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Tranches de vie : août 2016

Tranches de vie : août 2016

titre août 2016

Le mois d’août a rimé avec… kayak ! Une rime bien pauvre mais une vraie découverte pour cette activité nautique relativement simple, pas si chère que ça et surtout ultra dépaysante. Kayak par ci, kayak par là, Martine n’avait que le kayak à la bouche.

Nous sommes donc allés pagayer à Kouchibouguac…

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et à Shédiac…WP_007563 (2)WP_007564 (2)WP_007573 (2)WP_007582 (2)

Et c’est tout ? Oui, mais si la saison le permet, ce ne sera probablement pas nos dernières sorties en rafiot !

Nous avons aussi profité de ce que l’été avait à nous offrir :

mûres, framboises et myrtilles à foison…

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promenades aux alentours (ici, le Monument Lefebvre à Memramcook)…

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piscine pour tous…
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Sans oublier le Tintamarre !_1160748 (2)_1160760 (2)_1160769 (2)_1160853 (2)Il semblerait aussi que nous nous soyons échappés de Moncton pour un week-end ailleurs… mais où ? Un indice ci-dessous !

_1170244 (3)On espère que la rentrée se passe bien pour tous ! À très vite !

 

 

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Sortie : les ours de Little Big Bear Safari

Sortie : les ours de Little Big Bear Safari

À une heure et quelque en direction de Kouchibouguac à partir de Moncton, prenez un aller simple pour l’émerveillement dans sa forme la plus pure : voir des nounours grandeur nature.

Pour apercevoir les mignons plantigrades dans leur milieu naturel, nul besoin de lever tôt : on privilégie la nuit tombante, et le safari photo commence vers 18 h 00-18 h 30 selon la saison. Ni dans un zoo, ni en pleine brousse, nous sommes dans une forêt aménagée, où les ours ont manifestement leurs habitudes.

Emmenés dans une tour d’observation où le silence est de mise pour que les ours viennent à nous, nous apercevons notre premier spécimen… dès l’arrivée en bus, et c’est à trois mètres de deux ours adolescents affamés que nous grimpons dans notre tour d’ivoire, endroit rêvé pour laisser la magie opérer.

ours kouchibouguac little big bear safari moncton canada blog chat candidats des provinces nouveau brunswick pcnb entrée express initiativé stratégique avantage francophone résidence permanente

Plus que des bêtes sauvages, ce sont des animaux semi-sauvages qui viennent ici appâtés par les croquettes de « Papa Bear », alias le propriétaire de Little Big Bear Safari. Mais lui seul a le droit de les nourrir dans la main, voire de leur décrocher un bisou sur la truffe. Nous, néophytes ignorants, nous contenterons d’admirer, du haut de notre plateforme à quatre mètres de haut, le ballet des ours.

L’apparition est toujours un moment magique. Ai-je bien vu une grosse peluche avancer à travers les arbres ? Est-ce mon imagination ? Les animaux arrivent un peu patauds, se dandinant, prêts à se délecter des croquettes pour ours cachées un peu partout.

Au total, pas moins de douze ours sont venus ce soir-là, dont une mère et ses trois petits du printemps, adorables nounours griffus de quelques mois et déjà de la taille d’un petit labrador.

Quand un mâle s’approche, le grabuge commence. D’adorables nounours, ils redeviennent surtout les bêtes féroces qu’ils n’ont jamais cessé d’être, qui se battent pour leur territoire à grands coups de griffes, et l’on pressent qu’il vaudrait mieux ne pas croiser un spécimen de mauvais poil au détour d’un sentier. Notre tour d’observation redevient un refuge plutôt qu’une vigie, et nous réalisons l’ampleur du travail de Papa Bear, capables de les approcher sans se prendre une droite fatale.

La tension redescendue, maman ourse attend patiemment que sa portée fasse de même : qu’elle redescende. Ce qui ne va toujours sans mal.

ours little big bear safari nouveau brunswick Oups… ? Maman ? CHUIS COINCÉÉÉÉÉÉÉÉ !

ours oursons nature orignal canadaMaman Ours prête à tabasser quiconque menace ses petits. Et Petits Ours prêts à prendre la tangente au moindre danger, faut pas déconner non plus.

Le calme revenu et toutes les croquettes avalées, la famille s’en va paisiblement au cœur de la forêt dans un décor digne de Bambi. Et c’est reparti pour un petit tour d’émerveillement.

ours moncton kouchibouguacMagique, non ?

Little Big Bear Safari

4120 route 480, Acadieville

1 506 775 2354

Ouvert de mai à octobre

Prévoir un téléobjectif, une petite laine et de l’antimoustique. Deux heures dans la tour d’observation. À partir de 5 ans.

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En pleine tempête : guide de survie

En pleine tempête : guide de survie

Vous n’avez pas pu l’ignorer, en début de semaine, le Nord-Est des États-Unis a été frappé par une violente tempête de neige répondant au doux nom de Juno, qui a poussé certaines localités à crier au loup décréter l’état d’urgence. Au final, il ne sera tombé que 20 cm à New York.

Au Nouveau-Brunswick, en revanche, Radio-Canada Acadie a annoncé cette tempête comme toutes les autres : avec sobriété et résignation, en se permettant même des petits commentaires narquois sur son voisin américain bien peu préparé.

Et pendant ce temps, nous, on se demandait de quelle façon le ciel allait nous tomber sur la tête, mi-excités, mi-soucieux, mi-penauds, mi-curieux (à nous deux, ça fait quatre mi-quelque chose. Dora était mi-indifférente, mi-insouciante). Un premier blizzard, ce n’est pas rien, mais tout s’est bien passé, rassurez-vous.

Quelle meilleure occasion de vous faire un topo sur l’avant, le pendant et l’après-blizzard ? Parce que les tempêtes, c’est comme l’attente de la RP et la recherche d’emploi, ça fait partie de l’expérience de l’expatriation au Canada, il faut y passer en gardant le sourire.

Cela dit, il y a tempête et tempête. Les précédentes tempêtes de neige avaient laissé notre cœur de Hauts-Savoyards presque de glace (mais rassure-toi, cher Breton ou Niçois : elles sauront t’émouvoir !), car d’après Météo Canada : une tempête de neige, c’est lorsque 15 cm ou plus de neige sont prévus dans un délai de 12 heures. Rien de bien impressionnant pour qui est né en montagne, donc.

Par contre, le blizzard, c’est quand on s’attend à ce que des vents d’au moins 40 km/h entraînent des réductions généralisées de la visibilité jusqu’à 400 mètres ou moins, en cas de poudrerie, ou de poudrerie avec des chutes de neige, pendant au moins quatre heures. En gros, une autre paire de manches.

Quand il y a blizzard, les conditions sont dangereuses : on ne sort pas pour s’amuser. La plupart des entreprises sont fermées : l’immense majorité des salariés travaillent de chez eux ou chôment, avec ou sans solde. Mardi 27 janvier 2015, l’espace Champlain était fermé, et quand l’espace Champlain est fermé, on peut dire que TOUT est fermé.

Quand il y a blizzard, deux-trois choses sont à retenir :

  • on ne sort pas de chez soi
  • l’électricité peut être coupée
  • l’eau peut être coupée

Partant de là, voyons comment survivre à une bonne grosse tempête hivernale au joli petit blizzard bien cinglant.

Avant

File au supermarché te concocter un placard spécial tempête avec des biscuits apéro, du pain, des biscuits tout court, des fruits secs, du chocolat… Autant d’aliments qui n’ont besoin ni d’être cuits ni d’être réfrigérés (en cas de coupure d’électricité). Mise sur l’aspect réconfortant des aliments, parce que si tu n’as plus l’électricité, on doute très très fort que des branches de céleri et des boîtes de conserve froides te redonne du baume au cœur. Météo Canada préconise des réserves pour 72 heures.

tempête de neige canada nouveauw new brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente juno monctonPas encore au point, notre placard tempête : les saucisses et l’humus, une fois ouverts, on les conserve comment s’il n’y a plus de courant ?!

Rentre tes animaux au chaud, même le chien qui dort dans sa niche d’habitude. Et n’oublie pas le rab de croquettes pour chat, parce que rien de pire qu’un huis-clos avec un chat affamé. Tu pourrais y rester. Sérieusement.

Remplis des bidons ou tes contenants d’eau (au moins 2 litres par personne par jour) pour parer à une éventuelle rupture des canalisations quelque part. Pense aussi aux questions d’hygiène et remplis ta baignoire : avec un seau, elle remplacera ta chasse d’eau.

Équipe-toi d’une lampe de poche, de piles, de bougies, d’allumettes, de bûches si tu as une cheminée… Tout ce qui pourrait faire de la lumière et/ou de la chaleur.

Charge tous tes appareils électroniques utiles et note tous les numéros importants au cas où sur un calepin accessible. Comme Martine, anticipe et préviens tes éventuels clients de la situation, pour ne pas te retrouver comme un rond de flan avec une commande à livrer et une connexion Internet en rade. Comme Martin, appelle ton entreprise pour t’organiser et éventuellement récupérer des documents pour pouvoir travailler de chez toi.

Si le réservoir de ta voiture est presque vide, file le remplir pour éviter qu’il ne gèle, ce serait ballot.

Si vraiment ton employeur est relou et que tu dois aller travailler, prépare un sac avec le nécessaire pour passer la nuit au boulot si jamais tu es coincé. Et une pelle à neige pour le lendemain. De manière générale, au Canada, il est sage d’avoir toujours une pelle à neige sur soi.

Pendant

Reste au chaud ou à la rigueur, va prendre des photos pas loin. Périmètre autorisé : trois mètres autour de la maison, toujours en contact visuel pour ne pas te perdre, c’est très sérieux, surtout si ton garage est loin (dans ce cas, la technique dite « de la corde à linge » mise en œuvre au préalable sera utile).

Garde tes appareils électroniques sur secteur tant que tu peux.

Hiérarchise les aliments à manger en premier selon la disponibilité de l’électricité.

Moque-toi (gentiment) du voisin dont la voiture est ensevelie, du type qui passe en voiture la fenêtre ouverte, des couillons qui font leur footing. Envoie des photos aux amis en France pour les terroriser.

Regarde par la fenêtre en sirotant un bon chai latte et en frissonnant intérieurement à chaque bourrasque, en te disant que tu n’avais probablement jamais vu ça. Et que c’est génial.

Conseils sérieux en cas de coupure d’eau ou électricité :

  • évite d’ouvrir ton frigo ou ton congélateur pour garder les aliments au froid. Si tu as une maison, tu peux les transférer dans une glacière dans ton garage.
  • regroupe toute la famille dans une même pièce pour capitaliser la chaleur humaine (et animale, car il y a fort à parier que tes animaux viendront te coller aussi, les petits opportunistes).
  • ne fais pas ton timide et sollicite tes voisins pour voir s’ils sont dans la même situation ou s’ils ont des conseils. Il y a fort à parier qu’ils aient l’habitude puisqu’ils vivent ça 20 fois par hiver.

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Après

Prévois largement une demi-heure de mou le lendemain pour exhumer ta voiture de sa gangue de neige de glace et de verglas, en repensant aux raisons qui t’ont amené.e au Canada.

Utilise l’eau de la baignoire pour faire une lessive à la main ou tirer la chasse d’eau, histoire de ne pas l’avoir complètement gaspillée.

Invite tes amis pour un apéro avec les denrées périssables de ton placard d’urgence.

Admire l’épaisseur de neige assez inédite (entre 30 et 40 cm, à vue de nez), rigole des pauvres gens dont la voiture est coincée ou la fenêtre ensevelie, et réjouis-toi de toute cette neige sous le soleil…

   _1070130 _1070127  2015-01-28 16.54.34 _1070137Technique de déneigement : tout pousser dans la pelouse, sur les trottoirs… Admirez les monticules en arrière-plan : belle quantité, non ?

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C’est beau, non ?

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Le vertige

Le vertige

Avant chaque grand saut, un moment de vertige.

La sensation de toucher au vide. Avec un sacré vent dans le dos, une tempête qui hurle, du changement à rendre sourd.

Les orteils se crispent, les pieds s’emmêlent, les sens sont désorientés. Tout en nous résiste. Le vertige de l’inconnu gronde sous nos pieds. On ferme les yeux, les larmes montent et le cœur s’emballe. L’hésitation frappe en pleine face, à coups répétés, toujours plus douloureux, donne envie de regarder vers un arrière réconfortant.

Le doute insidieux s’emmêle dans les cheveux, glace la nuque en soufflant à l’oreille des discours paralysants. Pourquoi partir sans savoir ce qui nous attend ? Pourquoi gâcher ce qu’on avait ?

Le spectre de l’échec flotte devant nos yeux, arrête notre élan par des mots doux d’un immobilisme réconfortant. Pourquoi partir, quand ne rien changer serait si doux ? Pourquoi sortir de notre zone de confort ?

La culpabilité rampante prend par surprise, manque de faire trébucher et donne envie de reculer. Pourquoi partir en laissant nos proches derrière nous ? Pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Ensemble, ils empêtrent, entravent, arrêtent. La dynamique du saut ne tient qu’à un fil, si faible, si facile à trancher net d’un coup de panique bien placé. Il suffirait d’un mot pour effilocher le fil de la volonté, si mince face à l’énormité du gouffre qui nous attend.

Puis on lève les yeux pour regarder devant soi. Loin, si loin, bien plus loin que le bout de notre nez, la vie appelle.

Quitte à s’envoler, autant le faire de son plein gré. Nous préférons sauter que de nous laisser emporter.

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Pas de regrets : ce qu’on fera avant de partir

Pas de regrets : ce qu’on fera avant de partir

Une échéance est souvent l’occasion de remarquer toutes ces choses auxquelles on n’a pas prêté attention pendant qu’on en avait le plein usage, quand on n’avait pas encore remisé nos yeux émerveillés au placard pour retomber dans une léthargie apathique.

Martine se souvient de son émotion au moment de quitter le club plus ou moins fermé des possesseurs de carte 12-25 et de sa frénésie de voyage deux mois avant l’expiration de son précieux sésame, alors même qu’elle aurait pu profiter des dix années précédentes pour voyager en France pour pas cher. Toutes proportions gardées, l’histoire se répète.

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On n’ouvre jamais autant les yeux sur ses privilèges et son environnement qu’au moment de les quitter. À différents niveaux et en bien ou en mal d’ailleurs (« Sarko revient mais moi JE ME CAAAASSE !!!! »). À un niveau personnel, c’est l’heure de quelques constations et modestes bilans.

On peut ainsi se retrouver à s’agiter avec la frénésie d’un poulet décapité pour faire toutes les choses qui nous tiennent très à cœur :

  • C’est ainsi qu’on se retrouve à refaire notre salle de bain de fond en comble un mois avant de partir (avec pour excuse le confort des futurs locataires)
  • À arpenter le pavé pour enfin aller goûter les délicieux falafels dont on nous parle depuis un an
  • À aller enfin un week-end sur la route des fromages de Savoie, qu’on planifiait mollement depuis cinq ans
  • À débloquer deux heures pour aller dans le premier bar à chats de Lyon. Car en termes de priorité avant de partir, je ne vois rien de plus impératif que d’aller dans un bar à chats ! Un BAR À CHATS quoi !

Il reste certaines incertitudes dont les variables sont le temps, le courage et l’énergie :

  • faire imprimer les albums photo de ces deux dernières années ?
  • changer moi-même la moquette tapissée de vomi félin un peu sale ?
  • aller faire un petit massage pour évacuer la tension ?
  • coudre les bouillottes sèches que j’ai en projet depuis cet été ?

Et on fait le deuil de ce qu’on ne fera pas, mais alors vraiment pas :

  • je n’irai jamais dormir à la belle étoile dans le jardin privatif de la copropriété, juste pour délirer, car l’été s’est presque fini avant d’avoir commencé
  • on n’ira jamais au fabuleux restaurant franco-japonais qui ne prend les réservations que plusieurs mois à l’avance
  • je n’irai pas me faire un petit week-end à Turin avant bien longtemps, pas plus que nous ne gravirons la Tournette en famille comme je l’avais prévu cet été.

Pour autant, les regrets n’ont pas de place ici : pour quoi faire ? Si nous n’avons pas pris le temps de réaliser ce que nous souhaitions, peut-être était-ce parce que cela ne nous tenait pas tant à cœur que ça. Lyon était une formidable ville d’adoption pendant près de douze ans. Maintenant, place à la nouvelle liste de choses à faire au Nouveau-Brunswick !

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Choisir un déménageur : épisode II

Choisir un déménageur : épisode II

La dernière chronique s’était terminée sur un cliffhanger tout pourri, un suspense de bas étage sur le choix de notre déménageur : « Mais quelle entreprise nos gais lurons vont-ils bien pouvoir choisir ? La suite au prochain épisode, après une page de réclame ! ».

Mais sachez bien que ce n’était pas volontaire : le 14 août, à moins de trois mois du départ, nous ne savions toujours pas qui allait avoir l’honneur de déménager notre canapé géant, notre désormais mythique machine à croques et notre tableau de Dark Vador à la Warhol (je vous le montrerai un jour, si vous êtes sages).

Intermède : un petit rappel salutaire

On nous demande souvent pourquoi on s’embête à prendre un conteneur au lieu de tout revendre. Je vous renvoie tout d’abord à cet article très bien fait sur la question. Ensuite, laissez-moi vous donner une petite formule mathématique assez simple :

prix des meubles revendus à Lyon – prix des meubles achetés à Moncton x coefficient d’emmerdement ² = conteneur

Si vous avez fait un bac littéraire et êtes des grosses quiches en maths, voici ce que ça donne en français :

  • d’une part, le prix de vente des meubles revendus sur le bon coin sera dérisoire et en plus, ça embête vraiment Martine de gérer des dizaines d’annonces en ligne
  • d’autre part, le prix d’achat de nouveaux meubles sera faramineux et en plus, ça embête vraiment Martin de racheter des meubles au compte-gouttes
  • enfin, le conteneur est certes ruineux cher mais nous garantit une paix d’esprit royale : on met les meubles dedans et on les retrouve un mois et demi après. Bim. Facile.

Reprenons le match

Ce que nous savions au vu des prestations et tarifs des différents concurrents, c’est entre qui le match allait se disputer.

DANS LE COIN BLEU : WMS MOVING !

DANS LE COIN ROUGE : PÉLICHET !

UN SEUL EN SORTIRA VIVANT ! DU SANG ! DU SANG !

WMS Moving commence par un bel enchaînement de trois devis tous plus imbattables les unes que l’autre, qui font vaciller l’adversaire sans le faire tomber : ses deux devis restent crédibles et résistent à la force de ce combo féroce.

Quand on attaque Pélichet, Pélichet contre-attaque. Certifications et affiliations fusent dans les dents : ISO 9001:2008, FAIM et Cercle Magellan, c’est du lourd. Les deux accréditations de WMS Moving, IAM et IMC, font à peine le poids. Sa petite botte secrète dévoilée sur le tard, la certification « Pépite du Grand Lyon« , lui permet de retrouver l’équilibre et évite le down.

Pélichet semble prendre l’avantage sur le terrain du capital confiance : sa présence en ligne et le fait que cette entreprise nous ait été conseillée par une connaissance diplomate manque d’envoyer WMS Moving au tapis, qui ne peut répliquer à cause de son absence presque totale de visibilité en ligne.

WMS Moving se ressaisit et reprend l’avantage avec son assurance : avec 2,5 % de la valeur déclarée et pas de surplus pour les moisissures, c’est de loin le moins cher. Avec ses 3,3 %, Pélichet est mal en point, d’autant plus que nous avons deux sons de cloche entre le devis et la visite à notre domicile sur les prestations comprises.

Un petit coup bien placé du facteur de la proximité lyonnaise de WMS Moving ne met pas Pélichet KO, mais lui fait un petit peu mal quand même.

ippo nouveau brunswick candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente moncton lyon pélichet wms movingSource

Pélichet ne se laisse pas faire et retourne à nouveau le match avec son devis « objets fragiles uniquement », qui comprend l’emballage des meubles. Dans ses devis avec emballage du fragile, WMS Moving est certes bon marché mais nous laisse emballer nos propres meubles et acheter nos cartons et matériaux d’emballage. Ce coefficient d’emmerdement est sur le point de le faire perdre aux points.

Heureusement, sa prestation « doigts de pieds en éventail » est la moins chère de toutes. Grâce à ce coup imparable, WMS Moving met KO son adversaire pourtant coriace.

Vainqueur de ce combat acharné : WMS MOVING ! On l’applaudit !

Le choix du déménageur, c’est fait. Mais croyez-vous qu’on voie le bout du tunnel pour autant ? Laissez-moi rire, ça ne fait que commencer !

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Le compte à rebours est lancé

Le compte à rebours est lancé

Mise sur orbite dans 3, 2, 1…

Trois mois exactement !

Nous avons réservé nos billets d’avion et le billet d’avion de la panthère, et nous nous envolerons à destination de l’Outre-Atlantique le 18 octobre.

Après avoir planifié notre départ pour :

  • le printemps 2013, naïfs que nous étions, à croire que nous allions décrocher un PVT (ça se voit, que ça m’est resté en travers de la gorge ?)
  • l’automne 2013, naïfs que nous étions, à penser que le traitement du dossier provincial serait rapide
  • le printemps 2014, naïfs que nous étions, à penser que le traitement du dossier fédéral serait fulgurant
  • l’automne 2014, naïve que j’étais, à penser que Martin voudrait décoller sitôt l’été et ses grandes réunions familiales passés
  • janvier 2015, désabusée que j’étais, alors que Martin voulait aller au bout d’un projet professionnel

C’est avec une joie et un soulagement mâtiné d’impatience chez Martine non dissimulée que nous vous annonçons la fin de ce feuilleton à rebondissements et notre départ officiel pour la mi-octobre 2014 ! OUIIII ! ENFIIIIIN !

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Pourquoi cette date ?

  • Martine a mis de l’eau dans son vin et tempéré ses ardeurs en acceptant de ne pas prendre le premier avion venu le 1er septembre d’attendre Martin
  • Martin a mis de l’eau dans son vin aussi et termina seulement une étape cruciale de son projet, sans en voir le bout (mais voit-on vraiment le bout des projets informatiques, nous sommes en droit de nous le demander) ; il démissionne donc le 10 octobre
  • Les vols directs Lyon-Montréal s’arrêtent le 21 octobre
  • Et le 18 octobre était le vol le moins cher dans notre créneau !

SI vous êtes attentifs, vous aurez remarqué que nous atterrissons à Montréal : bravo ! Puisque nous voyageons accompagnés de notre petit hippopotame, nous voulions limiter les escales et ferons donc le trajet jusqu’à Moncton en voiture, allongeant ainsi l’agonie de cette pauvre bête de quelque neuf heures de voiture. On l’aime, notre bestiole !

Voilà une nouvelle étape de franchie, alors que le départ se rapproche dangereusement, nous nous demandons si nous ne faisons pas une belle erreur et si finalement, nous n’allons pas tout annuler pour rester à Lyon…

Bazinga !

Nous sommes plus motivés que jamais et gonflés à bloc pour le marathon de formalités qui nous attend !

 

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