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Étiquette : immigrés

Tranches de vie : juin 2016

Tranches de vie : juin 2016

titre juin 2016

Déjà juin ? Juin est ici un mois de printemps, et les beaux jours sont arrivés sans crier gare. Nous avons été assez occupés ce mois-ci.

Pour commencer, une chouette soirée électro-swing, où nous avons appris quelques pas de danse (crédits photos : ZL Photographie)13406770_10156979664575153_736102198201979453_n 13413785_10156979664245153_6378158348625133202_n
Nous avons ressorti nos chaussures de marche pour une rando dans le parc de Fundy, décidément notre parc préféré des environs. Ci-dessous, un passage à gué dans une eau… vivifiante !
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Moins loin, le parc Irishtown est tout aussi dépaysant. On aimerait bien pouvoir louer des canots pour naviguer les eaux du parc, nous aussi !WP_007155 (2) WP_007159

La soirée française de juin nous a réunis autour d’un bon burger au Pump House ! _1150157 (2)

Les beaux jours signifient que nous vivons désormais à moitié au jardin (oui, le chien est sur toutes les photos, vous n’y couperez plus) :

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Martin a fait l’acquisition d’une vie : une tondeuse à bras comme dans Picsou Magazine. Elle ne s’en lasse pas et entretient ses biscotos tond allègrement ses 3m² de pelouse sous l’œil ébahi des voisins.

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Les petites plantes poussent comme elles peuvent sans engrais ni désherbant, que du bio ! Le chou frisé et les courgettes avancent bien, mais on déplore des pertes au niveau des épinards et des brocolis…

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Avec l’été, c’est la famille qui arrive d’ici quelques jours ! Petite interruption du blog à prévoir pendant le mois de juillet.

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Coup de gueule sur la francophonie

Coup de gueule sur la francophonie

Bon. Ça ne va pas du tout. Je bouillonne intérieurement. Et extérieurement aussi, puisque je m’apprête à pousser une gueulante. Je n’en peux plus du mépris envers le français canadien, qu’il soit québécois ou acadien.

Nous venons de rentrer de notre sortie avec les ours de Kouchibouguac*. Nous étions une dizaine. Quelques anglophones, un couple français et un couple luxembourgeois. Et nous.

Alors que Papa Bear nous accueillait en français acadien avec sa sympathie et son sourire, les deux couples francophones ont commencé à sympathiser. Si « sympathiser » signifie cracher au visage de son hôte. Fraternisant pour les mauvaises raisons, ils ont embrayé au bout de quelques secondes à peine sur le « mauvais français des gens d’ici », critiquant cette personne ainsi que sa communauté devant lui, sans se soucier le moins du monde de savoir s’ils pouvaient l’atteindre avec leurs propos blessants.

L’atteindre, ils y sont probablement parvenus. Plus sûrement, ils ont atteint un autre objectif : donner une image aussi condescendante que méprisable des francophones européens. Bravo, bien joué. Nous vous remercions bien.

Il me semblait donc une bonne idée de remettre les pendules à l’heure. Certes, ce type de comportement est sûrement l’apanage des touristes qui survolent le pays et n’ont d’autres enjeux que de passer deux semaines agréables avant de rentrer chez eux, sans se soucier le moins du monde de savoir s’ils ont froissé les gens du cru et leur parler étrange, non mais hein ils parlent pas comme nous, ce sont des sous-Français qui parlent un horrible patois, hark-hark-hark.

Toi qui me lis, tu es probablement candidat à l’immigration et j’ose espérer, pour toi, pour les Canadiens francophones, pour nous tous, que tu as un chouïa plus de jugeote et de sensibilité que ça, et que tu te rends compte que critiquer ouvertement la façon de parler d’un membre de ton futur pays d’accueil ne te vaudra pas beaucoup de points sur l’échelle du bon immigrant. Ou sur l’échelle des bons êtres humains, d’ailleurs.

D’un point de vue linguistique, il n’existe pas de « bon » ou de « mauvais » français. Il n’existe que des variantes d’un socle commun. Ces variantes sont admises et correctes dans un endroit donné, et peuvent effectivement être « fausses » ailleurs. Le Français de France est correct en France, mais pas ailleurs. Pas au Canada. Il existe un immense socle commun entre les variantes française et québécoise, par exemple, mais aussi des différences en termes de vocabulaire et de ponctuation, entre autres, qui font qu’en tant que francophones européens, c’est NOUS qui ne parlons pas la « bonne » variante de français lorsque nous sommes au Canada.

Et d’ailleurs, le français de France n’est pas la « bonne » façon absolue de parler le français. C’est la variante en vigueur en France, et c’est tout, je le répète. L’Académie française fait autorité en France, mais au Canada, c’est l’Office québécois de la langue français qui prévaut, qu’on le veuille ou non (je ne crois pas qu’une telle instance existe pour l’Acadie, mais j’apprendrais son existence avec plaisir).

Je veux donc qu’on arrête tous de penser que les Canadiens parlent une version bâtarde du français, là où ils parlent une variante aussi correcte que le français suisse, sénégalais ou belge.

On a le droit de rire, évidemment, de rire d’un mot inédit ou d’une tournure inconnue, parce qu’on est surpris, parce qu’on trouve de la poésie au détour d’une expression nouvelle, parce qu’on redécouvre un mot qu’on avait oublié. On a le droit de rire avec émerveillement du mot. Mais pas de la personne qui l’emploie.

On a aussi le droit à des remarques linguistiques avec nos interlocuteurs si on sent que cela les intéresserait, mais pas le droit de corriger. On peut préciser qu’on ne savait pas que « couette » ici renvoie exclusivement à une coiffure et non à du linge de lit, qu’on apprend que « mitaine » désigne ce qu’on appelle une « moufle », tout comme en français de France, on a plein de mots pour désigner les crêpes selon leur pays d’origine et leur forme (crêpes, pancakes, blinis, okonomiyaki) et qu’on ne savait pas que ce qu’on appelle « pancake » en France est une « crêpe » en Acadie.

Pas le droit, en revanche, de soutenir mordicus que « c’est comme ça qu’on dit », et que les Canadiens doivent virer vite fait « tuque » de leur vocabulaire pour intégrer « bonnet », parce que « c’est comme ça qu’on dit EN FRANCE » (d’ailleurs, « bonnet » ici renvoie à la capeline à la Laura Ingalls, le saviez-vous ?).

Ça nous arrive à tous, évidemment, de faire un écart, surtout au début, avant d’avoir pris la pleine mesure de notre statut d’immigrant. On s’en excuse sincèrement, et on essaie d’arrêter le plus vite possible avec les réflexes de conquérants en terrain conquis, ce qui ne saurait être plus éloigné de la réalité.

On a aussi et surtout le droit de se rappeler que le simple fait d’être Français de France ne fait pas de nous des experts de la langue française simplement parce que notre nationalité a donné son nom à cette langue (ou vice-versa), et qu’un profil bas est généralement le bienvenu de la part des immigrants. Qui aimerait se faire reprendre sur sa façon de parler par un immigrant fraîchement débarqué ?

 

*cette chronique-brûlot a été écrite il y a quelques mois déjà… On hésitait à la publier, mais c’est chose faite.

 

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Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël

Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël


Le Canada a développé la culture du pull de Noël : moche, ringard, décoré de personnages hideux dans des couleurs criardes, une ode à la mode millésime 1982, quand les grands-mères tricotaient encore des pulls aux petits-enfants et que les petits-enfants ne pouvaient pas appeler la DDASS parce qu’on les forçait à les porter.

Remis au goût du jour en même temps que les t-shirt tie and dye et les caleçons taille haute, les pulls de Noël semblent emplir les foyers d’une joie un peu spéciale à l’approche des fêtes : celle d’avoir dégoté LE pull infâme qui fera pâlir de jalousie tous les autres pulls moches de l’humanité. Voici les prétendants au titre.

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Inutile de vous dire que ces pulls qui n’ont à envier à celui de Mark Darcy ont une durée de vie excessivement limitée et qu’une fois le 26 décembre passé, tous prennent le chemin des friperies locales, sinon de la décharge.

Sur ce, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes. Dites-le avec un pull moche !

Merry christmas bitches

 

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On ne badine pas avec les décorations de Noël

On ne badine pas avec les décorations de Noël

Les fêtes de fin d’année approchent, et ça se voit.

Ici, la période des fêtes débute le deuxième lundi d’octobre, et englobe des célébrations toutes plus variée les unes que les autres (et pas forcément festives, coucou le 11 novembre) :

  • l’action de grâce (Thanksgiving, le 13 octobre cette année)
  • Halloween (31 octobre)
  • le jour du souvenir (11 novembre)
  • le vendredi fou (Black Friday, le 29 novembre cette année)
  • Noël
  • l’Après-Noël (26 décembre, férié)
  • le nouvel an

Bref, de belles réjouissances. Pour marquer le coup, de belles illuminations envahissent les jardins petit à petit dès le 12 novembre pour atteindre au mois de décembre une sorte de paroxysme hystérique surfant sur une déferlante clignotante.

Toi qui as installé un sapin, l’as décoré avec une guirlande lumineuse, as mis quelques bougies à ta fenêtre, voire suspendu une guirlande extérieure au-dessus de ta porte d’entrée, je te le donne en mille : tu as l’air minable. Pour les standards français, tu fais partie du haut du panier. Au Canada, si tes guirlandes lumineuses ne représentent pas la consommation annuelle d’électricité au Malawi, tu es un pauvre type.

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Voici comment bien t’y prendre pour les fêtes 2015.

Le minimum syndical, c’est de mettre ta maison aux couleurs de Noël (rouge, blanc et vert). Tu as le droit de réutiliser tes lumières pour la fête nationale italienne, c’est pratique.

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Même si tu ne célèbres pas forcément Noël, les motifs hivernaux sont encouragés : fausses stalactites de glace lumineuses, animaux autochtones et flocons sont les bienvenus. Parce qu’au Canada, on manque un peu de stalactites de glace, d’animaux des bois et de flocons.

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Sans oublier les sucres d’orge. Et par contre, si tu célèbres Noël, place ton sapin DEVANT la fenêtre. Sinon, ça ne sert à rien [avec notre sapin au milieu du salon, on se sent bien misérables].

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Maintenant que tu maîtrises les bases, tu peux passer à l’étape 2 et commencer à cumuler : sucres d’orge, sapin bien en vue, lumières de saison, couronnes sur la porte…

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Sans oublier le Père Noël en personne. Ho ho ho !

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S’il est plus grand que ta maison, c’est encore mieux.

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Si tu habites dans un endroit particulièrement sombre, tu peux aussi faire en sorte que ta maison soit vue à quelques kilomètres à la ronde. Et ouvrir une boutique de guirlandes lumineuses une fois les fêtes terminées.

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Ou faire une petite compétition lumineuse avec ton voisin (celui de gauche a perdu, manifestement).

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Mais n’oublions pas l’esprit de Noël, et rien de tel pour souhaiter de joyeuses fêtes à ton voisinage qu’une rangée de Pères Noël miniatures sur fond de renne lumineux sur fond de sucres d’orge sur fond de cascades lumineuses ! Joyeuse cécité !

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canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneRassurez-vous, en fait, on est complètement jaloux. Dès l’an prochain, nous aussi, on aura notre Père Noël gonflable géant et notre déluge de guirlandes lumineuses. Voire notre propre son et lumière ?

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