Et ton activité professionnelle, Martin, t’en fais quoi ?

Et ton activité professionnelle, Martin, t’en fais quoi ?

Après avoir vu ce que Martine allait devenir, c’est au tour de Martin de passer à la question : que fais-tu ? D’où viens-tu ? Où cours-tu ? Dans quel état gères-tu… (vous noterez que ce petit jeu de mot cocasse passe nettement moins bien à la deuxième personne du singulier) ?

Martin est ingénieur informaticien, titre ronflant obtenu après cinq années de dure rigolade dur labeur en école d’ingénieur. C’est aussi un titre doublement fourre-tout, « ingénieur » comme « informaticien » pouvant dire absolument tout et n’importe quoi. C’est surtout un titre qui en jette auprès des néophytes facilement impressionnés par le côté « ingénieur » (il a fait de hautes études) et « informaticien » (il peut réparer n’importe quel ordinateur, téléphone portable et autre grille-pain).

ingenieur nouveau-brunswick canada voyage exploratoire immigrationMartin souhaitant rester anonyme pour cet article, une petite illustration rigolote trouvée ici.

En vrai, Martin est développeur d’applications web : il « réalise des applicatifs métier pour des clients ». Pour les 98 % de la population hermétique à ce jargon professionnel, cela signifie qu’il fait des sites Intranet sur mesure pour des clients. On parle de clients parce qu’il travaille pour une SSII : les tristement célèbres Sociétés de Services Informatiques et Industriels, boîtes d’intérim des cadres en informatique : il est embauché et payé par une entreprise mais travaille à moyen ou long terme chez une autre entreprise, le client.

Ses ambitions sont de retrouver plus ou moins la même chose au Nouveau-Brunswick :

  • mais de travailler directement pour l’entreprise qui le paie
  • et idéalement de rester dans les technologies qu’il maîtrise actuellement… en fonction de l’offre, on n’est pas si naïfs que ça non plus. Retrouver exactement la même chose serait illusoire mais les différentes personnes rencontrées lors de notre voyage exploratoire ont eu l’air de suggérer qu’il y avait du travail dans la branche du développement informatique.

Détail important, Martin ne pourra plus se qualifier d’ « ingénieur » une fois là-bas : ce titre est réservé aux personnes répondant à des conditions bien précises, notamment

  • être Canadien ou résident permanent
  • détenir un diplôme de l’un des 40 établissements supérieurs accrédités à cet effet
  • avoir un certain nombre d’années d’expérience
  • etc, etc

Bref, au Canada, le CV de Martin ne s’intitule plus « ingénieur informaticien », il porte désormais la mention « développeur d’applications web » dans les objectifs de carrière (oui, au Canada, on met son objectif de carrière en gros sur son CV, ça mériterait presque un article à part entière).

Toujours lors du voyage exploratoire, les différents intervenants ont proposé à Martin la possibilité de devenir travailleur autonome, situation qui concernerait a priori une majorité d’immigrants. Martin ne semble pas encore emballé par cette perspective mais est confiant sur sa capacité à retrouver un emploi de développeur sur place.

Et si ça ne marche pas, on se lancera dans l’élevage de chiens de traîneaux et la fabrique de raclette canadienne… On peut rêver, non ? 🙂

chiens traîneaux canada nouveau-brunswick immigration voyage exploratoireC’est beau la Finlande, hein ?

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

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