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MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

MAGMA et CAFi : deux associations qui veulent du bien aux immigrants

Passage littéralement incontournable de toute visite exploratoire à Moncton, et passage plus que fortement conseillé après l’arrivée définitive, le MAGMA et le CAFi font partie du paysage des nouveaux arrivants de la région. Financés par les impôts des Canadiens, ils proposent des services totalement gratuits ou presque aux arrivants. Qui sont-ils, que font-ils ? On vous dit tout de notre relation avec ces deux organismes.

CAFi : centre d’accueil et d’accompagnement francophone des immigrants du Sud-Est du Nouveau-Brunswick

Comme son nom l’indique, le CAFi est une structure francophone. On y trouve donc beaucoup d’Africains, quelques Asiatiques et des Européens francophones. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • ateliers d’intégration et vie pratique : nous sommes allés à une séance sur le monde de l’entreprise au Canada et à une autre sur les impôts. Dans la lettre d’information hebdomadaire, nous voyons passer d’autres ateliers auxquels nous ne pouvons pas toujours aller : réseautage, intégration professionnelle…
  • sport : le lundi soir, nous participons à la Ligue sportive, grâce à laquelle nous découvrons un nouveau sport toutes les deux semaines. Foot, badminton, frisbee… on touche à tout en se dépensant gentiment. C’est carrément le meilleur plan pour faire du sport et rencontrer des gens : 20 $ pour cinq mois, qui dit mieux ? Ce ne sont pas les « nouveaux » arrivants qui y participent depuis quatre ans qui nous contrediront !
  • sortie en raquette nocturne, à laquelle Martin participera la semaine prochaine pendant que Martine sera… où ça ? Une surprise !
  • Martine est également sur le coup pour animer un atelier de cuisine, on vous tiendra au courant !

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MAGMA/AMGM : association multiculturelle du grand Moncton

Contrairement au CAFi, cette association propose des services francophones et anglophones, et c’est ainsi que les immigrants qui ne parlent pas français s’y retrouvent, principalement des Asiatiques qui représentent la première catégorie d’immigrants. Pour l’instant, nous avons participé aux activités suivantes :

  • cours d’anglais : Martine étant exemptée, Martin a suivi des cours d’anglais pendant un mois, à raison de trois heures par jour. Après un test, les élèves sont répartis en sept niveaux, selon lesquels il y a plus ou moins de place et donc d’attente… Martin, avec son niveau 7/7, a pu bénéficier de cours immédiatement, mais ce n’est pas forcément le cas pour les autres niveaux (à savoir pour ne pas être déçu). Par la suite, il avait aussi commencé un cours d’anglais des affaires, 3 heures supplémentaires le matin… et a trouvé un emploi une semaine plus tard.
  • une présentation/réseautage sur le thème « Les carrières alternatives francophones dans le secteur bancaire et financier », à laquelle Martin a participé pour voir si le secteur bancaire avait des opportunités pour lui…
  • sortie : notre sortie au Colisée pour voir un match de hockey, c’était grâce à cette association !
  • jumelage avec une famille canadienne : nous avons demandé à être jumelés mais n’avons pas reçu de nouvelles pour l’instant. Est-ce par pénurie de familles canadiennes ou notre description « gamer invétéré et gothique repentie, aimant les films de super-héros, le fromage et les gros chiens » qui a rebuté les éventuels candidats ?  Mystère…

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Ces associations proposent aussi (en vrac) des services de navette à l’aéroport lors de votre arrivée, de visite d’appartements (pour vérifier si tout est réglo quand vous avez trouvé un logement qui vous plaît), une garderie, des cours d’entrepreneuriat, des activités culturelles (expositions, cuisine, tableaux vivants, parade de Noël…), des déjeuners-découverte à la bibliothèque, des soirées, des festivals, des groupes de femmes, des activités pour les enfants/ados, des consultations particulières pour des questions précises, une mise en relation avec Atlantic Human Services qui aide avec le CV et les entretiens d’embauche…

Ces deux associations ne sont pas que des cases à cocher dans le voyage exploratoire : elles sont aussi extrêmement utiles pour les premiers pas… et la suite. Et on ne parle même pas de notre cercle social, constitué à 90 % de personnes fréquentant ces associations (les 10 % restants provenant de notre fofo chéri Cymico) (les deux étant compatibles, d’ailleurs). En résumé, sans elles, on ne ferait pas grand chose, et on serait bien seuls dans notre coin. Même si vous êtes timides, on vous encourage vraiment à aller y faire un tour.

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Traduire son CV en anglais

Traduire son CV en anglais

Tu es dans les préparatifs pour t’installer au Canada, bien parti.e pour obtenir ta résidence permanente, en train d’organiser ton départ et soudain, c’est le drame : tu souhaites postuler à des annonces en anglais et tu ne sais pas par où commencer pour faire de ton CV une arme de recrutement massif.

Dans un moment de solitude paniquée, tu essaies Google Traduction et obtiens de la bouillie, cherche des traducteurs en ligne et te perds dans une jungle d’agences de traduction en Inde… Tu contactes le neveu de la concierge qui certes, fait anglais 1ère langue mais n’a aucune idée du marché du travail, pas plus que ta cousine qui va tous les étés en Angleterre.

Si tu es perdu.e, désespéré.e, et sans la moindre idée de comment rendre ton CV présentable : Martine peut t’aider.

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Pour toi public, Martine te propose de traduire ton CV en anglais, ou de le mettre aux normes canadiennes, ou les deux. Parce qu’elle est traductrice indépendante immatriculée au Canada, qu’elle aime nos lecteurs et qu’elle sait qu’il est difficile de savoir où s’adresser.

Par contre, elle ne le fait pas gratuitement, parce que si elle répond avec plaisir à tes questions sur les démarches ou la région par mail, traduire un CV, ça prend à peu près deux heures, et elle est déjà bien occupée par ailleurs.

Ça ne veut pas dire qu’elle ne peut pas te faire une fleur et baisser un peu ses tarifs habituels, on est solidaires entre futurs nouveaux Canadiens. Pour toi public du blog ou de la page Facebook, qui a passé l’étape du dossier provincial pour t’installer au Canada (pas forcément au Nouveau-Brunswick, on n’est pas sectaires), Martine te propose :

  • la traduction  de ton CV de moins de 700 mots vers l’anglais pour 35 euros TTC

Si tu veux faire traduire ton CV sans y passer des heures, ne cherche pas plus loin, et envoie ton CV à Martine ici ou ici en précisant où tu en es dans les démarches et où tu comptes t’installer.

Si tu as une demande différente (relecture en français ou en anglais, mise du CV aux normes canadiennes, la traduction du prochain Harry Potter…), n’hésite pas non plus !

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Et ton activité professionnelle, Martine, t’en fais quoi ?

Et ton activité professionnelle, Martine, t’en fais quoi ?

Prenons quelques instants pour interroger les proches de Martine sur son activité professionnelle. Selon eux, que fait-elle pour gagner sa vie ? Morceaux choisis :

  • « Elle traduit des livres ? »
  • « Elle travaille depuis chez elle mais je ne sais pas ce qu’elle fait »
  • « Elle enfile des perles en fuyant la réalité professionnelle »
  • « Elle est femme au foyer et fait des traductions à côté »
  • « Elle est traductrice à l’écrit, peut-être à l’oral, mais ne me demandez pas d’être plus précis »

Autant l’activité professionnelle de Martin n’empêche personne de dormir, autant celle de Martine déchaîne la perplexité.

Mais comment je gagne ma vie, au juste ?

À part vendre tout et n’importe quoi sur le Bon Coin et louer ma voiture quand je ne m’en sers pas, je tire mes revenus de mon activité de traductrice libérale à temps plein. Je travaille pour moi, depuis chez moi, selon mes conditions (normalement) et mes horaires (ahem). Mes clients sont principalement en Europe. Je ne travaille quasiment jamais pour les particuliers, qui ont la fâcheuse tendance à s’évanouir (au sens propre et figuré) dès l’étape du devis. Je suis traductrice et non interprète, et je traduis des documents institutionnels et éditoriaux (en gros, des rapports d’organisations internationales et des livres).

Traductrice indépendante Lyon Moncton Je porte même des tailleurs !

En tout et pour tout, j’ai rencontré deux clients sur la cinquantaine qui compose mon carnet d’adresse, chiffre vertigineux qui s’explique par le caractère très virtuel de mon métier. Je suis prête à parier que je n’ai même jamais parlé à certains clients au téléphone.

Du coup, quand on me demande si je vais chercher un emploi une fois au Nouveau-Brunswick, je réponds… oui et non.

  • Non car je n’en ai pas besoin pour continuer à gagner ma vie : hormis un petit décalage horaire qui m’empêchera désormais de prendre en charge les projets pour avant-hier du matin pour le soir et une domiciliation bancaire au Canada, cela ne changera pas grand chose pour mes clients actuels.
  • Oui car faire l’ourse et rester tout le temps seule chez nous, surtout en hiver, risque fort de me transformer en Jack Torrance dans un remake canadien de Shining.

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime mon métier et mon statut d’indépendant. Mais ce statut a ses limites, celles de la solitude. Je possède mon petit réseau en France, mais une fois au Canada, il faudra repartir à zéro au niveau social. La société canadienne aime beaucoup le Réseau avec un grand R, et vivre en ermite travailleuse indépendante me compliquerait la tâche pour tisser un réseau professionnel et amical.

Moncton est dotée d’un espace de travail partagé qui pourrait me permettre de fréquenter d’autres professionnels, canadiens ou non. Mais il me faudra sans doute passer par la case « salariat » pour acquérir une expérience professionnelle canadienne et m’intégrer un peu plus facilement que par mes propres moyens. Cela tombe bien, Moncton est aussi dotée d’une agence de traduction qui embauche des traducteurs en interne. Je vous en reparlerai une fois qu’on aura obtenu la confirmation de la province, car je pourrai alors me lancer dans des pourparlers concrets avec cet employeur potentiel. La perspective de devenir salariée est légèrement effrayante pour moi qui n’ai connu que l’indépendance, mais ce sera une expérience formatrice, pas vrai (méthode Coué) ?

Autre question qui revient souvent : est-ce que tu vas rester immatriculée en France ? Voici une petite note sur les formalités administratives pour mon activité indépendante :

  • en France, pour être indépendant, il faut s’inscrire à l’URSSAF, au RSI et à la CIPAV, attendre trois ans des nouvelles de ces organismes, régler des cotisations tous les trimestres à tous les organismes, gérer les erreurs récurrentes des trois organismes, faire une déclaration professionnelle et faire sa déclaration d’impôts, et recommencer tous les ans.
  • au Canada, aucune formalité déclarative sous 30 000 $ de chiffres d’affaires, puis on s’inscrit à Revenu Canada. C’est en tout cas le tableau idyllique qu’on m’a brossé lors du voyage exploratoire. Ça fait rêver, non (j’ai un tout petit peu schématisé) ?

Et accessoirement, vivre dans un pays et cotiser/payer des impôts dans un autre est un non-sens, mais ça n’engage que moi.

La prochaine fois, on vous parlera de l’activité professionnelle de Martin. Ce n’est pas parce que personne ne se soucie de lui que son parcours va être un long fleuve tranquille, hein ?

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