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Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël

Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël


Le Canada a développé la culture du pull de Noël : moche, ringard, décoré de personnages hideux dans des couleurs criardes, une ode à la mode millésime 1982, quand les grands-mères tricotaient encore des pulls aux petits-enfants et que les petits-enfants ne pouvaient pas appeler la DDASS parce qu’on les forçait à les porter.

Remis au goût du jour en même temps que les t-shirt tie and dye et les caleçons taille haute, les pulls de Noël semblent emplir les foyers d’une joie un peu spéciale à l’approche des fêtes : celle d’avoir dégoté LE pull infâme qui fera pâlir de jalousie tous les autres pulls moches de l’humanité. Voici les prétendants au titre.

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Inutile de vous dire que ces pulls qui n’ont à envier à celui de Mark Darcy ont une durée de vie excessivement limitée et qu’une fois le 26 décembre passé, tous prennent le chemin des friperies locales, sinon de la décharge.

Sur ce, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes. Dites-le avec un pull moche !

Merry christmas bitches

 

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Bienvenue dans la Cabane

Bienvenue dans la Cabane

C’est avec une joie absolument non dissimulée et parfaitement exultante que nous avons quitté le Terrier début octobre. Tu as pu apercevoir des brides de notre maison ici et là. Voici une visite complète de notre fière petite Cabane (120 m² la cabane quand même).

Voici la vue depuis notre rue. C’est une petite rue résidentielle à 1 kilomètre du centre Champlain, avec des petites maisons et un petit parc, dans le quartier de Lewis Creek. Le sentier du ruisseau Humphrey passe à quelques centaines de mètres de chez nous, c’est parfait pour se balader.

Ce qui tu vois ici, c’est la totalité du terrain. Nous avons une impressionnante bande de pelouse de quatre mètres de large qui fait le tour de la maison, et c’est tout. C’est toujours ça de pris pour la pelouse à tondre et les feuilles à ratisser ! On est tellement contents d’avoir un accès à l’extérieur direct et rien qu’à nous qu’on se serait bien roulés dans l’herbe de bonheur, mais les voisins sont quand même relativement près, il aurait été dommage de rater notre première impression.

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L’entrée d’apparat nous entraîne directement dans la véranda (l’entrée du petit personnel est à l’arrière).

_1120998Celle-ci fait également office de pièce de fouillis chenil débarras couture pour Martine. Et de solarium/serre les jours ensoleillés.

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Dépourvue de chauffage, elle est bien évidement inutilisable pour la détente dès que le mercure baisse un peu trop, mais fait office de deuxième congélateur plutôt honnête.

La véranda passée, vous voici dans le couloir. Vous avez le choix entre monter à l’étage ou aller dans le salon. Tirez les dés pour décider de votre prochaine action.

Ce sera le salon. Parfait. Un des rares reproches que l’on fait à la Cabane est que le salon n’a qu’une petite fenêtre, ce qui le rend assez sombre malgré les murs gris clair. Mais après le Terrier, finalement, on relativise…

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On adore les colonnes où nos dragons ont trouvé leur place ! Et je ne parle pas de Dora et Loki, mais bien de vrais dragons en fonte ramenés à la sueur de notre front de Chine. Ils en ont vu du pays, maintenant qu’on y pense.

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Passons à la cuisine. Une vraie grande cuisine, avec assez de place pour mettre notre table. On ne la voit pas, mais elle est traversante Sud-Nord, avec deux fenêtres pour plein de lumière.

Vers l’arrière, une buanderie-toilettes et une entrée avec plein de placards et étagères et qui nous sert de sas pour éviter de contaminer la maison avec le froid hivernal quand on rentre le soir.

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Revenons vers l’escalier, voulez-vous ? Vous admirerez les rayons du soleil qui arrivent directement chez nous. C’est fou comme certaines joies peuvent être simples.

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Au sommet de l’escalier à gauche, une salle de bain céladon (on précise car tout a l’air jaunâtre sur les photos, or non) avec baignoire ET douche, s’il vous plaît.

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Juste à côté, la grotte la tanière l’antre la niche le bureau de Martin. Où il ne fait pas bon le déranger. Murs jaunes, store baissé en permanence, ce lieu exsude des vapeurs maléfiques et il vaut mieux ne pas trop traîner dans les parages, l’occupant principal ayant tendance à mordre. Enchaînons.

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Au bout du couloir, le bureau de Martine, qui travaille de toute façon la moitié du temps dans la véranda ou le salon ou à Workspace.

_1120995Et enfin, la chambre en soupente.

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Vous savez tout ! On adore vivre dans cette petite maison juste grande comme il faut, qui n’a pas un seul angle droit du fait de son grand âge (125 ans au compteur quand même), où passent faisans effrontés et ratons-laveur dodus dans la pelouse au grand dam de Dora et qui nous promet de jolis apéros sur la terrasse. On vous fera un tour de l’extérieur quand celui-ci sera plus riant… dans six mois !

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Halloween le retour

Halloween le retour

Halloween, le retour !

Rien de tel qu’Halloween pour couronner le mois d’octobre et finir l’automne en beauté avant d’enchaîner sur l’hiver (d’ailleurs ça n’a pas raté : 1er novembre, BIM ! Pluie, vent, froid et tout le toutim).

Cette année, nous n’avons pas été pris au dépourvu et avons pu véritablement préparer, prévoir, anticiper, savourer l’attente menant à cette fête, tout comme on le fait pour Noël.

C’est ainsi que Martine s’est un peu lâchée sur la déco de la véranda.

_1120989Et des citrouilles.

_1130092(vous voyez comme un thème, là ?)

Il faut dire que nos voisins avaient placé la barre assez haut.

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Mais n’avons pas eu à rougir de notre implication dans cette fête, dont les enjeux tiennent d’ailleurs plus de l’intégration au Canada que de la simple célébration, si vous voulez notre avis. Regardez comme elles sont fières, nos citrouilles de nouveaux arrivants !

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Nous n’étions pas en reste non plus pour les costumes. À gauche, la tenue de travail de Martine vendredi 30 octobre, jour qui se prêtait à merveille aux fêtes d’Halloween au bureau. C’est ainsi qu’elle a croisé une cow-girl et un Spider-Man dans les rues de Moncton de bon matin, l’air de rien, un café à la main.tenues d'HalloweenÀ droite, sa tenue de soirée de circonstance, en mode rétro-Burton, prête à faire un bio-exorcisme si quelqu’un invoquait son nom trois fois.

Pour la soirée, après avoir reçu littéralement deux enfants venus faire du porte-à-porte, nous avons choisi d’aller faire un tour à la nuit tombée dans le labyrinthe hanté de Salisbury *voix grave et effrayante* où nous attendaient clowns maléfiques, fantômes, esprits, gorilles mutants, bûcherons de l’enfer avec leur tronçonneuse et probablement un lapin transgénique ou deux. Sûrement riant en plein soleil, le labyrinthe de maïs se transforme en un lieu d’horreur dans la nuit noire. Une soirée riches en émotions, sursauts et cris d’épouvante qui résonnent dans le lointain, à déconseiller en dessous de 12-13 ans à notre avis, mais parfait pour les grands enfants.

Maintenant, on passe à Noël et à la neige !

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Tranches de vie : octobre 2015

Tranches de vie : octobre 2015

Octobre, quel mois superbe ! Un mois flamboyant, où il a fait un temps superbe, et où nous avons multiplié les sorties dans les feuilles. Et les vignes. Et ce n’est pas tout !

Nous n’en sommes pas à notre coup d’essai avec la Bikery, cette coopérative cycliste qu’on ne recommandera jamais assez. Cette fois, elle organisait une randonnée « béret-baguette » en tenue d’époque britannique ou française, suivie d’un pique-nique et de jeux traditionnels. Si nous ne sommes pas restés pour le pique-nique compte tenu du froid sévère qui sévissait ce jour-là, nous avons tout de même apprécié les déguisements tous plus délicieusement rétros les uns que les autres !

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Profitant d’une belle journée, nous avons fait un tour du côté des rochers Hopewell, où nous n’étions pas retournés depuis notre voyage exploratoire, en 2013… le croirez-vous ? On n’attendra pas deux autres années pour y retourner ! Un petit détour par le parc de Fundy et ses couleurs automnales encore un peu timides était aussi de mise.

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Depuis la mi-octobre environ, nous accueillons un petit pensionnaire : Loki, petit chat câlin et joueur d’environ 6-7 mois, qui fait notre bonheur et le désespoir de Dora. Vous vous en souvenez peut-être, Martine est bénévole pour Carma, une association qui s’occupe de chats errants. Son but est surtout de stériliser ces chats pour éviter la surpopulation, mais il arrive qu’elle recueille des chats et chatons pour les proposer à l’adoption.

C’est là qu’interviennent les « familles d’accueil »: nous nous occupons du chat le temps de lui trouver une famille d’adoption définitive, pour ne pas le laisser dehors, mais surtout le sociabiliser et lui donner de l’amour. Loki a été trouvé à Moncton, abandonné par un propriétaire peu scrupuleux qui l’a laissé derrière lui en déménageant. Tu habites Moncton et tu as envie d’adopter un chat, contacte-nous ! Regarde comme il est mignon. Tu habites Moncton et tu as envie de devenir famille d’accueil ? Contacte-nous aussi !

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Pas de photo mais sachez que Martine est allée voir Hamlet version Barbican au cinéma. Pour les amateurs de culture, Moncton compte bien évidemment le théâtre de l’Escaouette et le Capitole pour les productions locales, mais il est également possible d’aller voir des retransmissions de pièces de théâtre au Cineplex Trinity : Hamlet était au programme, mais aussi Coriolan, Jane Eyre, Les liaisons dangereuses… avec National Theatre Live. Le public était très respectueux et n’a pas bronché de la séance (ceux qui sont déjà allés voir un film grand spectacle au Canada comprendront mon soulagement). Bref, un bon plan pour aller au théâtre, même à Moncton.

Oh, et on a fêté Halloween. Une petite fête simple, pas de chichi. Rien de spécial. OU PAS… [méga cliffhanger ! La suite au prochain épisode !]

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L’automne au Nouveau-Brunswick

L’automne au Nouveau-Brunswick

Comme tout le monde en ce moment, des blogueurs aux personnes normales sur Facebook, au Canada ou en France, on se doit de faire une chronique sur l’automne, c’est de rigueur. Et de saison. Allez voir ici, ou , ou sur n’importe quel réseau social, et vous n’aurez qu’à vous baisser pour trouver des photos de feuilles d’automne à la pelle.

Mais que dire ? L’automne ici, c’est vraiment surfait.

Tous les arbres sont défectueux et prennent des couleurs maladives qui font mal aux yeux. Les températures sont douces jusqu’au 15 octobre, le soleil brille à qui mieux mieux et rend les gens agressifs dans la rue, excédés par tant de luminosité pas du tout de saison.

Tout est exécrable.

_1120513_1120792Épouvantable._1130009_1120435

Cauchemardesque._1120270_1120398

Criard._1120969 _1120970Absurdement coloré._1120950 _1120956

Ridicule._1120534_1120548-bis

Toutes ces couleurs donnent des migraines ophtalmiques à tour de bras.feuilles automne canada moncton nouveau-brunswick

Bref, rendez-nous l’automne tel qu’on le connaît : gris, pluvieux, morne ! Vivement novembre !

captain second degré canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants brune[je mets toujours ce logo par égard pour les nouveaux lecteurs, mais en vrai, vous savez qu’on a un humour bizarre non ?]

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Les saisons du Nouveau-Brunswick

Les saisons du Nouveau-Brunswick

Après plus d’un an passé au Nouveau-Brunswick, nous avons pensé à un petit récapitulatif des meilleurs moments pour venir vers Moncton, pour un voyage exploratoire ou pour conseiller la famille qui voudrait te rendre visite. Ce ne sont pas les centaines quelques personnes qui nous ont demandé conseil sur l’hiver dernièrement qui s’en plaindront !

Évidemment, ce constat ne s’applique qu’à Moncton, est parfaitement subjectif en termes de ressenti et ne représente que l’année qui vient de s’écouler (2014-2015), sans oublier que cet hiver était particulièrement exceptionnel en termes de chutes de neige (environ 5 mètres quand même…) ! Mais si ça peut orienter ton choix, c’est déjà pas mal.

D’expérience, les voyageurs exploratoires et les touristes ne choisissent pas DU TOUT les mêmes périodes, bien au contraire : là où les touristes préfèrent les périodes de soleil garanti (toutes proportions gardées…), les voyageurs exploratoires auront plutôt tendance à viser le pire de l’hiver, partant du constat que s’ils aiment la province sous son pire jour, ils l’aimeront forcément le reste du temps. Tout en ayant la pétoche de vivre l’hiver de manière un peu trop intense, comprendre par là : de subir un blizzard. Intention louable, mais biaisée. On vous explique.

Janvier : journées courtes et ensoleillées, températures négatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Pour nous, le pire des tempêtes s’est concentré à cheval sur fin janvier-début février. Une tempête hivernale consiste en des vents forts, une visibilité réduite à cause de la poudrerie (la petite neige vicieuse qui fait qu’on ne voit plus rien), et une grosse chute de neige (plus de 15-20 cm en 24 heures).

P1070457En janvier au parc centenaire.

Février : journées courtes et ensoleillées, températures supranégatives, couverture neigeuse constante. Alternance de chutes de neige et de soleil. Il y a vraiment eu beaucoup de soleil, c’était étonnant. Un bon choix pour aime l’hiver dans toute sa splendeur, à condition de bien s’équiper.

Mars : les jours s’allongent, couverture neigeuse toujours constante, et c’est le temps des sucres ! On n’est pas à l’abri d’une chute de neige impromptue, mais il me semble que le gros des tempêtes hivernales soit passé à ce stade. Il fait toujours un peu froid pour quelqu’un qui vient d’Europe de l’Ouest (aux alentours de -5°C à 0), mais pour nous, c’est vraiment la délivrance !

Avril : début de la fonte, la neige se transforme en bouillasse, les températures remontent en positif mais le temps est gris. En 2015, la dernière chute de neige date de la dernière semaine d’avril. En gros, avril, ce n’est PAS le printemps ! Restez en France à savourer vos mojitos en terrasse, ok ?

_1080955Ouaip. Ça, c’était fin avril. On est loin des jonquilles en fleur et des papillons qui butinent, hein.

Mai : la neige a complètement fondu, les journées sont longues mais fraîches et toujours couvertes. Au palmarès des périodes les plus difficiles, avril et la première quinzaine de mai sont au coude à coude, parce qu’avec nos repères européens, on s’attend au printemps, aux petites fleurs, à la verdure… et tout ça ne débarque pas avant la mi-mai ! Pour quelqu’un qui n’a pas vécu l’hiver canadien avant ça, cela semblera sans doute dérisoire, mais pour nous, c’était vraiment le pompon.

Juin : c’est enfin le « printemps ». Sans crier gare les arbres deviennent verts, il commence à faire relativement plus chaud. Pas assez pour se baigner, mais assez pour aller randonner, les sites touristiques recommencent à ouvrir, bref la saison estivale se prépare. Il n’y a plus de dangers météorologiques, les conditions sont normales,

Juillet : visiblement cette année a été assez pourrie, mais je n’étais pas là pour le voir. Juillet et août sont les mois de la pleine saison estivale, qui se traduit par des chaleurs toutes relatives et un parc d’hébergement souvent complet : réservez votre logement bien à l’avance ! Le Nouveau-Brunswick, pire que la Côte d’Azur ? N’exagérons pas, mais la province est pile sur le trajet de la flopée de vacanciers québécois et ontariens qui transhument vers l’Île du Prince Édouard et la Nouvelle-Écosse une fois l’été venu.

Août : mois exceptionnel, +30°C, baignades, soleil tout le temps, bref un vrai mois d’été. C’est agréable, c’est beau, c’est parfait pour des vacances ou pour un voyage exploratoire détente.

_1120078Début septembre au cap Jourimain, par +30°C.

Septembre : un mois d’été aussi avec de belles températures (jusqu’à +30°C, oui madame, oui monsieur), même si les jours raccourcissent et qu’il fait vite frais le soir. On sent l’automne qui arrive, mais pas tout à fait. Un beau mois aussi.

Octobre : oh, octobre. Mon mois préféré. Les feuilles ont pris leurs couleurs de rigueur littéralement le 1er octobre, et nous ont offert un spectacle permanent pendant littéralement tout le mois. L’an dernier, l’automne n’était pas aussi clément et il a fait moche à partir du 18 octobre (tiens tiens, cette date ne vous dit rien ?) mais on s’en fout, c’est la dernière ligne droite avant Halloween, on prépare la fête sans penser à rien d’autre (pas vous ?).

_1130009Le 26 octobre à Moncton.

Novembre : il n’y a absolument rien à en tirer, comme partout dans le monde. Un bon choix pour un voyage exploratoire si tu veux voir le pire du pire. Les tempêtes hivernales peuvent commencer (en 2014, la première datait du 28 novembre) mais la neige ne tient pas encore.

Décembre : jours très courts, pas encore vraiment de neige, les activités d’extérieur sont très réduites, heureusement que les décorations de Noël sont là pour réchauffer les cœurs, sinon on déprimerait. Il semblerait que ces dernières années, décembre soit un mois plutôt pluvieux qu’enneigé, les choses sérieuses ne commençant qu’en janvier.

En résumé :

  • pour un voyage exploratoire à la dure, privilégier novembre ou avril, pour voir la province sous son côté obscur.
  • pour un voyage qui vise à la voir sous son meilleur jour, au contraire, privilégier selon vos goûts : janvier à mars pour les loisirs d’hiver, août-septembre pour les loisirs d’été, ou mi-octobre pour les feuilles d’automne.

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Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Sortie : le pow-wow de la première nation Elsipogtog

Quand je dis « powwow », vous pensez à…

A. un groupe de chanteurs a capella ayant eu leur heure de gloire dans les années 1990 ?

B. un rassemblement informel de traducteurs (pour de vrai !) ?

C. un rassemblement d’Améridiens ?

D. la réponse D ?

Le week-end de la fête du travail, nous avons pu assister à un événement qui sort de très loin de l’ordinaire pour nous : le pow-wow annuel de la première nation Elsipogtog (Mikmaq) à Rexton, près de Richibucto et Kouchibouguac.

Arrivés pendant la pause déjeuner, nous sommes comme des poules avec un couteau : les sièges sont réservés aux Anciens, pas d’autres Blancs en vue, on se contente de manger nos nachos debout en se faisant le plus petit possible, ultra-conscients de ne pas être tout à fait à notre place.

Les organisateurs ont tout de même fait de la publicité à leur événement sur le site de l’office du tourisme du Nouveau-Brunswick, et ont installé des panneaux d’interprétation sur le terrain pour les petits bleus comme nous. Y sont décrits les danses, les protagonistes et les tenues d’apparat (le terme « costume » étant considéré comme condescendant, et refusé).

L’animateur au micro fait bien les choses et explique bien ce qu’il se passe : qui est le danseur principal, cette chanson est dédiée au vétéran, levez-vous, restez assis, prenez des photos, rangez vos appareils. L’immense majorité de l’assemblée est elle-même amérindienne et connaît les ficelles du pow-wow, mais pour le reste du public, c’est salvateur.

La cérémonie commence par la « danse de l’herbe », réalisée par les hommes pour bénir le terrain. Remarquerez-vous un détail geek dans l’une des tenues d’apparat ci-dessous ? Si j’ai bien compris, les danseurs réalisent eux-mêmes leur tenue, et y incorporent ce qu’ils souhaitent.

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C’est ensuite l’heure de la Grande entrée. Entrent en scène les chefs, les drapeaux, les danseurs, danseuses, tournant autour du terrain de danse dans le sens des aiguilles d’une montre.

chefs danseurs rassemblement big cove richibuctopowwow première nation rexton

Chaque morceau est interprété au tambour et à la voix avec un groupe d’hommes, représentant différentes tribus d’ici et d’ailleurs (Québec, Ontario), pas forcément Mikmaq d’ailleurs. Une idée de la grande entrée ici (vidéo par « Carolji Forgues », c’est-à-dire pas par nous) :

https://www.youtube.com/watch?v=V0GWuzqk_xM

Vous remarquerez sur les photos que tous les participants n’ont pas l’air ostensiblement Amérindiens. Certains ont évidemment des traits conformes à l’image que l’on se fait des autochtones, mais d’autres sont blancs, d’autres encore métis, d’autres noirs. J’imagine qu’en 2015, les Amérindiens « pur sang » sont relativement rares, et que le métissage est inévitable ; l’important étant surtout de se réclamer d’un héritage pour faire vivre la culture. Dans la vidéo, on voit quelques danseurs au physique non autochtone (à 0:04 en brun et bleu, à 0:30 en bleu et rouge).

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Vous remarquerez les couleurs éclatantes. Les motifs jaune, rouge, noir et blanc se dégage du lot : ce sont des couleurs traditionnelles pour représenter le cycle de la vie [LE CYYYYYYYYCLE ÉTERNEEEEEL…] [50 geeks points, tout ça].

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Après la grande entrée, les danses et chants se sont succédé pendant deux heures environ, sous un soleil de plomb. Une pensée compatissante pour les danseurs dans leur tenue d’apparat, souvent couvrantes et probablement pas des plus adéquates par +30°C. Après, qui aurait pu prévoir qu’il ferait 30°C début septembre, hein ?

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Si vous avez l’occasion d’assister à un pow-wow, dépassez votre timidité et n’hésitez pas à aller voir cette cérémonie de vos propres yeux. Une expérience enrichissante dans une facette culturelle du Canada dont on ne parle pas beaucoup.

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On a testé pour vous : déménager

On a testé pour vous : déménager

Après le déluge de chroniques sur nos activités estivales toutes plus lugubres les unes que les autres, il est temps de revenir à ce que vous aimez : des infos précises, du concret, du tangible, du PRATIQUE.

Aujourd’hui, on a testé pour vous : résilier son bail de manière anticipée, trouver un repreneur et déménager. Rien que ça.

Après neuf mois passé dans les entrailles de la Terre, nous avons décidé qu’il était temps de revoir la lumière. Et nous nous sommes mis en tête de déménager.

On a déjà vu où trouver un logement à Moncton, mais maintenant :

Comment trouver un logement, concrètement ?

Cherche sur Kijiji. Essaie de répondre aux annonces de façon créative si possible, en te démarquant des autres locataires potentiels. N’hésite pas à poster ta propre annonce en précisant ce que tu recherches (même si on n’a pas trouvé par ce biais, on a visité quelques logements dont les proprios nous avaient contactés par ce biais). Si tu as un animal, n’hésite pas à demander si le proprio les accepte, ça permet d’éliminer tout de suite ceux qui sont allergiques aux chats et ceux qui n’ont rien compris aux chiens.

Puisqu’ici les propriétaires aiment bien les références, prends les devants et fournis un petit « CV du locataire » avec ton historique de logements, les détails importants (fumeur/enfants/animaux) et deux-trois mots sur ton foyer [si ça t’intéresse, on peut faire un article plus complet]. Et continue de répondre aux annonces en attendant de trouver. À noter, Kijiji propose de s’inscrire à des alertes selon des mots clés, pour recevoir les annonces correspondant à ce que tu cherches, directement par mail. Plutôt pratique !

Détail amusant, bien souvent, les logements semblent libres « de suite », « la semaine prochaine » ou « dans deux semaines tout au plus ». Peut-être parce qu’on cherchait juste avant la rentrée ? Notre logement était disponible sous trois semaines, c’était de loin le plus en avance qu’on ait trouvé.

Une fois qu’on a trouvé, on fait quoi ?

Trouve un logement, puis donne ta dédite à la régie/au proprio. Nous, on l’a fait dans cet ordre-là, amis bien évidemment, rien ne t’empêche de résilier d’abord ton bail avec tes trois mois de préavis, puis de commencer à chercher un logement. On n’aime pas lâcher la proie pour l’ombre, donc on n’a pas procédé comme ça, mais ça ne veut pas dire que ça ne marcherait pas pour toi, hein.

Pour donner ta dédite, c’est facile : il suffit de l’envoyer en trois exemplaires et demi sur du papier Canson crème en police Comic Sans taille 11.5, imprimé avec de l’encre noire exclusivement, en lettre recommandée avec accusé de réception…

Nan ? Nan.

Vérifie au préalable auprès du gestionnaire, mais pour nous, un mail a fait l’affaire. Magique, non ? On ne s’en remet pas ! On le savait pourtant, que tout était plus facile ici, mais on cherche toujours la petite bête. Et en passant, depuis presque un an, personne ne nous a demandé de lettre en AR.

Une fois la dédite envoyée, on fait quoi ?

Voilà la partie amusante. Ton bail prévoit un préavis pour quitter l’appartement, d’un à trois mois normalement.

La beauté de la chose, c’est que même ayant trois mois de préavis, on pouvait tout à fait libérer l’appartement plus tôt sans pénalité, à condition de trouver un repreneur nous-mêmes, qui sera ensuite approuvé par la régie. Je suis sûre que c’est le cas de pas mal de baux.

Nous revoilà donc sur Kijiji, à faire le boulot de la régie poster des annonces pour trouver le nouveau locataire. Et deux visites plus tard, un repreneur potentiel avait signé son nouveau bail selon une date qui nous convenait. BIM. Pas plus compliqué que ça.

Renseignements pris, les Canadiens ont l’habitude de louer des U-Haul (camions de déménagement) pour déménager eux-mêmes. Nous avons préféré embaucher des déménageurs pour se casser le dos à notre place parce qu’on n’a pas assez d’amis pour la tranquillité d’esprit, qui nous ont coûté 100 $ de l’heure chez Van Premiere Lines, tout s’est bien passé.

Ça semble facile, non ? Selon le bail, trouver un repreneur est d’ailleurs possible à tout moment. Ce qui dédramatise le bail annuel tant redouté, non ? Si on a la possibilité de partir à tout moment à condition de trouver un repreneur, ce n’est plus si effrayant. Si avait su que c’était aussi simple, on aurait probablement cherché un repreneur avant.

Bref, après toutes ces petites péripéties bien gentillettes, nous voici bien installés dans une maison pas très loin du centre-ville de Moncton. Avec un jardin miniature, certes, mais qui n’est pas au ras de nos fenêtres. On voit même le soleil. On est bien.

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Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Sortie : une randonnée au parc de Fundy

Nous en avions envie depuis longtemps, c’est désormais chose faite : partir à la découverte du parc de Fundy.

La baie de Fundy a une personnalité vraiment différente de la côte acadienne, et c’est un changement agréable de nos innombrables virées à Bouctouche, Parlee et Kouchibouguac.

Là où la côte acadienne est plate, domestiquée, peuplée de maisons, sablonneuse, avec des plages d’eau chaude qui  fleurent bon les vacances estivales tranquilles au camping, le littoral de Fundy est sauvage, septentrional, escarpé, recouvert de bouleaux et de conifères et nous défie avec férocité de nous baigner dans ses eaux d’une couleur glacée.

Bref, un caractère bien trempé, cette baie de Fundy.

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Mais ce n’est pas grave, nous aussi on est des durs à cuire.

Pour cette première visite, nous avons choisi le sentier du littoral, qui longe la baie sans donner entièrement dessus, avec des criques et des falaises qui se dévoilent au détour du sentier.

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Nous avons ensuite fait une incursion dans les terres à la découverte de petits lacs, ruisseaux et de beaux sous-bois moussus. Tout cela ne serait évidemment pas complet sans un barrage de castors, une centaine dizaine d’écureuils et quelques mûres, champignons et bleuets sauvages.

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Ceci est un authentique barrage de castors made in Canada._1110706_1110671_1110711_1110707

Au total, une dizaine de kilomètres de marche dans les vallons, pour une randonnée différente de celles auxquelles nous sommes habitués (entendre par là : dans des montagnes).

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Pour les plus geeks d’entre nous (HEM-HEM), le wifi était présent sur le parking au retour. OUF. Sauvés.

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Parc de Fundy

Entrée à Alma : 8 $ environ par adulte, carte des sentiers disponible à l’entrée

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Politique : les élections au Canada

Politique : les élections au Canada

Si en France, la vie politique entre doucement en pré-campagne (qui a toussé très fort « ça fait deux ans que Sarko est en pré-campagne » ?!), ici c’est bientôt le bout du tunnel, puisque les Canadiens éliront leur nouveau premier ministre dans moins d’un mois, le lundi 19 octobre.

Autant dire que comme partout, c’est un sujet qui divise, même si parmi les jeunes Canadiens que nous côtoyons, le premier ministre en poste, Stephen Harper, semble l’objet d’une haine sans nom, d’un mépris infini et d’un rejet unanime. Nos amis étant généralement quasi trentenaires, professions intellectuelles ou apparentées, leurs convictions vont aux Verts ou à la « gauche » du NPD (« gauche » entre guillemets, car bien plus à droite que notre gauche, on reste en Amérique du Nord).

Commenter la politique de son propre pays n’est pas de la tarte ; je vous laisse imaginer celle d’un pays d’adoption. Il est extrêmement complexe de débarquer au beau milieu d’un tissu politique et comprendre qui est qui et qui fait quoi, qui a fait quoi par le passé, qui est mentionné dans les débats alors qu’il/elle est retiré de la vie politique, retenir noms, visages et couleurs politiques, bref c’est comme tricoter avec des gants de boxe en plein brouillard : pas facile.

Le système électoral canadien repose sur le principe du « premier rafle tout » : en jargon, le scrutin uninominal à un tour. Les élections se jouent sur un tour, et celui qui emporte le plus de voix emporte l’élection. Et cela, même si plus de votants ont voté contre lui que pour lui. On s’explique : si le candidat A a 33 % des voix, le candidat B en a 25 %, le candidat C 21 % et les autres ont chacun moins de 10 % des voix, c’est le candidat A qui est élu, même si dans les faits, 67 % des votants ne voulaient pas de lui.

Au niveau des partis, les trois premiers au niveau national (désolés, les Verts) sont :

  • les Conservateurs (la droite), menés par Stephen Harper
  • le Nouveau Parti démocratique (gauche), opposition officielle, avec Tom Mulcair
  • et les Libéraux (centre), avec Justin Trudeau

élections au canadaOK cette photo est un peu nulle mais allez illustrer un article politique, vous !

Le 19 octobre, si nous avons tout compris, les Canadiens éliront les députés de leur circonscription (qui correspond généralement à un comté). Le parti qui remportera le plus de sièges lors du seul et unique tour sera donc la majorité. Le premier ministre est nommé par le gouverneur général, et il s’agit traditionnellement du chef du parti ayant le plus de sièges à la Chambre des Communes. Le premier ministre en poste est donc Stephen Harper, au pouvoir depuis 2006. [corrigez-nous si on a raté quelque chose]

Faute de pouvoir commenter réellement la campagne par manque de recul, voici quelques anecdotes :

  • le scrutin a toujours lieu en semaine, et les employeurs sont tenus de laisser les salariés aller voter s’ils souhaitent le faire sur leur temps de travail.
  • les candidats peuvent faire une campagne positive (« pourquoi nous sommes les meilleurs ») ou négative (« pourquoi les adversaires sont nuls ») : l’un des slogans des Conservateurs est ainsi « Justin Trudeau is just not ready », avec les spots télé et radio qui vont avec.
  • il n’existe pas de limite au cumul des mandats pour le Premier ministre.
  • on trouve sur ce site un sondage qui permet de savoir où nos idées recoupent celles des quatre premiers partis, plutôt pratique pour démarrer dans le paysage politique canadien. Sans grande surprise, je suis plutôt en phase avec le NPD/les Verts.
  • la moitié des dépenses électorales des partis sont remboursées… par le contribuable. Plus la campagne est longue et plus le contribuable casque. Ah ben ça tombe bien, cette campagne est la plus longue de l’Histoire canadienne, avec 78 jours (ouverture de la campagne le 3 août).
  • les principales questions de la campagne touchent à l’économie (comment redresser l’économie en cette période de contraction ?), la sécurité (Comment garantir la sécurité des Canadiens face aux terroristes après les deux attaques d’octobre 2014 ?) et euh… les autochtones ? Le climat ? Les autochtones sont manifestement un sujet brûlant, tout comme le terrorisme et l’immigration, mais je n’entends pas vraiment parler du climat, hormis chez les personnes à sensibilité écolo.
  • on trouve des panneaux électoraux un peu partout, en bord de route, le long du trottoir et même chez les gens
  • pour rappel, nous n’avons pas le droit de vote au Canada sauf pour les élections provinciales (et l’avons perdu en partie en France, puisque nous ne votons plus aux élections locales), et c’est normal. Nous ne voterons pas le 19 octobre.

Voilà pour une petite introduction à la politique canadienne. Vous avez des questions ? On peut essayer d’y répondre.

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