Et tes meubles, t’en fais quoi ?

Et tes meubles, t’en fais quoi ?

Après la question du destin de l’appartement arrive généralement celle du destin de nos meubles.

En plus de nous avoir permis de démontrer notre employabilité aux agents d’immigration, notre voyage exploratoire aura eu un autre mérite : celui de nous faire rencontrer des immigrants qui ont suivi le même parcours que nous, et qui ont été une mine d’informations. Notamment pour les questions relativement floues quand on est jeune padawan de l’immigration, comme celle des meubles.

Comme pour l’appartement, deux écoles de pensée se disputent le sort de nos meubles :

  • tout vendre hormis les quelques meubles de famille et possessions qui nous tiennent à cœur (le secrétaire familial et le bureau monumental de Martin et, euh… le banc du grand-père et le plaid chéri de Martine) : cela permet d’accumuler un petit pécule même si franchement, la perspective de tout vendre au compte-gouttes via eBay n’est pas franchement affriolante. Si l’on vend tout, il faut tout racheter, ou louer un meublé plus cher qu’un appartement nu.
  • tout expédier par conteneur : solution a priori irrationnelle mais qui se justifie aisément par l’isolement géographique du Nouveau-Brunswick, qui se trouve à 8 heures de route de l’Ikea le plus proche (aux États-Unis). Moyennant 4 000 à 5 000 euros pour environ 30 mètres cubes, et un peu d’attente, on retrouve tous nos meubles sur place. Cette solution ne s’applique peut-être pas quand on emménage à Montréal ou Toronto, mais quand on vise Moncton, il vaut mieux prévoir que les possibilités sur place seront peut-être limitées.

voyage exploratoire initiative stratégique nouveau-brunswick

LA chaise de jardin locale. On en aura une aussi, c’est forcé !

Alors, vendre ou garder ? Cela vaut vraiment la peine de faire un calcul selon le volume de ses possessions, le prix des meubles sur place et ses objectifs immobiliers. Je ne vous apprends rien : si on part d’une studette avec pour objectif de louer un meublé de 20 m², autant vendre. Si on part d’une maison de trois étages avec des meubles de famille et l’objectif d’acheter une maison sur place, autant garder.

La famille que nous avons rencontrée a expédié toute sa maison par conteneur afin de retrouver ses meubles sur place. Cela implique de camper chez soi  en attendant l’arrivée du conteneur, mais eux y étaient gagnants financièrement.

Pour notre part, bien que nous ayons l’habitude d’acheter des meubles d’occasion, le fait de devoir acheter des meubles de seconde main « en urgence » ne nous inspire pas et nous pensons adopter la solution du conteneur. Nous n’avons pas encore fait faire de devis tant le moment de notre départ est incertain, mais sauf retournement de situation, nous devrions garder nos meubles actuels et nous recréer un petit bout de France à Moncton.

 

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

Laisser un commentaire