Archives de
Étiquette : chat

Les saisons du Nouveau-Brunswick

Les saisons du Nouveau-Brunswick

Après plus d’un an passé au Nouveau-Brunswick, nous avons pensé à un petit récapitulatif des meilleurs moments pour venir vers Moncton, pour un voyage exploratoire ou pour conseiller la famille qui voudrait te rendre visite. Ce ne sont pas les centaines quelques personnes qui nous ont demandé conseil sur l’hiver dernièrement qui s’en plaindront !

Évidemment, ce constat ne s’applique qu’à Moncton, est parfaitement subjectif en termes de ressenti et ne représente que l’année qui vient de s’écouler (2014-2015), sans oublier que cet hiver était particulièrement exceptionnel en termes de chutes de neige (environ 5 mètres quand même…) ! Mais si ça peut orienter ton choix, c’est déjà pas mal.

D’expérience, les voyageurs exploratoires et les touristes ne choisissent pas DU TOUT les mêmes périodes, bien au contraire : là où les touristes préfèrent les périodes de soleil garanti (toutes proportions gardées…), les voyageurs exploratoires auront plutôt tendance à viser le pire de l’hiver, partant du constat que s’ils aiment la province sous son pire jour, ils l’aimeront forcément le reste du temps. Tout en ayant la pétoche de vivre l’hiver de manière un peu trop intense, comprendre par là : de subir un blizzard. Intention louable, mais biaisée. On vous explique.

Janvier : journées courtes et ensoleillées, températures négatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Pour nous, le pire des tempêtes s’est concentré à cheval sur fin janvier-début février. Une tempête hivernale consiste en des vents forts, une visibilité réduite à cause de la poudrerie (la petite neige vicieuse qui fait qu’on ne voit plus rien), et une grosse chute de neige (plus de 15-20 cm en 24 heures).

P1070457En janvier au parc centenaire.

Février : journées courtes et ensoleillées, températures supranégatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Il y a vraiment eu beaucoup de soleil, c’était étonnant. Un bon choix pour aime l’hiver dans toute sa splendeur, à condition de bien s’équiper.

Mars : les jours s’allongent, couverture neigeuse toujours constante, et c’est le temps des sucres ! On n’est pas à l’abri d’une chute de neige impromptue, mais il me semble que le gros des tempêtes hivernales soit passé à ce stade. Il fait toujours un peu froid pour quelqu’un qui vient d’Europe de l’Ouest (aux alentours de -5°C à 0), mais pour nous, c’est vraiment la délivrance !

Avril : début de la fonte, la neige se transforme en bouillasse, les températures remontent en positif mais le temps est gris. En 2015, la dernière chute de neige date de la dernière semaine d’avril. En gros, avril, ce n’est PAS le printemps ! Restez en France à savourer vos mojitos en terrasse, ok ?

_1080955Ouaip. Ça, c’était fin avril. On est loin des jonquilles en fleur et des papillons qui butinent, hein.

Mai : la neige a complètement fondu, les journées sont longues mais fraîches et toujours couvertes. Au palmarès des périodes les plus difficiles, avril et la première quinzaine de mai sont au coude à coude, parce qu’avec nos repères européens, on s’attend au printemps, aux petites fleurs, à la verdure… et tout ça ne débarque pas avant la mi-mai ! Pour quelqu’un qui n’a pas vécu l’hiver canadien avant ça, cela semblera sans doute dérisoire, mais pour nous, c’était vraiment le pompon.

Juin : c’est enfin le « printemps ». Sans crier gare les arbres deviennent verts, il commence à faire relativement plus chaud. Pas assez pour se baigner, mais assez pour aller randonner, les sites touristiques recommencent à ouvrir, bref la saison estivale se prépare. Il n’y a plus de dangers météorologiques, les conditions sont normales,

Juillet : visiblement cette année a été assez pourrie, mais je n’étais pas là pour le voir. Juillet et août sont les mois de la pleine saison estivale, qui se traduit par des chaleurs toutes relatives et un parc d’hébergement souvent complet : réservez votre logement bien à l’avance ! Le Nouveau-Brunswick, pire que la Côte d’Azur ? N’exagérons pas, mais la province est pile sur le trajet de la flopée de vacanciers québécois et ontariens qui transhument vers l’Île du Prince Édouard et la Nouvelle-Écosse une fois l’été venu.

Août : mois exceptionnel, +30°C, baignades, soleil tout le temps, bref un vrai mois d’été. C’est agréable, c’est beau, c’est parfait pour des vacances ou pour un voyage exploratoire détente.

_1120078Début septembre au cap Jourimain, par +30°C.

Septembre : un mois d’été aussi avec de belles températures (jusqu’à +30°C, oui madame, oui monsieur), même si les jours raccourcissent et qu’il fait vite frais le soir. On sent l’automne qui arrive, mais pas tout à fait. Un beau mois aussi.

Octobre : oh, octobre. Mon mois préféré. Les feuilles ont pris leurs couleurs de rigueur littéralement le 1er octobre, et nous ont offert un spectacle permanent pendant littéralement tout le mois. L’an dernier, l’automne n’était pas aussi clément et il a fait moche à partir du 18 octobre (tiens tiens, cette date ne vous dit rien ?) mais on s’en fout, c’est la dernière ligne droite avant Halloween, on prépare la fête sans penser à rien d’autre (pas vous ?).

_1130009Le 26 octobre à Moncton.

Novembre : il n’y a absolument rien à en tirer, comme partout dans le monde. Un bon choix pour un voyage exploratoire si tu veux voir le pire du pire. Les tempêtes hivernales peuvent commencer (en 2014, la première datait du 28 novembre) mais la neige ne tient pas encore.

Décembre : jours très courts, pas encore vraiment de neige, les activités d’extérieur sont très réduites, heureusement que les décorations de Noël sont là pour réchauffer les cœurs, sinon on déprimerait. Il semblerait que ces dernières années, décembre soit un mois plutôt pluvieux qu’enneigé, les choses sérieuses ne commençant qu’en janvier.

En résumé :

  • pour un voyage exploratoire à la dure, privilégier novembre ou avril, pour voir la province sous son côté obscur.
  • pour un voyage qui vise à la voir sous son meilleur jour, au contraire, privilégier selon vos goûts : janvier à mars pour les loisirs d’hiver, août-septembre pour les loisirs d’été, ou mi-octobre pour les feuilles d’automne.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Quand je dis « powwow », vous pensez à…

A. un groupe de chanteurs a capella ayant eu leur heure de gloire dans les années 1990 ?

B. un rassemblement informel de traducteurs (pour de vrai !) ?

C. un rassemblement d’Améridiens ?

D. la réponse D ?

Le week-end de la fête du travail, nous avons pu assister à un événement qui sort de très loin de l’ordinaire pour nous : le pow-wow annuel de la première nation Elsipogtog (Mikmaq) à Rexton, près de Richibucto et Kouchibouguac.

Arrivés pendant la pause déjeuner, nous sommes comme des poules avec un couteau : les sièges sont réservés aux Anciens, pas d’autres Blancs en vue, on se contente de manger nos nachos debout en se faisant le plus petit possible, ultra-conscients de ne pas être tout à fait à notre place.

Les organisateurs ont tout de même fait de la publicité à leur événement sur le site de l’office du tourisme du Nouveau-Brunswick, et ont installé des panneaux d’interprétation sur le terrain pour les petits bleus comme nous. Y sont décrits les danses, les protagonistes et les tenues d’apparat (le terme « costume » étant considéré comme condescendant, et refusé).

L’animateur au micro fait bien les choses et explique bien ce qu’il se passe : qui est le danseur principal, cette chanson est dédiée au vétéran, levez-vous, restez assis, prenez des photos, rangez vos appareils. L’immense majorité de l’assemblée est elle-même amérindienne et connaît les ficelles du pow-wow, mais pour le reste du public, c’est salvateur.

La cérémonie commence par la « danse de l’herbe », réalisée par les hommes pour bénir le terrain. Remarquerez-vous un détail geek dans l’une des tenues d’apparat ci-dessous ? Si j’ai bien compris, les danseurs réalisent eux-mêmes leur tenue, et y incorporent ce qu’ils souhaitent.

première nation nouveau-brunswick

C’est ensuite l’heure de la Grande entrée. Entrent en scène les chefs, les drapeaux, les danseurs, danseuses, tournant autour du terrain de danse dans le sens des aiguilles d’une montre.

chefs danseurs rassemblement big cove richibuctopowwow première nation rexton

Chaque morceau est interprété au tambour et à la voix avec un groupe d’hommes, représentant différentes tribus d’ici et d’ailleurs (Québec, Ontario), pas forcément Mikmaq d’ailleurs. Une idée de la grande entrée ici (vidéo par « Carolji Forgues », c’est-à-dire pas par nous) :

https://www.youtube.com/watch?v=V0GWuzqk_xM

Vous remarquerez sur les photos que tous les participants n’ont pas l’air ostensiblement Amérindiens. Certains ont évidemment des traits conformes à l’image que l’on se fait des autochtones, mais d’autres sont blancs, d’autres encore métis, d’autres noirs. J’imagine qu’en 2015, les Amérindiens « pur sang » sont relativement rares, et que le métissage est inévitable ; l’important étant surtout de se réclamer d’un héritage pour faire vivre la culture. Dans la vidéo, on voit quelques danseurs au physique non autochtone (à 0:04 en brun et bleu, à 0:30 en bleu et rouge).

danseuses natives pow-wow

Vous remarquerez les couleurs éclatantes. Les motifs jaune, rouge, noir et blanc se dégage du lot : ce sont des couleurs traditionnelles pour représenter le cycle de la vie [LE CYYYYYYYYCLE ÉTERNEEEEEL…] [50 geeks points, tout ça].

big cove richibucto

Après la grande entrée, les danses et chants se sont succédé pendant deux heures environ, sous un soleil de plomb. Une pensée compatissante pour les danseurs dans leur tenue d’apparat, souvent couvrantes et probablement pas des plus adéquates par +30°C. Après, qui aurait pu prévoir qu’il ferait 30°C début septembre, hein ?

elsipogtog 2015 powwow elsipogtog   rexton big cove pow-wow

Si vous avez l’occasion d’assister à un pow-wow, dépassez votre timidité et n’hésitez pas à aller voir cette cérémonie de vos propres yeux. Une expérience enrichissante dans une facette culturelle du Canada dont on ne parle pas beaucoup.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Nous en avions envie depuis longtemps, c’est désormais chose faite : partir à la découverte du parc de Fundy.

La baie de Fundy a une personnalité vraiment différente de la côte acadienne, et c’est un changement agréable de nos innombrables virées à Bouctouche, Parlee et Kouchibouguac.

Là où la côte acadienne est plate, domestiquée, peuplée de maisons, sablonneuse, avec des plages d’eau chaude qui  fleurent bon les vacances estivales tranquilles au camping, le littoral de Fundy est sauvage, septentrional, escarpé, recouvert de bouleaux et de conifères et nous défie avec férocité de nous baigner dans ses eaux d’une couleur glacée.

Bref, un caractère bien trempé, cette baie de Fundy.

_1110664

Mais ce n’est pas grave, nous aussi on est des durs à cuire.

Pour cette première visite, nous avons choisi le sentier du littoral, qui longe la baie sans donner entièrement dessus, avec des criques et des falaises qui se dévoilent au détour du sentier.

_1110676_1110668

Nous avons ensuite fait une incursion dans les terres à la découverte de petits lacs, ruisseaux et de beaux sous-bois moussus. Tout cela ne serait évidemment pas complet sans un barrage de castors, une centaine dizaine d’écureuils et quelques mûres, champignons et bleuets sauvages.

_1110714

Ceci est un authentique barrage de castors made in Canada._1110706_1110671_1110711_1110707

Au total, une dizaine de kilomètres de marche dans les vallons, pour une randonnée différente de celles auxquelles nous sommes habitués (entendre par là : dans des montagnes).

_1110701 _1110718

Pour les plus geeks d’entre nous (HEM-HEM), le wifi était présent sur le parking au retour. OUF. Sauvés.

_1110720

Parc de Fundy

Entrée à Alma : 8 $ environ par adulte, carte des sentiers disponible à l’entrée

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Politique : les élections au Canada

Politique : les élections au Canada

Si en France, la vie politique entre doucement en pré-campagne (qui a toussé très fort « ça fait deux ans que Sarko est en pré-campagne » ?!), ici c’est bientôt le bout du tunnel, puisque les Canadiens éliront leur nouveau premier ministre dans moins d’un mois, le lundi 19 octobre.

Autant dire que comme partout, c’est un sujet qui divise, même si parmi les jeunes Canadiens que nous côtoyons, le premier ministre en poste, Stephen Harper, semble l’objet d’une haine sans nom, d’un mépris infini et d’un rejet unanime. Nos amis étant généralement quasi trentenaires, professions intellectuelles ou apparentées, leurs convictions vont aux Verts ou à la « gauche » du NPD (« gauche » entre guillemets, car bien plus à droite que notre gauche, on reste en Amérique du Nord).

Commenter la politique de son propre pays n’est pas de la tarte ; je vous laisse imaginer celle d’un pays d’adoption. Il est extrêmement complexe de débarquer au beau milieu d’un tissu politique et comprendre qui est qui et qui fait quoi, qui a fait quoi par le passé, qui est mentionné dans les débats alors qu’il/elle est retiré de la vie politique, retenir noms, visages et couleurs politiques, bref c’est comme tricoter avec des gants de boxe en plein brouillard : pas facile.

Le système électoral canadien repose sur le principe du « premier rafle tout » : en jargon, le scrutin uninominal à un tour. Les élections se jouent sur un tour, et celui qui emporte le plus de voix emporte l’élection. Et cela, même si plus de votants ont voté contre lui que pour lui. On s’explique : si le candidat A a 33 % des voix, le candidat B en a 25 %, le candidat C 21 % et les autres ont chacun moins de 10 % des voix, c’est le candidat A qui est élu, même si dans les faits, 67 % des votants ne voulaient pas de lui.

Au niveau des partis, les trois premiers au niveau national (désolés, les Verts) sont :

  • les Conservateurs (la droite), menés par Stephen Harper
  • le Nouveau Parti démocratique (gauche), opposition officielle, avec Tom Mulcair
  • et les Libéraux (centre), avec Justin Trudeau

élections au canadaOK cette photo est un peu nulle mais allez illustrer un article politique, vous !

Le 19 octobre, si nous avons tout compris, les Canadiens éliront les députés de leur circonscription (qui correspond généralement à un comté). Le parti qui remportera le plus de sièges lors du seul et unique tour sera donc la majorité. Le premier ministre est nommé par le gouverneur général, et il s’agit traditionnellement du chef du parti ayant le plus de sièges à la Chambre des Communes. Le premier ministre en poste est donc Stephen Harper, au pouvoir depuis 2006. [corrigez-nous si on a raté quelque chose]

Faute de pouvoir commenter réellement la campagne par manque de recul, voici quelques anecdotes :

  • le scrutin a toujours lieu en semaine, et les employeurs sont tenus de laisser les salariés aller voter s’ils souhaitent le faire sur leur temps de travail.
  • les candidats peuvent faire une campagne positive (« pourquoi nous sommes les meilleurs ») ou négative (« pourquoi les adversaires sont nuls ») : l’un des slogans des Conservateurs est ainsi « Justin Trudeau is just not ready », avec les spots télé et radio qui vont avec.
  • il n’existe pas de limite au cumul des mandats pour le Premier ministre.
  • on trouve sur ce site un sondage qui permet de savoir où nos idées recoupent celles des quatre premiers partis, plutôt pratique pour démarrer dans le paysage politique canadien. Sans grande surprise, je suis plutôt en phase avec le NPD/les Verts.
  • la moitié des dépenses électorales des partis sont remboursées… par le contribuable. Plus la campagne est longue et plus le contribuable casque. Ah ben ça tombe bien, cette campagne est la plus longue de l’Histoire canadienne, avec 78 jours (ouverture de la campagne le 3 août).
  • les principales questions de la campagne touchent à l’économie (comment redresser l’économie en cette période de contraction ?), la sécurité (Comment garantir la sécurité des Canadiens face aux terroristes après les deux attaques d’octobre 2014 ?) et euh… les autochtones ? Le climat ? Les autochtones sont manifestement un sujet brûlant, tout comme le terrorisme et l’immigration, mais je n’entends pas vraiment parler du climat, hormis chez les personnes à sensibilité écolo.
  • on trouve des panneaux électoraux un peu partout, en bord de route, le long du trottoir et même chez les gens
  • pour rappel, nous n’avons pas le droit de vote au Canada sauf pour les élections provinciales (et l’avons perdu en partie en France, puisque nous ne votons plus aux élections locales), et c’est normal. Nous ne voterons pas le 19 octobre.

Voilà pour une petite introduction à la politique canadienne. Vous avez des questions ? On peut essayer d’y répondre.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Le blog souffle sa deuxième bougie

Le blog souffle sa deuxième bougie

— « Martine, tu sais quel jour on est ?

— Le 2 septembre, pourquoi ?

— C’est une date qui ne te dit rien ?

— Mmmmggfzelkhf…

— Mais si, cherche bien…

— AHHHHH ! Je sais !

— Bah voilà, c’était pas si compliqué.

— C’est l’anniversaire de Keanu Reeves !

— … … *facepalm*

— La fête nationale du Vietnam ! La fondation de l’abbaye de Cluny ! La bataille de Sedan !

— … … *triple facepalm*

— Le grand incendie de Londres ? La déclaration d’indépendance du Haut-Karabagh ? L’anniversaire du décès de J.R.R. Tolkien ? Celui d’Elizabeth Prout ? L’anniversaire… du blog ? L’anniversaire du blog ! Hé j’ai trouvé ! … Ben tu es où ? Reviens ! »

Bref, le blog a deux ans.

L’an dernier à la même date, nous avions reçu plus de 5 600 visites et plus de 14 200 pages avaient été lues. Depuis deux ans, ce ne sont pas moins de 30 000 visites et 70 000 pages lues. Une goutte d’eau dans la blogosphère, des chiffres vertigineux pour nous.
L’an dernier, nous étions gonflés d’orgueil et de fierté. Cette année, la tête nous tourne devant le nombre de personnes qui nous contactent en privé ou souhaitent nous rencontrer lors de leur voyage exploratoire.

Alors un IMMENSE MERCI à vous tous qui nous lisez, qui suivez nos aventures et qui nous encouragez. MERCI, et bon courage à tous !merci blog deux ans nouveau-brunswick chroniques

 

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Colis mode d’emploi

Colis mode d’emploi

Suite à une demande de lecteur sur le B.A.BA des colis, voici comment se faire envoyer ce qui vous manque trop, ou envoyer un beau colis à vos proches [clin d’œil appuyé] ! L’arrivée d’un colis est toujours une joie chez nous, et nous adorons recevoir ces petits morceaux d’Europe chez nous.

Apporté par un facteur généralement souriant, ce carton plus ou moins imposant sait se faire désirer : nous attendons en effet d’être tous les deux réunis pour l’ouvrir, donnant ainsi à la révélation de son contenu une allure rituelle, toujours magique.

Les cadeaux plus divers se succèdent, des introuvables ici aux petites attentions, des douceurs réconfortantes aux cadeaux rigolos, leur but est de surprendre et de nous rappeler la famille : c’est toujours réussi !

On se concentre ici sur les cadeaux potentiellement délicats, évidemment ; personne n’a jamais vu un colis de livres arrêté par la douane. En un an ou presque, nous avons donc reçu :

  • pot de tartinade au Speculoos croustillant
  • fromages sous vide hors de prix ici (reblochon, comté, raclette fumée…)
  • confiture de lait, de violette, de gratte-culs (cynorrhodons)
  • pot de miel
  • couteaux savoyards traditionnels (pour nous défendre contre les ours ?)
  • ferments pour yaourts [échec total d’ailleurs : impossible de faire des yaourts comme on le faisait en France. Si quelqu’un sait pourquoi ?…]
  • crozets au fromage
  • viande des Grisons
  • nougats
  • chocolat fin
  • magazines fort à propos en hiver
  • pulls
  • saucissons…

P1070421

Renseignements pris autour de nous et d’après notre expérience, les aliments suivants sont passés comme une lettre à la poste [huhu] :

  • fromages sous vide, pasteurisés ou non, pâte ferme ou semi-ferme
  • toutes les sucreries
  • la charcuterie sous vide
  • le foie gras en conserve
  • les canifs (sont-ils passés inaperçus parce qu’ils étaient repliés ? Nul ne le sait…)

P1070535

Une bonne nouvelle pour quand on a le mal du pays ! Sont en revanche interdits :

  • les fruits et légumes frais
  • les produits du tabac
  • normalement, les produits carnés et laitiers, mais comme nous avons reçu à plusieurs reprises du saucisson, nous ne savons pas trop si nous avons eu de la chance ou si la politique a changé.
  • l’alcool. Une remarque sur ce point : l’envoi d’alcool est censé être interdit, or nous avons reçu une petite bouteille de génépi par la poste. Ce fut d’ailleurs le seul colis qui fut manifestement ouvert par la douane en un an. Cela dit, on ne vous conseille pas d’envoyer des bouteilles par la poste : trop fragile, trop risqué.

Emballez bien le tout, et le tour est joué. Petit conseil : les confitures maison et autres sont à proscrire à notre avis, car le risque de débordement est plus grand. Nous avons reçu un pot de miel qui avait complètement bavé pendant l’envoi, et c’était la cata poisseuse à l’ouverture.

Autre remarque : lors d’un éventuel retour en France, n’hésitez pas à vous envoyer un colis rempli de bonnes choses plutôt que de prendre les denrées avec vous : le passage à la douane n’en sera que plus rapide, vous éviterez une confrontation avec un douanier blasé de voir encore un Français de France tenter de faire passer du fromage sous vide, ce qui requiert normalement de remplir un formulaire en bonne et due forme lors de l’achat dudit fromage..

Maintenant que vous savez quoi recevoir, ne reste plus qu’à régler une seule question : trouver une bonne âme pour vous envoyer toutes ces bonnes choses… C’est peut-être ça, le plus dur dans l’histoire !

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
La fête de l’Acadie

La fête de l’Acadie

Après la fête du Canada le 1er juillet, c’était au tour de l’Acadie de célébrer sa fête nationale, qui tombe le 15 août. Jour non férié même au niveau provincial, le 15 août a néanmoins eu le bon goût de tomber un samedi cette année, nous permettant de nous lancer dans un marathon des festivités.

Avant la fête, les drapeaux acadiens sont de mise devant les maisons, aux balcons, sur les voitures, un peu partout. Le chiac est aussi ajouté en clin d’œil.

collage fête acadie

Le temps fort de la fête est le tintamarre : comme son nom l’indique, une manifestation où le bruit a la part belle. Vieille de soixante ans, cette manifestation consiste à faire le plus de bruit humainement possible pour signaler la vitalité de la communauté acadienne tout en se rappelant au souvenir des tympans du reste du pays. Les hasards de la programmation nous ont permis d’assister à pas moins de deux tintamarres : Dieppe et Moncton.

Tintamarre à Dieppe, la plus grande ville acadienne au monde

_1110221-acadie day fête de l'acadie 15 août dieppe moncton nb nouveau-brunswick_1110258-bis _1110270-bis_11103016-bis_1110285-bis

Tintamarre à Moncton _1110384-bis _1110437 _1110471 _1110477  _1110487 _1110502 _1110506 _1110482Le 15 août s’est terminé en musique à Moncton avec le festival Acadie Rock, série de concerts gratuits en plein air. Une bien belle journée, à laquelle nous avons participé en tant que spectateurs et non au sein du défilé : malgré une invitation du CAFi, nous ne voulions pas défiler : n’étant pas Acadiens nous-mêmes, il aurait été étrange de revendiquer une « fierté acadienne », au même titre que défiler au milieu des homosexuels pendant une Gay Pride serait incongru.

Tout au plus pouvons-nous éprouver une solidarité francophone dans cette province bilingue, et un brin d’émotion devant tant de drapeaux presque français. Cela ne nous a pas empêché d’apprécier le bruit et la liesse de cet événement rassembleur et d’espérer, un jour, assister au tintamarre de Caraquet, dans la péninsule acadienne, le plus grand au monde.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Sortie : les ours de Little Big Bear Safari

Sortie : les ours de Little Big Bear Safari

À une heure et quelque en direction de Kouchibouguac à partir de Moncton, prenez un aller simple pour l’émerveillement dans sa forme la plus pure : voir des nounours grandeur nature.

Pour apercevoir les mignons plantigrades dans leur milieu naturel, nul besoin de lever tôt : on privilégie la nuit tombante, et le safari photo commence vers 18 h 00-18 h 30 selon la saison. Ni dans un zoo, ni en pleine brousse, nous sommes dans une forêt aménagée, où les ours ont manifestement leurs habitudes.

Emmenés dans une tour d’observation où le silence est de mise pour que les ours viennent à nous, nous apercevons notre premier spécimen… dès l’arrivée en bus, et c’est à trois mètres de deux ours adolescents affamés que nous grimpons dans notre tour d’ivoire, endroit rêvé pour laisser la magie opérer.

ours kouchibouguac little big bear safari moncton canada blog chat candidats des provinces nouveau brunswick pcnb entrée express initiativé stratégique avantage francophone résidence permanente

Plus que des bêtes sauvages, ce sont des animaux semi-sauvages qui viennent ici appâtés par les croquettes de « Papa Bear », alias le propriétaire de Little Big Bear Safari. Mais lui seul a le droit de les nourrir dans la main, voire de leur décrocher un bisou sur la truffe. Nous, néophytes ignorants, nous contenterons d’admirer, du haut de notre plateforme à quatre mètres de haut, le ballet des ours.

L’apparition est toujours un moment magique. Ai-je bien vu une grosse peluche avancer à travers les arbres ? Est-ce mon imagination ? Les animaux arrivent un peu patauds, se dandinant, prêts à se délecter des croquettes pour ours cachées un peu partout.

Au total, pas moins de douze ours sont venus ce soir-là, dont une mère et ses trois petits du printemps, adorables nounours griffus de quelques mois et déjà de la taille d’un petit labrador.

Quand un mâle s’approche, le grabuge commence. D’adorables nounours, ils redeviennent surtout les bêtes féroces qu’ils n’ont jamais cessé d’être, qui se battent pour leur territoire à grands coups de griffes, et l’on pressent qu’il vaudrait mieux ne pas croiser un spécimen de mauvais poil au détour d’un sentier. Notre tour d’observation redevient un refuge plutôt qu’une vigie, et nous réalisons l’ampleur du travail de Papa Bear, capables de les approcher sans se prendre une droite fatale.

La tension redescendue, maman ourse attend patiemment que sa portée fasse de même : qu’elle redescende. Ce qui ne va toujours sans mal.

ours little big bear safari nouveau brunswick Oups… ? Maman ? CHUIS COINCÉÉÉÉÉÉÉÉ !

ours oursons nature orignal canadaMaman Ours prête à tabasser quiconque menace ses petits. Et Petits Ours prêts à prendre la tangente au moindre danger, faut pas déconner non plus.

Le calme revenu et toutes les croquettes avalées, la famille s’en va paisiblement au cœur de la forêt dans un décor digne de Bambi. Et c’est reparti pour un petit tour d’émerveillement.

ours moncton kouchibouguacMagique, non ?

Little Big Bear Safari

4120 route 480, Acadieville

1 506 775 2354

Ouvert de mai à octobre

Prévoir un téléobjectif, une petite laine et de l’antimoustique. Deux heures dans la tour d’observation. À partir de 5 ans.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Les moustiques

Les moustiques

Alfred Hitchcock avait bien compris que les animaux peuvent être source de malaise, voire de terreur. Mais de toute évidence, il ne vivait pas au Nouveau-Brunswick et c’est pourquoi il a très mal choisi le thème de son film le plus célèbre. Il n’aurait pas dû tourner Les Oiseaux.

Il aurait dû tourner Les Moustiques.

1. Extérieur jour. Marais de Chartersville. Vue d’ensemble qui zoome progressivement sur les roseaux et l’eau stagnante.

*Voix off* Les moustiques prennent un repos bien mérité pendant la journée. En prévision de leur nuit de chasse, les femelles s’endorment paisiblement dans les marais qui entourent le Grand Moncton, écrasé par la chaleur estivale.

2. Intérieur jour. Porte d’entrée du Terrier, vue depuis le couloir, Dieppe. Matin.

– Martin ! Maaaaartin ! Tu as vu que notre porte d’entrée a un jeu de trois centimètres au sol ?

– Bah oui, c’est une précaution en cas d’incendie, comme ça la fumée peut déclencher le détecteur du couloir.

– Ah ouais pas con.

3. 1 Extérieur jour. Marais de Chartersville. Le soleil commence à descendre, la lumière devient dorée. Il est 16 heures.

*Voix off* Alors que l’après-midi est bien entamée, les moustiques se réveillent petit à petit. Affamés, ils s’étirent, déplient leurs ailes et se mettent en quête de leur prochain repas.

3.2 Extérieur jour. Fin d’après-midi, sentier riverain, le long de la rivière Chocolat. Martine débarque en courant, les joues cramoisies, essoufflée, en tenue de sport. Elle vient manifestement de dépasser toutes ses limites physiques pendant une course épuisante d’au moins 10 minutes. Elle s’effondre prend une petite pause dans l’herbe fraîche et ferme les yeux.

Elle se relève deux minutes plus tard en jurant. Vingt moustiques ont eu le temps de la piquer. Plusieurs fois chacun. Travelling avant sur son visage incrédule.

3.3 Extérieur jour. Gros plan sur un escadron de moustiques qui volent d’un air déterminé sur La Chevauchée des Walkyries.

*Voix off* Les moustiques n’auront de cesse avant d’être repus. Ils n’ont plus qu’un but, un objectif, une raison d’être. Ce soir, le sang coulera, et ce ne sera pas le leur.

3.4 Extérieur nuit. Terrasse à Moncton, joliment décorée avec ses lampions et ses bougies sur les tables. On devine une douce soirée d’été, mais quelque chose ne va pas. Les convives bougent étrangement. Zoom sur Martin et les autres, qui se frappent les membres à intervalles réguliers.

*nombreux jurons* Travelling avant sur leur visage où l’incrédulité laisse peu à peu place à une crainte indicible.

4. 1 Intérieur nuit. Terrier. Chambre à coucher. La fenêtre est ouverte sur la moustiquaire fixe. Martine débarque en pyjashort en se grattant violemment le bras. Sur sa peau, les piqûres se comptent par dizaines.

– Mon corps n’est plus qu’une piqûre de moustique géante. Heureusement qu’on a ces moustiquaires intégrées, on peut dormir la fenêtre ouverte sans crainte.

4.2 Intérieur nuit. Porte d’entrée du Terrier, vue depuis le couloir.

*Voix off* Leur intelligence les rend redoutables. Pire que ça : ce sont des bêtes féroces, des créatures faites pour tuer. Les moustiques n’hésiteront pas à user de tous les stratagèmes pour pénétrer dans les logements : chassez-les de la fenêtre, ils entreront par dessous la porte. Tout simplement.

5. Extérieur nuit. Dieppe.

*cris d’épouvante qui résonnent sur la ville*

 

Bref, l’été, les moustiques peuvent être sans pitié.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Escapade : trois jours sur l’Île du Prince Édouard

Escapade : trois jours sur l’Île du Prince Édouard

Lundi 3 août, c’était un jour férié : la fête du Nouveau-Brunswick. À l’occasion de ce long week-end, nous sommes allés… sur l’Île du Prince Édouard.

Dans la province voisine. Oups.

Un malheureux concours de circonstances impliquant un changement d’emploi pour Martin, sa première semaine de vacances depuis huit mois et une météo radieuse avec 28 °C POSITIFS ne nous a pas laissé d’autre choix que de prendre la route à la découverte de cette île, nous contraignant à rater la fête de notre province d’adoption. Toutes nos excuses, cher Nouveau-Brunswick, nous ferons mieux l’an prochain.

Impossible, donc, de vous montrer à quoi ressemble cette fête aux couleurs de la province. En revanche, nous avons été ravis de notre long week-end insulaire et sommes heureux de vous présenter une idée d’itinéraire sur trois jours.

Décharge de responsabilité : malgré toute notre bonne volonté, Martine reste végétarienne et Martin un grand difficile quelqu’un qui n’aime pas les fruits de mer. Nous n’avons donc pas pu participer à ce qui semble être la première source de revenus de la province : le souper de homard. Si c’est ton truc, tu devrais cependant pouvoir t’en empiffrer jusqu’à écœurement, partout, à tous les repas et à toutes les sauces.

WP_004056WP_004060Tu peux aussi apprécier ces bestioles différemment.

Jour 1 : Charlottetown

À deux heures de Moncton, la capitale de l’Île du Prince Édouard est facilement accessible par le pont de la Confédération. Le passage du pont est plutôt intéressant, surtout quand on est passager : on voit alors l’eau et l’île qui se profile. Côté conducteur, on voit surtout les glissières de sécurité et la route, ce qui est tout de suite moins charmant.

Nous avons été enchantés par cette petite grande ville, avec toutes ses boutiques, son joli front de mer, ses belles maisons, sa mini rue piétonne, ses terrasses, ses fleurs… et ses gros chiens à tous les coins de rue (ceux qui connaissent en vrai comprendront). C’est de loin la plus belle ville croisée dans les Maritimes. Évidemment, toute bourgade est charmante avec une quantité suffisante de soleil et de terrasses [que celui qui a dit « Même Moncton ! » se dénonce immédiatement !] mais nous avons adoré, un point c’est tout, et vous conseillons chaudement le déplacement.

_1100694_1100697_1100750_1100722

Bonnes adresses (?) :

  • bons milk-shakes au Casa Mia
  • quand la province voisine est en long week-end, montre-toi malin et RÉSERVE ton hébergement. Sinon, tout sera complet et tu seras obligé de dormir dans ta voiture. Ou pire encore, le premier bouge avec des chambres libres, comme le motel Sunny King en banlieue de Charlottetown. Ne fais pas comme nous et ne va pas dans cet horrible trou à rat. Même pour 50 dollars la nuit, ça n’en vaut pas peine, ok ?

Jour 2 : parc national de l’Île du Prince Édouard à Cavendish

L’île compte un parc national qui s’étend sur 42 km et plusieurs sites. Nous avons choisi d’aller vers Cavendish, poussés par l’envie de voir le « véritable cirque » décrit par le Lonely Planet. Nous n’avons pas été déçus : Cavendish est effectivement un trou à touristes, avec parcs d’attractions, mini-golf, musée de cire, locations de paddles, attractions de fête foraine, parc avec navette spatiale (?), expo sur les dinosaures et on en passe.

WP_004092

Partout où nous allons, les gens sont sidérés de se trouver nez à nez avec un grand dino [+5 000 geek points à qui trouvera la référence]WP_004094La tête de la caissière du Jurassic Bart quand on a demandé « deux entrées adultes, sans enfant » : impayable. Pour tout le reste, il y a EuroCard MasterCard. Même pas honte.

Accessoirement, le site historique de Green Gables dédié à Anne… la maison aux pignons verts et la possibilité de chouettes randos. On a suivi les 8 km du sentier Homestead, un excellent choix à travers la forêt fraîche, le long de la côte au sable rouge et dans les champs d’épilobes du parc national. Peu de randonneurs mais beaucoup de cyclistes, et avec le recul, la prochaine fois, on prendra nos VTT aussi, le terrain s’y prête parfaitement.

_1100760_1100767_1100770

Si tu satures, va jeter un œil au bout de North Rustico, il y a un joli petit hameau de pêcheurs avec phare. Parfait au coucher du soleil.

Bonnes adresses (pour de vrai, cette fois) :

  • Jurassic Bart si tu as des enfants. Ou des grands enfants pas trop regardants. Le combat de bombes à eau est poilant quand on a 5 ans d’âge mental.
  • Carr’s Shellfish à Stanley Bridge, si tu es dans le coin, un café-restaurant avec une jolie vue.
  • Rustico Acres Cottages, entre North Rustico et Cavendish sur la route 6, des petits chalets avec kitchenette et piscine, pour moins de 90 $ HT.
  • À 20 h 30, le Razzy’s Beach House était un peu tout ce qui restait d’ouvert. Burgers et wraps plus qu’honnêtes. Et IL AVAIT LE WIFIIIIII (commodité du XXIe siècle pourtant denrée rare jusqu’à ce point de notre séjour)._1100785MARTIN EST SAUVÉ.

Jour 2 : parc national de l’Île du Prince Édouard à Greenwich

Fuyant les foules, nous avons mis cap sur l’antenne du parc national à Greenwich, à une petite heure de voiture de Cavendish.

ATTENTION TOUT LE MONDE. Martine décrète officiellement le chemin des dunes du parc national de l’IPE à Greenwich son endroit favori de TOUT LE CANADA jusqu’à présent. Après un kilomètre dans des champs de framboisiers et d’épilobes, et 500 mètres dans la forêt (garde toujours ton anti-moustique sur toi, petit padawan), on débouche sur une passerelle flottante sur un lac bleu foncé, sur fond de dunes de sable blanc et herbes vertes, une explosion de couleurs et et c’est parti pour s’en mettre plein les yeux.

La plus belle vue se trouve au sommet de la dune de l’autre côté du lac : retourne-toi pour voir toute la passerelle qui serpente et prépare-toi à une fracture de la cornée. Tu peux aussi prendre ton matos de bain et profiter de l’immense plage de sable blanc pour te baigner. Il n’y a pas un poil d’ombre, par contre, tu es prévenu.e.

_1100789_1100801WP_004115WP_004137WP_004135Les photos ne rendent vraiment justice à l’endroit mais c’était fantastique, croyez-nous.

Mus par une volonté étrange, nous avons fait un détour afin de faire Naufrage.

WP_004143

Ou plutôt, d’aller à Naufrage. Il n’y a pas grand chose dans ce hameau hormis un phare, un petit restaurant et une jolie vue, mais pour nous, ce nom aussi con que tragique valait le détour (à 20 km de Greenwich).

WP_004145

Bonnes adresses :

  • Saint-Peter’s : bonnes glaces au boui-boui de fish’n’chips

Et voilà ! Un petit arrêt à Charlottetown pour recharger ses batteries et deux heures plus tard, te voilà de retour à Moncton, des étoiles plein les yeux et une furieuse envie de revenir vite.

Infos supplémentaires :

  • le pont de la Confédération est payant seulement au retour, et coûte 45 $ TC par voiture.
  • en cas d’orage, arrête-toi juste avant le pont, et attends que ça passe au lieu de vouloir braver les éléments pour gagner une demi-heure. Le vent et la pluie peuvent rendre les 13 km de traversée très pénibles. Très trèèèèès pénibles.
  • l’entrée au parc national est payante et coûte 8 $ par adulte, valable jusqu’à midi le lendemain (bon plan si tu restes dormir sur place ou a envie d’y retourner le lendemain matin). Cela les vaut complètement, vu l’entretien parfait des sentiers et des passerelles. Sinon, tu peux acheter un pass annuel ici, vite rentabilisé si tu passes tes week-ends à randonner.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !