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Pense-bête à l’usage de l’expatrié : côté canadien

Pense-bête à l’usage de l’expatrié : côté canadien

Après le pense-bête côté départ, on a pensé qu’un pense-bête côté arrivée serait utile. Comme nous sommes locataires, je n’ai pas mentionné les formalités d’achat d’un logement.

Reprenons : on vous avait quittés à l’aéroport, aussi frétillants qu’angoissés…

Dans l’avion

  • ne pas paniquer
  • ne pas sauter de joie partout dans les allées
  • essayer de dormir

Le jour de l’arrivée

La première semaine

  • obtenir le Numéro d’Assurance Sociale, le NAS, sans lui, point de salut, ni de travail, de sécu ou de permis de conduire
  • acheter une voiture si ce n’est déjà fait
  • souscrire une assurance auto
  • immatriculer la voiture auprès de Service NB sous dix jours pour régler les différentes taxes
  • fixer les plaques d’immatriculation sur le char (les serre-câbles, ça marche bien)
  • prendre une carte prépayée mobile en attendant d’avoir un compte bancaire pour prendre un abonnement
  • acheter du crédit sur Skype, littéralement imbattable pour les appels internationaux
  • appeler la famille pour les narguer rassurer

Les deux premières semaines, à faire dans l’ordre

  • ouvrir un compte en banque
  • trouver un logement
  • demander l’affiliation à Medicare (la sécu)*
  • échanger son permis de conduire français contre un permis du NB *

*sans justificatifs de domicile (bail, RIB), impossible d’obtenir Medicare ou le permis de conduire : fais dans l’ordre, on te dit !

  • souscrire un contrat chez Énergie NB (eau chaude, électricité)
  • souscrire un abonnement Internet
  • éventuellement souscrire un abonnement câble et téléphonie résidentielle
  • souscrire un vrai forfait téléphonique mobile
  • se signaler aux associations d’aide à l’installation
  • mettre son blog à jour pour les hordes de fans en délire qui attendent des nouvelles

Le premier mois

  • aller dédouaner son conteneur
  • récupérer ton conteneur
  • déballer les cartons comme si c’était Noël
  • se signaler au Consulat
  • éventuellement souscrire une assurance habitation (facultative pour les locataires)
  • éventuellement souscrire une assurance médicale privée (qui sera bientôt obligatoire de toute façon)
  • s’immatriculer auprès de Revenu Canada si on monte une entreprise, fût-elle autonome (AHEM Martine, qu’attends-tu ?)
  • commencer les recherches d’emploi ou reprendre son activité autonome
  • réactiver les contacts du voyage exploratoire
  • débuter le réseautage
  • débuter les cours d’anglais si besoin

Les mois suivants

  • s’inscrire à une association pour sociabiliser (attention : on attend Medicare avant de reprendre la boxe thaï ou le vélo sur verglas)
  • voir les possibilités de bénévolat si c’est ton truc
  • adopter les traditions locales
  • rencontrer d’autres immigrants, essayer d’élargir son cercle
  • compléter ses placards avec des articles canado-compatibles : bottes de pluie, manteau résistant à -50°C, sirop d’érable

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Les bottes de pluie, c’est en plastique, c’est moche, ça va avec rien mais ça peut te sauver la vie. Surtout en cas de tempête de pluie.

Au bout de trois à six mois

  • recevoir sa carte Medicare : à toi le sport !
  • recevoir sa carte de résident permanent : à toi le champagne !
  • demander une carte de crédit : en tant que poussins fraîchement débarqués d’Europe, nous n’avons pas d’historique de crédit à mettre sous la dent de notre conseiller bancaire en arrivant. Mets ton orgueil de trentenaire au placard et accepte de revenir à la carte Mozaic de tes 16 ans l’espace de quelques mois. De toute façon, 1/tu n’as pas le choix et 2/ tu as toujours une carte Visa/Mastercard française, non ? Bon.
  • prendre l’accent acadien en titi, icitte on parle comme ça de même, là.

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Comment louer un logement au Canada

Comment louer un logement au Canada

 Accrochez-vous, c’est ardu :

  • on entre en contact avec un agent immobilier ou une agence
  • on visite
  • on choisit
  • on se présente avec le dépôt de garantie, identique au montant du loyer et on remplit un dossier d’une page A4
  • on revient signer le bail deux jours plus tard et éventuellement régler le premier mois de loyer
  • on procède à un état des lieux très mignon (« il n’y a pas de trous, quelques taches dans cette chambre, c’est bon, signez ici »)
  • on emménage

Pas besoin que tes arrière-grands-parents paient l’ISF ni que tes parents signent un engagement solidaire sur 18 pages à recopier à la main et ce même si tu as la trentaine (toute fraîche certes, mais la trentaine). Pas besoin de te mettre sur liste d’attente ni d’être en concurrence avec 50 autres locataires potentiels qui gagnent tous trois fois ton salaire.

Ici, tout le monde il est gentil, tout le monde il est SIMPLE. Et louer un appart n’est pas le parcours du combattant qu’on connaît en France. On se demandait presque si on avait tout compris, tout fait, tellement les formalités ont été rapides.

La recherche pure et dure a été un peu plus compliquée que cela en raison de malentendus entre les différentes parties : nous avons mis environ dix jours entre la première visite et la signature du bail, mais pour le côté administratif, c’est exactement ça : on arrive, on remplit un dossier d’une page et on paie. C’est tout. Nous avons traité avec J’Édulogement et GroundFloor Property Management (en français).

On vous inventerait bien des péripéties pour écrire un article succulent de mésaventures, mais on s’en tiendra à quelques conseils aux futurs immigrants qui nous lisent.

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Les conseils de vieux schnocks de Martine et Martine

Si vous n’avez pas réservé de logement avant de partir, prévoyez au moins dix jours avant d’emménager. Il n’est pas impossible que vous trouviez un logement déjà vacant et dans ce cas, la remise des clés sera presque instantanée. Mais si le logement est occupé, il n’est pas impossible non plus que des travaux de rafraîchissement soient de mise après le départ du locataire actuel, ce qui peut prendre un temps inconnu. Nous avons renoncé à un appartement en étage avec balcon dans notre immeuble actuel faute de savoir quels rafraîchissements, et donc quel délai, étaient nécessaires avant de pouvoir emménager.

Si tu arrives en juin, c’est encore mieux car tu pourras profiter du jour du déménagement, le 1er juillet, où environ la moitié du pays déménage en même temps. Corolaire de cette situation : la moitié du pays emménage en même temps. Mais le 1er juillet, tu trouveras aussi plein de meubles gratos sur le bord de la route, et ça, c’est plutôt chouette.

Comme bien des locataires ici, nous avons signé un bail d’un an. Que cela ne vous effraie pas, il peut être cassé sous certaines conditions :

  • En trouvant soi-même un autre locataire pour reprendre le bail (pas de sous-location dans notre cas)
  • En payant une pénalité
  • Si le propriétaire augmente le loyer, nous sommes libres de refuser et plier bagage. Nous souhaitons presque que cela nous arrive ce printemps pour pouvoir changer de logement aux beaux jours !

Pour les amis des bêtes : notre appartement se situe dans un immeuble qui affichait une politique « pas d’animaux de compagnie » on ne peut plus explicite. Pourtant, nous ne sommes pas hors-la-loi avec Dora puisqu’elle a été mentionnée sur le bail. Il semble que seuls les chiens soient indésirables en appartement, et que les chats soient sinon les bienvenus, du moins tolérés. Chers félinophiles, si un appartement vous plaît, ne vous arrêtez pas à la mention « pas d’animaux » et demandez toujours, vous n’avez rien à perdre !

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Anecdote canadienne : selon le bail, nous n’avons pas le droit

  • de posséder un lave-linge et un sèche-linge (buanderie disponible à notre étage)
  • d’accrocher des drapeaux
  • de laisser l’appartement sans chauffage pendant les mois d’hiver

Comptez sur nous pour respecter ces directives à la lettre.

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