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La comparite

La comparite

Quoi de neuf docteur ? On ne s’avancera peut-être trop en disant que tout immigrant est passé par une maladie assez étrange, dont les symptômes semblent anodins mais gagnent en intensité au fil du temps : la comparite.

Plus prévalente chez les immigrants nourrissant une grande fierté à l’égard de leur pays, à l’instar des Français, la comparite est un vrai fléau de la vie en société.

Causes

Lorsqu’un immigrant ne sait pas quoi dire, faute de bien connaître son pays d’accueil ou son interlocuteur, il aura tendance à se raccrocher à ce qu’il connaît et à tout ramener à son pays d’origine. On parle alors de « comparite ».

Diagnostic

Les personnes les plus à risque sont celles qui sont fières d’être d’une nationalité donnée (souvent française), qui viennent de débarquer ou qui aiment leur condition d’immigrant en dehors de la société canadienne. Les adultes sont généralement les plus exposés. Les personnes ayant des antécédents d’expériences à l’étranger peuvent cumuler les comparites (« moi, au Togo… » ; « et tu savais que sur le lac Titicaca, ce sont les hommes qui tricotent… »).

Facteurs de risque

La nostalgie du pays exacerbe la comparite. L’absence de connaissance du pays d’accueil aussi.

Symptômes

L’immigrant atteint de comparite prononce les phrases suivantes à tout propos (pour l’exemple, prenons un ressortissant de nationalité française) :

  • en France, on fait comme ci
  • en France, on fait comme ça
  • c’est bien mais en France…
  • en France on a…
  • en France c’est mieux…
  • en France
  • France
  • France
  • France

Exemple 1

– Je vais démissionner dans deux semaines, vivement que j’aie fini !

– Tu sais qu’en France, le préavis de démission est de trois mois ? Deux semaines c’est super court !

Exemple 2

– Je me suis acheté un nouveau char avec démarreur à distance et siège chauffant.

– En France on n’a pas de siège chauffant.

Exemple 3

– Fait beau, hein ? +2°C, qu’est-ce qu’il fait chaud pour un mois de février !

– En ce moment en France, il fait + 15 °C.

 

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« En France, on n’a pas autant de neige »

Conséquences sur l’entourage

Celui-ci peut facilement se lasser de ce qui ressemble à une démonstration de la supériorité d’un pays sur un autre, ou d’une étroitesse d’esprit de la part du patient qui ne cherche pourtant qu’à engager ou nourrir la conversation.

Complications possibles

À un stade avancé, la maladie est parfaitement imbitable et toute conversation devient impossible. Le malade parle de la France à tort et à travers, n’attend que son tour de parole pour parler de la France, provoque les comparaisons avec la France. L’interlocuteur met souvent fin à la conversation rapidement pour éviter d’être contaminé.

Une variante intéressante de la comparite est la « comparite inversée » : de retour au pays, le patient n’aura de cesse de parler du Canada, exactement dans les mêmes conditions que la comparite normale. Ce cas est néanmoins moins grave, les interlocuteurs provoquant généralement la comparite en posant des questions sur l’expérience du patient à l’étranger, et coupant vite court à la conversation en cas de lassitude.

Comparite

Traitements

  • En apprendre plus sur son pays d’accueil, afin de pouvoir enchaîner sur les conversations politiques (certes moins fréquentes qu’en France) (argh, petite rechute)
  • En apprendre plus sur son interlocuteur, pour pouvoir lui parler de lui et non de notre pays
  • Arrêter de vouloir comparer les torchons et les serviettes
  • Laisser faire le temps, car si la comparite connaît un pic au bout de quelques mois, proportionnel à la nostalgie de la mère patrie, elle finit en général par s’estomper sous un an.

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On a testé pour vous : faire du ski de fond

On a testé pour vous : faire du ski de fond

Si tu es en quête de sensations fortes cet hiver, quelques solutions s’offrent à toi :

  • le patin
  • la luge
  • les raquettes
  • le ski de fond
  • le lèche-vitrine à l’espace Champlain un samedi après-midi

Toujours en quête d’adrénaline, nous avons voulu essayer le lèche-vitrine le ski de fond. Perclus de courbatures, les cuisses douloureuses, voici notre compte-rendu après deux après-midis plus ou moins intenses.

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Matériel

  • des skis
  • des chaussures
  • des bâtons
  • une tenue adéquate

Un premier rappel s’impose pour qui n’est pas né en Haute-Savoie : matériel de ski de fond et matériel de ski de piste ne sont pas interchangeables. Malgré leur nom trompeur, il s’agit de skis, de chaussures et de bâtons bien différents. N’essayez pas de faire du ski de fond avec du matériel prévu pour du ski de descente, vous risqueriez au mieux de rester parfaitement immobile, au pire de vous blesser.

Où trouve-t-on le matériel en question ?

Si tu as l’intention de te mettre sérieusement au ski de fond, tu peux trouver des skis d’occase à l’Armée du Salut de Dieppe (15 dollars) et des chaussures sur Kijiji. Sinon, du matériel neuf se trouve à SportCheck et Canadian Tire.

Si tu hésites, va louer ton matos au pavillon Rotary du parc du Centenaire, le mercredi, samedi et dimanche après-midi. Il t’en coûtera 10 $ pour le tout. On en a déjà parlé. Normalement, tu as déjà la tenue adéquate. C’est la tenue que tu mets pour sortir quand il fait – 20°C. Tu peux skier en jean, mais si tu tombes (et tu tomberas, oh ça oui), tu vas vite être trempé et par conséquent, gelé. On déconseille.

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Technique

Le ski de fond bien réalisé est une merveille de glisse aérienne, de mouvements sans efforts et de cadence effrénée.

Le ski de fond par un débutant est un capharnaüm de membres désynchronisés, d’arythmie incohérente et de chutes lourdes.

Il semble acquis que tu tomberas dans la deuxième catégorie si tu n’en as jamais fait. Voire que tu tomberas tout court. Mais ne t’inquiète pas ! Persévère ! Même si Martine a gagné une médaille de bronze en ski de fond à la Chapelle-d’Abondance en CM1 et que nous avons pratiqué ce sport d’endurance pendant notre voyage de noces en 2013, c’est bien là toute notre expérience. Nous ne tombons plus, mais l’efficacité n’est pas au rendez-vous. Après, le simple fait de galérer suffit à se dépenser, et le fait d’être dehors suffit à profiter, on n’est pas là pour gagner un concours de vitesse, hein.

L’idée est de faire un peu le même mouvement que la marche, mais en rentabilisant le plus possible l’élan ainsi acquis pour glisser. Plus on plie les genoux, plus on pousse fort, et plus on glisse vite. Et plus on s’essouffle vite. Mais c’est en forgeant qu’on devient forgeron, et en skiant qu’on devient skion (non). Après quelques tours d’essai, nous avons essayé des pistes plus techniques avec succès.

Dans les descentes, on ne fait rien de spécial à part essayer de ne pas tomber alors qu’on atteint une vitesse de pointe de 23 km/h. Si quelqu’un surgit en travers de ton chemin, n’hésite pas à hurler pour faire déguerpir l’indélicat.

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« AAAAAAHHHHH JE SAIS PAS FREEIIIIINER », par exemple.

« AAAAAAAAAAHHHHH » tout court suffit aussi.

Pistes conseillées

Pour faire du ski de fond à Moncton, le lieu idéal est au parc du Centenaire. Pas Irishtown. On l’a appris à nos dépens : Irishtown, c’est pour la raquette.

Si tu veux sortir, tu peux aller au parc Kouchibouguac. Pas Fundy. Fundy, c’est pour la raquette. Bon sang, c’est quoi ces parcs discriminatoires ?

Bref, le parc du Centenaire est tout à fait propice au ski de fond : tu trouveras quelques pistes plates sur le pourtour du parc, et des pistes en descente sur l’intérieur. Sur la carte ci-dessous, les pistes vert clair et grises sont parfaites pour commencer. Quand tu commenceras à prendre de l’assurance, la piste bleu foncé. Quand tu te sens un guerrier, la piste jaune (pleine de montées et descentes).

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La piste rose longe un ruisseau et est super mignonne.

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Tu peux même faire du hors-piste, mais tu vas peut-être t’en voir.

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Verdict

Quand on est sportif, c’est facile (Martin).

Quand on a déjà fait du ski de piste, c’est relativement facile (Martine).

Quand on n’est pas forcément en forme et qu’on ne sait pas skier, on tombe souvent.

Quand on persévère, ça devient plus amusant.

Et si on le voit comme un moyen de profiter du soleil et des beaux paysages canadiens, c’est encore mieux ! Bref, on conseille !

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Regarde comme on a l’air frais et contents ! Ça donne envie, non ?

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Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Malgré tous nos efforts pour te prouver le contraire, tu penses toujours que Moncton est une destination obscure qui n’a rien à offrir ?

Détrompe-toi fort : Moncton possède désormais le Graal des chasseurs, le Saint des Saints du pêcheur, une destination incontournable pour tous les immigrants désireux de découvrir la culture canadienne.

Mieux que Disneyland Paris, mieux que le Hard Rock Café de New York : le Bass Pro Shop de Moncton. Du Nouveau-Brunswick.

WP_004797L’antre favorite de tous les chasseurs, pêcheurs et autres fieffés menteurs. Ce n’est pas nous qui le disons.

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Ce magasin qui fait dans la démesure est sans doute le parfait exemple du bon goût, de l’élégance et de l’art de vivre à la bûcheronne. Nous n’employons pas le terme « démesure » à la légère : avant l’emménagement du Bass Pro Shop, ses locaux accueillaient un parc d’attraction d’intérieur. Littéralement. La surface est la même, et certaines mauvaises langues pourraient prétendre que finalement, pas grand-chose d’autre n’a changé. Il s’agit toujours d’un parc à thème. Avec trois grands domaines que nous baptiserons Chasse-land, Pêche-land et Le Pays des merveilles du camouflage.

Dans Chasse-land, on trouve des porte-serviettes en véritable bois de cerf.

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Ainsi que des verres à dents à la façon de cartouches, qui n’aimerait pas une cartouche géante sur son lavabo ?

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À l’approche de Noël, les idées cadeaux sur ce thème sont légion : une petite cartouche pour mettre sur ton sapin ?

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Tu peux aussi clamer haut et fort ton allégeance à la Confrérie des chasseurs de faisans et de chevreuils, car on est d’accord, la période des fêtes, c’est un peu mièvre, ça manque de carnage.

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Un petit thé dans une belle tasse quand tu fais une pause pour admirer ta charmante décoration festive ?

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Décorer sa maison aux couleurs de la chasse, c’est bien, mais n’oublie pas que tu peux vraiment chasser. En t’entraînant d’abord sur des cibles grandeur nature.

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Quand tu seras prêt, tu pourras essayer de pousser de « bêlements réalistes de biche à superbe volume ». Sinon, la boîte à meuh, c’est un peu dépassé : mieux vaut opter pour la « boîte à cris de chevreuil » [laissez-nous vomir et on revient, ok ?]

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À Pêche-land, tu trouveras les plus belles et encombrantes boîtes aux lettres que la Création ait jamais connues. Bonus : jamais aucun voisin ne te les volera.

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Pour égayer ta maison, rien de tel qu’une guirlande de truites lumineuses.

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Et sous le sapin, une vis pour creuser des trous dans la glace. Pour la pêche sur glace, évidemment, pas pour garder ton rosé au frais.

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Passons au Pays du Camouflage. Tu en as marre du motif canadien ? Passe donc au camouflage ! Ultra-tendance cet hiver.

Pour commencer, un bonnet de Père Noël, c’est de saison après tout. Camouflage normal, camouflage rose ou camouflage rouge ?

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Ensuite, tu n’as que l’embarras du choix : veste, pantalon…WP_004779

combinaison entière…

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N’oublie pas ta ceinture. Sans ceinture camouflage, tu n’es PAS camouflé.e. Tu es prévenu.e.WP_004778

La même remarque vaut pour tes dessous [psst… je viens de trouver le cadeau de Noël de Martin !].

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Heureusement, le camouflage ne sonne pas forcément pas le glas de l’élégance. Ou pas, d’ailleurs.

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Tes enfants ne seront pas en reste avec la grenouillère pour le petit dernier.

WP_004773Et le tutu pour ta fille qui fait de la danse, c’est bien de pouvoir allier ses passions.

WP_004772Rien dans ta maison ne te fera oublier que tu es un chasseur jusqu’au profond de ton être. Même aux toilettes.

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S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

Comme notre chronique sur le choix des chaussures d’hiver vous a visiblement bien plu (nos statistiques ne mentent pas ! Cette page a été lue des centaines de fois), voici le deuxième volet de notre saga « S’équiper pour l’hiver » : choisir son manteau.

Comme tout le monde, tu as plusieurs types de vêtements d’extérieur que tu classes en fonction du degré de chaleur qu’ils te confèrent et du moment de l’année où tu les portes :

  • le petit gilet pour les fraîches soirées d’été de juin à août
  • le petit blouson pour la rentrée ou le printemps
  • la veste légère pour l’été indien ou les giboulées
  • le manteau de mi-saison de fin d’automne et début de printemps
  • le manteau d’hiver que tu sors religieusement à la Toussaint et ranges à Pâques, quel que soit le temps qu’il fait réellement
  • le manteau de ski pour les vacances à la montagne

(ou peut-être comme Martin, as-tu deux vestes : la veste trois saisons et le manteau d’hiver. C’est bien aussi.)

Sache qu’à cette liste non exhaustive, tu peux ajouter un échelon :

  • l’ultra-manteau canadien.

Ce manteau fait reculer d’un cran tous tes précédents manteaux sur l’échelle de la chaleur.

On s’explique : ton manteau d’hiver européen te servira désormais de manteau de mi-saison, ta veste légère te servira pour la rentrée, ton petit blouson pour les fraîches soirées d’été et ton gilet pour les fraîches journées d’été.

Voici un exemple :

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  • gauche : en France, servait de blouson de rentrée ; ici, sert de veste d’été indien
  • milieu : en France, servait de manteau d’hiver (je suis même allée en Russie en hiver avec en 2014 – et je me suis gelée, j’avoue !) ; ici, sert de manteau de mi-saison
  • droite : ultra-manteau qui n’existait pas en France ; ici, me sert pour les températures négatives. En ce moment, on oscille entre le manteau classique et l’ultra-manteau selon le facteur vent. Sachez d’ailleurs qu’en ce 23 novembre, nous venons de recevoir nos premiers flocons.

Quant à l’ultra-manteau, tu pourras le mettre sans discontinuer quand les températures deviendront négatives et la couverture neigeuse permanente, c’est-à-dire de décembre/janvier à avril.

Critères de choix du manteau

  • Imperméable : pour faire des roulades dans la neige, évidemment.
  • Chaud : était-ce vraiment une question ? Le duvet est généralement gage de chaleur.
  • Doté d’une capuche : tu n’as pas le choix, tous les manteaux sont dotés d’une capuche doublée ou fourrée, ce n’est pas en option ici. Et tant mieux.
  • Doté de poches dignes de celles de Doraémon [2 000 geek points, ça devient sérieux comme référence !] : pour y enfoncer tes clés, ton téléphone ET tes mimines gelées.
  • Couvrant l’arrière-train : c’est mieux. Plus la surface couverte est grande, mieux c’est. Les manteaux pour femmes vont souvent jusqu’aux cuisses, ceux pour hommes couvrent au moins le croupion.

Si tu vas au ski, tu te diras sans doute que cela ressemble fort à un manteau de ski. Et bien, tu as parfaitement raison. La seule différence étant que les manteaux de ski s’arrêtent généralement aux hanches là où il vaudrait mieux qu’ils soient plus couvrants. Mais si tu as déjà un manteau de ski dans tes affaires, c’est parfait pour commencer. Martin a d’ailleurs gardé le sien et le met au quotidien tandis que Martine sort le sien pour le ski de fond et les raquettes, car il est plus pratique qu’un manteau long pour faire du sport. Et nous n’avons pas froid !

Si tu veux te faire plaisir, tu peux investir dans un beau Canada Goose à 700 $. Sinon, tu peux aller à Winners et trouver un manteau dégriffé (celui de Martine lui a coûté 180 $ au lieu de 300 $). Ou tenter ta chance à Walmart, qui sait ?

Si tu te dis que cela semble bien léger pour survivre aux tempêtes de neige, laisse-nous le plaisir de te détromper : en pleine tempête, ce qu’il te faut, ce n’est pas un ultra-manteau, mais une balise Argos. En cas de tempête, tu restes surtout à l’intérieur et pour cela, pas besoin de manteau.

Quelques remarques sur la tenue d’hiver

  • tu peux parfaitement aller au boulot avec un surpantalon (pantalon de ski par exemple) ou un sous-pantalon (caleçon de sport) et te changer une fois arrivé.e
  • les lunettes de soleil sont très utiles puisqu’il fait souvent soleil. Et le soleil sur la neige, ça fait mal aux yeux.
  • on a tendance à doubler pas mal d’épaisseurs quand il se met à geler sévère : sous-gants/gants, sous-pantalon/pantalon, quatre épaisseurs de pulls, sous-bonnet/bonnet/capuche. Si ça t’arrive aussi, c’est normal. Ce n’est pas sale.

Avec tous ces conseils, tu es prêt à ressembler à un vrai petit Bibendum. L’élégance est résolument soluble dans l’hiver canadien, et personne, absolument personne, ne t’en tiendra rigueur.

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Bienvenue dans la Cabane

Bienvenue dans la Cabane

C’est avec une joie absolument non dissimulée et parfaitement exultante que nous avons quitté le Terrier début octobre. Tu as pu apercevoir des brides de notre maison ici et là. Voici une visite complète de notre fière petite Cabane (120 m² la cabane quand même).

Voici la vue depuis notre rue. C’est une petite rue résidentielle à 1 kilomètre du centre Champlain, avec des petites maisons et un petit parc, dans le quartier de Lewis Creek. Le sentier du ruisseau Humphrey passe à quelques centaines de mètres de chez nous, c’est parfait pour se balader.

Ce qui tu vois ici, c’est la totalité du terrain. Nous avons une impressionnante bande de pelouse de quatre mètres de large qui fait le tour de la maison, et c’est tout. C’est toujours ça de pris pour la pelouse à tondre et les feuilles à ratisser ! On est tellement contents d’avoir un accès à l’extérieur direct et rien qu’à nous qu’on se serait bien roulés dans l’herbe de bonheur, mais les voisins sont quand même relativement près, il aurait été dommage de rater notre première impression.

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L’entrée d’apparat nous entraîne directement dans la véranda (l’entrée du petit personnel est à l’arrière).

_1120998Celle-ci fait également office de pièce de fouillis chenil débarras couture pour Martine. Et de solarium/serre les jours ensoleillés.

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Dépourvue de chauffage, elle est bien évidement inutilisable pour la détente dès que le mercure baisse un peu trop, mais fait office de deuxième congélateur plutôt honnête.

La véranda passée, vous voici dans le couloir. Vous avez le choix entre monter à l’étage ou aller dans le salon. Tirez les dés pour décider de votre prochaine action.

Ce sera le salon. Parfait. Un des rares reproches que l’on fait à la Cabane est que le salon n’a qu’une petite fenêtre, ce qui le rend assez sombre malgré les murs gris clair. Mais après le Terrier, finalement, on relativise…

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On adore les colonnes où nos dragons ont trouvé leur place ! Et je ne parle pas de Dora et Loki, mais bien de vrais dragons en fonte ramenés à la sueur de notre front de Chine. Ils en ont vu du pays, maintenant qu’on y pense.

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Passons à la cuisine. Une vraie grande cuisine, avec assez de place pour mettre notre table. On ne la voit pas, mais elle est traversante Sud-Nord, avec deux fenêtres pour plein de lumière.

Vers l’arrière, une buanderie-toilettes et une entrée avec plein de placards et étagères et qui nous sert de sas pour éviter de contaminer la maison avec le froid hivernal quand on rentre le soir.

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Revenons vers l’escalier, voulez-vous ? Vous admirerez les rayons du soleil qui arrivent directement chez nous. C’est fou comme certaines joies peuvent être simples.

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Au sommet de l’escalier à gauche, une salle de bain céladon (on précise car tout a l’air jaunâtre sur les photos, or non) avec baignoire ET douche, s’il vous plaît.

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Juste à côté, la grotte la tanière l’antre la niche le bureau de Martin. Où il ne fait pas bon le déranger. Murs jaunes, store baissé en permanence, ce lieu exsude des vapeurs maléfiques et il vaut mieux ne pas trop traîner dans les parages, l’occupant principal ayant tendance à mordre. Enchaînons.

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Au bout du couloir, le bureau de Martine, qui travaille de toute façon la moitié du temps dans la véranda ou le salon ou à Workspace.

_1120995Et enfin, la chambre en soupente.

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Vous savez tout ! On adore vivre dans cette petite maison juste grande comme il faut, qui n’a pas un seul angle droit du fait de son grand âge (125 ans au compteur quand même), où passent faisans effrontés et ratons-laveur dodus dans la pelouse au grand dam de Dora et qui nous promet de jolis apéros sur la terrasse. On vous fera un tour de l’extérieur quand celui-ci sera plus riant… dans six mois !

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Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

On ne badine pas avec l’hiver, et quand l’intégrité de tes orteils est en jeu, choisir tes chaussures d’hiver (et pas n’importe quel hiver : l’hiver polaire) devient un art, que dis-je, une symphonie, une ode à la laine et aux semelles épaisses. Prenons les choses dans l’ordre.

Les chaussettes

Pour commencer, les chaussettes. Souviens-toi de ces mots du Lieutenant Dan [50 geek points, tout ça] : la différence entre un troufion vivant et un troufion mort, ce sont les chaussettes. Meilleures seront tes chaussettes, meilleure sera ta protection. et par « meilleures », on entend « épaisses »

  • Chaussettes de ski : bien. Si tu as de grosses chaussettes de ski, tu peux les porter en hiver en extérieur les yeux fermés [dans des chaussures, hein]. On trouve facilement leur équivalent ici.
  • Chaussette en fil de laine d’Écosse : pas terrible. Les chaussettes classiques sont à réserver aux activités d’intérieur. Les chaussettes qui montent jusqu’aux genoux, voire aux cuisses, sont utiles et appréciées.
  • Chaussette basses/à trous-trous/absence de chaussettes : suicidaire. On t’aura prévenu. Les chaussettes basses relèvent vraiment de la folie pure entre le 15 novembre et le 15 mai, je ne vois même pas pourquoi tu poses la question.

Attention cependant à ne pas avoir les orteils trop serrés dans tes chaussures : mieux vaut des chaussettes relativement fines qui te laissent gigoter que des chaussettes ultra-épaisses dans lesquels tu ne peux plus remuer l’orteil proverbial.

Dans le même ordre d’idée, on te conseille d’acheter tes chaussures d’hiver avec une demi-pointure de trop pour laisser assez de place à tes orteils ET aux grosses chaussettes de laine.

Astuce mode : les guêtres façon Véronique et Davina, c’est (souvent) moche, mais ça tient chaud. Surtout portées sur des collants. Tant que tu ne sors pas ton body-string et tes fuseaux mauve fluo, tout va bien.

Les chaussures

Si tu veux survivre, il te faut de BONNES chaussures.

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Voyons quelques exemples :

  • Chaussures de gauche : bien. Elles ont tout bon : imperméables ET chaudes. OK, elles sont moches, mais on ne peut pas tout avoir.
  • Chaussures du haut : pas terrible. Certes fourrées et donc chaudes, elles prennent néanmoins l’eau.
  • Chaussures de droite : tu t’es cru à l’Île d’Oléron en juillet ? C’est un blog sérieux et respectable ici, nous allons devoir te demander de sortir.

Il te faut de l’imperméable, du résistant, de la semelle épaisse et du chaud. Les chaussures imperméables ne servent pas uniquement aux randos en raquette : une fois qu’il a neigé, les parkings et les trottoirs (enfin, ce qu’il en reste) se transforment potentiellement en mares et il te faut donc des souliers à l’épreuve de la gadoue.

Heureusement, on trouve ça assez facilement, et le modèle de gauche est omniprésent en boutique dès la mi-octobre. On ne va pas mentir : ces chaussures, on les trouve horribles. C’est moche, ça ne va avec rien, c’est souvent dans des couleurs d’un goût incertain. Mais leur utilité est inversement proportionnelle à leur esthétique. Fais le bon choix, et privilégie le confort à l’élégance. Personne ne t’en voudra.

Si tu achètes tes chaussures en France en prévision d’un voyage exploratoire, n’importe quel après-ski de chez Décath fait parfaitement l’affaire. Si tu viens t’installer, attends d’être sur place, ce sera moins encombrant et tu auras plus de choix.

Si on ne saurait te conseiller sur un budget, on peut te donner un ordre d’idée : Les prix démarrent à 50 dollars à Walmart et montent haut, trop haut. Martine payé les siennes 90-100 $.

Voici aussi notre avis sur les températures. Car oui, petit padawan, ici, on indique le seuil de résistance températuratoire de tes chaussures. Comme les sacs de couchage. Car finalement, les chaussures, ce sont des petits sacs de couchage pour orteils, et en plus, tu t’en sers tout le temps. Contrairement aux vrais sacs de couchage.

À notre avis, les chaussures labellisées « -30°C » vont très bien quand, comme nous, tu fais une balade en raquettes hebdomadaire au Parc centenaire. Les chaussures « -50°C » semblent un peu excessives sauf tu fais de longues randonnées loin dans la nature, pas la peine d’investir si tu ne fais pas des treks tous les week-ends.

À noter, une injustice flagrante entre hommes et femmes : certes, les modèles de bottes permettant de résister à l’hiver nucléaire canadien sont mixtes et portés par tous. Mais au niveau des modèles de ville, les femmes ont droit aux bottes, comme en Europe d’ailleurs, pour couvrir leurs petits mollets sensibles, tandis que les hommes n’auraient droit qu’à des chaussures basses ? Alors qu’il fait des températures négatives et que le trajet entre voiture et entreprise est un calvaire ? Mesdames messieurs les industriels, il est temps de lancer la mode des bottes de ville pour hommes ! Ressuscitons les poulaines !

Les chaussons

Autre point intéressant : les chaussures d’intérieur. L’effet combiné de la neige sous tes semelles et de la chaleur en intérieur ayant tendance à produire de vilaines flaques glissantes et meurtrières, les chaussures dont on te parle depuis le début de cette chronique sont à réserver à l’extérieur.

À l’intérieur, tu prévoiras

  • soit des chaussons fourrés pour chez toi. Les Ugg sont initialement des pantoufles, et c’est bien de ce type de bottines que je parle. Testées et approuvées.
  • soit, si tu es au boulot, de légères chaussures de ville (ou des baskets hein, je crois que pas mal d’entreprises s’en câlicent) (si tu débarques avec tes chaussons en forme de dinde, on pourrait peut-être se moquer de toi) que tu laisseras sur place. Ce seront désormais tes « chaussons d’entreprise » (comme nous les surnommons affectueusement – cette expression n’a pas de valeur canonique ici).

T’inquiète, tu vas vite prendre l’habitude…

  • soit parce que tes collègues te feront les gros yeux parce que tu en mets partout avec tes godillots plein de neige
  • soit parce que le froid glacé qui te saisira immanquablement les chevilles quand tu sortiras par inadvertance avec tes chaussons d’entreprise te rappellera à l’ordre. Un pli qui se prendra assez vite, donc.

Tu sais désormais tout sur les chaussures ! Tu as encore des questions ? Dis-nous tout en commentaire !

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Halloween le retour

Halloween le retour

Halloween, le retour !

Rien de tel qu’Halloween pour couronner le mois d’octobre et finir l’automne en beauté avant d’enchaîner sur l’hiver (d’ailleurs ça n’a pas raté : 1er novembre, BIM ! Pluie, vent, froid et tout le toutim).

Cette année, nous n’avons pas été pris au dépourvu et avons pu véritablement préparer, prévoir, anticiper, savourer l’attente menant à cette fête, tout comme on le fait pour Noël.

C’est ainsi que Martine s’est un peu lâchée sur la déco de la véranda.

_1120989Et des citrouilles.

_1130092(vous voyez comme un thème, là ?)

Il faut dire que nos voisins avaient placé la barre assez haut.

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Mais n’avons pas eu à rougir de notre implication dans cette fête, dont les enjeux tiennent d’ailleurs plus de l’intégration au Canada que de la simple célébration, si vous voulez notre avis. Regardez comme elles sont fières, nos citrouilles de nouveaux arrivants !

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Nous n’étions pas en reste non plus pour les costumes. À gauche, la tenue de travail de Martine vendredi 30 octobre, jour qui se prêtait à merveille aux fêtes d’Halloween au bureau. C’est ainsi qu’elle a croisé une cow-girl et un Spider-Man dans les rues de Moncton de bon matin, l’air de rien, un café à la main.tenues d'HalloweenÀ droite, sa tenue de soirée de circonstance, en mode rétro-Burton, prête à faire un bio-exorcisme si quelqu’un invoquait son nom trois fois.

Pour la soirée, après avoir reçu littéralement deux enfants venus faire du porte-à-porte, nous avons choisi d’aller faire un tour à la nuit tombée dans le labyrinthe hanté de Salisbury *voix grave et effrayante* où nous attendaient clowns maléfiques, fantômes, esprits, gorilles mutants, bûcherons de l’enfer avec leur tronçonneuse et probablement un lapin transgénique ou deux. Sûrement riant en plein soleil, le labyrinthe de maïs se transforme en un lieu d’horreur dans la nuit noire. Une soirée riches en émotions, sursauts et cris d’épouvante qui résonnent dans le lointain, à déconseiller en dessous de 12-13 ans à notre avis, mais parfait pour les grands enfants.

Maintenant, on passe à Noël et à la neige !

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Tranches de vie : octobre 2015

Tranches de vie : octobre 2015

Octobre, quel mois superbe ! Un mois flamboyant, où il a fait un temps superbe, et où nous avons multiplié les sorties dans les feuilles. Et les vignes. Et ce n’est pas tout !

Nous n’en sommes pas à notre coup d’essai avec la Bikery, cette coopérative cycliste qu’on ne recommandera jamais assez. Cette fois, elle organisait une randonnée « béret-baguette » en tenue d’époque britannique ou française, suivie d’un pique-nique et de jeux traditionnels. Si nous ne sommes pas restés pour le pique-nique compte tenu du froid sévère qui sévissait ce jour-là, nous avons tout de même apprécié les déguisements tous plus délicieusement rétros les uns que les autres !

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Profitant d’une belle journée, nous avons fait un tour du côté des rochers Hopewell, où nous n’étions pas retournés depuis notre voyage exploratoire, en 2013… le croirez-vous ? On n’attendra pas deux autres années pour y retourner ! Un petit détour par le parc de Fundy et ses couleurs automnales encore un peu timides était aussi de mise.

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Depuis la mi-octobre environ, nous accueillons un petit pensionnaire : Loki, petit chat câlin et joueur d’environ 6-7 mois, qui fait notre bonheur et le désespoir de Dora. Vous vous en souvenez peut-être, Martine est bénévole pour Carma, une association qui s’occupe de chats errants. Son but est surtout de stériliser ces chats pour éviter la surpopulation, mais il arrive qu’elle recueille des chats et chatons pour les proposer à l’adoption.

C’est là qu’interviennent les « familles d’accueil »: nous nous occupons du chat le temps de lui trouver une famille d’adoption définitive, pour ne pas le laisser dehors, mais surtout le sociabiliser et lui donner de l’amour. Loki a été trouvé à Moncton, abandonné par un propriétaire peu scrupuleux qui l’a laissé derrière lui en déménageant. Tu habites Moncton et tu as envie d’adopter un chat, contacte-nous ! Regarde comme il est mignon. Tu habites Moncton et tu as envie de devenir famille d’accueil ? Contacte-nous aussi !

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Pas de photo mais sachez que Martine est allée voir Hamlet version Barbican au cinéma. Pour les amateurs de culture, Moncton compte bien évidemment le théâtre de l’Escaouette et le Capitole pour les productions locales, mais il est également possible d’aller voir des retransmissions de pièces de théâtre au Cineplex Trinity : Hamlet était au programme, mais aussi Coriolan, Jane Eyre, Les liaisons dangereuses… avec National Theatre Live. Le public était très respectueux et n’a pas bronché de la séance (ceux qui sont déjà allés voir un film grand spectacle au Canada comprendront mon soulagement). Bref, un bon plan pour aller au théâtre, même à Moncton.

Oh, et on a fêté Halloween. Une petite fête simple, pas de chichi. Rien de spécial. OU PAS… [méga cliffhanger ! La suite au prochain épisode !]

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Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Ha, l’automne… Ceux qui nous suivent sur Facebook ne doivent probablement plus pouvoir voir cette saison en peinture, tant on s’extasie devant les palettes absolument invraisemblables qui s’offrent à nous.

Mais au-delà des simples feuilles, l’automne, c’est aussi la saison des citrouilles et évidemment… du vin !

Pour en profiter royalement, des amis nous ont embarqué dans un week-end oenologique qui nous a donné l’occasion de faire une petite escapade automnale à quatre heures de Moncton : Wolfville, en Nouvelle-Écosse, et son tour des vignobles en bus à impériale.

Un… bus à impériale ? Farpaitement, et je le prouve :

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L’improbable Magic Winery Bus organise emmène sa troupe de joyeux drilles (car des touristes en goguette dans les vignes ne peuvent être QUE des joyeux drilles) à la découverte de trois ou quatre vignobles au début de la vallée d’Annapolis, réputée pour son vin :

  • le domaine de Grand Pré
  • le domaine l’Acadie
  • le domaine Gaspereau
  • et le domaine Luckett

Faute de temps, nous ne nous sommes arrêtés qu’aux trois premiers, mais c’était bien suffisant. Avec le ticket de bus, chaque vignoble offre une à trois dégustations gratuitement, ce qui amène inévitablement à pas mal d’alcool dans le sang à la fin de la balade. Ajoutez à cela les vins qu’il est possible de déguster en supplément à des prix dérisoires (5 dollars pour quatre verres, par exemple) et auxquels on succombe fatalement, et vous comprendrez qu’il est de bon ton de trouver un hébergement à distance de marche de l’office du tourisme de Wolfville, où se termine la visite.

Non mais dites-nous, comment résister à une dégustation de vin de glace, vin d’érable et porto dans des DÉS EN CHOCOLAT, hein, dites-le-nous ?!

_1120586Gaspereau

_1120584_1120573L’Acadie

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Luckett (à défaut de s’arrêter, on l’a aperçu depuis le bus)

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Grand Pré

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Difficile d’en choisir un préféré, et de toute façon avec le bus, vous les visitez tous ou presque. On a quand même apprécié à l’unanimité le domaine L’Acadie, où nous n’étions qu’une dizaine à ce moment, et où le gérant nous a fait l’honneur de venir papoter avec nous et nous raconter des anecdotes, ce qui rend l’expérience d’autant plus intimiste et fascinante.

Le site historique de Grand-Pré, classé au patrimoine de l’UNESCO, est à quelques kilomètres de Wolfville seulement et fait un joli détour. Pour accéder à ce point de vue, passez par le domaine de Grand-Pré pour arriver au panorama à travers les vignes.

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La visite prend un après-midi, ce qui laisse du temps sur le week-end pour découvrir Wolfville, charmante bourgade toute mignonne qui se targue d’avoir une université quand même, et un joli centre-ville coloré._1120652 _1120654 _1120663 _1120672 _1120673

Et évidemment, qui dit automne dit citrouille, et mieux encore : auto-cueillette de citrouilles. À la brouette, vous ne pensiez quand même pas qu’au Canada, les citrouilles ressemblaient aux vulgaires potimarrons de 450 g d’Intermarché ? Le site sur les photos est à proximité du marché de Wolfville, mais il y avait des auto-cueillettes littéralement tous les kilomètres. On vous laisse admirer la taille de ces monstres._1120704_1120688

Idée de logement : Blomidon Inn, à deux pâtés de maison de l’office de tourisme (voir remarque ci-dessus sur le degré d’alcoolémie), superbe manoir victorien à la décoration délicieusement surannée, avec des salons dans lesquels on regrettait ne pas avoir de brandy et de cigares pour se sentir comme de riches héritiers de la fin du XIXe siècle. Le restaurant est excellent aussi, si ce n’est un peu plus cher que nos établissements habituels (25 $ le plat environ), mais pour l’Action de Grâce, on se fait plaisir !

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Magic Winery Bus

Ouvert de mai (?) à la mi-octobre

Départ de l’office du tourisme, Willow Avenue, Wolfville, NS

Environ 20-25 dollars selon le départ dans la journée (trois départs quotidiens)

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Un an au Canada

Un an au Canada

Le 18 octobre 2014, nous nous envolions pour le Canada…

Le 18 octobre 2015, nous y sommes toujours bien !

Nous fêtons aujourd’hui notre premier canadiversaire.

À tous ceux qui nous ont accueillis dans leur vie à Moncton : merci d’être là pour nous, vous faites partie intégrante de notre aventure !

À tous ceux qui sont dans les démarches : courage à vous, on sait que l’attente est longue mais on espère que nos péripéties vous donnent envie de venir nous rejoindre outre-Atlantique !

À vous tous qui nous lisez d’ici ou d’ailleurs : merci d’être toujours fidèles un an après notre installation ! On espère fêter de nombreux autres canadiversaires en votre compagnie.

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