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L’automne au Nouveau-Brunswick

L’automne au Nouveau-Brunswick

Comme tout le monde en ce moment, des blogueurs aux personnes normales sur Facebook, au Canada ou en France, on se doit de faire une chronique sur l’automne, c’est de rigueur. Et de saison. Allez voir ici, ou , ou sur n’importe quel réseau social, et vous n’aurez qu’à vous baisser pour trouver des photos de feuilles d’automne à la pelle.

Mais que dire ? L’automne ici, c’est vraiment surfait.

Tous les arbres sont défectueux et prennent des couleurs maladives qui font mal aux yeux. Les températures sont douces jusqu’au 15 octobre, le soleil brille à qui mieux mieux et rend les gens agressifs dans la rue, excédés par tant de luminosité pas du tout de saison.

Tout est exécrable.

_1120513_1120792Épouvantable._1130009_1120435

Cauchemardesque._1120270_1120398

Criard._1120969 _1120970Absurdement coloré._1120950 _1120956

Ridicule._1120534_1120548-bis

Toutes ces couleurs donnent des migraines ophtalmiques à tour de bras.feuilles automne canada moncton nouveau-brunswick

Bref, rendez-nous l’automne tel qu’on le connaît : gris, pluvieux, morne ! Vivement novembre !

captain second degré canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants brune[je mets toujours ce logo par égard pour les nouveaux lecteurs, mais en vrai, vous savez qu’on a un humour bizarre non ?]

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Les saisons du Nouveau-Brunswick

Les saisons du Nouveau-Brunswick

Après plus d’un an passé au Nouveau-Brunswick, nous avons pensé à un petit récapitulatif des meilleurs moments pour venir vers Moncton, pour un voyage exploratoire ou pour conseiller la famille qui voudrait te rendre visite. Ce ne sont pas les centaines quelques personnes qui nous ont demandé conseil sur l’hiver dernièrement qui s’en plaindront !

Évidemment, ce constat ne s’applique qu’à Moncton, est parfaitement subjectif en termes de ressenti et ne représente que l’année qui vient de s’écouler (2014-2015), sans oublier que cet hiver était particulièrement exceptionnel en termes de chutes de neige (environ 5 mètres quand même…) ! Mais si ça peut orienter ton choix, c’est déjà pas mal.

D’expérience, les voyageurs exploratoires et les touristes ne choisissent pas DU TOUT les mêmes périodes, bien au contraire : là où les touristes préfèrent les périodes de soleil garanti (toutes proportions gardées…), les voyageurs exploratoires auront plutôt tendance à viser le pire de l’hiver, partant du constat que s’ils aiment la province sous son pire jour, ils l’aimeront forcément le reste du temps. Tout en ayant la pétoche de vivre l’hiver de manière un peu trop intense, comprendre par là : de subir un blizzard. Intention louable, mais biaisée. On vous explique.

Janvier : journées courtes et ensoleillées, températures négatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Pour nous, le pire des tempêtes s’est concentré à cheval sur fin janvier-début février. Une tempête hivernale consiste en des vents forts, une visibilité réduite à cause de la poudrerie (la petite neige vicieuse qui fait qu’on ne voit plus rien), et une grosse chute de neige (plus de 15-20 cm en 24 heures).

P1070457En janvier au parc centenaire.

Février : journées courtes et ensoleillées, températures supranégatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Il y a vraiment eu beaucoup de soleil, c’était étonnant. Un bon choix pour aime l’hiver dans toute sa splendeur, à condition de bien s’équiper.

Mars : les jours s’allongent, couverture neigeuse toujours constante, et c’est le temps des sucres ! On n’est pas à l’abri d’une chute de neige impromptue, mais il me semble que le gros des tempêtes hivernales soit passé à ce stade. Il fait toujours un peu froid pour quelqu’un qui vient d’Europe de l’Ouest (aux alentours de -5°C à 0), mais pour nous, c’est vraiment la délivrance !

Avril : début de la fonte, la neige se transforme en bouillasse, les températures remontent en positif mais le temps est gris. En 2015, la dernière chute de neige date de la dernière semaine d’avril. En gros, avril, ce n’est PAS le printemps ! Restez en France à savourer vos mojitos en terrasse, ok ?

_1080955Ouaip. Ça, c’était fin avril. On est loin des jonquilles en fleur et des papillons qui butinent, hein.

Mai : la neige a complètement fondu, les journées sont longues mais fraîches et toujours couvertes. Au palmarès des périodes les plus difficiles, avril et la première quinzaine de mai sont au coude à coude, parce qu’avec nos repères européens, on s’attend au printemps, aux petites fleurs, à la verdure… et tout ça ne débarque pas avant la mi-mai ! Pour quelqu’un qui n’a pas vécu l’hiver canadien avant ça, cela semblera sans doute dérisoire, mais pour nous, c’était vraiment le pompon.

Juin : c’est enfin le « printemps ». Sans crier gare les arbres deviennent verts, il commence à faire relativement plus chaud. Pas assez pour se baigner, mais assez pour aller randonner, les sites touristiques recommencent à ouvrir, bref la saison estivale se prépare. Il n’y a plus de dangers météorologiques, les conditions sont normales,

Juillet : visiblement cette année a été assez pourrie, mais je n’étais pas là pour le voir. Juillet et août sont les mois de la pleine saison estivale, qui se traduit par des chaleurs toutes relatives et un parc d’hébergement souvent complet : réservez votre logement bien à l’avance ! Le Nouveau-Brunswick, pire que la Côte d’Azur ? N’exagérons pas, mais la province est pile sur le trajet de la flopée de vacanciers québécois et ontariens qui transhument vers l’Île du Prince Édouard et la Nouvelle-Écosse une fois l’été venu.

Août : mois exceptionnel, +30°C, baignades, soleil tout le temps, bref un vrai mois d’été. C’est agréable, c’est beau, c’est parfait pour des vacances ou pour un voyage exploratoire détente.

_1120078Début septembre au cap Jourimain, par +30°C.

Septembre : un mois d’été aussi avec de belles températures (jusqu’à +30°C, oui madame, oui monsieur), même si les jours raccourcissent et qu’il fait vite frais le soir. On sent l’automne qui arrive, mais pas tout à fait. Un beau mois aussi.

Octobre : oh, octobre. Mon mois préféré. Les feuilles ont pris leurs couleurs de rigueur littéralement le 1er octobre, et nous ont offert un spectacle permanent pendant littéralement tout le mois. L’an dernier, l’automne n’était pas aussi clément et il a fait moche à partir du 18 octobre (tiens tiens, cette date ne vous dit rien ?) mais on s’en fout, c’est la dernière ligne droite avant Halloween, on prépare la fête sans penser à rien d’autre (pas vous ?).

_1130009Le 26 octobre à Moncton.

Novembre : il n’y a absolument rien à en tirer, comme partout dans le monde. Un bon choix pour un voyage exploratoire si tu veux voir le pire du pire. Les tempêtes hivernales peuvent commencer (en 2014, la première datait du 28 novembre) mais la neige ne tient pas encore.

Décembre : jours très courts, pas encore vraiment de neige, les activités d’extérieur sont très réduites, heureusement que les décorations de Noël sont là pour réchauffer les cœurs, sinon on déprimerait. Il semblerait que ces dernières années, décembre soit un mois plutôt pluvieux qu’enneigé, les choses sérieuses ne commençant qu’en janvier.

En résumé :

  • pour un voyage exploratoire à la dure, privilégier novembre ou avril, pour voir la province sous son côté obscur.
  • pour un voyage qui vise à la voir sous son meilleur jour, au contraire, privilégier selon vos goûts : janvier à mars pour les loisirs d’hiver, août-septembre pour les loisirs d’été, ou mi-octobre pour les feuilles d’automne.

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Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Escapade : Thanksgiving dans les vignes de Wolfville

Ha, l’automne… Ceux qui nous suivent sur Facebook ne doivent probablement plus pouvoir voir cette saison en peinture, tant on s’extasie devant les palettes absolument invraisemblables qui s’offrent à nous.

Mais au-delà des simples feuilles, l’automne, c’est aussi la saison des citrouilles et évidemment… du vin !

Pour en profiter royalement, des amis nous ont embarqué dans un week-end oenologique qui nous a donné l’occasion de faire une petite escapade automnale à quatre heures de Moncton : Wolfville, en Nouvelle-Écosse, et son tour des vignobles en bus à impériale.

Un… bus à impériale ? Farpaitement, et je le prouve :

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L’improbable Magic Winery Bus organise emmène sa troupe de joyeux drilles (car des touristes en goguette dans les vignes ne peuvent être QUE des joyeux drilles) à la découverte de trois ou quatre vignobles au début de la vallée d’Annapolis, réputée pour son vin :

  • le domaine de Grand Pré
  • le domaine l’Acadie
  • le domaine Gaspereau
  • et le domaine Luckett

Faute de temps, nous ne nous sommes arrêtés qu’aux trois premiers, mais c’était bien suffisant. Avec le ticket de bus, chaque vignoble offre une à trois dégustations gratuitement, ce qui amène inévitablement à pas mal d’alcool dans le sang à la fin de la balade. Ajoutez à cela les vins qu’il est possible de déguster en supplément à des prix dérisoires (5 dollars pour quatre verres, par exemple) et auxquels on succombe fatalement, et vous comprendrez qu’il est de bon ton de trouver un hébergement à distance de marche de l’office du tourisme de Wolfville, où se termine la visite.

Non mais dites-nous, comment résister à une dégustation de vin de glace, vin d’érable et porto dans des DÉS EN CHOCOLAT, hein, dites-le-nous ?!

_1120586Gaspereau

_1120584_1120573L’Acadie

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Luckett (à défaut de s’arrêter, on l’a aperçu depuis le bus)

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Grand Pré

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Difficile d’en choisir un préféré, et de toute façon avec le bus, vous les visitez tous ou presque. On a quand même apprécié à l’unanimité le domaine L’Acadie, où nous n’étions qu’une dizaine à ce moment, et où le gérant nous a fait l’honneur de venir papoter avec nous et nous raconter des anecdotes, ce qui rend l’expérience d’autant plus intimiste et fascinante.

Le site historique de Grand-Pré, classé au patrimoine de l’UNESCO, est à quelques kilomètres de Wolfville seulement et fait un joli détour. Pour accéder à ce point de vue, passez par le domaine de Grand-Pré pour arriver au panorama à travers les vignes.

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La visite prend un après-midi, ce qui laisse du temps sur le week-end pour découvrir Wolfville, charmante bourgade toute mignonne qui se targue d’avoir une université quand même, et un joli centre-ville coloré._1120652 _1120654 _1120663 _1120672 _1120673

Et évidemment, qui dit automne dit citrouille, et mieux encore : auto-cueillette de citrouilles. À la brouette, vous ne pensiez quand même pas qu’au Canada, les citrouilles ressemblaient aux vulgaires potimarrons de 450 g d’Intermarché ? Le site sur les photos est à proximité du marché de Wolfville, mais il y avait des auto-cueillettes littéralement tous les kilomètres. On vous laisse admirer la taille de ces monstres._1120704_1120688

Idée de logement : Blomidon Inn, à deux pâtés de maison de l’office de tourisme (voir remarque ci-dessus sur le degré d’alcoolémie), superbe manoir victorien à la décoration délicieusement surannée, avec des salons dans lesquels on regrettait ne pas avoir de brandy et de cigares pour se sentir comme de riches héritiers de la fin du XIXe siècle. Le restaurant est excellent aussi, si ce n’est un peu plus cher que nos établissements habituels (25 $ le plat environ), mais pour l’Action de Grâce, on se fait plaisir !

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Magic Winery Bus

Ouvert de mai (?) à la mi-octobre

Départ de l’office du tourisme, Willow Avenue, Wolfville, NS

Environ 20-25 dollars selon le départ dans la journée (trois départs quotidiens)

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Un an au Canada

Un an au Canada

Le 18 octobre 2014, nous nous envolions pour le Canada…

Le 18 octobre 2015, nous y sommes toujours bien !

Nous fêtons aujourd’hui notre premier canadiversaire.

À tous ceux qui nous ont accueillis dans leur vie à Moncton : merci d’être là pour nous, vous faites partie intégrante de notre aventure !

À tous ceux qui sont dans les démarches : courage à vous, on sait que l’attente est longue mais on espère que nos péripéties vous donnent envie de venir nous rejoindre outre-Atlantique !

À vous tous qui nous lisez d’ici ou d’ailleurs : merci d’être toujours fidèles un an après notre installation ! On espère fêter de nombreux autres canadiversaires en votre compagnie.

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Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Quand je dis « powwow », vous pensez à…

A. un groupe de chanteurs a capella ayant eu leur heure de gloire dans les années 1990 ?

B. un rassemblement informel de traducteurs (pour de vrai !) ?

C. un rassemblement d’Améridiens ?

D. la réponse D ?

Le week-end de la fête du travail, nous avons pu assister à un événement qui sort de très loin de l’ordinaire pour nous : le pow-wow annuel de la première nation Elsipogtog (Mikmaq) à Rexton, près de Richibucto et Kouchibouguac.

Arrivés pendant la pause déjeuner, nous sommes comme des poules avec un couteau : les sièges sont réservés aux Anciens, pas d’autres Blancs en vue, on se contente de manger nos nachos debout en se faisant le plus petit possible, ultra-conscients de ne pas être tout à fait à notre place.

Les organisateurs ont tout de même fait de la publicité à leur événement sur le site de l’office du tourisme du Nouveau-Brunswick, et ont installé des panneaux d’interprétation sur le terrain pour les petits bleus comme nous. Y sont décrits les danses, les protagonistes et les tenues d’apparat (le terme « costume » étant considéré comme condescendant, et refusé).

L’animateur au micro fait bien les choses et explique bien ce qu’il se passe : qui est le danseur principal, cette chanson est dédiée au vétéran, levez-vous, restez assis, prenez des photos, rangez vos appareils. L’immense majorité de l’assemblée est elle-même amérindienne et connaît les ficelles du pow-wow, mais pour le reste du public, c’est salvateur.

La cérémonie commence par la « danse de l’herbe », réalisée par les hommes pour bénir le terrain. Remarquerez-vous un détail geek dans l’une des tenues d’apparat ci-dessous ? Si j’ai bien compris, les danseurs réalisent eux-mêmes leur tenue, et y incorporent ce qu’ils souhaitent.

première nation nouveau-brunswick

C’est ensuite l’heure de la Grande entrée. Entrent en scène les chefs, les drapeaux, les danseurs, danseuses, tournant autour du terrain de danse dans le sens des aiguilles d’une montre.

chefs danseurs rassemblement big cove richibuctopowwow première nation rexton

Chaque morceau est interprété au tambour et à la voix avec un groupe d’hommes, représentant différentes tribus d’ici et d’ailleurs (Québec, Ontario), pas forcément Mikmaq d’ailleurs. Une idée de la grande entrée ici (vidéo par « Carolji Forgues », c’est-à-dire pas par nous) :

https://www.youtube.com/watch?v=V0GWuzqk_xM

Vous remarquerez sur les photos que tous les participants n’ont pas l’air ostensiblement Amérindiens. Certains ont évidemment des traits conformes à l’image que l’on se fait des autochtones, mais d’autres sont blancs, d’autres encore métis, d’autres noirs. J’imagine qu’en 2015, les Amérindiens « pur sang » sont relativement rares, et que le métissage est inévitable ; l’important étant surtout de se réclamer d’un héritage pour faire vivre la culture. Dans la vidéo, on voit quelques danseurs au physique non autochtone (à 0:04 en brun et bleu, à 0:30 en bleu et rouge).

danseuses natives pow-wow

Vous remarquerez les couleurs éclatantes. Les motifs jaune, rouge, noir et blanc se dégage du lot : ce sont des couleurs traditionnelles pour représenter le cycle de la vie [LE CYYYYYYYYCLE ÉTERNEEEEEL…] [50 geeks points, tout ça].

big cove richibucto

Après la grande entrée, les danses et chants se sont succédé pendant deux heures environ, sous un soleil de plomb. Une pensée compatissante pour les danseurs dans leur tenue d’apparat, souvent couvrantes et probablement pas des plus adéquates par +30°C. Après, qui aurait pu prévoir qu’il ferait 30°C début septembre, hein ?

elsipogtog 2015 powwow elsipogtog   rexton big cove pow-wow

Si vous avez l’occasion d’assister à un pow-wow, dépassez votre timidité et n’hésitez pas à aller voir cette cérémonie de vos propres yeux. Une expérience enrichissante dans une facette culturelle du Canada dont on ne parle pas beaucoup.

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On a testé pour vous : déménager

On a testé pour vous : déménager

Après le déluge de chroniques sur nos activités estivales toutes plus lugubres les unes que les autres, il est temps de revenir à ce que vous aimez : des infos précises, du concret, du tangible, du PRATIQUE.

Aujourd’hui, on a testé pour vous : résilier son bail de manière anticipée, trouver un repreneur et déménager. Rien que ça.

Après neuf mois passé dans les entrailles de la Terre, nous avons décidé qu’il était temps de revoir la lumière. Et nous nous sommes mis en tête de déménager.

On a déjà vu où trouver un logement à Moncton, mais maintenant :

Comment trouver un logement, concrètement ?

Cherche sur Kijiji. Essaie de répondre aux annonces de façon créative si possible, en te démarquant des autres locataires potentiels. N’hésite pas à poster ta propre annonce en précisant ce que tu recherches (même si on n’a pas trouvé par ce biais, on a visité quelques logements dont les proprios nous avaient contactés par ce biais). Si tu as un animal, n’hésite pas à demander si le proprio les accepte, ça permet d’éliminer tout de suite ceux qui sont allergiques aux chats et ceux qui n’ont rien compris aux chiens.

Puisqu’ici les propriétaires aiment bien les références, prends les devants et fournis un petit « CV du locataire » avec ton historique de logements, les détails importants (fumeur/enfants/animaux) et deux-trois mots sur ton foyer [si ça t’intéresse, on peut faire un article plus complet]. Et continue de répondre aux annonces en attendant de trouver. À noter, Kijiji propose de s’inscrire à des alertes selon des mots clés, pour recevoir les annonces correspondant à ce que tu cherches, directement par mail. Plutôt pratique !

Détail amusant, bien souvent, les logements semblent libres « de suite », « la semaine prochaine » ou « dans deux semaines tout au plus ». Peut-être parce qu’on cherchait juste avant la rentrée ? Notre logement était disponible sous trois semaines, c’était de loin le plus en avance qu’on ait trouvé.

Une fois qu’on a trouvé, on fait quoi ?

Trouve un logement, puis donne ta dédite à la régie/au proprio. Nous, on l’a fait dans cet ordre-là, amis bien évidemment, rien ne t’empêche de résilier d’abord ton bail avec tes trois mois de préavis, puis de commencer à chercher un logement. On n’aime pas lâcher la proie pour l’ombre, donc on n’a pas procédé comme ça, mais ça ne veut pas dire que ça ne marcherait pas pour toi, hein.

Pour donner ta dédite, c’est facile : il suffit de l’envoyer en trois exemplaires et demi sur du papier Canson crème en police Comic Sans taille 11.5, imprimé avec de l’encre noire exclusivement, en lettre recommandée avec accusé de réception…

Nan ? Nan.

Vérifie au préalable auprès du gestionnaire, mais pour nous, un mail a fait l’affaire. Magique, non ? On ne s’en remet pas ! On le savait pourtant, que tout était plus facile ici, mais on cherche toujours la petite bête. Et en passant, depuis presque un an, personne ne nous a demandé de lettre en AR.

Une fois la dédite envoyée, on fait quoi ?

Voilà la partie amusante. Ton bail prévoit un préavis pour quitter l’appartement, d’un à trois mois normalement.

La beauté de la chose, c’est que même ayant trois mois de préavis, on pouvait tout à fait libérer l’appartement plus tôt sans pénalité, à condition de trouver un repreneur nous-mêmes, qui sera ensuite approuvé par la régie. Je suis sûre que c’est le cas de pas mal de baux.

Nous revoilà donc sur Kijiji, à faire le boulot de la régie poster des annonces pour trouver le nouveau locataire. Et deux visites plus tard, un repreneur potentiel avait signé son nouveau bail selon une date qui nous convenait. BIM. Pas plus compliqué que ça.

Renseignements pris, les Canadiens ont l’habitude de louer des U-Haul (camions de déménagement) pour déménager eux-mêmes. Nous avons préféré embaucher des déménageurs pour se casser le dos à notre place parce qu’on n’a pas assez d’amis pour la tranquillité d’esprit, qui nous ont coûté 100 $ de l’heure chez Van Premiere Lines, tout s’est bien passé.

Ça semble facile, non ? Selon le bail, trouver un repreneur est d’ailleurs possible à tout moment. Ce qui dédramatise le bail annuel tant redouté, non ? Si on a la possibilité de partir à tout moment à condition de trouver un repreneur, ce n’est plus si effrayant. Si avait su que c’était aussi simple, on aurait probablement cherché un repreneur avant.

Bref, après toutes ces petites péripéties bien gentillettes, nous voici bien installés dans une maison pas très loin du centre-ville de Moncton. Avec un jardin miniature, certes, mais qui n’est pas au ras de nos fenêtres. On voit même le soleil. On est bien.

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Tranches de vie : septembre 2015

Tranches de vie : septembre 2015

Encore un chouette mois estival à notre actif ! Après août, le mois de septembre nous a gâté au niveau du temps, avec des températures grimpant jusqu’à +30°C pendant la première quinzaine, on ne s’y attendait pas. À l’heure où nous écrivons cette chronique, nous avons eu quelques jours un peu frais (Martin a dégelé le pare-brise pour aller au travail…), mais rien de dramatique. Bref, septembre, c’est encore l’été.

Nous en avons donc profité au maximum, vous commencez à nous connaître. Le samedi 5 septembre, AC/DC passait en concert à Moncton et devinez quoi ?…

On n’y était pas ! Pas à 120 $ la place, non [bien malheureusement d’ailleurs !] À la place, nous avons pris notre CD d’AC/DC, notre voiture et avons fait route vers Kouchibouguac pour une sortie camping dont l’objectif avoué était d’admirer la réserve de ciel étoilé et randonner en forêt.

_1110741_1110767_1110787Pleine nature ou camping ?

Martine a participé à une course à pied : la course Terry Fox, sur 5 km, au profit de la lutte contre le cancer.

Journée Terry Fox

Nous avons aussi exploré le Cap Jourimain, au pied du pont de la Confédération. Les moustiques étaient particulièrement féroces ce jour-là ! Mais la vue est superbe et il y a de quoi s’occuper : une douzaine de kilomètres sur plusieurs sentiers, un centre d’interprétation très bien fait, un restaurant et même une plage pour les plus courageux (elle était plus fraîche qu’à Parlee ce jour-là…). On peut facilement y passer une belle journée en extérieur.

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À l’instar des journées du patrimoine, nous avons eu droit aux journées de la culture. Galeries et espaces artistiques ont ouvert leurs portes au public lors d’une superbe après-midi d’automne dans Moncton.

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Enfin, nous avons commencé à arpenter le sentier Dobson, sentier de 60 km de long qui relie Riverview à la baie de Fundy. Nous espérons le parcourir en entier l’an prochain, et en avons eu un avant-goût récemment.

Oh et il semblerait que l’automne arrive doucement… Martine guette le changement de couleur des feuilles comme le père Noël, et ce n’est pas peu dire !

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Pssst ! Il semblerait aussi qu’un changement de décor soit d’actualité… On vous tient au courant !

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Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Nous en avions envie depuis longtemps, c’est désormais chose faite : partir à la découverte du parc de Fundy.

La baie de Fundy a une personnalité vraiment différente de la côte acadienne, et c’est un changement agréable de nos innombrables virées à Bouctouche, Parlee et Kouchibouguac.

Là où la côte acadienne est plate, domestiquée, peuplée de maisons, sablonneuse, avec des plages d’eau chaude qui  fleurent bon les vacances estivales tranquilles au camping, le littoral de Fundy est sauvage, septentrional, escarpé, recouvert de bouleaux et de conifères et nous défie avec férocité de nous baigner dans ses eaux d’une couleur glacée.

Bref, un caractère bien trempé, cette baie de Fundy.

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Mais ce n’est pas grave, nous aussi on est des durs à cuire.

Pour cette première visite, nous avons choisi le sentier du littoral, qui longe la baie sans donner entièrement dessus, avec des criques et des falaises qui se dévoilent au détour du sentier.

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Nous avons ensuite fait une incursion dans les terres à la découverte de petits lacs, ruisseaux et de beaux sous-bois moussus. Tout cela ne serait évidemment pas complet sans un barrage de castors, une centaine dizaine d’écureuils et quelques mûres, champignons et bleuets sauvages.

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Ceci est un authentique barrage de castors made in Canada._1110706_1110671_1110711_1110707

Au total, une dizaine de kilomètres de marche dans les vallons, pour une randonnée différente de celles auxquelles nous sommes habitués (entendre par là : dans des montagnes).

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Pour les plus geeks d’entre nous (HEM-HEM), le wifi était présent sur le parking au retour. OUF. Sauvés.

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Parc de Fundy

Entrée à Alma : 8 $ environ par adulte, carte des sentiers disponible à l’entrée

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Politique : les élections au Canada

Politique : les élections au Canada

Si en France, la vie politique entre doucement en pré-campagne (qui a toussé très fort « ça fait deux ans que Sarko est en pré-campagne » ?!), ici c’est bientôt le bout du tunnel, puisque les Canadiens éliront leur nouveau premier ministre dans moins d’un mois, le lundi 19 octobre.

Autant dire que comme partout, c’est un sujet qui divise, même si parmi les jeunes Canadiens que nous côtoyons, le premier ministre en poste, Stephen Harper, semble l’objet d’une haine sans nom, d’un mépris infini et d’un rejet unanime. Nos amis étant généralement quasi trentenaires, professions intellectuelles ou apparentées, leurs convictions vont aux Verts ou à la « gauche » du NPD (« gauche » entre guillemets, car bien plus à droite que notre gauche, on reste en Amérique du Nord).

Commenter la politique de son propre pays n’est pas de la tarte ; je vous laisse imaginer celle d’un pays d’adoption. Il est extrêmement complexe de débarquer au beau milieu d’un tissu politique et comprendre qui est qui et qui fait quoi, qui a fait quoi par le passé, qui est mentionné dans les débats alors qu’il/elle est retiré de la vie politique, retenir noms, visages et couleurs politiques, bref c’est comme tricoter avec des gants de boxe en plein brouillard : pas facile.

Le système électoral canadien repose sur le principe du « premier rafle tout » : en jargon, le scrutin uninominal à un tour. Les élections se jouent sur un tour, et celui qui emporte le plus de voix emporte l’élection. Et cela, même si plus de votants ont voté contre lui que pour lui. On s’explique : si le candidat A a 33 % des voix, le candidat B en a 25 %, le candidat C 21 % et les autres ont chacun moins de 10 % des voix, c’est le candidat A qui est élu, même si dans les faits, 67 % des votants ne voulaient pas de lui.

Au niveau des partis, les trois premiers au niveau national (désolés, les Verts) sont :

  • les Conservateurs (la droite), menés par Stephen Harper
  • le Nouveau Parti démocratique (gauche), opposition officielle, avec Tom Mulcair
  • et les Libéraux (centre), avec Justin Trudeau

élections au canadaOK cette photo est un peu nulle mais allez illustrer un article politique, vous !

Le 19 octobre, si nous avons tout compris, les Canadiens éliront les députés de leur circonscription (qui correspond généralement à un comté). Le parti qui remportera le plus de sièges lors du seul et unique tour sera donc la majorité. Le premier ministre est nommé par le gouverneur général, et il s’agit traditionnellement du chef du parti ayant le plus de sièges à la Chambre des Communes. Le premier ministre en poste est donc Stephen Harper, au pouvoir depuis 2006. [corrigez-nous si on a raté quelque chose]

Faute de pouvoir commenter réellement la campagne par manque de recul, voici quelques anecdotes :

  • le scrutin a toujours lieu en semaine, et les employeurs sont tenus de laisser les salariés aller voter s’ils souhaitent le faire sur leur temps de travail.
  • les candidats peuvent faire une campagne positive (« pourquoi nous sommes les meilleurs ») ou négative (« pourquoi les adversaires sont nuls ») : l’un des slogans des Conservateurs est ainsi « Justin Trudeau is just not ready », avec les spots télé et radio qui vont avec.
  • il n’existe pas de limite au cumul des mandats pour le Premier ministre.
  • on trouve sur ce site un sondage qui permet de savoir où nos idées recoupent celles des quatre premiers partis, plutôt pratique pour démarrer dans le paysage politique canadien. Sans grande surprise, je suis plutôt en phase avec le NPD/les Verts.
  • la moitié des dépenses électorales des partis sont remboursées… par le contribuable. Plus la campagne est longue et plus le contribuable casque. Ah ben ça tombe bien, cette campagne est la plus longue de l’Histoire canadienne, avec 78 jours (ouverture de la campagne le 3 août).
  • les principales questions de la campagne touchent à l’économie (comment redresser l’économie en cette période de contraction ?), la sécurité (Comment garantir la sécurité des Canadiens face aux terroristes après les deux attaques d’octobre 2014 ?) et euh… les autochtones ? Le climat ? Les autochtones sont manifestement un sujet brûlant, tout comme le terrorisme et l’immigration, mais je n’entends pas vraiment parler du climat, hormis chez les personnes à sensibilité écolo.
  • on trouve des panneaux électoraux un peu partout, en bord de route, le long du trottoir et même chez les gens
  • pour rappel, nous n’avons pas le droit de vote au Canada sauf pour les élections provinciales (et l’avons perdu en partie en France, puisque nous ne votons plus aux élections locales), et c’est normal. Nous ne voterons pas le 19 octobre.

Voilà pour une petite introduction à la politique canadienne. Vous avez des questions ? On peut essayer d’y répondre.

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Ce que font les immigrants qui veulent vivre à la canadienne

Ce que font les immigrants qui veulent vivre à la canadienne

Quand ils veulent s’intégrer, que font certains immigrants au Canada ?

Immigrants Canadiens
Ils passent leurs week-ends dans les bois. Ils passent leurs week-ends comme toute la planète : devant la télé, avec des amis, au centre commercial…
Ils font du traîneau à chiens. Ils font de la motoneige.
Ils ponctuent toutes leurs phrases de « tabernacle » en essayant d’imiter l’accent québécois/acadien. Ils disent parfois « tabernacle ». Ou plutôt « tabarnak », d’ailleurs. OK, certains le disent vraiment souvent.
Ils vont dix-sept fois à la cabane à sucre en mars. Ils vont une fois à la cabane à sucre.
Ils vont voir des ours. Ils ne paieraient pas pour voir des plantigrades alors qu’on les voit très bien sur l’autoroute.
Ils portent des chemises à carreaux et se font pousser la barbe. Chemises à carreaux et barbe sont réservées aux hipsters ou, à l’extrême rigueur, aux personnes très âgées au fond des bois.
Ils mangent de la poutine. Ils mangent des burgers.
Ils dînent plus tôt que d’habitude : à 19 h. Ils soupent à 17 heures.
Ils se déguisent en sorcière pour Halloween. Ils se déguisent en tout et n’importe quoi pour Halloween, mais pas en sorcière.
Ils fêtent le Canada et l’Acadie comme si leur vie en dépendait. Ils ont vu ça toute leur vie et s’en cognent un peu maintenant. Un peu comme nous avec le 14 juillet, hmm ?
Ils ont visité tous les sites historiques et festivals culturels de la région. Ils en ont visité trois, quand ils étaient en primaire.

Ils vont faire toutes les auto-cueillettes possibles.

Ils vont cueillir les pommes.

Ils vivent dans un demi sous-sol.

Ils vivent dans un pavillon ou une maison mitoyenne.

Ils écoutent uniquement la station de radio country.

Ils écoutent la radio normale.
Ils parlent en prenant garde à évincer tout mot anglais malvenu, utilisant « patin en ligne » pour « roller » ou « entretien » pour « interview ». Ils parlent avec autant de mots anglais qu’en France, mais pas les mêmes. Et avec l’accent.

Ils portent un bonnet de trappeur en véritable faux raton-laveur.

Ils portent une tuque.

Ils boivent du Canada Dry.

Ils boivent de la bière.

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Les immigrants vivent-ils comme les Canadiens ou comme ils aimeraient que les Canadiens vivent ?

captain second degré canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneOn ne fait pas tous comme ça, les Canadiens ne font pas tous comme ça… mais il est vrai qu’on aurait tendance à pêcher par excès d’enthousiasme, à vouloir recréer des images d’Épinal du Canada au temps des trappeurs. Il ne manquerait plus qu’on achète une cabane en rondins pour se la rejouer Line Renaud…

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