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Étiquette : maritimes

L’automne au Nouveau-Brunswick

L’automne au Nouveau-Brunswick

Comme tout le monde en ce moment, des blogueurs aux personnes normales sur Facebook, au Canada ou en France, on se doit de faire une chronique sur l’automne, c’est de rigueur. Et de saison. Allez voir ici, ou , ou sur n’importe quel réseau social, et vous n’aurez qu’à vous baisser pour trouver des photos de feuilles d’automne à la pelle.

Mais que dire ? L’automne ici, c’est vraiment surfait.

Tous les arbres sont défectueux et prennent des couleurs maladives qui font mal aux yeux. Les températures sont douces jusqu’au 15 octobre, le soleil brille à qui mieux mieux et rend les gens agressifs dans la rue, excédés par tant de luminosité pas du tout de saison.

Tout est exécrable.

_1120513_1120792Épouvantable._1130009_1120435

Cauchemardesque._1120270_1120398

Criard._1120969 _1120970Absurdement coloré._1120950 _1120956

Ridicule._1120534_1120548-bis

Toutes ces couleurs donnent des migraines ophtalmiques à tour de bras.feuilles automne canada moncton nouveau-brunswick

Bref, rendez-nous l’automne tel qu’on le connaît : gris, pluvieux, morne ! Vivement novembre !

captain second degré canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants brune[je mets toujours ce logo par égard pour les nouveaux lecteurs, mais en vrai, vous savez qu’on a un humour bizarre non ?]

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Tranches de vie : septembre 2015

Tranches de vie : septembre 2015

Encore un chouette mois estival à notre actif ! Après août, le mois de septembre nous a gâté au niveau du temps, avec des températures grimpant jusqu’à +30°C pendant la première quinzaine, on ne s’y attendait pas. À l’heure où nous écrivons cette chronique, nous avons eu quelques jours un peu frais (Martin a dégelé le pare-brise pour aller au travail…), mais rien de dramatique. Bref, septembre, c’est encore l’été.

Nous en avons donc profité au maximum, vous commencez à nous connaître. Le samedi 5 septembre, AC/DC passait en concert à Moncton et devinez quoi ?…

On n’y était pas ! Pas à 120 $ la place, non [bien malheureusement d’ailleurs !] À la place, nous avons pris notre CD d’AC/DC, notre voiture et avons fait route vers Kouchibouguac pour une sortie camping dont l’objectif avoué était d’admirer la réserve de ciel étoilé et randonner en forêt.

_1110741_1110767_1110787Pleine nature ou camping ?

Martine a participé à une course à pied : la course Terry Fox, sur 5 km, au profit de la lutte contre le cancer.

Journée Terry Fox

Nous avons aussi exploré le Cap Jourimain, au pied du pont de la Confédération. Les moustiques étaient particulièrement féroces ce jour-là ! Mais la vue est superbe et il y a de quoi s’occuper : une douzaine de kilomètres sur plusieurs sentiers, un centre d’interprétation très bien fait, un restaurant et même une plage pour les plus courageux (elle était plus fraîche qu’à Parlee ce jour-là…). On peut facilement y passer une belle journée en extérieur.

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À l’instar des journées du patrimoine, nous avons eu droit aux journées de la culture. Galeries et espaces artistiques ont ouvert leurs portes au public lors d’une superbe après-midi d’automne dans Moncton.

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Enfin, nous avons commencé à arpenter le sentier Dobson, sentier de 60 km de long qui relie Riverview à la baie de Fundy. Nous espérons le parcourir en entier l’an prochain, et en avons eu un avant-goût récemment.

Oh et il semblerait que l’automne arrive doucement… Martine guette le changement de couleur des feuilles comme le père Noël, et ce n’est pas peu dire !

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Pssst ! Il semblerait aussi qu’un changement de décor soit d’actualité… On vous tient au courant !

déménagement MONCTON 2

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Ce que font les immigrants qui veulent vivre à la canadienne

Ce que font les immigrants qui veulent vivre à la canadienne

Quand ils veulent s’intégrer, que font certains immigrants au Canada ?

Immigrants Canadiens
Ils passent leurs week-ends dans les bois. Ils passent leurs week-ends comme toute la planète : devant la télé, avec des amis, au centre commercial…
Ils font du traîneau à chiens. Ils font de la motoneige.
Ils ponctuent toutes leurs phrases de « tabernacle » en essayant d’imiter l’accent québécois/acadien. Ils disent parfois « tabernacle ». Ou plutôt « tabarnak », d’ailleurs. OK, certains le disent vraiment souvent.
Ils vont dix-sept fois à la cabane à sucre en mars. Ils vont une fois à la cabane à sucre.
Ils vont voir des ours. Ils ne paieraient pas pour voir des plantigrades alors qu’on les voit très bien sur l’autoroute.
Ils portent des chemises à carreaux et se font pousser la barbe. Chemises à carreaux et barbe sont réservées aux hipsters ou, à l’extrême rigueur, aux personnes très âgées au fond des bois.
Ils mangent de la poutine. Ils mangent des burgers.
Ils dînent plus tôt que d’habitude : à 19 h. Ils soupent à 17 heures.
Ils se déguisent en sorcière pour Halloween. Ils se déguisent en tout et n’importe quoi pour Halloween, mais pas en sorcière.
Ils fêtent le Canada et l’Acadie comme si leur vie en dépendait. Ils ont vu ça toute leur vie et s’en cognent un peu maintenant. Un peu comme nous avec le 14 juillet, hmm ?
Ils ont visité tous les sites historiques et festivals culturels de la région. Ils en ont visité trois, quand ils étaient en primaire.

Ils vont faire toutes les auto-cueillettes possibles.

Ils vont cueillir les pommes.

Ils vivent dans un demi sous-sol.

Ils vivent dans un pavillon ou une maison mitoyenne.

Ils écoutent uniquement la station de radio country.

Ils écoutent la radio normale.
Ils parlent en prenant garde à évincer tout mot anglais malvenu, utilisant « patin en ligne » pour « roller » ou « entretien » pour « interview ». Ils parlent avec autant de mots anglais qu’en France, mais pas les mêmes. Et avec l’accent.

Ils portent un bonnet de trappeur en véritable faux raton-laveur.

Ils portent une tuque.

Ils boivent du Canada Dry.

Ils boivent de la bière.

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Les immigrants vivent-ils comme les Canadiens ou comme ils aimeraient que les Canadiens vivent ?

captain second degré canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneOn ne fait pas tous comme ça, les Canadiens ne font pas tous comme ça… mais il est vrai qu’on aurait tendance à pêcher par excès d’enthousiasme, à vouloir recréer des images d’Épinal du Canada au temps des trappeurs. Il ne manquerait plus qu’on achète une cabane en rondins pour se la rejouer Line Renaud…

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Le blog souffle sa deuxième bougie

Le blog souffle sa deuxième bougie

— « Martine, tu sais quel jour on est ?

— Le 2 septembre, pourquoi ?

— C’est une date qui ne te dit rien ?

— Mmmmggfzelkhf…

— Mais si, cherche bien…

— AHHHHH ! Je sais !

— Bah voilà, c’était pas si compliqué.

— C’est l’anniversaire de Keanu Reeves !

— … … *facepalm*

— La fête nationale du Vietnam ! La fondation de l’abbaye de Cluny ! La bataille de Sedan !

— … … *triple facepalm*

— Le grand incendie de Londres ? La déclaration d’indépendance du Haut-Karabagh ? L’anniversaire du décès de J.R.R. Tolkien ? Celui d’Elizabeth Prout ? L’anniversaire… du blog ? L’anniversaire du blog ! Hé j’ai trouvé ! … Ben tu es où ? Reviens ! »

Bref, le blog a deux ans.

L’an dernier à la même date, nous avions reçu plus de 5 600 visites et plus de 14 200 pages avaient été lues. Depuis deux ans, ce ne sont pas moins de 30 000 visites et 70 000 pages lues. Une goutte d’eau dans la blogosphère, des chiffres vertigineux pour nous.
L’an dernier, nous étions gonflés d’orgueil et de fierté. Cette année, la tête nous tourne devant le nombre de personnes qui nous contactent en privé ou souhaitent nous rencontrer lors de leur voyage exploratoire.

Alors un IMMENSE MERCI à vous tous qui nous lisez, qui suivez nos aventures et qui nous encouragez. MERCI, et bon courage à tous !merci blog deux ans nouveau-brunswick chroniques

 

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Colis mode d’emploi

Colis mode d’emploi

Suite à une demande de lecteur sur le B.A.BA des colis, voici comment se faire envoyer ce qui vous manque trop, ou envoyer un beau colis à vos proches [clin d’œil appuyé] ! L’arrivée d’un colis est toujours une joie chez nous, et nous adorons recevoir ces petits morceaux d’Europe chez nous.

Apporté par un facteur généralement souriant, ce carton plus ou moins imposant sait se faire désirer : nous attendons en effet d’être tous les deux réunis pour l’ouvrir, donnant ainsi à la révélation de son contenu une allure rituelle, toujours magique.

Les cadeaux plus divers se succèdent, des introuvables ici aux petites attentions, des douceurs réconfortantes aux cadeaux rigolos, leur but est de surprendre et de nous rappeler la famille : c’est toujours réussi !

On se concentre ici sur les cadeaux potentiellement délicats, évidemment ; personne n’a jamais vu un colis de livres arrêté par la douane. En un an ou presque, nous avons donc reçu :

  • pot de tartinade au Speculoos croustillant
  • fromages sous vide hors de prix ici (reblochon, comté, raclette fumée…)
  • confiture de lait, de violette, de gratte-culs (cynorrhodons)
  • pot de miel
  • couteaux savoyards traditionnels (pour nous défendre contre les ours ?)
  • ferments pour yaourts [échec total d’ailleurs : impossible de faire des yaourts comme on le faisait en France. Si quelqu’un sait pourquoi ?…]
  • crozets au fromage
  • viande des Grisons
  • nougats
  • chocolat fin
  • magazines fort à propos en hiver
  • pulls
  • saucissons…

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Renseignements pris autour de nous et d’après notre expérience, les aliments suivants sont passés comme une lettre à la poste [huhu] :

  • fromages sous vide, pasteurisés ou non, pâte ferme ou semi-ferme
  • toutes les sucreries
  • la charcuterie sous vide
  • le foie gras en conserve
  • les canifs (sont-ils passés inaperçus parce qu’ils étaient repliés ? Nul ne le sait…)

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Une bonne nouvelle pour quand on a le mal du pays ! Sont en revanche interdits :

  • les fruits et légumes frais
  • les produits du tabac
  • normalement, les produits carnés et laitiers, mais comme nous avons reçu à plusieurs reprises du saucisson, nous ne savons pas trop si nous avons eu de la chance ou si la politique a changé.
  • l’alcool. Une remarque sur ce point : l’envoi d’alcool est censé être interdit, or nous avons reçu une petite bouteille de génépi par la poste. Ce fut d’ailleurs le seul colis qui fut manifestement ouvert par la douane en un an. Cela dit, on ne vous conseille pas d’envoyer des bouteilles par la poste : trop fragile, trop risqué.

Emballez bien le tout, et le tour est joué. Petit conseil : les confitures maison et autres sont à proscrire à notre avis, car le risque de débordement est plus grand. Nous avons reçu un pot de miel qui avait complètement bavé pendant l’envoi, et c’était la cata poisseuse à l’ouverture.

Autre remarque : lors d’un éventuel retour en France, n’hésitez pas à vous envoyer un colis rempli de bonnes choses plutôt que de prendre les denrées avec vous : le passage à la douane n’en sera que plus rapide, vous éviterez une confrontation avec un douanier blasé de voir encore un Français de France tenter de faire passer du fromage sous vide, ce qui requiert normalement de remplir un formulaire en bonne et due forme lors de l’achat dudit fromage..

Maintenant que vous savez quoi recevoir, ne reste plus qu’à régler une seule question : trouver une bonne âme pour vous envoyer toutes ces bonnes choses… C’est peut-être ça, le plus dur dans l’histoire !

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Le premier retour

Le premier retour

Après neuf mois passés au Canada, rentrer pour la première fois en France est aussi excitant qu’effrayant. Que va-t-on trouver? Ne pas trouver ? Le pays aura-t-il changé ? Sera-t-il resté inexorablement identique ? Et les gens ? Vont-ils être curieux, indifférents, exaspérés, vont-ils comprendre ce que nous avons vécu, réaliser l’ampleur de ce changement de vie ?

On étonne une dame dans l’avion qui nous prend pour une Canadienne parce qu’on lui a dit « Allo » et non « Bonjour », on redécouvre ce que c’est que de ne plus être défini par notre accent, on laisse échapper quelques expressions canadiennes qui étonnent la galerie, on reprend son accent savoyard à la vitesse grand V, on oublie ce que c’est que de vivre en deux langues.

On retrouve l’inefficacité douanière et de la SNCF, on redécouvre qu’un ticket de tram vaut un rein, on se fait insulter par un chauffeur de bus, on soupire au son des klaxons enragés et à la vue de l’anarchie routière, on cale 120 fois en conduisant avec une boîte manuelle, on s’y reprend à sept fois pour faire un créneau dans une place de la taille d’un timbre poste.

Et on prend plaisir à arpenter notre quartier qui a si peu changé, on ose même le délice de traverser en dehors des clous sans défriser qui que ce soit. On a l’impression de n’être jamais partis, on se retisse des habitudes avec une facilité déconcertante, on ne regarde même pas les panneaux, les rues respirent la familiarité.

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Et on sue à gros bouillons alors qu’il fait +375°C lors d’un épisode de canicule urbaine, on se croit sur une autre planète dans la foule d’une station de métro, notre tension remonte légèrement, on redécouvre le charme si particulier des engueulades avec des inconnus qui essayent de nous doubler à la caisse, on se prend des insultes. Et on les rend, parce que c’est comme ça que ça marche en France.

Et on retrouve la boulangerie de notre quartier où on craque sur un chausson aux pommes qui a le vrai goût de beurre, on verse une larme devant le premier plateau de fromages qui croise notre chemin, on se lâche sur les yaourts qu’on n’avait pas vus depuis neuf mois, on dévalise le supermarché de tous ces aliments oubliés, on s’expédie dix kilos de crème de marron, crozets et crêpes au chocolat qui attendront bien sagement notre retour.

Et on ouvre grand les yeux en se souvenant qu’une ville peut être historique et grandiose avec ses vieilles pierres et ses monuments et ses perspectives, on n’en croit ni nos sens ni les perspectives en revenant dans les montagnes à 2300 mètres d’altitude, on visite la Suisse sans montrer son passeport, on redécouvre les tuiles ocre et les façades abricot de la capitale des Gaules et on se croit en Italie, on savoure le son de l’église du village qui sonne toutes les heures, les cigales dans le Sud, le lac, les baignades tous les soirs dans une eau chaude, les montagnes, les montagnes.

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Et on recroise les gens, ces chers gens dont on ne savait pas qu’ils nous avaient manqué, ces gens qui nous hébergent sans forcément nous presser de questions, ces gens qui reprennent la conversation où on l’avait laissée, qui rient, s’enthousiasment, pleurent avec nous comme si neuf mois ne s’étaient pas écoulés, tous ces gens qui ont fait leur bout de chemin eux aussi.

Et on se sent en dehors, observateur extérieur ni d’ici ni de là, comme tous les migrants qui ne savent plus où se trouve chez soi, ici, là-bas, un peu des deux, on se surprend à parler du Canada en disant « nous », on réalise que la France est devenue une belle résidence secondaire où on aura plaisir à revenir de temps à autres, intemporelle dans ses qualités et ses défauts mais qu’il faudra dépoussiérer en arrivant, alors que chez nous, c’est surtout le Canada désormais, et on aime ça.

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Les produits de l’érable

Les produits de l’érable

Ô toi, cher amateur de sirop d’érable. Toi qui aimes le sirop d’érable à la folie, qui ne saurais t’en passer, qui en as toujours un flacon dans ton placard.

Comment l’utilises-tu ? Peut-être en verses-tu un filet aérien sur tes crêpes, peut-être en agrémentes-tu ton yaourt nature d’une petite touche, en faisant des motifs tendres sur cette toile blanche. Peut-être es-tu déjà venu de ce côté de l’Atlantique, et t’es-tu essayé au jambon à l’érable, ou au café sucré d’un trait de ce sirop à l’onctuosité si voluptueuse.

Peut-être même, dans un moment aventureux, as-tu déjà acheté du beurre d’érable sur un marché de Noël.

Saches, cher amateur de sirop d’érable, que tu n’as encore rien vu. La frénésie s’empare du Canada dès le mois de mars se poursuit jusqu’à la fin de la saison des sucres (c’est-à-dire… maintenant). Impossible d’y échapper. Voici tout ce que tu pourrais déguster, si seulement tu avais accès aux mêmes ressources que nous.

Au supermarché tout d’abord. C’en est presque oppressant.

2015-03-18 14.51.17À peine mettras-tu le pied dehors que les cafés t’assailleront de leur cappuccino ou de leur café au lait à l’érable.

2015-03-20 09.52.52Pas de répit, même au Starbucks, jamais en retard pour proposer des produits bien de saison (macchiato à l’érable pour les myopes).

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Sans oublier les rayons des librairies.

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Et si, contaminé par cette ambiance sucrée, tu recevais lors d’un dîner à thème et allais dévaliser le supermarché ?

En apéro, des toasts avec du confit d’oignon, c’est toujours un succès.

P1080557En revanche, le bacon à l’érable au chocolat, c’est toujours une source de perplexité.

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En entrée, une petite salade avec une bonne vinaigrette.

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Tu pourrais cuisiner ta viande en marinade avec du sirop d’érable infusé au chipotle et citronnelle, excellent au barbecue. Ou verser un trait de la version à la muscade et clou de girofle sur du riz. Ou glacer des carottes avec celle au gingembre et vinaigre de pommes. Ce n’est pas le choix qui manque, tu ne vas pas faire ton difficile non plus.

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Tu peux proposer des fruits de mer, c’est bon aussi.

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En accompagnement, rien de tel que des fèves.

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N’oublie pas de rafraîchir tes convives avec une petite bière.

P1080555S’ils conduisent, ce sera de l’eau, on ne rigole pas quand on prend le volant.

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Le clou du spectacle : le dessert. Vous préférez un cupcake ou une petite beigne ?

P10805542015-03-18 15.08.34Si tu veux faire frais et léger, tu peux aussi proposer un yaourt.

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Pour finir, du sucre avec votre thé ?

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…et après tout ça, et bien que le sirop d’érable soit moins propice au diabète que les autres sucres, nous te souhaitons un bon coma sucré !

 

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Tout sur l’alimentation

Tout sur l’alimentation

À la demande générale d’un lecteur il y a quelques semaines déjà, nous nous devons de faire un article consacré exclusivement à l’alimentation. Cela nous démangeait depuis longtemps, voici l’occasion toute trouvée !

« Depuis la France nous avons du mal à imaginer la révolution alimentaire à laquelle notre estomac doit se préparer. Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ? Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras. Quels est le prix de ces produits ? Quels produits alimentaires vous manquent le plus ? Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ? Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc… »

P1070655Le pouding, une sorte de fausse crème Mont-Blanc.

Vaste programme ! Prenons dans l’ordre :

Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ?

Martine avoue qu’elle a mangé plus de frites depuis cinq mois que pendant sa vie entière, cette denrée étant omniprésente dans les établissements de restauration, et une solution végétarienne de facilité dans les fastfoods à hamburger.

Sinon, nous avons adopté les galettes de maïs et le pain de mie, produits absents de nos placards en France, qui font des casse-croûtes sains et rapides quand on n’a pas envie de cuisiner le midi. Nous avons découvert les jalapenos (petits piments) et la cuisine tex-mex, les légumes crus à grignoter (céleri, brocoli, carottes), la sauce aux canneberges, les cookies fourrés (si, si, et même qu’on adore)… La liste est longue !

Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras (fromage, laitage, pâte feuilletée, maïzena, beurre demi-sel, viennoiseries). Quels est le prix de ces produits ?

Nous avons aussi fait un sondage sur Facebook pour savoir quels sont les produits que vous redoutez de perdre, voici les réponses à vos interrogations ! Nos supermarchés de référence sont Sobey’s ou Atlantic Store.

  • Fromage : cheddar, « suisse », mozza de contrefaçon sont omniprésents quoiqu’un peu chers (7 $ les 500 g). Pas fameux seuls, mais ils vont très bien en gratin, dans la soupe ou les pâtes. On trouve du bon brie, camembert, bleu, cheddar. Pour le reste, c’est au marché que ça se passe : raclette, reblochon, abondance, morbier… à condition d’y mettre le prix (38 $ le reblochon entier, une quinzaine de dollars la petite part de fromage à pâte dure).
  • Yaourts : le choix de yaourts et dessert lactés est relativement limité mais on trouve du yaourt grec qui remplace le fromage blanc, des Activia, aussi, et le sempiternel bac d’un kilo de yaourt à la fraise. Étonnant : le yaourt nature n’existe que sous forme de pot de 500 g, pas en version individuelle.
  • Pâte feuilletée : oui, au rayon surgelé, avec de la pâte filo. On trouve de la pâte brisée/sablée toute prête (vendue avec le moule en alu !) au rayon « préparations pour gâteaux »
  • Maïzena : oui, sous le nom « corn starch » en VO
  • Soupes toute prêtes : on en trouve en brique ou en conserve, avec une dizaine de choix.
  • Beurre demi-sel : OUIII ! On a même du mal à trouver du beurre doux
  • Viennoiseries : oui, mais mieux vaut s’approvisionner à la boulangerie française ou dans une vraie pâtisserie. Au supermarché, privilégier les spécialités locales comme les cupcakes ou les muffins.
  • polenta : oui, sous l’appellation « cornmeal » au rayon des farines
  • fraises Tagada : on n’en a pas vu jusqu’à présent mais quelqu’un confirmera peut-être qu’on en trouve ?
  • magret de canard : oui, à la Ferme du Diamant au marché de Dieppe (merci Béatrice pour la réponse !)
  • pâte à pizza : même si le rayon des pizzas surgelées va vous renverser par son choix, on trouve des pâtes à pizza à garnir au rayon des pâtes fraîches. Vous aurez tort de vous en priver car les pizzas achetées à la pizzeria sont ici un produit de luxe (environ 15-20 dollars la pizza une personne).
  • jambon : on trouve de la chiffonnade un peu chère au rayon « fromages fins », ici le bacon est roi.
  • sucre en poudre : sans problème, du blanc, du roux, de l’édulcoré, tout ce qu’on veut.
  • lait : on n’a pas encore trouvé de lait en brique à température ambiante ni de lait entier micro-filtré pour faire des yaourts, mais le rayon frais est bien pourvu. Lait écrémé, demi (2 %), entier (3,24 %), lait de poule, lait au chocolat… On n’a que l’embarras du choix. Il nous semble avoir le même goût qu’en France.
  • Nutella : même si le choix est plus restreint qu’en France (pots plus petits), oui, au royaume du beurre de cacahuètes, on en trouve !
  • levure de boulanger : oui, au rayon farine
  • Cenovis : je crois qu’on trouve du Marmite/Vegemite, cela peut faire de bons ersatz.
  • Diots : euhhh non, on n’en a pas vu pour l’instant 🙂
  • Nesquick : oui, ainsi que du cacao pur.
  • Cartouches de gel pour appareils à fondue : pas vu jusqu’à présent. [EDIT : on me dit qu’on en trouve à Montréal : faites des stocks lorsque vous y passez !]
  • Autre chose que des plats à base de poulet : au rayon surgelé, pas mal de choses à base de bœuf et de porc effiloché.
  • Crème de Speculoos : oui, la version lisse. Étonnant, hein ?
  • Profiteroles : oui, surgelées chez Atlantic Store !
  • Crème de marrons : oui, à l’épicerie Blue Olive juste à côté de Champlain, épicerie exotique où on trouve un petit rayon de produits français (notamment de… Leader Price !) avec polenta, confiture de chez nous, soupes…

Pour remplacer, pas le choix :

  • on apprend à faire soi-même (Martine maîtrise désormais les quenelles et la pâte brisée pour faire des tartes et des quiches, s’essaie au pain et aux gnocchis mais a un peu plus de mal avec les pommes dauphine)
  • on se fait envoyer de France (merci la famille pour vos dons de fromage !)
  • on fait une croix dessus (tant pis pour les spätzles, la sauce nantua)

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Quels produits alimentaires vous manquent le plus ?

Martin regrette la bonne petite tasse de café serré servie un peu partout : ici, le café, c’est un demi-litre de jus de chaussette.

Martine regrette quand même les bonnes plaques de chocolat abordables (on trouve du Lindt, mais pas vraiment de chocolat à pâtisser tout simple à croquer… tout est vendu sous forme de pépites ou de briques bonnes à casser la dent). Et aussi les produits simples, avec deux trois ingrédients max.

Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ?

Nous avons essayé : canneberges et sirop d’érable bon marché, piments jalapenos omniprésents… On a découvert la tartinade de fromage, le beurre de cacahuète au chocolat (ou au granola), les Pringles façon nachos au fromage, la tisane au vin de glace… Le rayon « préparation pour gâteaux » est impressionnant, avec des mélanges tout prêts pour tout et n’importe quoi ! L’Atlantic Store vend de l’houmous au wasabi qui est une tuerie.

On continue de faire des découvertes et d’acheter des nouveautés à chaque virée au supermarché, c’est un vrai plaisir ! Dernière découverte en date : le chutney à hamburger (« relish »), les saucisses au cheddar et la « crème de cheddar » en boîte (pas encore essayé, on vous en dira des nouvelles !).

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Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc…

Au restaurant, si on commande des nachos, il ne faut pas s’attendre à un apéro : les nachos sont un plat de résistance tout ce qu’il y a de plus courant, un peu déroutant pour qui considère les tortillas comme des biscuits apéritifs.

Dans les supermarchés, on ne trouve pas de lait au rayon non frais ni de sirop… Par contre, on a un choix de fou pour les sodas.

Si vous vous aventurez à lire la composition des produits, attention au choc : tout est enrichi, modifié, ajouté… Même la farine la plus simple a une liste d’ingrédients longue comme le bras (et qui fait froid dans le dos), et il est assez rare de trouver des produits 100 % quelque chose, ou avec seulement deux ou trois ingrédients. Raison de plus pour se mettre à cuisiner…

Mais rassurez-vous ! Sauf si votre régime alimentaire se compose exclusivement de quenelles à la confiture de lait, nous restons en Occident et les étals ne sont pas si différents de ce que vous connaissez, on peut très bien reproduire ce que l’on aime.

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Ode au café Manuka

Ode au café Manuka

Grâce à une amie, Martine a découvert à Moncton le café Manuka, tenu par une Belge et un Acadien, qui est désormais un haut lieu de ses après-midis papotage.

Le Manuka l’a d’abord séduite par son nom, celui d’un arbre néo-zélandais, au doux parfum de nostalgie pour elle qui y a passé un an pendant ses études.

Le Manuka, sur la rue Alma, juste à côté du centre culturel Aberdeen et à deux pas de la rue Mountain, se voit de loin grâce à sa façade jaune, qui se détache sur la neige et invite à découvrir l’intérieur. Le panneau à l’entrée, qui affiche souvent « fait maison », « fait avec amour » ou « frites belges » est la cerise sur le gâteau, impossible de résister : il FAUT entrer et goûter par soi-même.

café manuka moncton tartiflette canada nouveau brunswick new brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente brune cymico immigrer chat(c) Café Manuka

L’intérieur n’est pas très grand, une quinzaine de tables, mais la déco bois sombre/murs anis et violet est apaisante mais pas girly, la table dans le bow-window est bien chaleureuse quand on vient en groupe, et il y a même des jeux pour les petits. Avec l’hiver, la terrasse est évidemment inaccessible, mais on pressent de beaux moments ensoleillés sur la véranda vitrée plein sud une fois les températures remontées.

Ouvert en continu de 11 à 21 heures, le café sert des petits plats, des pâtisseries et des boissons breuvages, et se transforme en restaurant le soir venu [donc à partir de 17 h, n’oublions pas où nous sommes]. Sans oublier le brunch une fois par mois, végétarien à la demande [+1000 points gagnés auprès de Martine].

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Au menu du café : lait à l’érable ou à la lavande, chai latte, chocolat chaud à la belge et vrai café (denrée rare !). Les prix vont de 3,5 à 5,5 $.

Les pâtisseries sont à tomber ; la crème brûlée est un délice, la mousse de mascarpone aux myrtilles aussi. Compter environ 4-6$ la pâtisserie.

Au menu de midi, servi en continu la journée : soupe du jour, sandwichs gourmets, crêpes, croquettes ou frites belges. Martine a goûté les croquettes végétariennes, la soupe carotte-coco et la crêpe à l’emmenthal (une tranche de goût dans ce monde de cheddar). Les frites et la mayo maison sont délicieuses quoiqu’un peu chères (8 $). Le tout donne envie de voir ce que les vrais plats donnent à l’heure du souper ou du brunch, et on nous souffle qu’il y aurait parfois de la tartiflette au menu…

Globalement, l’établissement est évidemment plus cher qu’un Tim Hortons ou un Starbucks où l’on trouve aussi des pâtisseries, mais cette simple comparaison est une aberration tant ces lieux sont éloignés dans leurs objectifs et leur qualité : ici, les produits sont locaux et frais, la carte réduite pour privilégier le goût et les plats modifiés régulièrement pour toujours plus de surprises.

Seul point noir : il n’y a pas de parking. En été, on peut utiliser les places payantes à côté, mais en hiver, celles-ci sont recouvertes par les bancs de neige, ce qui complique un peu l’accès. Essayer de gruger les places du centre Aberdeen peut marcher le week-end, mais la semaine, bon courage !

Bref, à 10 minutes à pied de la rue Main, un havre de paix et de saveurs pour qui a envie de manger à l’européenne ou de savourer une pause sucrée dans un cadre reposant.

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Manuka

184 rue Alma, Moncton

info@manukaresto.com

https://www.facebook.com/restomanuka

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Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Tranches de vie n°5 / Février en raquettes

Les tempêtes hivernales se suivent et se ressemblent, couvrant toujours plus le sol et s’approchant plus que dangereusement de nos fenêtres… Nous voyons les strates de neige s’amonceler à mesure des tempêtes, et nous nous amusons comme des petits fous à marquer la hauteur de la neige avec des autocollants. Le record reste le 15 février, un bon petit blizzard de derrière les fagots qui a fait tomber 55 cm en 24 heures. Et quand même Martin ne voit plus rien du haut de son 1,92 m, on peut commencer à s’inquiéter.

P1070570_bisNotre voiture s’en est plutôt bien sortie par rapport à certaines autres : on la voit encore !

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Il restait « un peu » de neige sur le parking le 16 février…

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Du coup, quand elle en a marre d’être dans un igloo, Martine va travailler chez Workspace ou à la bibliothèque de Dieppe, pour voir un peu le soleil.

P1070641 Raté.

Par contre, les week-ends sont source de nombreuses activités hivernales : le patinage dont nous avons déjà parlé le vendredi soir, mais aussi la raquette et le ski de fond. Tous les dimanches du mois de février, la ville de Moncton proposait du matériel gratuit aux parcs du Centenaire et Mapleton. De quoi découvrir ces activités et ces parcs gratuitement, surtout si le soleil se montre entre deux tempêtes ! On ne s’en lasse pas : à deux, seul, entre amies…P1070252 P1070266 P1070272 _1070093 _1070095 _1070087P1070282P1070454 P1070430 P1070660

Bref, février, c’est l’hiver côté fun. Nous avons aussi prévu d’aller faire du ski de piste et une sortie en motoneige mais pour l’instant, les conditions n’étaient pas propices à prendre l’autoroute pour s’éloigner de Moncton. Aucun souci : les récentes et abondantes intempéries devraient nous garantir de la neige jusqu’en juin. AU MOINS.

Cela fait deux mois que l’on radote est dithyrambiques sur l’hiver, avec un peu la crainte que vous vous lassiez des photos de paysages enneigées. Sachez toutefois qu’ici, l’hiver est un ravissement permanent et qu’il est impossible de se lasser des promenades dans la nature. Rien à voir avec l’hiver gris et triste que l’on connaît côté français. Vivre à Moncton, c’est comme être aux sports d’hiver tout le temps !

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