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Tranches de vie : juillet 2015

Tranches de vie : juillet 2015

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La fête du Canada

La fête du Canada

Par un concours de circonstances, Martine se trouvait à Montréal pour la fête nationale il y a une semaine tout pile, le 1er juillet. Il semblerait malheureusement que le Québec privilégie sa propre fête nationale, le jour de la Saint Jean-Baptiste le 24 juin, à la fête fédérale, et c’est ainsi que l’ambiance n’était pas franchement hystérique. Ou alors, la faute à la pluie torrentielle qui s’est abattue sur la ville, allez savoir.

Martine a malgré tout bravé les éléments pour aller voir les festivités qui se tenaient sur le Vieux Port, et vous donne quelques photos montrant les décorations pendant les quelques semaines menant à la fête.

Pour toutes vos envies de déco folles, Dollarama est votre ami.

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P1090522-bisLes magasins de vêtements rivalisent tous pour proposer des tenues aux couleurs du drapeau…

WP_003689WP_003688WP_003690WP_003687WP_003676 WP_003678  Autre grande tendance du moment : le pique-nique façon Canada :WP_003680 WP_003682 WP_003685     Remarquons un magasin qui se démarque en proposant des plaids en polaire, sinistre présage du jour J…

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Le jour J, plutôt maussade… Heureusement que les couleurs du drapeau canadien ne sont pas gris et vert kaki.P1090538 P1090540 P1090542 P1090544 P1090549 P1090553Et vous, vous avez célébré la fête du Canada ? Vous vous préparez à célébrer la fête nationale française (14 juillet), belge (21 juillet), suisse (1er août) ou autre ?

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Trouver un logement à Moncton

Trouver un logement à Moncton

On reçoit souvent des demandes pour des informations sur le logement à Moncton, et une fidèle lectrice nous a même demandé un article sur ce thème (OK, c’est parce qu’on vous avait demandé des idées d’articles ! N’hésitez d’ailleurs pas si vous souhaitez des infos précises, on se fera un plaisir d’en faire profiter la Terre entière).

Quand on débarque dans un nouveau pays, la question du cocon qui accueillera nos émois de nouvel arrivant (et nos meubles) est évidement primordiale. Pour autant, les stratégies ne sont pas les mêmes selon votre profil, et tout ne fonctionne pas pour tout le monde. Es-tu plutôt bobo urbain en quête de verdure, tribu déjà habituée à la campagne, couple d’aventuriers sur les traces de la petite maison dans la prairie ?

Avant le départ

  • On se renseigne sur la ville où l’on souhaite s’installer : facile ! On regarde les photos, on trouve des offres d’emploi, on se souvient de son voyage exploratoire, et on a une idée globale de l’endroit qui nous accueillera. On va se concentrer ici sur Moncton et Dieppe (désolés, on n’a pas mis les pieds à Riverview depuis notre voyage exploratoire)
  • On se renseigne sur le quartier où l’on souhaite habiter : plus dur ! De loin, impossible de connaître les bons quartiers, ceux qui craignent (indice : il n’y en a pas beaucoup), d’autant plus qu’on ignore encore où l’on travaillera et qu’on ne se rend pas encore compte des distances de cette ville pas très peuplée mais très étendue. Globalement, tout est sympa sauf les quartiers proches des grandes artères (Wheeler, autoroute, Mountain Rd, Main St et rue Champlain), forts bruyants.
  • On se demande si on veut acheter ou louer. Question très subjective, selon ta situation familiale, professionnelle, personnelle… En gros, si tu as sept enfants, louer va peut-être te coûter un bras. Si tu veux privilégier ta carrière, acheter t’enchaînera à un endroit et te privera peut-être d’opportunités. De notre expérience, les familles avec enfants et/ou qui se moquent du métier qu’ils vont occuper achètent ; les couples sans enfants et/ou qui privilégient leur emploi au cadre de vie ont tendance à louer.
  • On se renseigne sur les prix : facile ! Pour cela, va sur Kijiji et fais des petites recherches, au pif, mais qui te donneront une idée du marché. Globalement, un deux pièces de 80 m² démarre à 550 dollars hors charges, une petite maison de plein-pied en location démarre à 800-1000 $ (rajouter 150 dollars pour électricité, eau, Internet, et encore 100 dollars pour téléphonie et câble) et peut aller très très haut selon le quartier. Les prix sont bien meilleur marché en dehors de l’agglomération (sauf à Shédiac, plutôt chic), mais il faut accepter d’éventuellement faire les allers-retours, avec les frais automobiles que cela suppose.
  • Kijiji regroupe autant des propriétaires particuliers que des régies. Tu peux aussi passer en direct par celles-ci. Voici quelques exemples : GroundFloor (notre régie, service en français), Killam, Star Professional, GreenLight…
  • Si vraiment tu as un coup de cœur, tu peux contacter le CAFI ou MAGMA, qui pourront aller visiter l’appartement à ta place pour s’assurer qu’il est correct. Je suis à peu près sûre qu’ils peuvent aussi te proposer un hébergement temporaire à ton arrivée, donc contacte-les

Une fois sur place

Comme la majorité des immigrants, tu vas arriver sans avoir de petit nid douillet qui t’attend : ce n’est pas grave. En attendant, tu peux profiter d’AirBnB, de BnB tout court ou de l’auberge de jeunesse pour prospecter. On vous conseille de prévoir environ quinze jours pour trouver un logement.

  • Entre deux formalités à Service NB et Service Canada, garde l’œil ouvert pour tous les panneaux « For rent/à louer » ou « For sale/à vendre ». Il y a beaucoup de panneaux « À vendre » partout. Vraiment. Un peu moins de panneaux « À louer », mais tu en trouveras sans problème. Va frapper aux portes, appelle les proprios, ne sois pas timide.
  • Certains immeubles n’acceptent pas les animaux ou les enfants. Renseigne-toi bien avant si tu possèdes l’un ou l’autre.
  • Certains immeubles ont une buanderie payante à l’étage (généralement 2 $ pour laver, 1 $ pour sécher), et n’autorisent pas pas les lave-linge dans l’appartement : c’est très bien pour ne pas avoir à acheter un lave-linge dès l’arrivée, mais cela peut te ruiner si tes sept enfants en bas âge te font faire quinze machines par semaine (encore une fois : avec sept enfants, mieux vaut acheter).
  • si tu as des vues sur un logement près du fleuve ou d’un marais, renseigne-toi sur le risque d’inondation… Le secteur du lac Jones et du marais de Chartersville sont bien connus pour leurs inondations récurrentes.
  • Une fois le bail signé (généralement d’un an, mais pas une obligation), l’entrée dans le logement se fera facilement : versement de deux mois de loyer (un loyer et la caution) et basta. Ne reste plus qu’à attendre le conteneur !
  • on ne peut malheureusement pas encore contribuer sur l’achat d’un logement, mais si d’autres immigrants ont envie de nous écrire une chronique/de se faire interviewer, manifestez-vous !

***Astuce : si tu ne connais pas la typologie des villes nord-américaines, sache que Moncton ne fait pas exception et se compose ainsi :

  • un centre d’affaires sans logements
  • entouré de logements anciens traditionnellement occupés par les pauvres et les immigrants

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  • qui se transforment en banlieues résidentielles neuves à l’américaine aux pelouses manucurées exactement comme dans les films, de plus en plus chics à mesure qu’on s’éloigne du centre-ville (le top du top est Fox Creek, à Dieppe)

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  • et une fois la limite de l’agglomération passée, on revient à des habitations normales dans la campagne, avec terrasse contemplative et visite de ratons-laveur/castors/ours en prime.

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Voici une petite carte pour te donner une idée. Attention, le fait que le centre-ville soit généralement dédaigné par les Canadiens qui en ont les moyens ne veut pas dire qu’il soit dangereux (ha ! la bonne blague !) ou à l’abandon. Les maisons sont certes plus anciennes, mais vivre en centre-ville a des avantages indéniables : proximité des restaurants et bars dans un cadre agréable, maisons de ville bien plus abordables que tout ce qu’on connaissait avant, qualité de vie incomparable si tu peux aller au travail à pied.

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  • Hachures rouges : centre d’affaire
  • Vert foncé : limite des quartiers d’où il est facile de rejoindre le centre-ville à pied : en gros, un cercle avec en pourtour Vaughan Harvey, Mountain Rd et la King, maisons anciennes parfois retapées, parfois dans leur jus. Côté Dieppe, ce sont les quartiers d’où on accède facilement à la place 1604, la bibliothèque et les deux cafés (le chef lieu) et à la place Champlain (pratique pour aller faire ses courses).
  • Vert clair : la même mais en vélo, toujours plutôt ancien et pittoresque. Les rues entre le parc Victoria et la Mountain sont sublimes, avec de belles maisons anciennes. Un sentier traverse la ville vers l’Ouest et un autre longe toute la rivière (ce sentier est d’ailleurs tellement long qu’il traverse… le pays tout entier !).
  • Au-delà, prévoir une voiture ou un abonnement de bus, plus on s’éloigne et plus les logements sont récents et bien isolés, tout le monde a un petit (ou grand) jardin, on est au vert et au calme. Si tu veux une jolie vue, vise Magnetic Hill ou les rives de la rivière Chocolat côté Dieppe.
  • La campagne commence au-delà de la carte.

Petit lexique

  • « duplex »: maison avec deux appartements superposés indépendants. Comme les constructions sont en bois, les appartements du dessous peuvent assez vite être bruyants…. Il existe aussi des « triplex » (trois appartements indépendants).
  • « semi-detached  » ou « two-family » : maisons mitoyennes. Celles qui ne le sont pas sont des maisons « unifamiliales » (single family).
  • condo : généralement appartement à vendre, même s’il est parfois employé pour désigner un appartement de location haut de gamme. Les appartements à louer sont des « apartments »
  • basement/demi sous-sol : appartement en sous-sol plus ou moins enterré, passage presque incontournable des nouveaux arrivants, à la luminosité inversement proportionnelle aux économies réalisées
  • X property management : régie locative X

C’est tout pour les conseils : as-tu d’autres questions ? Envoie !

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Où (très) bien manger à Québec

Où (très) bien manger à Québec

On l’a déjà vu, Québec, c’est super. En plus d’être un régal pour les yeux, notre séjour de trois jours a été un festival de saveurs. Loin des troquets que nous fréquentons habituellement, nous avons élevé notre palais grâce à nos mamans, fines gastronomes, qui nous ont mené dans des trésors du goût que nous nous empressons de vous faire découvrir. Par ordre croissant de plaisir gustatif :

Mille et une pizzas, 363 rue Saint-Paul

Sobre, efficace. Une bonne pizza si vous êtes près de la gare, avec enfin une garniture de ce nom et pas trois champignons qui se battent en duel avec un fil de mozzarella.

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Le Lapin sauté, 52 rue du Petit Champlain

Un restaurant en plein milieu de la rue Petit Champlain ? Avec une déco aguicheuse ? Nous aussi, on a eu peur. Mais la terrasse et le harpiste de musique de rue étaient bien trop tentant pour les refuser. C’est donc avec énormément d’a priori et aucune attente que nous nous installons sur cette petite terrasse qui donne sur la place, bercées par la musique et redoutant l’arrivée des plats. Quoi qu’un peu chiches pour le prix (la voilà, la touche Petit Champlain !), ils ont parfaitement satisfait nos papilles et agréablement surpris nos sens.

Ci-dessous, chèvre chaud d’Alexis de Portneuf et poires à l’érable, et Riopelle-de-l’île-aux-Grues fondant, compote de courge musquée.

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Aviatic, dans la Gare du Palais

Une adresse recommandée par le Routard juste à côté de notre appartement ? Banco ! La déco est feutrée, le service souriant et impeccable. Le seul bémol est que nous avions appelé pour savoir si l’établissement proposait des plats végétariens, et avions obtenu une réponse affirmative. Arrivés dans le restaurant, les seuls plats végétariens sont les entrées. Une déception sur ce point, même si gustativement, tout était parfait : certes, Martine n’aura mangé que cinq tomates cerise, mais elles étaient divines avec leur espuma de boconccini. Le dessert est surprenant : gâteau aux carottes à étages et Messerschmidt (fondant au chocolat) frit.

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Chez Boulay, bistro boréal, 1110 rue Saint Jean

En voilà une belle adresse. Autour d’un concept de cuisine boréale qui met en valeur des baies, chairs et légumes septentrionaux sur des noms ronflants, cet établissement a une déco raffinée et était plein un soir de semaine. Une fois les assiettes servies, on comprend mieux. Bon point au menu : une section végétarienne avec plusieurs choix ! Merci !

Ci-dessous : betteraves du terroir marinées au sirop de merisier, chèvre des Neiges d’Alexis de Portneuf, et gnocchi gratiné à la graine de carotte sauvage et tomme de Monsieur Séguin (on avait dit « ronflant », ok ?)

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Légende chez la Tanière, 2115 Rang Saint Ange

Une incroyable surprise, à ne manquer sous aucun prétexte : nous sommes tombés chez Légende au hasard, alors que ni la terrasse ni la façade ne payaient de mine. Nous avons même failli repartir lorsque j’ai vu que la carte ne proposait aucune option végétarienne. C’était sans compter le serveur/gérant/employé béni, qui a pris les choses et m’a dit qu’il ferait concocter quelque chose par le cuisinier. Dans ces cas-là, on s’attend à du bricolage : ce fut une symphonie de légumes et protéines végétales (lentilles, tofu) cuites à la perfection, assaisonnées brillamment, selon un concept nordique semblable à celui de Boulay ; lentilles, topinambour en entrée, croquettes de tofu, courge et céleri en plat.

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Et tout ça pour des prix qui ne dépasse pas 12 dollars l’entrée, 25 dollars le plat ! Je n’exagère pas quand je dis qu’il s’agissait là de certains des meilleurs repas de ma vie.

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Tranches de vie : mai 2015

Tranches de vie : mai 2015

Le joli mois de mai… vous connaissez ? Ici, mai est vraiment synonyme de (début du) printemps. Pour cause : la dernière chute de neige (on parle de 10 cm quand même) a eu lieu fin avril, et autant vous dire que les bourgeons sont restés bien au chaud jusqu’à la mi-mai. Alors que vous étiez tous à siroter des mojitos en terrasse dès le mois dernier, nous attendions patiemment l’arrivée du printemps.

Nous n’avons pas été déçus : en trois semaines, nous sommes passés de la fin de l’hiver à une situation quasi estivale, faite de soleil et de thermomètres dépassant les 25°C à répétition (degrés positifs, on est d’accord…).

Après ce point météo mensuel obligatoire, place aux photos du mois qui vient de s’écouler.

Nous avons eu la chance de participer à une soirée sur le thème des bûcherons… On s’en serait voulus de ne pas vous montrer ça.

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Martine a dépoussiéré son vélo et a participé à une randonné historique guidée dans Moncton, organisée par la Bikery (recyclerie collaborative bobo comme on les aime) et la ville à l’occasion de son 125e anniversaire.

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Nous sommes aussi allés pour la première fois au zoo de Moncton, où nous avons vu toutes sortes de grands félins, des ours, des loutres et une étrange bête au pelage orange.

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Enfin, on vous laisse avec quelques images du printemps, qui nous font vraiment chaud au cœur (après six mois de neige, vous n’imaginez même pas !).

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À bientôt !

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Salade de têtes de violon, betteraves rôties et canneberges

Salade de têtes de violon, betteraves rôties et canneberges

Le printemps est l’occasion de déguster un légume qui nous paraît délicieusement exotique : les têtes de violon, aussi appelées crosses de fougères.

Sous ce joli nom imagé se cachent les jeunes pousses des fougères. C’est au hasard des découvertes hebdomadaires de notre panier de légumes de La Récolte de chez nous que nous avons pu déguster ces petits légumes verts d’aspect un peu étrange, il faut bien l’avouer.

Pour tous qui ont accès à des crosses de fougères, voici une recette toute simple et de saison, 100 % Paniers de la Récolte :

Ingrédients (par assiette)

  • 50 g de têtes de violon
  • trois petites betteraves
  • une demie échalote
  • feuilles de salade à votre goût (laitue, mâche, épinards…)
  • une demi poignée de canneberges séchées
  • épices à votre goût

Préparation des têtes de violon

  • Attention : il semblerait que ce légume soit toxique s’il n’est pas bien préparé : ne nous faites de procès si vous finissez à l’hôpital…
  • Enlever les parties brunes.
  • Laisser tremper 12 heures dans de l’eau.
  • Porter à ébullition pendant 3-4 minutes (pas plus ! Sinon ça ne ressemblera plus à rien)
  • Pendant ce temps, faire revenir l’échalote émincée dans de l’huile d’olive, ajouter les crosses quand elles sont prêtes et laisser dorer quelques minutes.

Préparation des betteraves

  • Préchauffer le four à 180°C.
  • Laver les betteraves et les couper en deux.
  • Les disposer dans un plat à gratin face coupée vers le haut, napper d’un filet d’huile d’olive, assaisonner.
  • Cuire pendant une vingtaine de minutes (à adapter selon le four et la taille des betteraves)

Préparation de la salade

  • Laver et égoutter la salade. Dresser dans une assiette.
  • Ajouter le mélange crosses-échalote, les betteraves rôties et décorer avec les canneberges.
  • Servir avec une vinaigrette au soja ou au citron.

Bon appétit !

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Le système du crédit au Canada

Le système du crédit au Canada

Cher lecteur, tu le sais peut-être : en Amérique du Nord, le crédit est roi. Sans crédit, tu n’es personne. Loin d’être stigmatisant socialement comme il peut l’être en France, le crédit est une forme de reconnaissance des capacités de gestion financière, un témoignage du savoir-faire en terme de provisionnement et de remboursement de ses dettes.

En tant que tel, il est donc réservé à une caste d’élus : les Canadiens évidemment, ainsi que les résidents permanents depuis plus de trois à six mois sur le territoire. Avant cela, pas de salut : il faudra retourner à un statut de mineur bancaire, privé de crédit et maintenu dans une demi-tutelle fait de cartes de débit qui, telle la carte Mosaic de tes 16 ans, te permettra de payer en personne et de retirer de l’argent, et c’est tout. Pas de crédit, pas de paiement à distance, pas d’achats sur Internet, rien. Tu auras donc tout intérêt à garder au moins une carte bancaire classique de ton pays d’origine le temps d’arriver aux trois mois fatidiques. [Aparté : on dénomme abusivement les cartes bancaires « cartes de crédit » en France, mais vraiment, ce n’est pas la même chose]

Arrivé.e à ce stade, il te faudra aller retirer un formulaire auprès de ta banque, laquelle transmettra ta demande à son organisme de crédit partenaire. Ton crédit ne dépend pas de tes comptes : c’est MasterCard ou Visa qui te prêtent directement les sommes dépensées. Et c’est à eux que tu rembourses tes dettes.

Certaines cartes de crédit sont payantes, notamment celles qui ont une assurance voyage (ha ! fini le temps de l’assurance voyage automatiquement comprise dans la Visa ou Mastercard la plus classique qui soit), mais d’autres  sont gratuites. Et quand on connaît les frais des opérations bancaires dans le coin, c’est toujours un soulagement. [Ça vaut d’ailleurs son pesant de cacahuètes, les pratiques tarifaires des banques par ici…]

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Quel intérêt d’avoir une carte de crédit ? Celle-ci permet de construire un historique de crédit, véritable dossier de fiabilité personnelle consultable par de trop nombreuses organisations souhaitant vérifier la solvabilité du nouvel arrivant : du fournisseur d’électricité à l’opérateur de téléphonie mobile en passant par la régie immobilière, tout le monde peut consulter cet historique, et gare à qui n’a pas encore eu le temps de se constituer une référence positive en la matière. Ou une référence tout court, d’ailleurs : le malheureux se verra contraint de verser cautions de précaution à tour de bras, payant ainsi sa virginité bancaire en attendant de pouvoir, lui aussi, acheter à crédit.

En plus de garantir la bienséance du titulaire et de lui économiser des cautions intempestives, l’historique de crédit permet de voir grand, et d’obtenir plus facilement des prêts. On ne prête qu’aux riches, surtout s’ils ont déjà démontré qu’ils savaient rembourser leurs dettes. Bâtir un historique de crédit, c’est donc préparer son avenir financier, dettes remboursées après dettes remboursées. Il n’est pas impossible d’avoir un prêt sans celui-ci, évidemment, mais c’est plus dur. Ou il faut être plus riche à la base.

On peut acheter tout et n’importe quoi avec une carte de crédit : du café du coin à un billet d’avion en passant par sa ligne de téléphone… L’important étant de rester dans le seuil autorisé par l’organisme de crédit (pour nous, 1500 dollars). Peu habitués à ce système, nous réservons pour l’instant le crédit aux dépenses fixes et immuables, telle qu’Internet, et aux achats en ligne au Canada, peu fréquents. Quand on rembourse dans les temps, le score de crédit augmente. Il nous semble qu’il existe différents points accordés pour différents types de crédits (charges fixes, grosses dépenses ponctuelles…) mais la façon d’obtenir le meilleur historique de crédit possible reste encore floue.

EDIT pour clarification, car ce système n’est pas clair : le terme « crédit » est employé à mauvais escient (mais c’est le terme officiel). Ce serait plutôt des « achats en différés », le crédit ne s’appliquant qu’aux dépenses non remboursées avant échéance.
Ce n’est pas forcément de l’argent qu’on a déjà. On peut avoir 100 $ sur son compte courant mais dépenser 1500 dollars sur sa carte de crédit, qui sont avancés par MasterCard. Le tout est d’avoir l’argent à l’échéance, qui est fixe pour mieux s’organiser.

Le remboursement des dettes est obscur, lui aussi : sur 300 dollars dépensés ce mois-ci, nous ne devons en rembourser que 10. Pourquoi ? Mystère… Nous sommes néanmoins scrupuleux sur le remboursement du crédit, tout retard entraînant le déclenchement d’un véritable crédit au taux d’intérêt de près de 20 % (!) et la chute de notre cote de crédit. Ce serait dommage de se forcer à emprunter pour constituer un mauvais historique de crédit, n’est-ce pas ?

On en arrive donc à une conclusion un peu ubuesque : dans l’espoir qu’on nous prête de l’argent un jour, il faut emprunter pour emprunter, s’endetter pour le plaisir de montrer que l’on sait gérer son argent avec doigté. Vous comprendrez que nous ne sommes pas du tout convaincus par le système mais les choses étant ce qu’elles sont, nous avalons cette couleuvre absurde et nous constituons un petit historique de crédit dans l’éventualité où, un jour, nous voudrions devenir propriétaire.

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Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Le 125e anniversaire de la ville de Moncton

Vous le savez peut-être, Moncton est une jeune fille qui vient de fêter ses 125 ans. Jeune et dynamique, elle a profité de l’occasion pour organiser des réjouissances dignes de ce nom pour que nous puissions tous lui souhaiter un très joyeux anniversaire.

Revisitons brièvement son histoire, voulez-vous ?

Le territoire appartenait aux Indiens Mi’kmaqs qui ne demandaient rien à personne depuis quelques milliers années avant l’arrivée des Acadiens. Ceux-ci s’installent sur un bout de terre aussi hospitalière que marécageuse qu’ils appellent Le Coude, inspirés par la forme du fleuve. S’ils voulaient vraiment s’inspirer du cours d’eau, il aurait été plus drôle qu’ils l’appellent Le Chocolat, si vous voulez notre avis.

Des colons allemands, venus prendre la place des Acadiens déportés après le Grand Dérangement, firent preuve d’une exquise originalité en rebaptisant la bourgade The Bend (traduction exacte du Coude) et c’est en 1855 que la ville prend le nom de Moncton. Elle fut baptisée ainsi en l’honneur de l’illustre colonel Monckton, qui apprécia probablement à sa juste valeur l’honneur de voir son nom écorché à tout jamais sur les cartes du monde.

Si les premiers colons s’installèrent au XVIIe siècle, pourquoi tout ce foin sur les 125 ans, me direz-vous ? Une erreur de calcul ? Non, une précision administrative : c’est en 1890 que Moncton devient officiellement une cité et connaîtra le fabuleux destin que nous lui connaissons tous.

Du 24 au 26 avril 2015, sur une fin de semaine bien chargée en émotions, Moncton a mis les petits plats dans les grands. Nous n’avons pas pu assister à tout mais voici quelques extraits :

  • une sortie au parc du Mascaret interprétée par un guide de la Place Resurgo (Musée de Moncton), auquel nous avons pu poser toutes nos questions sur le fleuve et la ville en attendant le mascaret. Où l’on apprend que la ville assécha quelques marais pour s’étendre, que le fleuve ne déborde que rarement, que la ville prospéra de la construction navale au XIXe siècle…

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  • une exposition inaugurée à la Place Resurgo : la vie à Moncton en 1890, avec une réplique de magasin général, des objets, des anecdotes et de l’histoire…
  • et enfin, l’apogée : concert gratuit avec Simple Plan, groupe québécois que vous connaissez forcément. Le concert, sponsorisé par Coca-Cola comme l’a abondamment rappelé le chanteur a réuni la bagatelle de 7 000 personnes. Un beau moment qui nous a replongé dans les mélodies pêchues de notre adolescence !

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Vivement les 130 ans !

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Au pays des Bisounours

Au pays des Bisounours

Quand on a reçu notre résidence permanente, Martine a reçu un message de bienvenue d’une compatriote qui disait : « Bienvenue au pays des Bisounours ! »

Force nous est de constater qu’effectivement, nous sommes au pays des rires et des chants, et même si ce n’est pas tous les jours le printemps, nous nous détendons petit à petit devant le comportement positif et sympathique des Canadiens.

Que se passe-t-il au pays des Bisounours ? Au pays des Bisounours…

…la poste nous renvoie notre enveloppe insuffisamment affranchie en nous indiquant le montant à compléter pour renvoyer notre courrier, pour ne pas nous faire payer deux fois le timbre. Avec un autocollant détachable sur l’adresse, pour ne pas massacrer notre enveloppe.

…les voitures s’arrêtent au abord des passages cloutés pour laisser traverser les piétons à proximité, même s’ils n’ont rien demandé.

…les panneaux disent aux piétons de remercier les automobilistes qui les laissent (toujours) passer.

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…le patron de Martin lui paie le restau pour le remercier d’avoir fait des heures sup (en plus de lui payer les heures sup, évidemment).

…le patron de Martin lui paie aussi le restau sans raison, des fois.

…les collègues de Martine lui paient des cafés et lui offrent des bons de réduction au restau sans raison non plus. Ou pour s’excuser de nous avoir dérangés parce qu’il y avait un peu de bruit au bureau cet après-midi.

…les employés des commerces nous disent bonjour et nous demandent comment ça va.

…les automobilistes ralentissent pour ne pas nous éclabousser quand il pleut, et s’ils nous éclaboussent bel et bien, ils s’arrêtent pour s’excuser.

…si on arrive à 15 h 58 alors que le café ferme à 16 h, l’employé va quand même nous accueillir sans nous mettre dehors (bon ok, peut-être parce qu’il n’ose pas, mais le résultat est le même).

…les serveurs ont l’air agréable et paraissent sincères (même si c’est pour obtenir le pourboire obligatoire).

…la poste livre le dimanche en période de Noël.

…les commerçant répondent avec le sourire, et s’excusent s’ils ne peuvent pas nous aider.

…la ville de Dieppe organise des concerts gratuits, distribue du chocolat chaud et des chamallows, vous le saviez.

…la ville de Dieppe est tellement bisounours qu’elle distribue aussi des cupcakes pour la Saint-Valentin et organise des balades en traîneau gratuites, le saviez-vous ?

…les administrations répondent avec le sourire, et s’excusent si elles ne peuvent pas nous aider. Prends, ça, l’URSSAF !

…il existe des carrefours à quatre stops où les automobilistes respectent vraiment l’ordre d’arrivée des voitures, sans sombrer dans une sordide anarchie gauloise.

…la régie fait déneiger notre parking, nos allées, les escaliers extérieurs ET nos fenêtres.

…nous n’avons pas entendu de mot plus haut que l’autre en quatre mois. Sauf si on oublie de laisser passer un piéton ou un pourboire.

…à l’aéroport du Grand Moncton, juste après le carrousel des bagages, un employé te demande si tu as bien pris tous tes bagages.

…après le grand ménage de printemps, les habitants laissent des objets sur le trottoir pour qui veut bien les prendre en attendant le passage des encombrants.

…même les animaux sauvages traversent sur les passages piétons (vu : deux faisans traverser sur un passage piéton. Pas eu le temps de prendre une photo pour cause de fou-rire. Croyez-nous)

 

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Les produits de l’érable

Les produits de l’érable

Ô toi, cher amateur de sirop d’érable. Toi qui aimes le sirop d’érable à la folie, qui ne saurais t’en passer, qui en as toujours un flacon dans ton placard.

Comment l’utilises-tu ? Peut-être en verses-tu un filet aérien sur tes crêpes, peut-être en agrémentes-tu ton yaourt nature d’une petite touche, en faisant des motifs tendres sur cette toile blanche. Peut-être es-tu déjà venu de ce côté de l’Atlantique, et t’es-tu essayé au jambon à l’érable, ou au café sucré d’un trait de ce sirop à l’onctuosité si voluptueuse.

Peut-être même, dans un moment aventureux, as-tu déjà acheté du beurre d’érable sur un marché de Noël.

Saches, cher amateur de sirop d’érable, que tu n’as encore rien vu. La frénésie s’empare du Canada dès le mois de mars se poursuit jusqu’à la fin de la saison des sucres (c’est-à-dire… maintenant). Impossible d’y échapper. Voici tout ce que tu pourrais déguster, si seulement tu avais accès aux mêmes ressources que nous.

Au supermarché tout d’abord. C’en est presque oppressant.

2015-03-18 14.51.17À peine mettras-tu le pied dehors que les cafés t’assailleront de leur cappuccino ou de leur café au lait à l’érable.

2015-03-20 09.52.52Pas de répit, même au Starbucks, jamais en retard pour proposer des produits bien de saison (macchiato à l’érable pour les myopes).

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Sans oublier les rayons des librairies.

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Et si, contaminé par cette ambiance sucrée, tu recevais lors d’un dîner à thème et allais dévaliser le supermarché ?

En apéro, des toasts avec du confit d’oignon, c’est toujours un succès.

P1080557En revanche, le bacon à l’érable au chocolat, c’est toujours une source de perplexité.

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En entrée, une petite salade avec une bonne vinaigrette.

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Tu pourrais cuisiner ta viande en marinade avec du sirop d’érable infusé au chipotle et citronnelle, excellent au barbecue. Ou verser un trait de la version à la muscade et clou de girofle sur du riz. Ou glacer des carottes avec celle au gingembre et vinaigre de pommes. Ce n’est pas le choix qui manque, tu ne vas pas faire ton difficile non plus.

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Tu peux proposer des fruits de mer, c’est bon aussi.

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En accompagnement, rien de tel que des fèves.

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N’oublie pas de rafraîchir tes convives avec une petite bière.

P1080555S’ils conduisent, ce sera de l’eau, on ne rigole pas quand on prend le volant.

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Le clou du spectacle : le dessert. Vous préférez un cupcake ou une petite beigne ?

P10805542015-03-18 15.08.34Si tu veux faire frais et léger, tu peux aussi proposer un yaourt.

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Pour finir, du sucre avec votre thé ?

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…et après tout ça, et bien que le sirop d’érable soit moins propice au diabète que les autres sucres, nous te souhaitons un bon coma sucré !

 

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