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Politique : les élections au Canada

Politique : les élections au Canada

Si en France, la vie politique entre doucement en pré-campagne (qui a toussé très fort « ça fait deux ans que Sarko est en pré-campagne » ?!), ici c’est bientôt le bout du tunnel, puisque les Canadiens éliront leur nouveau premier ministre dans moins d’un mois, le lundi 19 octobre.

Autant dire que comme partout, c’est un sujet qui divise, même si parmi les jeunes Canadiens que nous côtoyons, le premier ministre en poste, Stephen Harper, semble l’objet d’une haine sans nom, d’un mépris infini et d’un rejet unanime. Nos amis étant généralement quasi trentenaires, professions intellectuelles ou apparentées, leurs convictions vont aux Verts ou à la « gauche » du NPD (« gauche » entre guillemets, car bien plus à droite que notre gauche, on reste en Amérique du Nord).

Commenter la politique de son propre pays n’est pas de la tarte ; je vous laisse imaginer celle d’un pays d’adoption. Il est extrêmement complexe de débarquer au beau milieu d’un tissu politique et comprendre qui est qui et qui fait quoi, qui a fait quoi par le passé, qui est mentionné dans les débats alors qu’il/elle est retiré de la vie politique, retenir noms, visages et couleurs politiques, bref c’est comme tricoter avec des gants de boxe en plein brouillard : pas facile.

Le système électoral canadien repose sur le principe du « premier rafle tout » : en jargon, le scrutin uninominal à un tour. Les élections se jouent sur un tour, et celui qui emporte le plus de voix emporte l’élection. Et cela, même si plus de votants ont voté contre lui que pour lui. On s’explique : si le candidat A a 33 % des voix, le candidat B en a 25 %, le candidat C 21 % et les autres ont chacun moins de 10 % des voix, c’est le candidat A qui est élu, même si dans les faits, 67 % des votants ne voulaient pas de lui.

Au niveau des partis, les trois premiers au niveau national (désolés, les Verts) sont :

  • les Conservateurs (la droite), menés par Stephen Harper
  • le Nouveau Parti démocratique (gauche), opposition officielle, avec Tom Mulcair
  • et les Libéraux (centre), avec Justin Trudeau

élections au canadaOK cette photo est un peu nulle mais allez illustrer un article politique, vous !

Le 19 octobre, si nous avons tout compris, les Canadiens éliront les députés de leur circonscription (qui correspond généralement à un comté). Le parti qui remportera le plus de sièges lors du seul et unique tour sera donc la majorité. Le premier ministre est nommé par le gouverneur général, et il s’agit traditionnellement du chef du parti ayant le plus de sièges à la Chambre des Communes. Le premier ministre en poste est donc Stephen Harper, au pouvoir depuis 2006. [corrigez-nous si on a raté quelque chose]

Faute de pouvoir commenter réellement la campagne par manque de recul, voici quelques anecdotes :

  • le scrutin a toujours lieu en semaine, et les employeurs sont tenus de laisser les salariés aller voter s’ils souhaitent le faire sur leur temps de travail.
  • les candidats peuvent faire une campagne positive (« pourquoi nous sommes les meilleurs ») ou négative (« pourquoi les adversaires sont nuls ») : l’un des slogans des Conservateurs est ainsi « Justin Trudeau is just not ready », avec les spots télé et radio qui vont avec.
  • il n’existe pas de limite au cumul des mandats pour le Premier ministre.
  • on trouve sur ce site un sondage qui permet de savoir où nos idées recoupent celles des quatre premiers partis, plutôt pratique pour démarrer dans le paysage politique canadien. Sans grande surprise, je suis plutôt en phase avec le NPD/les Verts.
  • la moitié des dépenses électorales des partis sont remboursées… par le contribuable. Plus la campagne est longue et plus le contribuable casque. Ah ben ça tombe bien, cette campagne est la plus longue de l’Histoire canadienne, avec 78 jours (ouverture de la campagne le 3 août).
  • les principales questions de la campagne touchent à l’économie (comment redresser l’économie en cette période de contraction ?), la sécurité (Comment garantir la sécurité des Canadiens face aux terroristes après les deux attaques d’octobre 2014 ?) et euh… les autochtones ? Le climat ? Les autochtones sont manifestement un sujet brûlant, tout comme le terrorisme et l’immigration, mais je n’entends pas vraiment parler du climat, hormis chez les personnes à sensibilité écolo.
  • on trouve des panneaux électoraux un peu partout, en bord de route, le long du trottoir et même chez les gens
  • pour rappel, nous n’avons pas le droit de vote au Canada sauf pour les élections provinciales (et l’avons perdu en partie en France, puisque nous ne votons plus aux élections locales), et c’est normal. Nous ne voterons pas le 19 octobre.

Voilà pour une petite introduction à la politique canadienne. Vous avez des questions ? On peut essayer d’y répondre.

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Tout sur l’alimentation

Tout sur l’alimentation

À la demande générale d’un lecteur il y a quelques semaines déjà, nous nous devons de faire un article consacré exclusivement à l’alimentation. Cela nous démangeait depuis longtemps, voici l’occasion toute trouvée !

« Depuis la France nous avons du mal à imaginer la révolution alimentaire à laquelle notre estomac doit se préparer. Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ? Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras. Quels est le prix de ces produits ? Quels produits alimentaires vous manquent le plus ? Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ? Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc… »

P1070655Le pouding, une sorte de fausse crème Mont-Blanc.

Vaste programme ! Prenons dans l’ordre :

Quelles sont les nouvelles habitudes alimentaires ?

Martine avoue qu’elle a mangé plus de frites depuis cinq mois que pendant sa vie entière, cette denrée étant omniprésente dans les établissements de restauration, et une solution végétarienne de facilité dans les fastfoods à hamburger.

Sinon, nous avons adopté les galettes de maïs et le pain de mie, produits absents de nos placards en France, qui font des casse-croûtes sains et rapides quand on n’a pas envie de cuisiner le midi. Nous avons découvert les jalapenos (petits piments) et la cuisine tex-mex, les légumes crus à grignoter (céleri, brocoli, carottes), la sauce aux canneberges, les cookies fourrés (si, si, et même qu’on adore)… La liste est longue !

Comment avez-vous remplacer les produits courants de la France qui ne sont pas commercialisés au Canada ou s’ils existent qui vous coûtent un bras (fromage, laitage, pâte feuilletée, maïzena, beurre demi-sel, viennoiseries). Quels est le prix de ces produits ?

Nous avons aussi fait un sondage sur Facebook pour savoir quels sont les produits que vous redoutez de perdre, voici les réponses à vos interrogations ! Nos supermarchés de référence sont Sobey’s ou Atlantic Store.

  • Fromage : cheddar, « suisse », mozza de contrefaçon sont omniprésents quoiqu’un peu chers (7 $ les 500 g). Pas fameux seuls, mais ils vont très bien en gratin, dans la soupe ou les pâtes. On trouve du bon brie, camembert, bleu, cheddar. Pour le reste, c’est au marché que ça se passe : raclette, reblochon, abondance, morbier… à condition d’y mettre le prix (38 $ le reblochon entier, une quinzaine de dollars la petite part de fromage à pâte dure).
  • Yaourts : le choix de yaourts et dessert lactés est relativement limité mais on trouve du yaourt grec qui remplace le fromage blanc, des Activia, aussi, et le sempiternel bac d’un kilo de yaourt à la fraise. Étonnant : le yaourt nature n’existe que sous forme de pot de 500 g, pas en version individuelle.
  • Pâte feuilletée : oui, au rayon surgelé, avec de la pâte filo. On trouve de la pâte brisée/sablée toute prête (vendue avec le moule en alu !) au rayon « préparations pour gâteaux »
  • Maïzena : oui, sous le nom « corn starch » en VO
  • Soupes toute prêtes : on en trouve en brique ou en conserve, avec une dizaine de choix.
  • Beurre demi-sel : OUIII ! On a même du mal à trouver du beurre doux
  • Viennoiseries : oui, mais mieux vaut s’approvisionner à la boulangerie française ou dans une vraie pâtisserie. Au supermarché, privilégier les spécialités locales comme les cupcakes ou les muffins.
  • polenta : oui, sous l’appellation « cornmeal » au rayon des farines
  • fraises Tagada : on n’en a pas vu jusqu’à présent mais quelqu’un confirmera peut-être qu’on en trouve ?
  • magret de canard : oui, à la Ferme du Diamant au marché de Dieppe (merci Béatrice pour la réponse !)
  • pâte à pizza : même si le rayon des pizzas surgelées va vous renverser par son choix, on trouve des pâtes à pizza à garnir au rayon des pâtes fraîches. Vous aurez tort de vous en priver car les pizzas achetées à la pizzeria sont ici un produit de luxe (environ 15-20 dollars la pizza une personne).
  • jambon : on trouve de la chiffonnade un peu chère au rayon « fromages fins », ici le bacon est roi.
  • sucre en poudre : sans problème, du blanc, du roux, de l’édulcoré, tout ce qu’on veut.
  • lait : on n’a pas encore trouvé de lait en brique à température ambiante ni de lait entier micro-filtré pour faire des yaourts, mais le rayon frais est bien pourvu. Lait écrémé, demi (2 %), entier (3,24 %), lait de poule, lait au chocolat… On n’a que l’embarras du choix. Il nous semble avoir le même goût qu’en France.
  • Nutella : même si le choix est plus restreint qu’en France (pots plus petits), oui, au royaume du beurre de cacahuètes, on en trouve !
  • levure de boulanger : oui, au rayon farine
  • Cenovis : je crois qu’on trouve du Marmite/Vegemite, cela peut faire de bons ersatz.
  • Diots : euhhh non, on n’en a pas vu pour l’instant 🙂
  • Nesquick : oui, ainsi que du cacao pur.
  • Cartouches de gel pour appareils à fondue : pas vu jusqu’à présent. [EDIT : on me dit qu’on en trouve à Montréal : faites des stocks lorsque vous y passez !]
  • Autre chose que des plats à base de poulet : au rayon surgelé, pas mal de choses à base de bœuf et de porc effiloché.
  • Crème de Speculoos : oui, la version lisse. Étonnant, hein ?
  • Profiteroles : oui, surgelées chez Atlantic Store !
  • Crème de marrons : oui, à l’épicerie Blue Olive juste à côté de Champlain, épicerie exotique où on trouve un petit rayon de produits français (notamment de… Leader Price !) avec polenta, confiture de chez nous, soupes…

Pour remplacer, pas le choix :

  • on apprend à faire soi-même (Martine maîtrise désormais les quenelles et la pâte brisée pour faire des tartes et des quiches, s’essaie au pain et aux gnocchis mais a un peu plus de mal avec les pommes dauphine)
  • on se fait envoyer de France (merci la famille pour vos dons de fromage !)
  • on fait une croix dessus (tant pis pour les spätzles, la sauce nantua)

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Quels produits alimentaires vous manquent le plus ?

Martin regrette la bonne petite tasse de café serré servie un peu partout : ici, le café, c’est un demi-litre de jus de chaussette.

Martine regrette quand même les bonnes plaques de chocolat abordables (on trouve du Lindt, mais pas vraiment de chocolat à pâtisser tout simple à croquer… tout est vendu sous forme de pépites ou de briques bonnes à casser la dent). Et aussi les produits simples, avec deux trois ingrédients max.

Quels sont les nouveaux produits découverts qui valent le détour ou les plus étonnants ?

Nous avons essayé : canneberges et sirop d’érable bon marché, piments jalapenos omniprésents… On a découvert la tartinade de fromage, le beurre de cacahuète au chocolat (ou au granola), les Pringles façon nachos au fromage, la tisane au vin de glace… Le rayon « préparation pour gâteaux » est impressionnant, avec des mélanges tout prêts pour tout et n’importe quoi ! L’Atlantic Store vend de l’houmous au wasabi qui est une tuerie.

On continue de faire des découvertes et d’acheter des nouveautés à chaque virée au supermarché, c’est un vrai plaisir ! Dernière découverte en date : le chutney à hamburger (« relish »), les saucisses au cheddar et la « crème de cheddar » en boîte (pas encore essayé, on vous en dira des nouvelles !).

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Quelles situations cocasses à propos de l’alimentation avez-vous éventuellement vécues ? Etc…

Au restaurant, si on commande des nachos, il ne faut pas s’attendre à un apéro : les nachos sont un plat de résistance tout ce qu’il y a de plus courant, un peu déroutant pour qui considère les tortillas comme des biscuits apéritifs.

Dans les supermarchés, on ne trouve pas de lait au rayon non frais ni de sirop… Par contre, on a un choix de fou pour les sodas.

Si vous vous aventurez à lire la composition des produits, attention au choc : tout est enrichi, modifié, ajouté… Même la farine la plus simple a une liste d’ingrédients longue comme le bras (et qui fait froid dans le dos), et il est assez rare de trouver des produits 100 % quelque chose, ou avec seulement deux ou trois ingrédients. Raison de plus pour se mettre à cuisiner…

Mais rassurez-vous ! Sauf si votre régime alimentaire se compose exclusivement de quenelles à la confiture de lait, nous restons en Occident et les étals ne sont pas si différents de ce que vous connaissez, on peut très bien reproduire ce que l’on aime.

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Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Comme nous aimons bien trouver des signes à chaque mois, on peut dire le mois de mars a été placé sous le signe de… l’hiver ? De la gourmandise ? De l’hiver gourmand ? Vous allez vite découvrir notre fil rouge…

Nous avons eu la joie de recevoir des amis belges, français et canadiens de tous bords pour une fantastique soirée « vins et fromages » qui, loin d’être aussi classe que son nom pourrait le suggérer, a surtout été l’occasion de s’empiffrer de bons fromages aussi bien français que locaux (le petit cheddar fumé au bois de pommier était un délice !). Nous avons remarqué que les fromages sous vide envoyés de France ne tiennent pas toujours la distance et qu’il faut les manger sous un mois maximum après réception, sous peine de les voir devenir beaucoup trop forts  : quoi de mieux que d’en faire profiter notre nouveau cercle social ?

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Une fois Martine revenue du Mexique, nous sommes allés deux jours à Fredericton, la capitale provinciale. On aurait aimé que cette sortie fasse l’objet d’une chronique mais malheureusement, il faisait froid. Et moche. Et venteux. Nous n’avons donc pas fait grand chose hormis manger de la poutine, profiter de notre chouette Bed & Breakfast victorien (le Carriage House Inn) et papoter avec une amie d’enfance de Martine. Celle-ci vit à Toronto et venait dans le NB pour le travail : une occasion toute trouvée de se revoir ! Nous avons passé un excellent moment ensemble 🙂

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Nous avons essayé le ski de fond, enfin ! Une fois de plus, c’était gratuit : le parc Centenaire accueillait une journée de sports d’hiver gratuits le samedi 28 mars, et nous en avons profité pour faire une balade revigorante dans les bois. Martine n’en avait pas refait depuis trois ans mais hormis quelques courbatures, tout s’est bien passé, aucun membre cassé à déplorer et c’était l’fun ! Mais quelle idée de débuter le ski de fond aussi tard, je vous le demande bien ? Nous allons désormais devoir attendre la saison prochaine pour recommencer, car la neige fond à vue d’œil ces jours-ci.

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Martin a aussi essayé la sortie en raquettes de nuit au parc Kouchibouguac grâce au MAGMA pendant mon séjour au Mexique. Nous n’avons pas de photo mais le parc étant une réserve de lumière, il semblerait que la sortie nocturne ait été magnifique.

Sachez, chers amis, que l’on peut trouver de la tartiflette à Moncton : c’est au Manuka que cela se passe, et nous avons essayé entre amis. Pas de reblochon en vue mais un fromage des Îles de la Madeleine, qui faisait une composition moins forte en goût mais tout aussi savoureuse.

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Enfin, le mois s’est terminé sur un atelier pour apprendre à… faire son pain au levain ! Comme nous allons bientôt le voir (promis, l’article sur les supermarchés arrive tout bientôt !), il faut parfois mettre la main à la pâte pour recréer ce que l’on connaît, et le levain semble assez polyvalent y parvenir. Nous sommes donc les heureux propriétaires de « Blob », notre levain domestique qui dort bien sagement dans son frigo en attendant qu’on le nourrisse.

Si vous êtes à Moncton et qu’apprendre à faire votre pain au levain vous intéresse, je vous conseille de contacter Annie Labranche, nutritionniste holistique agréée et aussi une amie !

 

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Bref, en mars, on n’a (presque) fait que manger (et n’oubliez pas que c’est le temps des sucres !). C’était un mois plutôt chargé, surtout alors que Martine est partie une semaine au soleil, non ? Avril s’annonce encore mieux avec l’arrivée en fanfare de la famiglia, qui débarque à la fin du mois. On se réjouit !

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Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Sortie : le temps des sucres dans les érablières de Moncton

Comme on l’a déjà vu à de nombreuses reprises, l’hiver au Canada, ce n’est vraiment pas terrible : il y a trop de soleil, trop de neige, trop d’activités, trop de chocolat chaud gratuit à n’importe quelle occasion.

Et comme si tout cela ne suffisait pas à dégoûter les malheureux expatriés tombés dans un terrible engrenage d’activités toutes plus insupportables les unes que les autres comme les raquettes ou le ski de fond, la fin de l’hiver a comme un goût d’apothéose : le temps des sucres vient clôturer la saison hivernale dans une débauche de calories propre à rebuter même les plus goinfres gourmands d’entre nous.

Alors que la sève monte dans les érables, une frénésie s’empare de la population qui ne jure plus que par un seul concept : le « brunch pancakes et sirop d’érable à volonté ». Entraînés bien malgré nous dans cette hystérie collective, nous n’avons pu que constater l’ampleur de cette folie : Martine a été contrainte, à son corps défendant, de reprendre SIX pancakes et d’ingérer l’équivalent d’un litre de sirop d’érable lors d’un brunch de ce type à côté de l’érablière de Stilesville.

Comme si cela ne suffisait pas, pas moins de trois cabanes à sucre sont implantées à cet endroit et tendent des traquenards au promeneur non averti qui croit faire une simple promenade digestive dans l’érablière : les cabanes attendent le chaland, bien blotties au fond des bois, pour surgir sans crier gare et piéger les malheureux à grands renforts de fumets caramélisés salivogènes et de tire d’érable à volonté, faisant un carnage calorifique à chaque fois.

Pire encore : certaines municipalités, comme Moncton, poussent le vice jusqu’à posséder leur propre érablière et à y proposer des visites gratuites. Trop d’initiatives sympas tuent les initiatives sympas et nous sommes écœurés par tant de gentillesse. Ou peut-être est-ce le sirop d’érable.

Voyageur, nous insistons : la saison des sucres n’en vaut vraiment pas la peine. Inutile de faire le détour. Passe ton chemin pour en laisser plus pour les autres. Conseil d’ami !

Regarde un peu comme ces photos prises autour de l’érablière de Stilesville sont effrayantes.

P1080408 P1080429 P1080434 P1080437 P1080449L’érablière de Moncton atteint des sommets : en plus de nous offrir une visite guidée gratuite, ils nous gavent aussi de sève, puis de sirop tiède, puis de tire, et c’est à ce moment qu’on est partis tellement ça devenait louche. Allez savoir ce qu’il aurait pu advenir.

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Captain Obvious : l’hiver, c’est trop bien, le temps des sucres, c’est ENCORE MIEUX. Plus Canadien, tu meurs.

Pour en profiter à fond en mars et avril :

  • Trois brunchs à pancakes à volonté (10-12 $) sont disponibles entre le 1266 et 1270 Gorge Road, Stilesville : dans la salle des fêtes de l’église le samedi matin ou à l’une des deux Pancake Houses de Trites Maple le long de la route ou au fond des bois (10 minutes à pied par le sentier juste à droite de l’église)
  • Tire d’érable pour 2 $ dans l’érablière au chalet avec les yeux ou chez Trites pour le même prix à volonté (on vous met au défi d’en manger plus de deux, cela dit)
  • Visite guidée gratuite de l’érablière municipale près du barrage de Turtle Creek après Riverview le week-end à 11 et 14 heures, environ une heure. Passionnant, mais allez-y le ventre vide, on dit ça on dit rien…

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Une semaine au Mexique

Une semaine au Mexique

Début février, Martine se sentait misérable. Elle qui aime voyager, elle se sentait à l’étroit à Moncton, malgré toutes les activités hivernales des plus agréables. Elle voulait aller voir AILLEURS. Elle comparait les prix des billets d’avion pour Montréal ou Québec, désireuse de partir à la (re) découverte de ces belles villes traversées voilà 15 ans. C’est alors que Martin est arrivé avec ses gros sabots.

« Mais pourquoi ne regardes-tu pas les vols pour les Caraïbes ? »

Cette phrase sonna le glas de ses escapades canadiennes, car les prix des billets pour le Sud étaient plus avantageux que pour le Québec. Oui, fidèle lecteur, tu as bien lu : en mars, il était moins cher de prendre l’avion pour le Mexique, la Jamaïque ou Cuba que pour Montréal.

Il n’en fallait pas plus : c’est ainsi que début mars, Martine est partie seule, sac au dos et fleur au fusil, à la découverte de la péninsule du Yucatan, selon l’itinéraire suivant :

  • Cancun
  • Valladolid/Chichen Itza/Coba
  • Tulum/Akumal
  • Cancun/Isla Mujeres

Elle a donc vu des plages…

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Des ruines maya…

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Des cénotes…

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Des ruines maya sur des plages…

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Des fresques…

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Des spécialités mexicaines…

P1080228P1080043P1070859P1070902Et plein de détails qui font le charme de l’Amérique centrale…

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Bref, le Yucatan, une excellente introduction pour qui n’est jamais allé en Méso-Amérique (comme Martine) et a envie d’un peu (beaucoup) de dépaysement au milieu de l’hiver. Cette région est très touristique et se déplacer est extrêmement simple.

Infos pratiques

Vol : Moncton-Cancun direct avec Air Transat, 450 dollars (environ 320 euros), 4 h 30 environ

Formalités : passeport valide pendant la durée du séjour, pas besoin de vaccins spécifiques

Hébergement :

Budget : environ 250 € sur place tout compris (vraiment !) pour les transports en cars locaux, l’hébergement, les repas, les visites, les nombreuses horchatas…

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MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

Passage littéralement incontournable de toute visite exploratoire à Moncton, et passage plus que fortement conseillé après l’arrivée définitive, le MAGMA et le CAFi font partie du paysage des nouveaux arrivants de la région. Financés par les impôts des Canadiens, ils proposent des services totalement gratuits ou presque aux arrivants. Qui sont-ils, que font-ils ? On vous dit tout de notre relation avec ces deux organismes.

CAFi : centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick

Comme son nom l’indique, le CAFi est une structure francophone. On y trouve donc beaucoup d’Africains, quelques Asiatiques et des Européens francophones. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • ateliers d’intégration et vie pratique : nous sommes allés à une séance sur le monde de l’entreprise au Canada et à une autre sur les impôts. Dans la lettre d’information hebdomadaire, nous voyons passer d’autres ateliers auxquels nous ne pouvons pas toujours aller : réseautage, intégration professionnelle…
  • sport : le lundi soir, nous participons à la Ligue sportive, grâce à laquelle nous découvrons un nouveau sport toutes les deux semaines. Foot, badminton, frisbee… on touche à tout en se dépensant gentiment. C’est carrément le meilleur plan pour faire du sport et rencontrer des gens : 20 $ pour cinq mois, qui dit mieux ? Ce ne sont pas les « nouveaux » arrivants qui y participent depuis quatre ans qui nous contrediront !
  • sortie en raquette nocturne, à laquelle Martin participera la semaine prochaine pendant que Martine sera… où ça ? Une surprise !
  • Martine est également sur le coup pour animer un atelier de cuisine, on vous tiendra au courant !

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MAGMA/AMGM : association multiculturelle du grand Moncton

Contrairement au CAFi, cette association propose des services francophones et anglophones, et c’est ainsi que les immigrants qui ne parlent pas français s’y retrouvent, principalement des Asiatiques qui représentent la première catégorie d’immigrants. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • cours d’anglais : Martine étant exemptée, Martin a suivi des cours d’anglais pendant un mois, à raison de trois heures par jour. Après un test, les élèves sont répartis en sept niveaux, selon lesquels il y a plus ou moins de place et donc d’attente… Martin, avec son niveau 7/7, a pu bénéficier de cours immédiatement, mais ce n’est pas forcément le cas pour les autres niveaux (à savoir pour ne pas être déçu). Par la suite, il avait aussi commencé un cours d’anglais des affaires, 3 heures supplémentaires le matin… et a trouvé un emploi une semaine plus tard.
  • une présentation/réseautage sur le thème « Les carrières alternatives francophones dans le secteur bancaire et financier », à laquelle Martin a participé pour voir si le secteur bancaire avait des opportunités pour lui…
  • sortie : notre sortie au Colisée pour voir un match de hockey, c’était grâce à cette association !
  • jumelage avec une famille canadienne : nous avons demandé à être jumelés mais n’avons pas reçu de nouvelles pour l’instant. Est-ce par pénurie de familles canadiennes ou notre description « gamer invétéré et gothique repentie, aimant les films de super-héros, le fromage et les gros chiens » qui a rebuté les éventuels candidats ?  Mystère…

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Ces associations proposent aussi (en vrac) des services de navette à l’aéroport lors de votre arrivée, de visite d’appartements (pour vérifier si tout est réglo quand vous avez trouvé un logement qui vous plaît), une garderie, des cours d’entrepreneuriat, des activités culturelles (expositions, cuisine, tableaux vivants, parade de Noël…), des déjeuners-découverte à la bibliothèque, des soirées, des festivals, des groupes de femmes, des activités pour les enfants/ados, des consultations particulières pour des questions précises, une mise en relation avec Atlantic Human Services qui aide avec le CV et les entretiens d’embauche…

Ces deux associations ne sont pas que des cases à cocher dans le voyage exploratoire : elles sont aussi extrêmement utiles pour les premiers pas… et la suite. Et on ne parle même pas de notre cercle social, constitué à 90 % de personnes fréquentant ces associations (les 10 % restants provenant de notre fofo chéri Cymico) (les deux étant compatibles, d’ailleurs). En résumé, sans elles, on ne ferait pas grand chose, et on serait bien seuls dans notre coin. Même si vous êtes timides, on vous encourage vraiment à aller y faire un tour.

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Escapade : la dune de Bouctouche version Arctique

Escapade : la dune de Bouctouche version Arctique

La semaine dernière, alors que nous venions d’essuyer deux tempêtes coup sur coup et que le soleil a enfin daigner se montrer illuminer froidement (-15°C) les quelque 50 cm tombés au cours des jours précédents, nous n’avions qu’une envie.

Aller à la plage.

Ou plus précisément, de voir une plage sous la neige. Et pour cela, quoi de mieux qu’une dune géante de 12 km ? Et oui Mesdames et Messieurs, sachez que nous non seulement les plages ici sont les plus chaudes au nord de la Virginie, mais en plus, elles sont de sable fin.

C’est donc direction la dune de Bouctouche que nous sommes partis. Nous avons été de surprise en surprise :

  • après une tempête, l’autoroute n’est pas forcément mieux dégagée qu’une route normale : on oublie les 100 km/h réglementaires et on se tient à une vitesse plus raisonnable. 70 km/h, c’est bien. Si on gêne les autres automobilistes, peu importe.
  • la sortie d’autoroute est fourbe : Martin nous a donc gratifiés d’un superbe tête-à-queue en prenant un échangeur. Heureusement la bretelle était large et la route déserte… Moralité : sur la neige, on freine ou on tourne, mais pas les deux à la fois !
  • la dune était bien au rendez-vous, mais pas de sable en vue… Évidemment. S’il est tombé 50 cm de neige, il est tombé 50 cm de neige partout. Bah oui. On n’y avait pas pensé.
  • mas loin de nous décourager (ce n’est que notre deuxième visite à Bouctouche, et il faudra revenir pour vraiment voir la dune !), nous avons vu un paysage fantastique, qui nous a téléportés directement… en Arctique.

L’océan Altantique déchaîné était recouvert de vagues de neige et d’écume de poudreuse à perte de vue. Il ne manquait que les ours blancs pour se sentir véritablement au-dessus du cercle polaire.

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En voyage exploratoire à Moncton

En voyage exploratoire à Moncton

Nous recevons de plus en plus de demandes de « voyageurs exploratoires » de passage à Moncton qui souhaitent nous rencontrer autour d’un café (gnii merci) et pour des conseils sur le voyage en lui-même. Nous allons donc tout résumer ici pour en faire profiter le plus grand nombre.

Le voyage exploratoire au sens du bureau d’immigration est un exercice de style qui consiste à

  • multiplier les rendez-vous avec des personnes et instances susceptibles de vous aider sur un plan professionnel pour montrer que vous êtes proactifs et débrouillards
  • convaincre les agents d’immigration que vous aller trouver un travail rapidement, dans votre branche ou non. Proactifs et débrouillards, donc.

Le reste ne sera qu’une petite partie de votre entretien de fin de séjour à Fredericton. Que cela ne vous empêche pas d’enquêter sur la province d’un point de vue plus personnel. Nous le conseillons même fortement : coût de la vie, logements, loisirs… pour décider si Moncton et la province peuvent convenir à votre style de vie.

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Côté professionnel

Vous pouvez solliciter les personnes et instances suivantes :

Ce n’est pas grave si tout n’est pas calé depuis la France : vous pouvez très bien prendre rendez-vous quelques jours avant.

Impossible de lister toutes les entreprises de tous les domaines, mais allez voir :

  • l’éventuel syndicat professionnel de votre secteur
  • des entreprises de votre secteur pour voir si elles recrutent et ce qu’elles pensent de votre profil : appelez ou pointez-vous à l’accueil en demandant à voir le RH, ça marche.
  • des professionnels indépendants si vous êtes dans ce cas : proposez un café et un rendez-vous court, et il y a des chances pour que ça marche aussi.

L’important n’est pas de décrocher une promesse d’embauche (ce serait chouette, mais peu courant) mais de rencontrer des entreprises pour commencer à tisser un réseau. Quand vous reviendrez en tant que résident permanent, vous pourrez les relancer. Dans tous les cas, venez avec votre carte de visite et des questions précises :

  • qui embauche ?
  • quelles sont les régions propices à mon métier ?
  • quel est le salaire moyen ?
  • embauchez-vous des travailleurs étrangers avec un visa de travail temporaire ?
  • mon profil intéresserait-il votre entreprise ?
  • si non, que modifier/ajouter à mon profil pour qu’il devienne intéressant ?

Ce sont ces rendez-vous qui devront constituer le gros du compte-rendu exploratoire. Prenez des notes, notamment le nom de l’entreprise, de l’interlocuteur, prenez sa carte de visite. Faites une synthèse chronologique, géographique ou thématique (aide à l’installation, domaine du conjoint A, domaine du conjoint B). Lors de notre entretien, nous étions venus avec notre semaine exploratoire sous forme d’emploi du temps, pour voir immédiatement quand nous avions vu qui. Vous avez droit à des notes, ce n’est pas un examen.

Même si certains rendez-vous ne se passent pas comme prévu ou ne donnent rien, mentionnez-les en trouvant une façon de rebondir (« l’entreprise X ne recrute pas maintenant, mais ce ne sera peut-être plus le cas dans un an… »). Si malgré vos efforts, vous n’êtes pas parvenus à rencontrer telle personne ou entreprise, mentionnez-le quand même, pour montrer que vous avez essayé.

La conclusion ne peut être que :

  • « nous allons trouver du travail dans notre branche »
  • ou « nous n’allons pas forcément trouver du travail dans notre branche mais nous sommes prêts à repartir de zéro dans un autre domaine. »

Si vous parvenez à une autre conclusion, Moncton ou la province ne sont peut-être pas pour vous. Et ce n’est pas grave, il y a plein d’autres chouettes provinces au Canada qui ont leur propre programme de candidats à l’immigration.

Et respirez : l’entretien semble impressionnant, mais généralement, en faisant preuve de réalisme, de proactivité et d’humilité, tout le monde décroche la fameuse lettre d’invitation de la province.

Côté personnel

Vous pouvez aussi contacter d’autres expatriés pour échanger, même si la teneur de vos échanges n’intéressera probablement pas les agents à Fredericton.

Logement :

  • le BnB La feuille d’Or, tenu par la famille Valton, eux aussi expatriés, qui vous donnera une foule de bons conseils

Restaurants et cafés :

 Côté loisirs

Autres suggestions pas utiles pour les procédures d’immigration mais sympas pour apprécier Moncton :

Restaurants/cafés :

Vous allez forcément avoir du temps libre puisque toutes les personnes susceptibles de vous rencontrer rentrent chez elles à 17 heures. Il y aura peut-être un week-end de libre dans votre voyage et des moments où vous ne serez pas en train de stresser pour l’entretien final. Et puis ce sont un peu des vacances, quand même. Dans ce cas :

Hiver :

  • allez du côté du parc Centenaire où on peut louer des raquettes, des skis de fond et peut-être des patins à glace pour pas grand-chose.
  • Vous pouvez aussi vous promener à pied aux parcs Irishtown, Mapleton, St-Anselme…
  • La station de ski de Poley Mountain est à 1 h 30 vers Sussex.
  • À 18 h 30 de janvier à mars le vendredi, chocolat chaud, chamallows et musique gratuits à l’hôtel de ville de Dieppe

Été :

  • allez au contraire vers Bouctouche et sa dune, Shediac et sa plage Parlee (gratuite après 17 heures)
  • Promenez-vous au parc d’Irishtown pour voir des écureuils et sortir de la ville
  • Allez à Magnetic Hill pour le zoo, la côte magnétique, le vignoble Magnetic Vinery
  • un peu plus loin, il y a les inévitables rochers Hopewell, le fort Beauséjour, le parc de Kouchibouguac, Halifax est faisable sur un week-end…

Bon voyage exploratoire !

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Nous sommes tous Charlie

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Ce soir à Dieppe, une veillée aux chandelles en hommage à l’attentat. Recueillement, catharsis, solidarité, résistance.

Même à distance, la tragédie nous a fait voir rouge à tous. Ce petit rassemblement tout ce qu’il y avait de plus symbolique n’en était pas moins fort, comme une envie farouche de faire valoir notre liberté d’expression. Nos pensées vont à toutes les victimes directes et indirectes du carnage.

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