La visite médicale : épisode II, compte-rendu

La visite médicale : épisode II, compte-rendu

À peine rentrée de mon tour d’Europe (en fait, rentrée uniquement dans le but de passer la visite médicale), nous voici partis dès 6 h 45 pour la visite médicale que nous passons à Nîmes, charmante petite ville du Sud qui s’enorgueillit d’un médecin agréé par l’ambassade du Canada, elle. Entendez : contrairement à Lyon, qui, c’est vrai, n’est que la deux ou troisième ville de France, et ne mérite donc pas cet honneur. En vrai, ça ne dépend sûrement pas de l’ambassade mais des médecins, mais bon, quand on fait trois heures d’autoroute et qu’on doit poser une journée au lieu de prendre le métro et de faire ça en deux heures, on a un peu le droit de râler, grmllbf.

Nous avions trois rendez-vous : le médecin généraliste, le radiologue et le laboratoire d’analyses. Les trois visites sont à faire le même jour (sous peine de disqualification ?) dans une sorte de mini-marathon médical. Aperçu des différentes épreuves :

  • Chez le médecin : on nous prend la tension (10,6, les deux mois de vacances sont passés par là), on nous pèse (censuré), on nous mesure (1,76 m ? Vous me flattez !), on écoute notre petit cœur au stéthoscope, on regarde nos réflexes, on nous fait lire littéralement deux lettres sans lunettes, on nous demande si on n’a pas un cancer, le sida, une maladie grave, rare, congénitale, héréditaire, mutante ou radioactive… Tout cela, sans même un regard pour les précieux carnets de santé retrouvés hier soir, ou encore les documents médicaux péniblement déterrés dans nos archives à la lumière de la bougie (j’en fais un peu trop ?). Et en 20 minutes chacun. En gros, un bête examen généraliste allongé par des formalités administratives.
  • Chez le radiologue : une radiographie pulmonaire pour vérifier si on n’a pas la tuberculose. Un petit stress quand la radiologue se rend compte que mes radios ratent à chaque fois, j’attends le moment où elle va me dire que je suis transparente pour les rayons X ou pire encore, qu’il faut revenir un autre jour… Heureusement, tout se finit bien.
  • Au labo : pipi dans le gobelet et une prise de sang pour le VIH et la syphilis. Martin surmonte héroïquement sa phobie des piqûres pour la bonne cause.

Tout ça pour 200 euros par tête de pipe. Si avec ça on est recalés… C’est qu’on a la syphilis. Ou la tuberculose. Ou les deux.

Allez, ça, c’est fait ! Et on aura pu passer une jolie journée au soleil à Nîmes, à part ça.

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Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

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Une réaction au sujet de « La visite médicale : épisode II, compte-rendu »

  1. Quel parcours du combattant..! Très drôle quand c’est toi qui en parle Martine, mais vraiment il faut bien tout ton humour et votre détermination pour passer toutes ces étapes! J imagine mal, très mal, ce que doit être le parcours de qualification d un astronaute… Car le pipi dans le flacon ne doit pas suffire et Martin aurait dû faire face à des dizaines de prises de sang… La, je vous le dis par expérience… C était foutu!
    Nous nous réjouissons toujours de tes petits mots Martine, et de votre départ… chouette une destination dans ce vaste monde que nous n avions pas prévue!!!
    G a relu, il valide!

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