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Cinq questions à poser à un futur immigrant… ou pas.

Cinq questions à poser à un futur immigrant… ou pas.

Voici les cinq questions à poser à un futur immigrant… Une fois. Mais pas plus.

Pourquoi ? Parce que tout le monde les pose. Tout le temps. À chaque fois qu’on se voit. Dans tous les contextes. Et même que c’est exactement pour ça que j’avais mis en ligne ce blog, pour ne pas me métamorphoser en perroquet savant.

Loin de moi l’idée de paraître mesquine : je suis touchée de l’intérêt pour nos démarches et j’adore tellement qu’on prenne des nouvelles de notre processus d’immigration que j’ai l’impression d’être une licorne sur un arc-en-ciel quand ça arrive. Et même que c’est la deuxième raison qui m’a poussée à mettre en ligne ce blog, pour pouvoir déblatérer m’exprimer de tout mon soûl sans contraintes ni limites, comme vous l’aurez constaté.

Mais là, j’en appelle à votre pitié : cessons le massacre ! On en est à un point où on redoute l’arrivée du sujet du Canada dans la conversation.

Head in Hands

Vous avez trouvé un appart ?

Absolument, d’ailleurs cela fait six mois qu’on loue un appart dans le vide de l’autre côté de l’Atlantique, sans l’avoir visité, parce que la prévoyance, c’est tout à fait nous.

Nous préférons passer quelques jours dans un hôtel ou une location temporaire à notre arrivée, et visiter les appartements nous-mêmes pour nous rendre compte du quartier, des distances, des petits détails pénibles comme les moisissures et l’isolation.

Vous avez trouvé un emploi ?

1/ Cette question me porte à penser que tu ne sais toujours pas ce que je fais dans la vie 2/Trouver un emploi est déjà de la tarte quand on est sur la place, alors je te laisse imaginer à distance.

La plupart des offres d’emploi sont souterraines et n’atteignent pas les sites de petites annonces. Les Canadiens semblent privilégier le réseau et les contacts personnels, chose difficile à mettre en œuvre à distance. Martin cherchera un emploi une fois sur place. Martine fera bouillir la marmite en conservant son activité libérale – mais en étant immatriculée au Canada, évidemment.

Vous avez déjà commencé les démarches ?

Non, on s’est dit qu’on était jeunes et funs et que les démarches c’est pour les faibles, je vais montrer mes seins au douanier en descendant de l’avion, c’est encore ce qu’on a trouvé de mieux pour obtenir un permis de séjour.

Nous avons entamé les démarches voilà deux ans, en demandant un PVT en novembre 2012, à l’occasion de quoi nous nous sommes ramassés comme des grosses crêpes. Loin de rester sur cet échec, nous avons appris l’existence pris connaissance du Nouveau-Brunswick en février 2013 et entamé les démarches officielles en avril 2013. Actuellement, nous sommes sur le point de faire valider notre résidence permanente, la Green Card canadienne. Il ne nous reste qu’un formulaire à faire tamponner : nous pouvons dire que nous sommes à la fin des démarches.

Vous allez rester combien de temps ?

 Il faudrait déjà qu’on parte avant de pouvoir rester.

Vu le temps qu’ont pris les démarches, rester deux ou trois ans semble un minimum. Faute de posséder les pouvoirs extralucides d’une Mme Soleil, nous ne savons vraiment pas du tout combien de temps durera notre aventure canadienne : deux ans, dix ou une vie ?

Alors, pas trop stressés ?

La prochaine fois qu’on me pose cette question, je me change en dragon et je mets le feu à la ville. Voilà.

Non, ça roule. Et vous ?

Et la question complémentaire : On peut venir passer nos vacances chez vous ? Vous envoyer notre fils de 11 ans pour séjour linguistique ? Vous nous conseillez quoi comme visites ?

On se disait justement qu’on allait se reconvertir en agence de voyage et acheter un minibus. Quant à ton fils, tant qu’il n’a pas le permis, je ne peux rien pour lui !

Avec grand plaisir (je suis d’ailleurs la première à harceler nos amis qui s’expatrient… mea culpa), mais déménager est un processus prenant. En ce moment, toute notre attention est focalisée sur la préparation de notre départ ; une fois de l’autre côté de l’Atlantique, toute notre attention sera focalisée sur notre arrivée. Nous vous accueillerons tous avec joie une fois que nous serons installés pour de bon… en 2015 !

Si tu veux nous faire plaisir la prochaine fois qu’on parle immigration, demande-nous si on compte se mettre au hockey, quelle est la situation de la filière fromagère franco-canadienne et simplement, si tout se passe bien avec notre déménagement. Et ne t’acharne pas si tu vois qu’on devient gris et qu’on commence à donner des signes ostentatoires de changement de sujet (« Fait beau, hein ? ») : viens plutôt relire ce blog !

canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants brune(Ou tout l’article, d’ailleurs 🙂 (Source : Lyon CityCrunch)

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