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La fête du Canada 2016

La fête du Canada 2016

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L’an dernier, la Fête du Canada n’était pas des plus festives : Martine était à Montréal sous le déluge, et le Québec n’est pas très friand de la fête fédérale de toutes façons.

Cette années, changement de ton : vos Néo-Brunswickois préférés étaient tous deux à Moncton sous un soleil de plomb, dans une ambiance estivale parfaite. Concerts, spectacles, buvettes, distribution de petits drapeaux et surtout la foule en rouge et blanc, tout était parfait.

La journée s’est conclue sur un feu d’artifice qui nous a mis du baume au cœur et nous a rappelé que nous étions heureux d’être ici.

L’an prochain, le Canada fêtera son 150e anniversaire, et nous avons d’y être !

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Coup de gueule sur la francophonie

Coup de gueule sur la francophonie

Bon. Ça ne va pas du tout. Je bouillonne intérieurement. Et extérieurement aussi, puisque je m’apprête à pousser une gueulante. Je n’en peux plus du mépris envers le français canadien, qu’il soit québécois ou acadien.

Nous venons de rentrer de notre sortie avec les ours de Kouchibouguac*. Nous étions une dizaine. Quelques anglophones, un couple français et un couple luxembourgeois. Et nous.

Alors que Papa Bear nous accueillait en français acadien avec sa sympathie et son sourire, les deux couples francophones ont commencé à sympathiser. Si « sympathiser » signifie cracher au visage de son hôte. Fraternisant pour les mauvaises raisons, ils ont embrayé au bout de quelques secondes à peine sur le « mauvais français des gens d’ici », critiquant cette personne ainsi que sa communauté devant lui, sans se soucier le moins du monde de savoir s’ils pouvaient l’atteindre avec leurs propos blessants.

L’atteindre, ils y sont probablement parvenus. Plus sûrement, ils ont atteint un autre objectif : donner une image aussi condescendante que méprisable des francophones européens. Bravo, bien joué. Nous vous remercions bien.

Il me semblait donc une bonne idée de remettre les pendules à l’heure. Certes, ce type de comportement est sûrement l’apanage des touristes qui survolent le pays et n’ont d’autres enjeux que de passer deux semaines agréables avant de rentrer chez eux, sans se soucier le moins du monde de savoir s’ils ont froissé les gens du cru et leur parler étrange, non mais hein ils parlent pas comme nous, ce sont des sous-Français qui parlent un horrible patois, hark-hark-hark.

Toi qui me lis, tu es probablement candidat à l’immigration et j’ose espérer, pour toi, pour les Canadiens francophones, pour nous tous, que tu as un chouïa plus de jugeote et de sensibilité que ça, et que tu te rends compte que critiquer ouvertement la façon de parler d’un membre de ton futur pays d’accueil ne te vaudra pas beaucoup de points sur l’échelle du bon immigrant. Ou sur l’échelle des bons êtres humains, d’ailleurs.

D’un point de vue linguistique, il n’existe pas de « bon » ou de « mauvais » français. Il n’existe que des variantes d’un socle commun. Ces variantes sont admises et correctes dans un endroit donné, et peuvent effectivement être « fausses » ailleurs. Le Français de France est correct en France, mais pas ailleurs. Pas au Canada. Il existe un immense socle commun entre les variantes française et québécoise, par exemple, mais aussi des différences en termes de vocabulaire et de ponctuation, entre autres, qui font qu’en tant que francophones européens, c’est NOUS qui ne parlons pas la « bonne » variante de français lorsque nous sommes au Canada.

Et d’ailleurs, le français de France n’est pas la « bonne » façon absolue de parler le français. C’est la variante en vigueur en France, et c’est tout, je le répète. L’Académie française fait autorité en France, mais au Canada, c’est l’Office québécois de la langue français qui prévaut, qu’on le veuille ou non (je ne crois pas qu’une telle instance existe pour l’Acadie, mais j’apprendrais son existence avec plaisir).

Je veux donc qu’on arrête tous de penser que les Canadiens parlent une version bâtarde du français, là où ils parlent une variante aussi correcte que le français suisse, sénégalais ou belge.

On a le droit de rire, évidemment, de rire d’un mot inédit ou d’une tournure inconnue, parce qu’on est surpris, parce qu’on trouve de la poésie au détour d’une expression nouvelle, parce qu’on redécouvre un mot qu’on avait oublié. On a le droit de rire avec émerveillement du mot. Mais pas de la personne qui l’emploie.

On a aussi le droit à des remarques linguistiques avec nos interlocuteurs si on sent que cela les intéresserait, mais pas le droit de corriger. On peut préciser qu’on ne savait pas que « couette » ici renvoie exclusivement à une coiffure et non à du linge de lit, qu’on apprend que « mitaine » désigne ce qu’on appelle une « moufle », tout comme en français de France, on a plein de mots pour désigner les crêpes selon leur pays d’origine et leur forme (crêpes, pancakes, blinis, okonomiyaki) et qu’on ne savait pas que ce qu’on appelle « pancake » en France est une « crêpe » en Acadie.

Pas le droit, en revanche, de soutenir mordicus que « c’est comme ça qu’on dit », et que les Canadiens doivent virer vite fait « tuque » de leur vocabulaire pour intégrer « bonnet », parce que « c’est comme ça qu’on dit EN FRANCE » (d’ailleurs, « bonnet » ici renvoie à la capeline à la Laura Ingalls, le saviez-vous ?).

Ça nous arrive à tous, évidemment, de faire un écart, surtout au début, avant d’avoir pris la pleine mesure de notre statut d’immigrant. On s’en excuse sincèrement, et on essaie d’arrêter le plus vite possible avec les réflexes de conquérants en terrain conquis, ce qui ne saurait être plus éloigné de la réalité.

On a aussi et surtout le droit de se rappeler que le simple fait d’être Français de France ne fait pas de nous des experts de la langue française simplement parce que notre nationalité a donné son nom à cette langue (ou vice-versa), et qu’un profil bas est généralement le bienvenu de la part des immigrants. Qui aimerait se faire reprendre sur sa façon de parler par un immigrant fraîchement débarqué ?

 

*cette chronique-brûlot a été écrite il y a quelques mois déjà… On hésitait à la publier, mais c’est chose faite.

 

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Confessions indignes : les actualités françaises, cette drogue

Confessions indignes : les actualités françaises, cette drogue

– Bonjour et bienvenue dans un nouvel épisode de Confessions indignes, le magazine des gens qui ont des problèmes pires que les vôtres, présenté par Mireille Dublabla. Nous accueillons ce soir un couple au problème plutôt singulier.

– Bonjour Mireille… bonjour à tous. Nous nous appelons Martin et Martine.

– Booonjour Martin et Martine !

– Euh… si nous sommes là ce soir, c’est pour un problème qui n’est pas facile… Non pas facile…

– Allez-y, exprimez-vous en toute confiance. Nous sommes là pour vous aider.

– Et bien… nous regardons toujours les actualités françaises.

– Dites-nous en plus ?

– Nous regardons toujours UNIQUEMENT les actualités françaises. Et jamais les actualités canadiennes.

– Ah oui quand même. Vous savez que vous jouez avec le feu ? Que le gouvernement peut révoquer votre résidence permanente pour non-intégration ? Cela fait combien de temps que vous vivez au Canada ?

– Même pas un an. Un an à peine. Bon OK : un an et quatre mois.

– Et hormis le fait de partager avec nous un acte illégal pour dynamiser notre audience, pourquoi ressentez-vous le besoin d’en parler ici ce soir ? 

– Nous avons l’impression d’être le mauvais cliché des immigrants qui continuent à garder un pied et demi dans leur pays d’origine. Tous nos amis ou presque sont français ! Nous parlons le français de France ! Et en plus, nous regardons le JT… Nous ne pouvons pas nous empêcher de regarder le 20 heures de France 2 au moins une fois par semaine ! David Pujadas est comme une drogue. Sommes-nous irrécupérables ?

– C’est si important que ça de connaître les faits divers en Charentes Maritimes ? Les avalanches dans les Hautes-Alpes ? Et pourquoi pas regarder le 19 h de France 3 Rhône-Alpes pendant qu’on y est ?

– On se sent bien penauds en effet…

– La bonne nouvelle, c’est que si votre cas est grave, il n’est pas désespéré. Il n’est jamais trop tard pour s’intéresser aux affaires internes de votre pays d’accueil et devenir de bons petits immigrants.

– Mais on n’y comprend rien à la politique ! On a bien retenu que le premier ministre s’appelle Justin Trudeau, mais à part ça, on ne pane rien. Le ministre de l’économie ? Connais pas ! Le ministre de l’intérieur ? Inconnu ! Et en plus, il faut se souvenir des ministres fédéraux, mais aussi des ministres provinciaux ! Comment vous voulez qu’on s’y retrouve ?

– En faisant un petit effort ?

– Non mais on a déjà mis toute notre vie à comprendre la politique française, recommencer à zéro dans un autre pays, c’est trop ! On ne sait pas qui a corrompu qui sous un autre gouvernement, qui fait du trafic d’influence, qui a détourné combien lors des dernières élections, qui a des comptes secrets en Suisse…_1130828

– Effectivement, présenté comme ça…

– Comment comprendre la politique d’un pays sans savoir qui a retourné sa veste ? Et qui a conclu une alliance renégate avec qui ? Qui a poignardé qui dans le dos ? On ne sait même pas quels grands scandales politiques ont fait vaciller le pays ! Qui est infréquentable ? Qui a la meilleure langue de bois ? Qui est le souffre-douleur ? On n’a encore trouvé personne qu’on adore détester ! C’est incompréhensible ! Il faudrait reprendre toute la généalogie politique des trente dernières années, c’est dantesque !

– Il n’y a pas que la politique au JT. Connaître un peu ce qui se fait au niveau culturel, la géographie, tout ça c’est important…

– L’une des lois universelles du JT est qu’il n’est un ramassis de faits divers. Et quitte à connaître des faits divers, autant savoir les situer sur une carte, et quitte à voir des gens interviewés, autant les connaître tout court…

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Coucou Laureline ! Tu te souviens de moi ? (j’ai vraiment rencontré cette personne dans la vraie vie)

– Et les perspectives différentes sur la politique étrangère, ça ne vous intéresse pas ? Avoir la perspective canadienne sur le conflit israélo-palestinien ou la crise des réfugiés en Europe ?

– Moui…

– Il suffirait de remplacer un visionnage du JT de France 2 par une lecture assidue de The Globe and Mail ou National Post. Ou écouter Radio Canada dans la voiture. Je ne dis pas que vous allez comprendre tous les tenants et les aboutissants en deux semaines, mais c’est un bon début.

– Pour de vrai ? Notre cas n’est pas désespéré ?

– Vous pouvez vous acheter « La politique canadienne pour les nuls », sinon.

– Ça n’existe pas. On a vérifié.

– Et c’est bien dommage. Pous, le premier pas vers la guérison serait de dire au revoir à Pujadas et à vous sevrer complètement. Heureusement que vous n’êtes pas accro à Jean-Pierre Pernault, je ne sais pas ce qu’on aurait fait de vous…

– Complètement ? Plus de 20 h ?

– Plus de 20 h. On vous autorise encore d’accéder aux journaux français en ligne comme Le Monde ou Le Figaro, mais sinon, plus de télé française. De toute façon, la télé, c’est le mal. Ce n’est pas comme si vous aviez du temps, en plus.

– …

– Et que ça saute !

– …merci ?

Ne ratez pas notre prochain épisode de Confessions indignes : je teins mon chat en raton-laveur. 

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Bons plans pour s’occuper gratuitement (ou presque) en hiver

Bons plans pour s’occuper gratuitement (ou presque) en hiver

Si tu as choisi de venir au Canada, il y a des chances pour que tu aimes la neige, le froid et le vent glacial, ou du moins, que tu les tolères raisonnablement. Pour autant, se contenter d’aimer la neige ne suffit pas : il faut lui montrer que tu l’aimes.

Voici quelques idées d’activités gratuites pour tous pour déclarer ta flamme à la neige dans le Grand Moncton jusqu’en mars.

Marcher

Commençons par l’évidence : marcher, c’est gratuit, et ça tombe bien : tous les parcs et sentiers de Moncton, Dieppe et Riverview sont bien déneigés et entretenus de façon à permettre la marche simple. Il suffit d’avoir des bottes de neige imperméable et tu peux commencer à arpenter les sentiers : sentier Riverain, sentier du ruisseau Humphrey (vers chez nous !), sentier Nord-Ouest.

Patinoires

À défaut de pouvoir patiner sur la rivière Chocolat comme on le ferait sur le Canal Rideau à Ottawa, on peut opter les nombreuses patinoires d’extérieur de Moncton, Dieppe et Riverview. Il suffit de venir avec ses patins (à ma connaissance, aucune ville n’en loue) et de se lancer. Tu peux trouver des patins d’occasion pas cher à l’Armée du Salut ou Value Village (5 $ environ).

Les patinoires d’intérieur (Aréna Kay à Moncton, et aréna Centenaire et au Centre Arthur-J.-LeBlanc à Dieppe, notamment) proposent des créneaux de patinage gratuits ou à prix modique (2 $).

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Concert-patinoire

Encore mieux : le vendredi soir du 8 janvier au 4 mars, Dieppe propose autour de la patinoire de la Place 1604 un concert gratuit, avec chocolat chaud et chamallows à faire griller au coin des braséros. Retrouvez la programmation ici. On adore l’ambiance et peut-être vous y croiserez-nous (un chocolat chaud gratuit pour qui arrivera à nous reconnaître sous nos cagoules !).

Calèche

Au parc Saint-Anselme de Dieppe, les familles (et tout le monde d’ailleurs, pas besoin d’avoir/être un enfant pour en profiter !) peuvent faire un tour de traîneau à cheval. Ça se passe du 10 janvier au 20 mars de 13 h à 16 , et c’est vraiment gratuit (attends-toi peut-être à faire la queue, par contre).

Ski de fond et raquettes

La ville de Moncton met à disposition skis de fond et raquettes gratuitement au parc Centenaire ou et Mapleton tous les dimanches de février, sans oublier l’inévitable chocolat chaud offert par Tim. Vérifiez bien les dates, la location gratuite est proposée en alternance dans les deux parcs. Si vous vous gourez, les deux parcs propose de louer ce matériel à prix modique (5 $ de mémoire) :

Parc centenaire (skis de fond et raquette) : le mercredi de 16 h à 19 h, samedi et dimanche de 11 h à 18 h.

Parc Mapleton (raquettes) : le dimanche de 13 h à 16 h

Parc d’Irishtown : pas de location, mais si tu as ton matos, il y a largement de quoi marcher dans la poudreuse sans s’ennuyer. Si tu veux pousser un peu plus loin, les parcs de Kouchibouguac et Fundy sont aussi ouverts aux raquettes et skis de fond.

Il semblerait qu’il y ait une piste de snowboard à Riverview ! Nous venons de découvrir cette info et irons la vérifier dès que possible. Pour la science, évidemment.

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Luge

Une piste de luge est disponible au parc Rotary Saint-Anselme, il te suffit de venir avec ta luge (2 $ au Dollarama, probablement) et en avant Simone ! Elle est ouverte tout le temps, donc si l’envie de prends de faire une descente en luge de minuit (c’est comme un bain de minuit, mais en plus habillé. Et avec une luge), c’est possible.

Tu peux aussi glisser au parc Centenaire, vers le petit lac. Ou dévaler la colline derrière chez nous, mais nous tenons cet endroit secret.

Carnaval

Riverview propose son carnaval du 5 au 14 février (à confirmer). Nous subodorons qu’il ne s’agit pas d’un carnaval déguisé comme on l’entend dans le Nord, en Belgique ou en Suisse, mais simplement une semaine d’activités sur le thème de l’hiver, ce qui est déjà pas mal. Selon le programme de l’an dernier, les réjouissances étaient les suivantes : chocolat chaud gratuit (on s’en lasserait, hein ? NOOOOOON JAMAIS), feu d’artifice, patinage, traîneaux, atelier sur le camping en hiver, concours de sculptures sur neige…

Plus ou moins la même chose a lieu à Dieppe.

Érable

OK on n’y est pas encore (début des réjouissances en mars), mais n’oublie pas : tu peux profiter d’une (ou 25) visite gratuite à l’érablière du grand Moncton (vers le barrage de Turtle Creek à Riverview) et si tu avais une volonté de fer, tu pourrais te contenter d’un bâtonnet de tire d’érable pour 2 $ dans les érablières de Gorge Road. Mouhahaha.

Natation

Marre des loisirs de neige ? Contrairement aux autres bons plans, nous n’avons pas vérifié cette info par nous-mêmes, mais il semblerait que l’on puisse nager au YMCA pour 2 $ le dimanche de 14 h 30 à 16 h 30.
Enfin, si tu trouves le courage de te jeter à l’eau quand il fait – 235°C à l’extérieur !

Tricoter

Si les grands espaces, ce n’est pas ton fort et que tu préfères le coin du feu, tu peux te rendre utile et venir tricoter bonnets, écharpes ou autres pour les réfugiés syriens avec le groupe Tricotons ensemble et 25 000 Tuques Moncton au pavillon Rotary du parc Saint-Anselme, à Dieppe le mercredi de 18 à 21 heures jusqu’au 27 janvier. Aiguilles et laine sont fournis gratuitement, tout le monde est le bienvenu, quel que soit son genre, son âge et surtout son niveau en tricot. Et c’est pour la bonne cause !

Si avec tout ça tu t’ennuies, tu nous feras le plaisir de demander immédiatement une résidence permanente pour des pays plus cléments comme la Jamaïque ou l’Indonésie. Pour les autres, au plaisir de vous croiser sur les sentiers et autour d’un chocolat chaud !

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Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël

Joyeuses fêtes avec les pulls de Noël


Le Canada a développé la culture du pull de Noël : moche, ringard, décoré de personnages hideux dans des couleurs criardes, une ode à la mode millésime 1982, quand les grands-mères tricotaient encore des pulls aux petits-enfants et que les petits-enfants ne pouvaient pas appeler la DDASS parce qu’on les forçait à les porter.

Remis au goût du jour en même temps que les t-shirt tie and dye et les caleçons taille haute, les pulls de Noël semblent emplir les foyers d’une joie un peu spéciale à l’approche des fêtes : celle d’avoir dégoté LE pull infâme qui fera pâlir de jalousie tous les autres pulls moches de l’humanité. Voici les prétendants au titre.

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Inutile de vous dire que ces pulls qui n’ont à envier à celui de Mark Darcy ont une durée de vie excessivement limitée et qu’une fois le 26 décembre passé, tous prennent le chemin des friperies locales, sinon de la décharge.

Sur ce, nous vous souhaitons de joyeuses fêtes. Dites-le avec un pull moche !

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Tranches de vie : novembre 2015

Tranches de vie : novembre 2015

Novembre étant généralement un mois pourri de par sa situation météorologique, celui-ci n’a pas fait exception à la règle. C’est aussi le mois d’anniversaire de Martine, qui a fêté ses 3X printemps à plusieurs reprises : soirée vin et fromage, brunch, dîner libanais… Encore une belle année de passée.
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Difficile de ne pas parler des attentats du 13 novembre. Nous avons été encore plus secoués qu’après Charlie, sans doute par effet de répétition et parce qu’on croyait le pays désormais invulnérable. Grave erreur. Comme pour Charlie, l’Association française du Nouveau-Brunswick a organisé un rassemblement auquel a assisté une centaine de personnes françaises, mais aussi canadiennes, belges ou autres, que nous remercions chaleureusement pour leur solidarité.

Martine a passé une bonne partie de ses soirées de novembre derrière sa machine à coudre dans le cadre de ses activités de bénévolat pour Carma. Résultats des courses : une dizaine de jolis petits coussins destinés aux chats ou aux humains, qui ont été mis en vente lors du Turner’s Christmas at the Coliseum, grand événement qui rassemblait près de 300 vendeurs et est probablement ce qui se rapproche le plus d’un marché de Noël par ici, les cabanes en bois et le vin chaud en moins.

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En parlant de Carma, nous avons le plaisir de vous annoncer qu’après un mois et demi avec nous, notre petit pépère Loki a trouvé une famille aimante suite à une « journée de l’adoption » au Global Pet Store de Champlain. Son nom vaguement geek et sa décontraction ont conquis le cœur d’un adolescent, qui a su trouver les mots pour convaincre sa mère de l’adopter. Nous lui souhaitons bon vent et nous préparons à accueillir les petits chats suivants dès notre retour de France !

Sans transition, nous avons aussi le plaisir de vous annoncer que Martine est désormais salariée. Les personnes qui la connaissent mesureront l’ampleur de la nouvelle, elle qui a presque toujours été indépendante, à l’exception de quelques stages. Huit heures par semaine, elle donne donc un coup de main à Workspace pour leurs traductions et l’accueil et pour décorer le sapin, sans cesser son activité de traductrice à temps plus que plein (qui déborde parfois sur les moments creux à Workspace, si vous voulez tout savoir…). Si vous avez des CV à traduire, elle peut donc toujours vous aider !


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Martin travaille toujours au même endroit depuis juillet, mais a été dépêché en clientèle (à ceux qui ne connaissent le mode de fonctionnement des sociétés de services informatiques : ce sont des boîtes d’intérim qui ne disent pas leur nom) et officie désormais vers l’aéroport de Dieppe, où il forme des gens… à des trucs… confidentiels ? Tout ce que nous pouvons dire à ce stade, c’est qu’il s’agit de crevettiers, et que le Bubba Gump est forcément sorti sur le tapis.

Enfin, nous avons organisé la deuxième édition de la Soirée française pour rencontrer des Français de France. Des bien jolies rencontres à la clé lors de ce dîner au restaurant malaisien Cinta Ria qui a réuni une dizaine d’adultes. Merci à tous !

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Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Mieux que Disneyland : Bass Pro Shop

Malgré tous nos efforts pour te prouver le contraire, tu penses toujours que Moncton est une destination obscure qui n’a rien à offrir ?

Détrompe-toi fort : Moncton possède désormais le Graal des chasseurs, le Saint des Saints du pêcheur, une destination incontournable pour tous les immigrants désireux de découvrir la culture canadienne.

Mieux que Disneyland Paris, mieux que le Hard Rock Café de New York : le Bass Pro Shop de Moncton. Du Nouveau-Brunswick.

WP_004797L’antre favorite de tous les chasseurs, pêcheurs et autres fieffés menteurs. Ce n’est pas nous qui le disons.

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Ce magasin qui fait dans la démesure est sans doute le parfait exemple du bon goût, de l’élégance et de l’art de vivre à la bûcheronne. Nous n’employons pas le terme « démesure » à la légère : avant l’emménagement du Bass Pro Shop, ses locaux accueillaient un parc d’attraction d’intérieur. Littéralement. La surface est la même, et certaines mauvaises langues pourraient prétendre que finalement, pas grand-chose d’autre n’a changé. Il s’agit toujours d’un parc à thème. Avec trois grands domaines que nous baptiserons Chasse-land, Pêche-land et Le Pays des merveilles du camouflage.

Dans Chasse-land, on trouve des porte-serviettes en véritable bois de cerf.

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Ainsi que des verres à dents à la façon de cartouches, qui n’aimerait pas une cartouche géante sur son lavabo ?

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À l’approche de Noël, les idées cadeaux sur ce thème sont légion : une petite cartouche pour mettre sur ton sapin ?

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Tu peux aussi clamer haut et fort ton allégeance à la Confrérie des chasseurs de faisans et de chevreuils, car on est d’accord, la période des fêtes, c’est un peu mièvre, ça manque de carnage.

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Un petit thé dans une belle tasse quand tu fais une pause pour admirer ta charmante décoration festive ?

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Décorer sa maison aux couleurs de la chasse, c’est bien, mais n’oublie pas que tu peux vraiment chasser. En t’entraînant d’abord sur des cibles grandeur nature.

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Quand tu seras prêt, tu pourras essayer de pousser de « bêlements réalistes de biche à superbe volume ». Sinon, la boîte à meuh, c’est un peu dépassé : mieux vaut opter pour la « boîte à cris de chevreuil » [laissez-nous vomir et on revient, ok ?]

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À Pêche-land, tu trouveras les plus belles et encombrantes boîtes aux lettres que la Création ait jamais connues. Bonus : jamais aucun voisin ne te les volera.

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Pour égayer ta maison, rien de tel qu’une guirlande de truites lumineuses.

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Et sous le sapin, une vis pour creuser des trous dans la glace. Pour la pêche sur glace, évidemment, pas pour garder ton rosé au frais.

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Passons au Pays du Camouflage. Tu en as marre du motif canadien ? Passe donc au camouflage ! Ultra-tendance cet hiver.

Pour commencer, un bonnet de Père Noël, c’est de saison après tout. Camouflage normal, camouflage rose ou camouflage rouge ?

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Ensuite, tu n’as que l’embarras du choix : veste, pantalon…WP_004779

combinaison entière…

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N’oublie pas ta ceinture. Sans ceinture camouflage, tu n’es PAS camouflé.e. Tu es prévenu.e.WP_004778

La même remarque vaut pour tes dessous [psst… je viens de trouver le cadeau de Noël de Martin !].

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Heureusement, le camouflage ne sonne pas forcément pas le glas de l’élégance. Ou pas, d’ailleurs.

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Tes enfants ne seront pas en reste avec la grenouillère pour le petit dernier.

WP_004773Et le tutu pour ta fille qui fait de la danse, c’est bien de pouvoir allier ses passions.

WP_004772Rien dans ta maison ne te fera oublier que tu es un chasseur jusqu’au profond de ton être. Même aux toilettes.

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S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

S’équiper pour l’hiver, épisode 2 : choisir son manteau

Comme notre chronique sur le choix des chaussures d’hiver vous a visiblement bien plu (nos statistiques ne mentent pas ! Cette page a été lue des centaines de fois), voici le deuxième volet de notre saga « S’équiper pour l’hiver » : choisir son manteau.

Comme tout le monde, tu as plusieurs types de vêtements d’extérieur que tu classes en fonction du degré de chaleur qu’ils te confèrent et du moment de l’année où tu les portes :

  • le petit gilet pour les fraîches soirées d’été de juin à août
  • le petit blouson pour la rentrée ou le printemps
  • la veste légère pour l’été indien ou les giboulées
  • le manteau de mi-saison de fin d’automne et début de printemps
  • le manteau d’hiver que tu sors religieusement à la Toussaint et ranges à Pâques, quel que soit le temps qu’il fait réellement
  • le manteau de ski pour les vacances à la montagne

(ou peut-être comme Martin, as-tu deux vestes : la veste trois saisons et le manteau d’hiver. C’est bien aussi.)

Sache qu’à cette liste non exhaustive, tu peux ajouter un échelon :

  • l’ultra-manteau canadien.

Ce manteau fait reculer d’un cran tous tes précédents manteaux sur l’échelle de la chaleur.

On s’explique : ton manteau d’hiver européen te servira désormais de manteau de mi-saison, ta veste légère te servira pour la rentrée, ton petit blouson pour les fraîches soirées d’été et ton gilet pour les fraîches journées d’été.

Voici un exemple :

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  • gauche : en France, servait de blouson de rentrée ; ici, sert de veste d’été indien
  • milieu : en France, servait de manteau d’hiver (je suis même allée en Russie en hiver avec en 2014 – et je me suis gelée, j’avoue !) ; ici, sert de manteau de mi-saison
  • droite : ultra-manteau qui n’existait pas en France ; ici, me sert pour les températures négatives. En ce moment, on oscille entre le manteau classique et l’ultra-manteau selon le facteur vent. Sachez d’ailleurs qu’en ce 23 novembre, nous venons de recevoir nos premiers flocons.

Quant à l’ultra-manteau, tu pourras le mettre sans discontinuer quand les températures deviendront négatives et la couverture neigeuse permanente, c’est-à-dire de décembre/janvier à avril.

Critères de choix du manteau

  • Imperméable : pour faire des roulades dans la neige, évidemment.
  • Chaud : était-ce vraiment une question ? Le duvet est généralement gage de chaleur.
  • Doté d’une capuche : tu n’as pas le choix, tous les manteaux sont dotés d’une capuche doublée ou fourrée, ce n’est pas en option ici. Et tant mieux.
  • Doté de poches dignes de celles de Doraémon [2 000 geek points, ça devient sérieux comme référence !] : pour y enfoncer tes clés, ton téléphone ET tes mimines gelées.
  • Couvrant l’arrière-train : c’est mieux. Plus la surface couverte est grande, mieux c’est. Les manteaux pour femmes vont souvent jusqu’aux cuisses, ceux pour hommes couvrent au moins le croupion.

Si tu vas au ski, tu te diras sans doute que cela ressemble fort à un manteau de ski. Et bien, tu as parfaitement raison. La seule différence étant que les manteaux de ski s’arrêtent généralement aux hanches là où il vaudrait mieux qu’ils soient plus couvrants. Mais si tu as déjà un manteau de ski dans tes affaires, c’est parfait pour commencer. Martin a d’ailleurs gardé le sien et le met au quotidien tandis que Martine sort le sien pour le ski de fond et les raquettes, car il est plus pratique qu’un manteau long pour faire du sport. Et nous n’avons pas froid !

Si tu veux te faire plaisir, tu peux investir dans un beau Canada Goose à 700 $. Sinon, tu peux aller à Winners et trouver un manteau dégriffé (celui de Martine lui a coûté 180 $ au lieu de 300 $). Ou tenter ta chance à Walmart, qui sait ?

Si tu te dis que cela semble bien léger pour survivre aux tempêtes de neige, laisse-nous le plaisir de te détromper : en pleine tempête, ce qu’il te faut, ce n’est pas un ultra-manteau, mais une balise Argos. En cas de tempête, tu restes surtout à l’intérieur et pour cela, pas besoin de manteau.

Quelques remarques sur la tenue d’hiver

  • tu peux parfaitement aller au boulot avec un surpantalon (pantalon de ski par exemple) ou un sous-pantalon (caleçon de sport) et te changer une fois arrivé.e
  • les lunettes de soleil sont très utiles puisqu’il fait souvent soleil. Et le soleil sur la neige, ça fait mal aux yeux.
  • on a tendance à doubler pas mal d’épaisseurs quand il se met à geler sévère : sous-gants/gants, sous-pantalon/pantalon, quatre épaisseurs de pulls, sous-bonnet/bonnet/capuche. Si ça t’arrive aussi, c’est normal. Ce n’est pas sale.

Avec tous ces conseils, tu es prêt à ressembler à un vrai petit Bibendum. L’élégance est résolument soluble dans l’hiver canadien, et personne, absolument personne, ne t’en tiendra rigueur.

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Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

Protéger ses pieds pour l’hiver : tout un art

On ne badine pas avec l’hiver, et quand l’intégrité de tes orteils est en jeu, choisir tes chaussures d’hiver (et pas n’importe quel hiver : l’hiver polaire) devient un art, que dis-je, une symphonie, une ode à la laine et aux semelles épaisses. Prenons les choses dans l’ordre.

Les chaussettes

Pour commencer, les chaussettes. Souviens-toi de ces mots du Lieutenant Dan [50 geek points, tout ça] : la différence entre un troufion vivant et un troufion mort, ce sont les chaussettes. Meilleures seront tes chaussettes, meilleure sera ta protection. et par « meilleures », on entend « épaisses »

  • Chaussettes de ski : bien. Si tu as de grosses chaussettes de ski, tu peux les porter en hiver en extérieur les yeux fermés [dans des chaussures, hein]. On trouve facilement leur équivalent ici.
  • Chaussette en fil de laine d’Écosse : pas terrible. Les chaussettes classiques sont à réserver aux activités d’intérieur. Les chaussettes qui montent jusqu’aux genoux, voire aux cuisses, sont utiles et appréciées.
  • Chaussette basses/à trous-trous/absence de chaussettes : suicidaire. On t’aura prévenu. Les chaussettes basses relèvent vraiment de la folie pure entre le 15 novembre et le 15 mai, je ne vois même pas pourquoi tu poses la question.

Attention cependant à ne pas avoir les orteils trop serrés dans tes chaussures : mieux vaut des chaussettes relativement fines qui te laissent gigoter que des chaussettes ultra-épaisses dans lesquels tu ne peux plus remuer l’orteil proverbial.

Dans le même ordre d’idée, on te conseille d’acheter tes chaussures d’hiver avec une demi-pointure de trop pour laisser assez de place à tes orteils ET aux grosses chaussettes de laine.

Astuce mode : les guêtres façon Véronique et Davina, c’est (souvent) moche, mais ça tient chaud. Surtout portées sur des collants. Tant que tu ne sors pas ton body-string et tes fuseaux mauve fluo, tout va bien.

Les chaussures

Si tu veux survivre, il te faut de BONNES chaussures.

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Voyons quelques exemples :

  • Chaussures de gauche : bien. Elles ont tout bon : imperméables ET chaudes. OK, elles sont moches, mais on ne peut pas tout avoir.
  • Chaussures du haut : pas terrible. Certes fourrées et donc chaudes, elles prennent néanmoins l’eau.
  • Chaussures de droite : tu t’es cru à l’Île d’Oléron en juillet ? C’est un blog sérieux et respectable ici, nous allons devoir te demander de sortir.

Il te faut de l’imperméable, du résistant, de la semelle épaisse et du chaud. Les chaussures imperméables ne servent pas uniquement aux randos en raquette : une fois qu’il a neigé, les parkings et les trottoirs (enfin, ce qu’il en reste) se transforment potentiellement en mares et il te faut donc des souliers à l’épreuve de la gadoue.

Heureusement, on trouve ça assez facilement, et le modèle de gauche est omniprésent en boutique dès la mi-octobre. On ne va pas mentir : ces chaussures, on les trouve horribles. C’est moche, ça ne va avec rien, c’est souvent dans des couleurs d’un goût incertain. Mais leur utilité est inversement proportionnelle à leur esthétique. Fais le bon choix, et privilégie le confort à l’élégance. Personne ne t’en voudra.

Si tu achètes tes chaussures en France en prévision d’un voyage exploratoire, n’importe quel après-ski de chez Décath fait parfaitement l’affaire. Si tu viens t’installer, attends d’être sur place, ce sera moins encombrant et tu auras plus de choix.

Si on ne saurait te conseiller sur un budget, on peut te donner un ordre d’idée : Les prix démarrent à 50 dollars à Walmart et montent haut, trop haut. Martine payé les siennes 90-100 $.

Voici aussi notre avis sur les températures. Car oui, petit padawan, ici, on indique le seuil de résistance températuratoire de tes chaussures. Comme les sacs de couchage. Car finalement, les chaussures, ce sont des petits sacs de couchage pour orteils, et en plus, tu t’en sers tout le temps. Contrairement aux vrais sacs de couchage.

À notre avis, les chaussures labellisées « -30°C » vont très bien quand, comme nous, tu fais une balade en raquettes hebdomadaire au Parc centenaire. Les chaussures « -50°C » semblent un peu excessives sauf tu fais de longues randonnées loin dans la nature, pas la peine d’investir si tu ne fais pas des treks tous les week-ends.

À noter, une injustice flagrante entre hommes et femmes : certes, les modèles de bottes permettant de résister à l’hiver nucléaire canadien sont mixtes et portés par tous. Mais au niveau des modèles de ville, les femmes ont droit aux bottes, comme en Europe d’ailleurs, pour couvrir leurs petits mollets sensibles, tandis que les hommes n’auraient droit qu’à des chaussures basses ? Alors qu’il fait des températures négatives et que le trajet entre voiture et entreprise est un calvaire ? Mesdames messieurs les industriels, il est temps de lancer la mode des bottes de ville pour hommes ! Ressuscitons les poulaines !

Les chaussons

Autre point intéressant : les chaussures d’intérieur. L’effet combiné de la neige sous tes semelles et de la chaleur en intérieur ayant tendance à produire de vilaines flaques glissantes et meurtrières, les chaussures dont on te parle depuis le début de cette chronique sont à réserver à l’extérieur.

À l’intérieur, tu prévoiras

  • soit des chaussons fourrés pour chez toi. Les Ugg sont initialement des pantoufles, et c’est bien de ce type de bottines que je parle. Testées et approuvées.
  • soit, si tu es au boulot, de légères chaussures de ville (ou des baskets hein, je crois que pas mal d’entreprises s’en câlicent) (si tu débarques avec tes chaussons en forme de dinde, on pourrait peut-être se moquer de toi) que tu laisseras sur place. Ce seront désormais tes « chaussons d’entreprise » (comme nous les surnommons affectueusement – cette expression n’a pas de valeur canonique ici).

T’inquiète, tu vas vite prendre l’habitude…

  • soit parce que tes collègues te feront les gros yeux parce que tu en mets partout avec tes godillots plein de neige
  • soit parce que le froid glacé qui te saisira immanquablement les chevilles quand tu sortiras par inadvertance avec tes chaussons d’entreprise te rappellera à l’ordre. Un pli qui se prendra assez vite, donc.

Tu sais désormais tout sur les chaussures ! Tu as encore des questions ? Dis-nous tout en commentaire !

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Tranches de vie : octobre 2015

Tranches de vie : octobre 2015

Octobre, quel mois superbe ! Un mois flamboyant, où il a fait un temps superbe, et où nous avons multiplié les sorties dans les feuilles. Et les vignes. Et ce n’est pas tout !

Nous n’en sommes pas à notre coup d’essai avec la Bikery, cette coopérative cycliste qu’on ne recommandera jamais assez. Cette fois, elle organisait une randonnée « béret-baguette » en tenue d’époque britannique ou française, suivie d’un pique-nique et de jeux traditionnels. Si nous ne sommes pas restés pour le pique-nique compte tenu du froid sévère qui sévissait ce jour-là, nous avons tout de même apprécié les déguisements tous plus délicieusement rétros les uns que les autres !

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Profitant d’une belle journée, nous avons fait un tour du côté des rochers Hopewell, où nous n’étions pas retournés depuis notre voyage exploratoire, en 2013… le croirez-vous ? On n’attendra pas deux autres années pour y retourner ! Un petit détour par le parc de Fundy et ses couleurs automnales encore un peu timides était aussi de mise.

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Depuis la mi-octobre environ, nous accueillons un petit pensionnaire : Loki, petit chat câlin et joueur d’environ 6-7 mois, qui fait notre bonheur et le désespoir de Dora. Vous vous en souvenez peut-être, Martine est bénévole pour Carma, une association qui s’occupe de chats errants. Son but est surtout de stériliser ces chats pour éviter la surpopulation, mais il arrive qu’elle recueille des chats et chatons pour les proposer à l’adoption.

C’est là qu’interviennent les « familles d’accueil »: nous nous occupons du chat le temps de lui trouver une famille d’adoption définitive, pour ne pas le laisser dehors, mais surtout le sociabiliser et lui donner de l’amour. Loki a été trouvé à Moncton, abandonné par un propriétaire peu scrupuleux qui l’a laissé derrière lui en déménageant. Tu habites Moncton et tu as envie d’adopter un chat, contacte-nous ! Regarde comme il est mignon. Tu habites Moncton et tu as envie de devenir famille d’accueil ? Contacte-nous aussi !

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Pas de photo mais sachez que Martine est allée voir Hamlet version Barbican au cinéma. Pour les amateurs de culture, Moncton compte bien évidemment le théâtre de l’Escaouette et le Capitole pour les productions locales, mais il est également possible d’aller voir des retransmissions de pièces de théâtre au Cineplex Trinity : Hamlet était au programme, mais aussi Coriolan, Jane Eyre, Les liaisons dangereuses… avec National Theatre Live. Le public était très respectueux et n’a pas bronché de la séance (ceux qui sont déjà allés voir un film grand spectacle au Canada comprendront mon soulagement). Bref, un bon plan pour aller au théâtre, même à Moncton.

Oh, et on a fêté Halloween. Une petite fête simple, pas de chichi. Rien de spécial. OU PAS… [méga cliffhanger ! La suite au prochain épisode !]

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