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Survivre au code de la route

Survivre au code de la route

titre code de la routeTu vis ou viens au Canada et tu as quelques doutes sur le code de la route ? Voici un florilège pour t’aider à survivre à la conduite à la canadienne.

  • Quand le feu est rouge, on peut tourner à droite s’il n’y a personne. Cette règle ne vaut pas à Montréal. Cette règle est facile à appliquer en empruntant les lignes d’insertion sur la droite présente dans de nombreux carrefours.
  • Les feux de circulation comportent souvent quatre feux : rouge, orange, vert et flèche gauche verte. Quand la flèche verte clignote, tu es prioritaire pour tourner à gauche. Quand elle n’est pas enclenchée (seul le feu vert est allumé), tu peux tourner à gauche seulement s’il n’y a pas de voitures sur la voie d’en face. Ne t’avance pas au milieu du carrefour comme un gros Français bêta et reste derrière la ligne blanche.
  • Ah oui : au feu, on s’arrête AVANT le carrefour. Pas au pied du feu, sinon il risque de t’arriver des bricoles.
  • Toujours sur les feux de circulation : certains gros carrefours ont des feux séparés pour la file qui tourne à gauche. Dans ce cas, les feux correspondants seront à gauche.
  • Les carrefours à quatre arrêts. Mes préférés. Invention forcément sortie d’un cerveau docile et respectueux des règles, ce type de carrefour sèmerait le chaos chez nos Gaulois indisciplinés, dont le pays serait paralysé par une série d’impasses mexicaines sur route. Le principe est simple : comme chez le médecin, premier arrivé, premier à passer. Et on respecte scrupuleusement l’ordre de passage, s’il vous plaît. À noter, si par hasard un feu de circulation ne fonctionnait pas, cette intersection se transforme automatiquement en carrefour à quatre arrêts.


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Ce carrefour insensé ne peut être que l’oeuvre d’un esprit malsain.

 

  • De l’usage des signes de la main pour remercier : les gens d’ici ne semblent pas vraiment friands de signes de remerciement. Et pour cause : ils passent leur temps à se laisser passer les uns les autres, et passeraient en conséquence probablement la moitié de leur temps à se saluer.
  • Globalement, on adopte une conduite tranquille, on ne s’insère pas quand il y a tout juste la place pour une voiture, on évite les changements de voie soudains… Pas parce qu’on ne sait pas conduire, non non : parce qu’on risque de surprendre les conducteurs d’en face, peu habitués à autant de fougue et pas franchement prêts à des insertions périlleuses.
  • Les conducteurs ici sont gentils. Si quelqu’un met son clignotant pour s’insérer devant toi, laisse-le passer. Si deux voies fusionnent et bouchonnent, chaque voie laisse passer une voiture à la fois, même en cas de priorité à une voie.
  • L’essence est bon marché ! Les prix fluctuent comme partout, mais compte entre 0,90 et 1,10 $ le litre d’essence.
  • Les routes sont parsemées de marquages blancs ressemblant à ceux qu’on utilise en France pour les stops : aux abords des passages piéton, des stops, des feux de circulation, un peu partout. Si tu commences à t’arrêter à chaque fois, tu ne vas jamais arriver nulle part : vérifie la présence d’une signalisation verticale. Sinon, ces marquages sont simplement là pour matérialiser l’endroit où tu dois t’arrêter si besoin.
  • Le marquage vertical est plus présent que l’horizontal et fait foi en cas de doute. Et pour cause : pendant environ 10 mois de l’année, le marquage horizontal est invisible (sous la neige ou tout simplement effacé par les intempéries…).
  • Si un piéton ne fait ne serait-ce que mine de traverser (il a fait un signe de main / tourné la tête vers la rue / marche à la hauteur du passage piéton), arrête-toi impérativement sous peine de copieuses injures et de gestes insultants. Attends qu’il soit bien en sécurité sur le trottoir d’en face pour redémarrer. N’oublie pas de t’arrêter avant la bande blanche au sol et pas au ras du short du piéton.
  • Si un piéton traverse en dehors des clous, arrête-toi pour le laisser passer. Même s’il s’agit d’un inconscient en train de traverser l’autoroute (ça arrive).
  • Sur l’autoroute, tu peux t’arrêter sur la bande d’arrêt d’urgence pour aller aux toilettes ou aux champignons (je ne sais pas si c’est autorisé, mais les gens le font). Ne fais pas pipi entre les portières sous peine d’attentat à la pudeur et va dans les fourrés.
  • La nuit, redouble de vigilance sur l’autoroute et les routes de campagne, de peur de tamponner un orignal, un cerf ou un ours, qui feraient assez mal à ta carrosserie.
  • Il semblerait que la priorité à droite n’existe pas ici.
  • Au printemps, la fonte des neiges provoque un phénomène rigolo appelé « nids-de-poules ». Comme tout est plus grand au Nouveau-Brunswick, ce sont donc de véritables nids de dinosaures qui s’ouvrent sur la chaussée, fractures béantes prêtes à avaler le véhicule maladroit et tous ses passagers pour ne les recracher qu’au printemps (ou à la réfection de voirie) suivant. Garde tes distances avec ces failles dans l’espace-temps, pour ton bien et celui de tes pneus.
  • Si une ambulance arrive derrière toi, déporte-toi autant que possible sur le bas-côté et arrête-toi pour la laisser passer.
  • Si une ambulance arrive en face de toi, arrête-toi aussi le temps qu’elle soit passée.
  • Dans le doute, n’importe quel doute, arrête-toi. Si tu te fais klaxonner, tant pis.
  • Pour ton égo, sache que tu ne vas plus jamais rater un seul stationnement, les places de parking étant suffisamment grandes pour caser trois Smart en longueur et une BX et demi en largeur…. il en faut de la place pour les trucks de 5 mètres de long. Dans ta Chevrolet Spark (équivalent d’une Micra ici), tu vas avoir de la marge.

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Et ça, c’est un petit pick-up !

  • Si tu « oublies » de payer ton parking, tu en seras quitte pour une amende. Si tu dépasses ton parking ne serait-ce que de 4 minutes, tu en seras aussi quitte pour une amende. À savoir, le stationnement est gratuit dans le centre-ville de Moncton de 18 h à 7 h et le week-end. Bon plan pour ne pas te ruiner et garder des jambes en forme : gare-toi au Staples à la sortie de la ville direction Champlain, c’est gratuit et à 5 minutes à peine du centre-ville.

Pour ceux qui n’ont jamais conduit une boîte automatique, voici comment apprivoiser cet engin étrange :

  • P : Park. Il est impossible de démarrer ou d’arrêter le contact si le levier de vitesse n’est pas sur P.
  • R : Reverse, la marche arrière
  • N : Neutral, le point mort
  • D : Drive, la marche avant
  • D2 : Drive 2… un mode mystérieux que nous n’utilisons jamais.

Seul le pied droit travaille pour freiner ou accélérer. Le pied gauche ne fait rien.

Tu as d’autres infos à donner aux conducteurs débutants ? On t’attend en commentaires ! Pour un complément d’infos, voir l’excellente chronique de A French in Moncton.

Infos supplémentaires grâce aux internautes (merci à vous !) :

  • s’arrêter IMPÉRATIVEMENT lorsqu’un bus jaune a ses feux rouges qui clignotent, que l’on soit derrière lui ou en face, pour laisser passer les écoliers
  • s’arrêter pour laisser traverser les petites bestioles (je parle d’oies ou de canards, pas d’écoliers)… J’imagine que ce n’est pas dans le code de la route, mais c’est du bon sens !
  • pour les arrêts à 4 sens : la priorité à droite s’applique lorsque deux voitures arrivent en même temps. Si elles sont en face, la priorité va à celui qui va tout droit.

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Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Tranches de vie : mars 2015, et ça repart

Comme nous aimons bien trouver des signes à chaque mois, on peut dire le mois de mars a été placé sous le signe de… l’hiver ? De la gourmandise ? De l’hiver gourmand ? Vous allez vite découvrir notre fil rouge…

Nous avons eu la joie de recevoir des amis belges, français et canadiens de tous bords pour une fantastique soirée « vins et fromages » qui, loin d’être aussi classe que son nom pourrait le suggérer, a surtout été l’occasion de s’empiffrer de bons fromages aussi bien français que locaux (le petit cheddar fumé au bois de pommier était un délice !). Nous avons remarqué que les fromages sous vide envoyés de France ne tiennent pas toujours la distance et qu’il faut les manger sous un mois maximum après réception, sous peine de les voir devenir beaucoup trop forts  : quoi de mieux que d’en faire profiter notre nouveau cercle social ?

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Une fois Martine revenue du Mexique, nous sommes allés deux jours à Fredericton, la capitale provinciale. On aurait aimé que cette sortie fasse l’objet d’une chronique mais malheureusement, il faisait froid. Et moche. Et venteux. Nous n’avons donc pas fait grand chose hormis manger de la poutine, profiter de notre chouette Bed & Breakfast victorien (le Carriage House Inn) et papoter avec une amie d’enfance de Martine. Celle-ci vit à Toronto et venait dans le NB pour le travail : une occasion toute trouvée de se revoir ! Nous avons passé un excellent moment ensemble 🙂

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Nous avons essayé le ski de fond, enfin ! Une fois de plus, c’était gratuit : le parc Centenaire accueillait une journée de sports d’hiver gratuits le samedi 28 mars, et nous en avons profité pour faire une balade revigorante dans les bois. Martine n’en avait pas refait depuis trois ans mais hormis quelques courbatures, tout s’est bien passé, aucun membre cassé à déplorer et c’était l’fun ! Mais quelle idée de débuter le ski de fond aussi tard, je vous le demande bien ? Nous allons désormais devoir attendre la saison prochaine pour recommencer, car la neige fond à vue d’œil ces jours-ci.

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Martin a aussi essayé la sortie en raquettes de nuit au parc Kouchibouguac grâce au MAGMA pendant mon séjour au Mexique. Nous n’avons pas de photo mais le parc étant une réserve de lumière, il semblerait que la sortie nocturne ait été magnifique.

Sachez, chers amis, que l’on peut trouver de la tartiflette à Moncton : c’est au Manuka que cela se passe, et nous avons essayé entre amis. Pas de reblochon en vue mais un fromage des Îles de la Madeleine, qui faisait une composition moins forte en goût mais tout aussi savoureuse.

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Enfin, le mois s’est terminé sur un atelier pour apprendre à… faire son pain au levain ! Comme nous allons bientôt le voir (promis, l’article sur les supermarchés arrive tout bientôt !), il faut parfois mettre la main à la pâte pour recréer ce que l’on connaît, et le levain semble assez polyvalent y parvenir. Nous sommes donc les heureux propriétaires de « Blob », notre levain domestique qui dort bien sagement dans son frigo en attendant qu’on le nourrisse.

Si vous êtes à Moncton et qu’apprendre à faire votre pain au levain vous intéresse, je vous conseille de contacter Annie Labranche, nutritionniste holistique agréée et aussi une amie !

 

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Bref, en mars, on n’a (presque) fait que manger (et n’oubliez pas que c’est le temps des sucres !). C’était un mois plutôt chargé, surtout alors que Martine est partie une semaine au soleil, non ? Avril s’annonce encore mieux avec l’arrivée en fanfare de la famiglia, qui débarque à la fin du mois. On se réjouit !

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