoneige mais pour l’instant, les conditions n’étaient pas propices à prendre l’autoroute pour s’éloigner de Moncton. Aucun souci : les récentes et abondantes intempéries devraient nous garantir de la neige jusqu’en juin. AU MOINS.

Cela fait deux mois que l’on radote est dithyrambiques sur l’hiver, avec un peu la crainte que vous vous lassiez des photos de paysages enneigées. Sachez toutefois qu’ici, l’hiver est un ravissement permanent et qu’il est impossible de se lasser des promenades dans la nature. Rien à voir avec l’hiver gris et triste que l’on connaît côté français. Vivre à Moncton, c’est comme être aux sports d’hiver tout le temps !

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MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

Passage littéralement incontournable de toute visite exploratoire à Moncton, et passage plus que fortement conseillé après l’arrivée définitive, le MAGMA et le CAFi font partie du paysage des nouveaux arrivants de la région. Financés par les impôts des Canadiens, ils proposent des services totalement gratuits ou presque aux arrivants. Qui sont-ils, que font-ils ? On vous dit tout de notre relation avec ces deux organismes.

CAFi : centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick

Comme son nom l’indique, le CAFi est une structure francophone. On y trouve donc beaucoup d’Africains, quelques Asiatiques et des Européens francophones. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • ateliers d’intégration et vie pratique : nous sommes allés à une séance sur le monde de l’entreprise au Canada et à une autre sur les impôts. Dans la lettre d’information hebdomadaire, nous voyons passer d’autres ateliers auxquels nous ne pouvons pas toujours aller : réseautage, intégration professionnelle…
  • sport : le lundi soir, nous participons à la Ligue sportive, grâce à laquelle nous découvrons un nouveau sport toutes les deux semaines. Foot, badminton, frisbee… on touche à tout en se dépensant gentiment. C’est carrément le meilleur plan pour faire du sport et rencontrer des gens : 20 $ pour cinq mois, qui dit mieux ? Ce ne sont pas les « nouveaux » arrivants qui y participent depuis quatre ans qui nous contrediront !
  • sortie en raquette nocturne, à laquelle Martin participera la semaine prochaine pendant que Martine sera… où ça ? Une surprise !
  • Martine est également sur le coup pour animer un atelier de cuisine, on vous tiendra au courant !

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MAGMA/AMGM : association multiculturelle du grand Moncton

Contrairement au CAFi, cette association propose des services francophones et anglophones, et c’est ainsi que les immigrants qui ne parlent pas français s’y retrouvent, principalement des Asiatiques qui représentent la première catégorie d’immigrants. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • cours d’anglais : Martine étant exemptée, Martin a suivi des cours d’anglais pendant un mois, à raison de trois heures par jour. Après un test, les élèves sont répartis en sept niveaux, selon lesquels il y a plus ou moins de place et donc d’attente… Martin, avec son niveau 7/7, a pu bénéficier de cours immédiatement, mais ce n’est pas forcément le cas pour les autres niveaux (à savoir pour ne pas être déçu). Par la suite, il avait aussi commencé un cours d’anglais des affaires, 3 heures supplémentaires le matin… et a trouvé un emploi une semaine plus tard.
  • une présentation/réseautage sur le thème « Les carrières alternatives francophones dans le secteur bancaire et financier », à laquelle Martin a participé pour voir si le secteur bancaire avait des opportunités pour lui…
  • sortie : notre sortie au Colisée pour voir un match de hockey, c’était grâce à cette association !
  • jumelage avec une famille canadienne : nous avons demandé à être jumelés mais n’avons pas reçu de nouvelles pour l’instant. Est-ce par pénurie de familles canadiennes ou notre description « gamer invétéré et gothique repentie, aimant les films de super-héros, le fromage et les gros chiens » qui a rebuté les éventuels candidats ?  Mystère…

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Ces associations proposent aussi (en vrac) des services de navette à l’aéroport lors de votre arrivée, de visite d’appartements (pour vérifier si tout est réglo quand vous avez trouvé un logement qui vous plaît), une garderie, des cours d’entrepreneuriat, des activités culturelles (expositions, cuisine, tableaux vivants, parade de Noël…), des déjeuners-découverte à la bibliothèque, des soirées, des festivals, des groupes de femmes, des activités pour les enfants/ados, des consultations particulières pour des questions précises, une mise en relation avec Atlantic Human Services qui aide avec le CV et les entretiens d’embauche…

Ces deux associations ne sont pas que des cases à cocher dans le voyage exploratoire : elles sont aussi extrêmement utiles pour les premiers pas… et la suite. Et on ne parle même pas de notre cercle social, constitué à 90 % de personnes fréquentant ces associations (les 10 % restants provenant de notre fofo chéri Cymico) (les deux étant compatibles, d’ailleurs). En résumé, sans elles, on ne ferait pas grand chose, et on serait bien seuls dans notre coin. Même si vous êtes timides, on vous encourage vraiment à aller y faire un tour.

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Traduire son CV en anglais

Traduire son CV en anglais

Tu es dans les préparatifs pour t’installer au Canada, bien parti.e pour obtenir ta résidence permanente, en train d’organiser ton départ et soudain, c’est le drame : tu souhaites postuler à des annonces en anglais et tu ne sais pas par où commencer pour faire de ton CV une arme de recrutement massif.

Dans un moment de solitude paniquée, tu essaies Google Traduction et obtiens de la bouillie, cherche des traducteurs en ligne et te perds dans une jungle d’agences de traduction en Inde… Tu contactes le neveu de la concierge qui certes, fait anglais 1ère langue mais n’a aucune idée du marché du travail, pas plus que ta cousine qui va tous les étés en Angleterre.

Si tu es perdu.e, désespéré.e, et sans la moindre idée de comment rendre ton CV présentable : Martine peut t’aider.

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Pour toi public, Martine te propose de traduire ton CV en anglais, ou de le mettre aux normes canadiennes, ou les deux. Parce qu’elle est traductrice indépendante immatriculée au Canada, qu’elle aime nos lecteurs et qu’elle sait qu’il est difficile de savoir où s’adresser.

Par contre, elle ne le fait pas gratuitement, parce que si elle répond avec plaisir à tes questions sur les démarches ou la région par mail, traduire un CV, ça prend à peu près deux heures, et elle est déjà bien occupée par ailleurs.

Ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas te faire une fleur et baisser un peu ses tarifs habituels, on est solidaires entre futurs nouveaux Canadiens. Pour toi public du blog ou de la page Facebook, qui a passé l’étape du dossier provincial pour t’installer au Canada (pas forcément au Nouveau-Brunswick, on n’est pas sectaires), Martine te propose :

  • la traduction  de ton CV de moins de 700 mots vers l’anglais pour 35 euros TTC

Si tu veux faire traduire ton CV sans y passer des heures, ne cherche pas plus loin, et envoie ton CV à Martine ici ou ici en précisant où tu en es dans les démarches et où tu comptes t’installer.

Si tu as une demande différente (relecture en français ou en anglais, mise du CV aux normes canadiennes, la traduction du prochain Harry Potter…), n’hésite pas non plus !

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Ne jamais dire jamais

Ne jamais dire jamais

Dès lors que l’on quitte sa région d’origine et sa zone de confort, les préjugés et idées reçues sont légion, bien enrobés de clichés aux faux airs de vérités universelles. Nous vous passerons les clichés qui circulent entre Haute-Savoie et Lyon (dans les deux sens), mais sachez que si ce type de raisonnement a lieu entre deux départements distants de 300 km, on vous laisse imaginer d’un continent à un autre…

Notre départ a donc suscité de nombreux questionnements, de notre part et de celle des proches, cristallisant la peur de l’acculturation et du déracinement : allait-on perdre notre identité, notre culture, notre langue, prendre de mauvaises habitudes, devenir obèses en deux mois chrono à cause de la malbouffe ?

La gastronomie

Pour commencer sur ce terrain ô combien sensible, nous avions juré nos grands dieux que nous respecterions les traditions de nos aïeux pour garder notre identité nationale. Force est de constater que si nous n’avons absolument pas sacrifié au dîner souper à 17 heures, nous avons adopté la tendance toute anglo-saxonne du sandwich en guise de repas de midi, même le week-end. Garni de légumes, voilà un repas rapide et sain, qui fait se retourner dans leurs tombes toutes les arrière-arrières-mères-grands pour qui un repas n’en est pas un s’il n’a pas été mijoté pendant sept heures. Notre rythme de vie étant sensiblement différent de celui en vogue dans les années 1900, nous déclarons que les sandwichs sont parfaits. Essayé, c’est adopté.

Les plats à emporter, c’est pour les flemmes et ceux qui ne savent pas cuisiner ? Peut-être, mais quand tous les établissements proposent des plats à savourer bien au chaud dans son canapé au lieu de rester dans une salle aux chaises inconfortables, et le tout pour un prix raisonnable, autant dire qu’on se fait plus souvent plaisir qu’en France.

La voiture

Tout aussi redoutable était le spectre de l’automobile toute-puissante, qui réduit à l’état larvaire et anéantit toute velléité d’effort physique. Alors oui, quand il fait beau et chaud, aller au centre commercial Champlain à pied, ça prend 15 minutes, c’est sympa de passer dans les rues résidentielles en admirant les jolies maisons en bois. Mais quand il pleut, il fait froid, il neige, il gèle (donc, la moitié de l’année), et bien la voiture, on la prend bien volontiers, même si c’est pour un trajet qui dure quatre minutes. Nous n’en sommes cependant pas au niveau des collègues de Martin, qui prennent la voiture pour traverser la route. 15 secondes de trajet. Je vous laisse prendre la mesure des flemmes monumentales que nous avons là.

Qui ne s’est jamais moqué de ces personnes roulant vitre baissée, le bras hors de la portière d’un air nonchalant, par tous les temps ? Nous plaidons coupables. Mais quand on sait que l’air chaud accumulé lors du trajet se condense pour former du givre à l’intérieur de la voiture au repos, la fenêtre, on s’empresse de la baisser avant d’arriver à destination. Même s’il fait -15°C dehors. SURTOUT s’il fait -15°C dehors.

_1070108Oui, même par ce temps là.

Le gaspillage

Martine, écolo-bobo dans l’âme, voyait d’un œil noir l’empire du tout-plastique, de la consommation à outrance. Elle a réussi à imposer aux supermarché les sacs de courses réutilisables tels qu’on les connaît en France depuis quelques années, mais quand elle entre au Starbucks les doigts raides et l’haleine surgelée et qu’on lui dit que non, il n’y a pas de tasse, seulement des gobelets jetables, elle le prend quand même, son chai latte dans son gobelet en carton, se réchauffant l’intérieur en se jurant de penser à sa gourde la prochaine fois.

Le froid

Martin a toujours refusé les accessoires visant à garder une chaleur corporelle au-dessus du seuil de viabilité humaine : écharpe, bonnets et gants sont donc relégués au rang d’accessoires réservés aux sports d’hiver. Et encore : il n’était pas rare de le croiser tête nue à 2500 m, heureux d’avoir les oreilles bien au frais. Les accessoires pour tenir chaud, c’est pour les mauviettes enfants. Il va sans dire que la donne change grandement car même à 20 mètres d’altitude, le mercure ne remonte pas vraiment au-dessus de -10°C depuis deux mois. Mëme si notre appartement est assez bien isolé pour ne pas avoir à chauffer constamment, le parquet n’en reste pas moins digne d’un igloo. Martin s’est donc résolu à porter des chaussons, la mort dans l’âme. Ses proches mesureront l’ampleur de ce changement.

Quant aux gants, après avoir failli perdre toutes ses phalanges en jour de vélo par grand vent, ils ont fait une entrée fracassante dans sa garde-robe, et l’ont rendu accro au point de les porter même pour conduire. Et la sécurité routière dans tout ça ? On vous laisse trancher : entre porter des gants en tenant normalement son volant  et tenter par tous les moyens d’avoir le moins de surface de contact entre la peau nue et le volant, quelle stratégie est la plus sécuritaire ?

Nous revoyons petit à petit nos préjugés et cette constatation amène son lot de doutes : nous nous sommes promis que…

  • nous n’aurions jamais de pick-up ridicule
  • nous ne porterions jamais de casquette, de baggy ou de sweat à capuche
  • nous ne mangerions jamais des nachos à la salsa en plat principal
  • les armes à feu resteraient un truc de sauvages

Les paris sont ouverts pour savoir où nous en serons dans un an !

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Cake pommes, noix de pécan et sirop d’érable

Cake pommes, noix de pécan et sirop d’érable

En ce moment, Martine a des fringales incommensurables, sans doute dues au froid plutôt sévère qui sévit ces jours-ci. Par -25°C, on a forcément tout le temps faim, non ? L’organisme a besoin de récupérer toutes les calories brûlées lors des sorties au Starbucks en raquettes, hein ?

Au hasard de son carnet de recettes, elle a retrouvé une recette envoyée par une amie il y a longtemps, désormais fort à propos : le cake aux pommes, au sirop d’érable et aux noix de cajou. Peu friande de noix de cajou, Martine a toutefois immédiatement vu le potentiel de cette recette avec des pacanes, comme on dit icitte. Un petit tour au marché de Dieppe plus tard, et voilà le cake tout chaud approuvé par toute la maisonnée.

Ingrédients

  • 2 oeufs
  • 50 g de beurre
  • 120 g de sucre roux
  • 150 g de farine (blanche ou moitié blanche moitié complète)
  • 1 pincée de bicarbonate de soude
  • 4 cuillères à soupe de sirop d’érable
  • 2 pommes
  • 50 g de noix de pécan ou de cajou

Instructions

  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Travailler le beurre et le sucre en pommade.
  • Ajouter les autres ingrédients dans l’ordre.
  • Bien mélanger à chaque nouvel ingrédient.
  • Verser dans un moule à cake ou des moules à muffins.
  • Bien lécher le moule avec les doigts.
  • Faire cuire 35 minutes (cake) ou 25 minutes (muffins). Vérifier la cuisson avec la pointe d’un couteau.
  • Déguster.

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Et voilà, c’est simple et rapide, et on l’a trouvé savoureux. La texture est moelleuse, l’acidité des pommes est bien mise en valeur et les noix de pécan ajoute une touche croquante. Dans la recette initiale, le sirop d’érable ne se sent pas assez, alors j’ai doublé les quantités ! Et on est sûrs qu’avec une boule de glace vanille ou de la crème anglaise, ce cake doit être encore meilleur… À vos fourneaux !

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Escapade : la dune de Bouctouche version Arctique

Escapade : la dune de Bouctouche version Arctique

La semaine dernière, alors que nous venions d’essuyer deux tempêtes coup sur coup et que le soleil a enfin daigner se montrer illuminer froidement (-15°C) les quelque 50 cm tombés au cours des jours précédents, nous n’avions qu’une envie.

Aller à la plage.

Ou plus précisément, de voir une plage sous la neige. Et pour cela, quoi de mieux qu’une dune géante de 12 km ? Et oui Mesdames et Messieurs, sachez que nous non seulement les plages ici sont les plus chaudes au nord de la Virginie, mais en plus, elles sont de sable fin.

C’est donc direction la dune de Bouctouche que nous sommes partis. Nous avons été de surprise en surprise :

  • après une tempête, l’autoroute n’est pas forcément mieux dégagée qu’une route normale : on oublie les 100 km/h réglementaires et on se tient à une vitesse plus raisonnable. 70 km/h, c’est bien. Si on gêne les autres automobilistes, peu importe.
  • la sortie d’autoroute est fourbe : Martin nous a donc gratifiés d’un superbe tête-à-queue en prenant un échangeur. Heureusement la bretelle était large et la route déserte… Moralité : sur la neige, on freine ou on tourne, mais pas les deux à la fois !
  • la dune était bien au rendez-vous, mais pas de sable en vue… Évidemment. S’il est tombé 50 cm de neige, il est tombé 50 cm de neige partout. Bah oui. On n’y avait pas pensé.
  • mas loin de nous décourager (ce n’est que notre deuxième visite à Bouctouche, et il faudra revenir pour vraiment voir la dune !), nous avons vu un paysage fantastique, qui nous a téléportés directement… en Arctique.

L’océan Altantique déchaîné était recouvert de vagues de neige et d’écume de poudreuse à perte de vue. Il ne manquait que les ours blancs pour se sentir véritablement au-dessus du cercle polaire.

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En pleine tempête : guide de survie

En pleine tempête : guide de survie

Vous n’avez pas pu l’ignorer, en début de semaine, le Nord-Est des États-Unis a été frappé par une violente tempête de neige répondant au doux nom de Juno, qui a poussé certaines localités à crier au loup décréter l’état d’urgence. Au final, il ne sera tombé que 20 cm à New York.

Au Nouveau-Brunswick, en revanche, Radio-Canada Acadie a annoncé cette tempête comme toutes les autres : avec sobriété et résignation, en se permettant même des petits commentaires narquois sur son voisin américain bien peu préparé.

Et pendant ce temps, nous, on se demandait de quelle façon le ciel allait nous tomber sur la tête, mi-excités, mi-soucieux, mi-penauds, mi-curieux (à nous deux, ça fait quatre mi-quelque chose. Dora était mi-indifférente, mi-insouciante). Un premier blizzard, ce n’est pas rien, mais tout s’est bien passé, rassurez-vous.

Quelle meilleure occasion de vous faire un topo sur l’avant, le pendant et l’après-blizzard ? Parce que les tempêtes, c’est comme l’attente de la RP et la recherche d’emploi, ça fait partie de l’expérience de l’expatriation au Canada, il faut y passer en gardant le sourire.

Cela dit, il y a tempête et tempête. Les précédentes tempêtes de neige avaient laissé notre cœur de Hauts-Savoyards presque de glace (mais rassure-toi, cher Breton ou Niçois : elles sauront t’émouvoir !), car d’après Météo Canada : une tempête de neige, c’est lorsque 15 cm ou plus de neige sont prévus dans un délai de 12 heures. Rien de bien impressionnant pour qui est né en montagne, donc.

Par contre, le blizzard, c’est quand on s’attend à ce que des vents d’au moins 40 km/h entraînent des réductions généralisées de la visibilité jusqu’à 400 mètres ou moins, en cas de poudrerie, ou de poudrerie avec des chutes de neige, pendant au moins quatre heures. En gros, une autre paire de manches.

Quand il y a blizzard, les conditions sont dangereuses : on ne sort pas pour s’amuser. La plupart des entreprises sont fermées : l’immense majorité des salariés travaillent de chez eux ou chôment, avec ou sans solde. Mardi 27 janvier 2015, l’espace Champlain était fermé, et quand l’espace Champlain est fermé, on peut dire que TOUT est fermé.

Quand il y a blizzard, deux-trois choses sont à retenir :

  • on ne sort pas de chez soi
  • l’électricité peut être coupée
  • l’eau peut être coupée

Partant de là, voyons comment survivre à une bonne grosse tempête hivernale au joli petit blizzard bien cinglant.

Avant

File au supermarché te concocter un placard spécial tempête avec des biscuits apéro, du pain, des biscuits tout court, des fruits secs, du chocolat… Autant d’aliments qui n’ont besoin ni d’être cuits ni d’être réfrigérés (en cas de coupure d’électricité). Mise sur l’aspect réconfortant des aliments, parce que si tu n’as plus l’électricité, on doute très très fort que des branches de céleri et des boîtes de conserve froides te redonne du baume au cœur. Météo Canada préconise des réserves pour 72 heures.

tempête de neige canada nouveauw new brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente juno monctonPas encore au point, notre placard tempête : les saucisses et l’humus, une fois ouverts, on les conserve comment s’il n’y a plus de courant ?!

Rentre tes animaux au chaud, même le chien qui dort dans sa niche d’habitude. Et n’oublie pas le rab de croquettes pour chat, parce que rien de pire qu’un huis-clos avec un chat affamé. Tu pourrais y rester. Sérieusement.

Remplis des bidons ou tes contenants d’eau (au moins 2 litres par personne par jour) pour parer à une éventuelle rupture des canalisations quelque part. Pense aussi aux questions d’hygiène et remplis ta baignoire : avec un seau, elle remplacera ta chasse d’eau.

Équipe-toi d’une lampe de poche, de piles, de bougies, d’allumettes, de bûches si tu as une cheminée… Tout ce qui pourrait faire de la lumière et/ou de la chaleur.

Charge tous tes appareils électroniques utiles et note tous les numéros importants au cas où sur un calepin accessible. Comme Martine, anticipe et préviens tes éventuels clients de la situation, pour ne pas te retrouver comme un rond de flan avec une commande à livrer et une connexion Internet en rade. Comme Martin, appelle ton entreprise pour t’organiser et éventuellement récupérer des documents pour pouvoir travailler de chez toi.

Si le réservoir de ta voiture est presque vide, file le remplir pour éviter qu’il ne gèle, ce serait ballot.

Si vraiment ton employeur est relou et que tu dois aller travailler, prépare un sac avec le nécessaire pour passer la nuit au boulot si jamais tu es coincé. Et une pelle à neige pour le lendemain. De manière générale, au Canada, il est sage d’avoir toujours une pelle à neige sur soi.

Pendant

Reste au chaud ou à la rigueur, va prendre des photos pas loin. Périmètre autorisé : trois mètres autour de la maison, toujours en contact visuel pour ne pas te perdre, c’est très sérieux, surtout si ton garage est loin (dans ce cas, la technique dite « de la corde à linge » mise en œuvre au préalable sera utile).

Garde tes appareils électroniques sur secteur tant que tu peux.

Hiérarchise les aliments à manger en premier selon la disponibilité de l’électricité.

Moque-toi (gentiment) du voisin dont la voiture est ensevelie, du type qui passe en voiture la fenêtre ouverte, des couillons qui font leur footing. Envoie des photos aux amis en France pour les terroriser.

Regarde par la fenêtre en sirotant un bon chai latte et en frissonnant intérieurement à chaque bourrasque, en te disant que tu n’avais probablement jamais vu ça. Et que c’est génial.

Conseils sérieux en cas de coupure d’eau ou électricité :

  • évite d’ouvrir ton frigo ou ton congélateur pour garder les aliments au froid. Si tu as une maison, tu peux les transférer dans une glacière dans ton garage.
  • regroupe toute la famille dans une même pièce pour capitaliser la chaleur humaine (et animale, car il y a fort à parier que tes animaux viendront te coller aussi, les petits opportunistes).
  • ne fais pas ton timide et sollicite tes voisins pour voir s’ils sont dans la même situation ou s’ils ont des conseils. Il y a fort à parier qu’ils aient l’habitude puisqu’ils vivent ça 20 fois par hiver.

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Après

Prévois largement une demi-heure de mou le lendemain pour exhumer ta voiture de sa gangue de neige de glace et de verglas, en repensant aux raisons qui t’ont amené.e au Canada.

Utilise l’eau de la baignoire pour faire une lessive à la main ou tirer la chasse d’eau, histoire de ne pas l’avoir complètement gaspillée.

Invite tes amis pour un apéro avec les denrées périssables de ton placard d’urgence.

Admire l’épaisseur de neige assez inédite (entre 30 et 40 cm, à vue de nez), rigole des pauvres gens dont la voiture est coincée ou la fenêtre ensevelie, et réjouis-toi de toute cette neige sous le soleil…

   _1070130 _1070127  2015-01-28 16.54.34 _1070137Technique de déneigement : tout pousser dans la pelouse, sur les trottoirs… Admirez les monticules en arrière-plan : belle quantité, non ?

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C’est beau, non ?

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Sortie : un fort beau séjour

Sortie : un fort beau séjour

… au Fort Beauséjour.

Pardon. Ce jeu de mots était beaucoup trop foireux pour ne pas être tentant.

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Ceux qui ont grandi dans les années 1980 DOIVENT reconnaître ce corbeau. 50 geek points à eux.

Vers la fin du mois de décembre, alors que le soleil n’avait pas gratifié Moncton de sa présence depuis ce qui semblait une éternité, il fit une réapparition aussi surprenante et brève qu’un come-back de Gilbert Montagné.

N’écoutant que son envie de sortir et sa carence en vitamine D, Martine s’est précipitée sur son fidèle destrier pour aller visiter un joli petit site à la frontière avec la Nouvelle-Écosse : le Fort Beauséjour.

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Fort construit par les Français en 1751, il tombera au mains des Anglais en 1755. À l’heure actuelle, il ne reste pas grand chose, sinon des fondations en étoile, de la mousse orange et une jolie vue sur la baie de Fundy. Par beau temps, c’est une jolie balade à 30 minutes de Moncton par l’autoroute, et 1 heure par la route panoramique du littoral de Fundy via Sackville, Dorchester et Memramcook, que je conseille aussi. Si le centre d’interprétation est fermé en hiver, le site est parfaitement accessible, parfaitement désert et ouvert à tous les vents (huhu) (vous allez vite comprendre).

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Tu sais que c’est l’hiver au Canada quand…

Tu sais que c’est l’hiver au Canada quand…

Tu sais que là, c’est vraiment l’hiver canadien quand…

  • tu as déjà dégivré ton pare-brise de l’intérieur
  • tu ne prends pas ta voiture parce que tu en as marre de la dégivrer en allant au boulot. Et en partant du boulot.
  • tu prends ta voiture tous les deux jours quand même, pour faire tourner la batterie
  • tu n’as plus vu le sol depuis trois semaines, caché sous une épaisse couche de neige
  • ta ville dégaine les chamallows à griller au coin du braséro et le chocolat chaud gratuits lors des événements
  • tu rends compte que le concept du « verglas » est très galvaudé en France.
  • tu mets le chauffage. À partir de -15°C extérieurs. Avant, ce n’est pas vraiment l’hiver.
  • tu prends une deuxième paire de chaussures au bureau pour ne pas mettre de la neige fondue partout
  • il y a des deux types de météo : la neige et le beau temps
  • tu es déjà sorti.e en tenue de ski sans aller au ski
  • ton chat a élu domicile sous une lampe de chevet

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  • tu as déjà eu une goutte au nez gelée (dans un grand moment de solitude)
  • tu ne regardes plus que les prévisions de température ressentie
  • tes cheveux et ton écharpe givrent sous ton souffle
  • ta phrase préférée pour retrouver tes amis est devenue « On va à la patinoire ? »
  • tu laisses ta luge et tes raquettes dans le coffre pour tes balades du week-end
  • tu as déjà conduit avec des gants parce que le volant était trop froid
  • tu as déjà vu plus de neige qu’en trois hivers français
  • tu te maquilles une fois au bureau, car le mascara signale son aversion envers les écarts de température en bavant généreusement
  • tu utilises le siège chauffe-croupion de ta voiture en regrettant de ne pas avoir de démarreur à distance
  • toute ta tenue est en puissance de 2 : deux bonnets, deux paires de gants, deux pantalons, quatre pulls
  • Martin met des chaussons, ce qui ne peut être le signe que d’une apocalypse frigorifique imminente.

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Petit réveillon entre amis

Petit réveillon entre amis

Pour le nouvel an, au lieu de perpétuer notre tradition qui consiste à trouver l’hébergement insolite le plus éloigné du monde (yourte au fond de la Loire, gîte dans les Alpes bernoises…), nous avons eu la joie d’être invités par Hélène, Thibaud et Noë de Direction Nouveau-Brunswick.

Nous avons eu la chance de passer une sympathique soirée entre bel apéro réveillonnatoire, discussions endiablées, papouillage de chat et concours de tirs au pistolet Nerf.

Ni Michel Drucker ni Arthur n’étant là pour nous aider à passer le cap de la nouvelle année, nous nous sommes rabattus sur la chaîne météo. Avec un décompte tout ce qu’il y a de moins festif, nous sommes entrés en 2015 sur… une prévision de tempête. C’est ça le Canada !

Bref, une bien jolie soirée en bonne compagnie !

_1060919 _1060920 _1060922 nouvel an réveillon au canada lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chat 3 nouvel an réveillon au canada lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chat 4 nouvel an réveillon au canada lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chatToujours prêt pour mitrailler les cadres de nos hôtes !

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