Archives de
Catégorie : Tout un déménagement

Et tout ça, combien ça a vraiment coûté : histoire de budget

Et tout ça, combien ça a vraiment coûté : histoire de budget

Maintenant que nous sommes installés et que les formalités ont pris fin (ne reste plus que Martin trouve un emploi et tout sera parfait, on croise tous les doigts pour l’entretien qu’il va passer cette semaine), nous pouvons embrayer sur les conseils de vieux schnocks à destination des futurs immigrants, ou des petits curieux.

La question qui est, sinon sur toutes les lèvres, du moins dans tous les esprits : combien ça coûte, cette affaire ?

[– Psst… t’es sûre qu’on doit vraiment tout dire ?

– Ce serait mieux pour ne pas donner d’illusions aux personnes qui s’engagent dans la voie de l’immigration, non ?

– Oui mais bon, on en a déjà parlé, et l’argent c’est tabou, on en viendra tous à bout…

– Ce sont des critères français, au Canada on peut parler d’argent, paraît-il ! ]

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur notre budget lié au déménagement : les frais engendré par les formalités, le transport des différents intervenants (nous deux, le chat et les meubles) et par notre installation sur le premier mois. Parce qu’il est dur de se faire une idée précise de ce qui nous attend, financièrement parlant, quand on souhaite changer de continent.

En amont

Transport

  • Conteneur (avec assurance) : 8 300 €
  • Billets d’avion : 840 €
  • Transport félin (cage et billet) : 215 €

Voiture

  • Voiture : 10 000 $
  • Immatriculation au NB et taxes diverses : 900 $
  • Assurance voiture : 128 $ mensuels
  • Obtention du permis canadien : 90 $
  • Plein toutes les deux semaines : 30$ environ

Logement

  • Deux semaines en AirBnB : 830 €
  • Loyer et caution : 1350 $ (caution = un loyer)
  • Internet : 83 $ mensuels
  • Énergie NB (eau chaude, électricité) : environ 50 $ mensuels et 260 $ de caution remboursable
  • Téléphone portable : environ 75 $ à nous deux, 25$ de caution remboursable
  • Patins à glace : 5$ à l’Armée du Salut (indispensables pour s’intégrer !)

Total : 28 000 $, soit environ 20 000 €.

[Interruption momentanée du service pendant que nous nous remettons de cette constatation]

Ah oui. Quand même.

Autant dire qu’on était complètement un peu à l’ouest avec notre précédente chronique sur la question, qui estimait le coût de l’immigration à environ 10 000 €. C’est ce qu’exige le gouvernement canadien, mais il y a fort à parier que vous allez allègrement dépasser cette somme. C’est certes un peu la ruine, mais pas catastrophique pour autant, car cette somme est indispensable à une bonne installation. Et puis, nous sommes convaincus qu’il est possible qu’entre 10 000 et 28 000$, on trouve un juste milieu.

_1060859Par exemple, pas besoin de s’acheter tout de suite un mini-tank comme celui-ci. Par contre, tu ne couperas aux bois de renne et au nez rouge de Rudolphe.

Par exemple, as-tu vraiment besoin de tous tes meubles, de la marmite à chevreuil de ton arrière-grand-mère et de ta collection de pin’s ? Probablement pas, et c’est toujours quelques milliers d’euros de gagnés ! Sinon, tu peux aussi couper la poire en deux, et n’emporter que des meubles qui te tiennent vraiment à cœur dans un conteneur partagé (en gros, tes pin’s de 1993, tu peux les laisser à Emmaüs).

Ne pas emporter de meubles te permet aussi de choisir un appartement sans contrainte de surface et donc potentiellement plus petit. Et qui dit plus petit, dit généralement moins cher, même si nous nous méfierions des logements trop bon marché mais terriblement mal isolés, gage d’une facture de chauffage qui crèvera le plafond à coup sûr.

_1060538La maison à six chambres pourra attendre un an ou deux.

Ou encore, en magasinant ta voiture mieux que nous, en prenant ton temps, tu peux trouver moins que 10 000$. Nous tenions à avoir une voiture assortie d’une garantie mais finalement, nous ne sommes pas persuadés que cela en vaille la peine, puisqu’elle ne couvre au final pas grand chose. Par contre, impossible d’échapper aux taxes.

Sinon, tu peux aussi simplement te passer de voiture, même si ça demande de l’organisation : si tu penses que ce déménagement va te faire passer le goût des voyages pendant les sept prochaines années, habiter au centre de Moncton et y travailler est envisageable, il y a un supermarché accessible à pied et Champlain n’est qu’à un petit quart d’heure de marche. Ne pas avoir de voiture, c’est ne pas payer d’assurance voiture, de pleins d’essence, de parking au centre-ville (horriblement cher)… Tu peux te contenter de louer une voiture quand tu auras envie de bouger.

Il est facile de se dire qu’emménager au Nouveau Brunswick entraîne forcément l’achat d’une nouvelle voiture, la location d’un conteneur, la souscription à tous les services domestiques de base… Mais il n’y a pas UNE unique liste à cocher de l’immigration qui serait universelle : chacun ses besoins, faites des calculs pour votre situation et vous pourriez faire des économies. Pour nous, ces choix se matérialisent pas le fait de ne pas avoir le câble, de téléphone résidentiel, d’assurance habitation ou de mutuelle (non obligatoires pour l’instant). Chacun son style et son train de vie !

En résumé : votre PEL va souffrir, mais c’est pour la bonne cause. Le prix prohibitif des billets d’avion charme si particulier de Moncton vous coupera de toute façon toute envie de repartir pendant quelques mois !

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Déménagement : le bilan

Déménagement : le bilan

Alors, ce déménagement, ça donne quoi ?

En chiffres, ça donne ça :

  • 10 entreprises contactées
  • 6 devis reçus
  • deux semaines de tergiversations
  • un contrat à plus de 8 000 euros
  • 114 colis
  • 40 jours d’attente
  • avoir reçu notre lit, ça n’a pas de prix

_10604626BIS

Après avoir beaucoup hésité, nous avions opté pour WMS Moving, entreprise lyonnaise, surtout sur le critère du prix, il faut bien être honnête. Le discours commercial était un peu le même chez tous les prestataires, seul restaient le prix et le ressenti pour départager tout ça.

Et en fin de compte, que peut-on en dire ? Et bien, nous sommes très satisfaits d’avoir fait confiance à notre ressenti et notre portefeuille. Avoir choisi une entreprise locale et de taille moyenne nous a permis de maîtriser à la fois les coûts et le contact.

En amont, autant Aymeric Ferreaux que Jeremy Boccanera (respectivement responsable commercial et logistique) ont été réactifs lors de nos contacts et ne nous ont jamais laissés en plan. Nous avons eu un unique interlocuteur à chaque phase du contrat, et obtenu des réponses à toutes nos questions (et il y en a eu !).

Le jour du déménagement, nous avons apprécié l’efficacité de l’équipe et le fait qu’Aymeric soit venu en en personne vérifier pour tout se passait bien.

Pendant l’attente, Jeremy nous a orienté vers un site de suivi du conteneur qui a été très pratique, puis nous a promptement mis en contact avec l’entreprise-relais côté canadien, Euro Transport International où Michèle et Khalfi ont aussi été réactifs pour le dédouanement et la livraison. Nous avons dédouané un vendredi, et le mercredi nos meubles étaient chez nous. L’attente globale était raisonnable : 6 semaines, c’est ce qui était annoncé [et bien assez, si vous voulez notre avis].

Le jour de l’emménagement, nous avons eu affaire à une équipe anglophone, ce qui peut être gênant pour communiquer. Les trois déménageurs criaient le numéro du carton amené en entrant dans l’appart pour que nous puissions pointer et vérifier que tout était là.

Seul hic : les cartons avaient été numérotés à la main, ce qui a posé quelques problèmes de compréhension puisque les Canadiens n’écrivent pas les chiffres comme nous : le carton 14 qui se transforme en 76, le 17 qui se transforme en 11… Heureusement, ma liste de colisage décrivait le contenu du carton et on a pu retrouver les quelques cartons « manquants » une fois le conteneur vide.

Selon le devis, nous pensions que tout serait rangé, absolument tout, et qu’on n’aurait pas à lever un orteil. Les déménageurs ont monté les meubles principaux : lit, table, canapé et bureau… et c’est tout. Après, on n’en fait pas une montagne parce que :

  • les incompréhensions, ça arrive,
  • compte tenu de la différence de surface entre notre ancien appartement et celui-ci, on avait déjà décidé que quelques affaires resteraient dans leurs cartons,
  • on était tellement heureux d’avoir un lit que franchement, le monde pouvait s’écrouler, plus rien n’avait d’importance.

Au niveau de la casse, on a eu quelques éraflures sur certains meubles, qu’on imagine normales et en rien de la faute de WMS. Pas de casse au niveau des objets fragiles qui posaient potentiellement problème, pas de moisissures (ma hantise)…

Bref, on est contents. Le seul point perfectible pour l’efficacité était vraiment le remplissage à la main de la liste de colisage et de la numérotation des cartons, mais il nous semble que c’est une broutille face à l’ampleur de la prestation.

chat déménagement wms moving conteneur canada nouveau brunswick candidats des provinces initiative stratégique

Et si c’était à refaire ?

Oulah, la question piège. Même si nous sommes contents de la prestation obtenue, recommencerions-nous pour autant ?

Avec cette entreprise : OUI !

De la même façon ? Pas forcément. Mais au moment des devis, nous n’avions pas tous les éléments en main :

  • le fait que beaucoup d’appartements ont des placards intégrés dans toutes les pièces, ce qui rend inutiles pas mal d’étagères et meubles de rangements
  • le fait que nous allions signer pour un appartement plus petit
  • le fait que dormir sur un matelas gonflable deviendrait vite gonflant [hu hu] [désolés].

Résultat : pas mal de meubles nous encombrent, et avoir payé un conteneur de 30 pieds pour en revendre une partie de ce côté de l’Atlantique, ça fait mal aux fesses. Réfléchissez bien à ce qui vous est indispensable ou non.

Si elle avait eu tous les éléments en main, Martine aurait pris moins de choses pour faire baisser le prix du conteneur et être moins encombrés. Et elle aurait commencé à mettre en vente le reste bien plus tôt. Mais avec des si, on met le Canada en bouteille, non ? Martin, lui, referait tout pareil [facile  à dire quand c’est Martine qui s’est coltinée tous les devis !].

Bref, on a nos meubles, on est contents, la vie est belle.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
L’arrivée du conteneur : Noël avant l’heure

L’arrivée du conteneur : Noël avant l’heure

Le conteneur, c’est un peu comme le Père Noël.

Un Père Noël dont on ne connaîtrait pas la date de passage, ce qui pimente encore un peu plus l’attente. Trépignements et petits [ou grands] cris de joie sont de mise lorsqu’il arrive enfin.

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 3« HO HO HO ! » GNIIII IL ARRIVE ! IL ARRIVE !

Un Père Noël qui profite de notre amnésie temporaire, en nous ramenant des meubles dont on avait oublié l’existence en un mois et demi de camping d’intérieur : le secrétaire familial de Martin, les meubles pour les DVD, le buffet autrefois rempli de bouteilles d’alcool.

Un Père Noël généreux : 114 colis quand même, on a été sages cette année.

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 1Ah oui quand même.

L’arrivée des colis-cadeaux, en toute logique, c’est la fête.

Le déballage est une liesse, l’appartement résonne du bruit du papier qu’on froisse, des cartons qu’on ouvre, des emballages qu’on déchire.

La plupart des colis sont comme des cadeaux : une surprise sans nom, la joie dans les cœurs, les sourires infinis. Ici des vêtements chauds qui changeront des deux tenues qu’on et depuis un mois et demi ! Là des coussins moelleux ! Et quelle joie de recevoir retrouver des PLAIDS !

Et comme chaque Noël, on reçoit des cadeaux plus ou moins pourris. L’escabeau qui va aller encombrer le cellier. Le lot de chaussettes froissées. Et l’inénarrable carton de ramasse, avec sa balle en mousse et ses deux feutres retrouvés juste avant que le camion ne parte.

Mais dans le fond, on aime bien cette ambiance un peu suspendue hors du temps, cette ambiance si spéciale des jours de réjouissance, où la joie réchauffe tous les membres du foyer.

Et n’oublions pas les cadeaux qui n’étaient pas prévus. Car ce que les enfants aiment encore le plus, c’est souvent l’emballage !

*photo censurée de Martine se roulant dans 3 mètres cubes de papier à bulles*

déménagement conteneur wms moving euro transport canada nouveau brunswick résidence permanente candidats des provinces initiative stratégique 2Je ne suis pas un livre, vous êtes sûrs ?

Avoir reçu le conteneur, c’était un peu Noël avant l’heure.

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Petits riens pourtant indispensables

Petits riens pourtant indispensables

Côté français

Avec seulement une poêle, comment réchauffer de la soupe ? (…avec la poêle, mais gaffe au moment de verser dans la tasse !)

Sans ceinture, comment ne pas avoir l’air d’un sac dans une chemise trop grande ? (en gardant la tête haute et l’air digne)

Sans cutter, comment couper du parquet vinyle ? (avec un couteau à beurre, mais c’est plus fastidieux)

Sans balai ni serpillère, comment nettoyer une dernière fois son appartement ? (en sollicitant les voisins ou le gardien)

Sans papier alu pour faire des boulettes, comment jouer avec son chat ? (elle est terrorisée de toute façon)

Sans tournevis, comment remplacer le dévidoir de papier toilette qu’on a pété à la dernière minute ? (on ne le remplace pas)

Sans carafe, comment se servir de l’eau sans se lever toutes les deux secondes ?

conteneur déménager partir tout quitter canada nouveau brunswick résidence permanente initiative stratégique 2

Côté canadien

Sans boîtes idoines, comment congeler des petits plats ? (en réutilisant le sac de congélation qui avait servi à transporter les liquides dans l’avion ou des sachets de pain de mie)

Avec un couteau en plastique, comment émincer des légumes ? (en retrouvant le couteau à beurre qui avait servi à découper le parquet vinyle)

Sans oreiller, comment bien dormir ? (en mettant des pulls en tas, mais les cervicales protestent !)

Sans canapé, comment s’installer confortablement ? (en bricolant un sofa de matelas gonflables)

Sans table, comment travailler ? (sur le matelas gonflable, ça marche aussi…)

Sans tapis de bain, comment ne pas mettre de l’eau partout en sortant de la douche ? (en utilisant un chiffon de cuisine juste à la bonne taille pour les pieds !)

Sans moule rond, comment faire une quiche ? (on fait une quiche carrée)

Sans manique, comment sortir un plat du four ?

 WP_002685-bis

…tous ces petits riens de l’existence qui mettent notre créativité à l’épreuve en attendant notre cher conteneur !

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Bienvenue dans le Terrier

Bienvenue dans le Terrier

Nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville de Haute-Normandie, non loin de la mer et de toutes les commodités.

Oups, je reprends : nous avons emménagé le week-end dernier à Dieppe, charmante petite ville du Grand Moncton, non loin de la mer et de toutes les commodités et dont le climat n’est pas sans rappeler une Haute-Normandie sous stéroïdes (entendre par là : il fait humide ET froid !).

Et mieux encore, nous sommes désormais raccordés à Internet ! Ô, joie. Martin a d’ailleurs commandé son nouvel ordinateur dans les 4 minutes qui ont suivi le départ du technicien, puisque nous nous battons partageons le pc de Martine depuis vraiment trop longtemps pour notre santé mentale à tous les deux déjà près de trois semaines.

_1060017-bis

Cet appartement a été source de nombreux atermoiements de la part de Martine, réticente à l’idée de vivre sous terre. Déjà prête à rebaptiser ce logement douillet « Le Terrier » [60 geek points à qui trouve la référence !], elle a finalement accepté l’expérience en se rendant compte qu’il ne s’agit pas d’un vrai demi sous-sol. Sa situation n’est pas claire pour autant : quart de sous-sol ou demi rez-de-chaussée ? Nous avons la pelouse au ras des fenêtres mais celle-ci étant surélevée par rapport à la chaussée, où nous situons-nous ?

Maintenant que nous avons emménagé, cette situation ne nous empêche plus vraiment de dormir : nous avons toute la luminosité dont un appartement canadien peut rêver, et la promesse d’une meilleure isolation du fait des murs à moitié enterrés. Sans oublier la perspective de se croire dans un igloo dès les premières tempêtes de neige venues !

_10600426BIS

Cet appartement répond à plusieurs critères :

  • De taille d’abord, car on ne s’est pas délestés de 8 000 euros pour faire venir nos meubles si c’est pour les mettre en garde-meubles à l’arrivée, avouez que ce serait ballot
  • De situation ensuite : à deux pas du petit centre-ville de Dieppe qui comporte la bibliothèques, quelques cafés et boutiques, sans oublier le fameux marché de Dieppe, célèbre dans tout le comté pour ses produits frais et ses FROMAGES ! Nous revivons. Nous sommes également à 10 minutes du centre Champlain, pratique pour aller faire des achats à pied pendant les beaux jours (c’est-à-dire, pas maintenant)
  • Le critère félin : il fallait que le chat soit accepté, évidemment (même constat que pour les meubles : c’est bête de s’embêter à importer le chat si c’est pour le mettre en garde-meubles… euh, on s’égare)
  • Et le prix, évidemment. Nous avions repéré un appartement plus dans nos goûts mais dont le prix s’est avéré prohibitif. Celui-ci nous revient 675 $ mensuels hors charges (dont nous ne pouvons encore rien dire… suspense quant à la note de chauffage !), soit environ 450 euros pour environ 85 m², moi je dis BANCO.

Comme tous les appartements visités, il est équipé (four, lave-vaisselle, frigo et congélateur), a une baignoire, deux chambres et un grand salon qui ne demandent qu’à être meublés et à gagner un peu en chaleur et confort. Voici une petite visite guidée qui montre beaucoup le chat et pas forcément beaucoup l’appartement, car contrairement à l’appartement, le chat est facile à photographier :

_1060009-bis_1060001-bis _1060003-bis  _1060011-BIS _1060019

Vous remarquerez que

  • Dora se cache dans les endroits les plus improbables et apprécie mon sac de couchage
  • le confort est encore relativement spartiate, en l’attente du conteneur qui baguenaude en ce moment même dans l’Atlantique.

La prochaine fois, on vous expliquera le processus de location d’un appartement, vous allez rire (ou pleurer, si vous êtes Parisien).

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

On a testé pour vous : acheter sa voiture à distance

Autant la vente de la voiture côté français fut un fiasco presque intégral, autant l’achat côté canadien s’est déroulé sans anicroche, et ce malgré la présence d’un océan entre les différents interlocuteurs.

Pour une fois, mon côté prévoyant [qui a toussé très fort ?!!] était de bon aloi : un mois avant la date fatidique, je regarde les tarifs des voitures de location en aller simple entre Montréal et Moncton. Et là, c’est le drame intersidéral : la majoration pour la location en aller simple coûte plus cher que la location en elle-même ! 1500 $ pour le tout ? Faudrait pas nous prendre pour des vaches à traire, non ?

Je me mets alors en quête d’un char apte à nous transporter, nous, nos 33 kg de bagages et nos 33 9 kilos de chat. Sur les bons conseils d’un sympathique co-immigrant, nous contactons des concessionnaires à Montréal pour réserver une voiture à distance, moyennant versement d’un acompte remboursable en cas d’échec de la transaction.

S’ensuit l’habituel balai de courriels de demandes de renseignements, de refus polis, de non-réponses fourbes, et parmi la masse de concessionnaires contactés, quelques-uns enclins à faire affaire avec nous.

Après des contacts efficaces avec Ville-Marie Kia et Honda Spinelli Lachine, nous avons finalement opté pour une Kia Rio, pour la modique somme de 10 000 $ environ (environ 6 500 €), 2011, automatique, 42 000 km, bleu Klein très à la mode… Voiture réservée sur un acompte de 300$ et confirmée en réglant le solde la semaine précédant notre arrivée (transaction qui nous permettra d’ailleurs de constater que 1/on ne peut pas faire de virement hors Europe depuis nos banques en ligne et 2/les frais de virement hors Europe sont proprement méchants).

Kia-Rio-EX-Commodite-2011 acheter voiture à distance nouveau brunswick canada résidents permanents candidats des provinces

Le jour J, notre interlocuteur pousse la gentillesse jusqu’à venir nous chercher à l’aéroport, à poireauter deux heures suite au retard de notre vol et de nos formalités, et à nous ajouter un jeu de pneus d’été qui n’étaient pas prévus. Tout ça, avec le sourire !

Le 18 octobre, nous sommes donc repartis fatigués mais chargés comme des bœufs heureux de la concession Ville-Marie à bord de notre nouvelle titine, non immatriculée mais arborant fièrement un bordereau sur la plage arrière : celui-ci est notre sésame sur les routes canadiennes en l’attente de notre immatriculation. Les provinces du Canada appliquant différentes taxes à leurs résidents, nous avons dix jours pour nous acquitter des taxes au bureau Service Nouveau-Brunswick de Moncton (et encore 900 $ de plus ! Quand est-ce qu’on arrête de mettre la main au porte-monnaie ?).

À noter, la mignonne « taxe pneus » (4 $ par pneu) pour toute importation de pneus dans la province, et cette phrase d’anthologie à Service NB : « Vous êtes venus avec des pneus ? »… Euh, non, on a fait 1000 km sur les jantes, pourquoi cette question ?

Conclusion de cette transaction : nous avons choisi notre véhicule sur des critères plus ou moins fiables (recommandation, présence d’une garantie nationale, kilométrage modéré, année récente…) et compte tenu des circonstances, on s’estime très contents ! Elle nous a sûrement coûté bien plus cher que si on avait pris le temps de magasiner ici et là et de comparer les prix, c’est une évidence. Mais nous tenons pour acquis qu’au départ, faute de points de comparaison, nous allons dépenser plus que nécessaire, le temps de se faire aux prix du pays. C’est le jeu, ma pauvre Lucette.

Anecdote croustillante : on nous a dit que c’était une « petite voiture » ! Face à la C3, c’est une géante, mais ici… Vous en pensez quoi ?

voiture kia rio déménagement acheter une voiture à distancenouveau-brunswick canada initiative stratégique candidats des provinces résidence permanente

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Les premiers pas

Les premiers pas

« À partir de cette minute, vous êtes désormais résidents permanents du Canada, et ce à vie. Bienvenue et bonne chance. »

C’est en ces mots que l’agent des douanes nous remit nos confirmations de résidence permanente signées, gages de notre installation outre-Atlantique [enfin maintenant, outre-Atlantique, c’est vous !].

Après deux ans de démarches, un mois de préparatifs, une dernière semaine exécrable, quatre heures de sommeil, huit heures d’avion plus longues que jamais et une heure de formalités, la nouvelle sonnait comme une victoire, un beau moment mémorable et déterminant.

Le départ ne s’est pas fait dans l’euphorie comme je l’avais imaginé : stressés, épuisés, nerveux, nous sommes arrivés à l’aéroport même pas excités, plus dans le pâté que dans les nuages.

aéroport départ lyon moncton canada nouveau brunswick candidats des provinces résidence permanente chatTous droits réservés belle-maman qui a eu la gentillesse de nous venir nous chercher à 4 h 30 !

La dépose du chat dans les bagages spéciaux est un crève-coeur, le vol sur Air Transat est long à en pleurer, l’arrivée fatiguée et tendue. Nous passons un premier contrôle de douane, récupérons le fauve terrifié au fond de sa cage, attendons les bagages et passons un deuxième contrôle dans le bureau « Contrôle supplémentaire » (celui dont on se demande toujours à quoi il peut bien servir) avant de pouvoir enfin mettre le pied en vainqueurs du marathon administratif résidents permanents sur le sol canadien.

Nous avions acheté notre voiture en ligne et le concessionnaire a eu la gentillesse de venir nous chercher. Une fois la vente finalisée, nous prenons la route jusqu’à Rivière-du-Loup, à quelque quatre heures de là, où nous nous écroulerons de fatigue à 19 h 30 pour émerger à 6 h le lendemain. J’ajoute d’ailleurs que l’Auberge St-Alexandre était très confortable et la patronne très serviable ! Quand on est fatigués, on n’est pas très difficiles, certes, mais je la conseille quand même.

Après onze heures de sommeil, le moral et l’enthousiasme sont remontés en flèche et c’est tout guillerets que nous découvrons les valons du nord du Nouveau-Brunswick, ses paysages automnaux et ses bourgs aux noms pittoresques.

automne canada nouveau brunswick moncton candidats des provinces résidence permanente initiative stratégique_1050668

*Flash info touristique : le village de Gagetown fait une halte charmante entre Fredericton et Moncton, et son restaurant, le Creekview, propose une cuisine simple mais aussi roborative que bon marché*

_1050682

_1050688

À Moncton, après cinq nouvelles heures de route, nous posons nos valises chez Tim et Jaime McKee dans un petit logement en AirBnb sur les rives de la rivière Chocolat. L’appartement est livré avec le kit « Amérique du Nord » : escalier en bois, érables, écureuils, trampoline et même un drapeau canadien ! Il n’en faut pas plus pour nous ravir… Regardez comme on a l’air contents :

WP_002580_bis_1050724

Cherchez le chat… _1050732

Maintenant que nous sommes installés, c’est l’heure de lancer un nouveau marathon des formalités. On revient vous en dire plus dès qu’on a rattrapé pour de bon nos 500 heures de sommeil en retard !

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

Comment ne (presque) pas vendre sa voiture grâce aux Néo-Brunswi…quoi ?

La saga de la voiture : vous l’avez peut-être vécue en direct, la voici résumée pour le plaisir de revivre ces moments palpitants.

vendre voiture déménagement nouveau brunswick candidats provinces canada résidence permanente

Pour commencer, dis-toi que tu as besoin de ta voiture jusqu’aux tout dernier moment, et ce même si tu t’en sers en réalité une fois par mois. Non, il te faut absolument TON carrosse à TOI jusqu’au dernier moment.

Sachant cela, mets ton annonce en ligne le plus tard possible, à environ un mois et demi du jour J, en précisant que la voiture sera à venir chercher entre 14 h 30 et 16 h 45 la veille de ton départ, pour rebuter à peu près tous les acheteurs intéressés et ne pas avoir à gérer trop de demandes. Faudrait pas s’embêter, quand même.

Rédige avec application une annonce digne des plus grands professionnels de l’auto, en précisant bien que la voiture a quatre roues, un pare-brise et des ceintures de sécurité. N’inclue surtout pas la puissance du moteur, l’éventuelle climatisation ni les réparations à prévoir.

Contente-toi d’une ou deux annonces en ligne.

Oublie d’aller passer le contrôle technique en vue de la vente.

N’oublie pas d’indiquer un prix beaucoup plus élevé que l’argus, histoire d’avoir une marge de négociation confortable.

Si par hasard des acheteurs sont intéressés, sois le plus franc possible au téléphone, en indiquant tous les défauts possibles pour avoir la conscience tranquille : entre être réglo et être commercial, tu as choisi.

Panique à J-3 semaines parce que personne n’est venu essayer ta voiture.

Lance une grande campagne facebook et harcèle ton réseau.

Quand enfin on te contacte, négocie de mauvais gré au-dessous de l’argus car les acheteurs ne se bousculent pas au portillon (voir les points ci-dessus) et accepte un prix très limite pour ton budget (n’oublions que tu as quelques frais en cours).

Accepte de renégocier encore davantage le prix parce que ton seul acheteur potentiel [con et pénible, on a les acheteurs qu’on mérite] le propose et que tu n’as pas le choix.

Le jour où ton acheteur vient muni de son chèque de banque, embrouillez-vous pour une broutille. Retrouve-toi sur le parking avec ta voiture qui chatoie, la poussière qui tournoie et l’acheteur qui s’en va… les mains vides.

Désespère.

Relance ta campagne Facebook à J-15 et prévois enfin un plan B (coucou belle-maman !) au cas où, par le plus grand des hasards, ta voiture n’était pas vendue le jour J.

Fais des estimations en ligne pour te rendre compte que oui, les garages reprennent vite et oui, leur prix est ridicule.

Relance une dernière fois tous les copains et acheteurs intéressés, qui t’ont blacklistée tellement ils n’en peuvent plus de ta voiture.

Respire un bon coup quand ta belle-famille te dit qu’elle pourra s’en occuper (que son nom soit gravé dans de la raclette et portée au plus haut des grills, mille mercis à elle pour nous avoir ôté l’horrible spectre de la date butoir qui nous aurait conduit à céder ta voiture pour 25 € au garage le plus proche).

Reçois trois appels de personnes intéressées qui veulent venir essayer ta voiture la semaine avant ton départ.

Essuie deux annulations de dernière minute parce que ta voiture n’a pas la clim.

Fais passer une visite concluante à J-9 mais dont l’offre est bien trop basse. Hésite à accepter uniquement pour avoir la paix et retrouver un sommeil tranquille.

Reçois un contact d’un copain de copain et programme une visite à J-7.

Contre toute attente, conclue une vente à un prix raisonnable et de façon nette et précise le jour même.

Reçois le virement de ton acheteur à J-4, remets-lui les clés à J-2, pousse un soupir de soulagement et refuse d’entendre les mots « vente » et « voiture » dans la même phrase pendant les dix prochaines années.

Et si avec tous ces conseils, tu arrives à vendre ta voiture rapidement et sans embûches… Tu n’y mets vraiment pas du tien !

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

Rendez-vous sur Hellocoton !
Le vertige

Le vertige

Avant chaque grand saut, un moment de vertige.

La sensation de toucher au vide. Avec un sacré vent dans le dos, une tempête qui hurle, du changement à rendre sourd.

Les orteils se crispent, les pieds s’emmêlent, les sens sont désorientés. Tout en nous résiste. Le vertige de l’inconnu gronde sous nos pieds. On ferme les yeux, les larmes montent et le cœur s’emballe. L’hésitation frappe en pleine face, à coups répétés, toujours plus douloureux, donne envie de regarder vers un arrière réconfortant.

Le doute insidieux s’emmêle dans les cheveux, glace la nuque en soufflant à l’oreille des discours paralysants. Pourquoi partir sans savoir ce qui nous attend ? Pourquoi gâcher ce qu’on avait ?

Le spectre de l’échec flotte devant nos yeux, arrête notre élan par des mots doux d’un immobilisme réconfortant. Pourquoi partir, quand ne rien changer serait si doux ? Pourquoi sortir de notre zone de confort ?

La culpabilité rampante prend par surprise, manque de faire trébucher et donne envie de reculer. Pourquoi partir en laissant nos proches derrière nous ? Pourquoi s’infliger une telle épreuve ?

Ensemble, ils empêtrent, entravent, arrêtent. La dynamique du saut ne tient qu’à un fil, si faible, si facile à trancher net d’un coup de panique bien placé. Il suffirait d’un mot pour effilocher le fil de la volonté, si mince face à l’énormité du gouffre qui nous attend.

Puis on lève les yeux pour regarder devant soi. Loin, si loin, bien plus loin que le bout de notre nez, la vie appelle.

Quitte à s’envoler, autant le faire de son plein gré. Nous préférons sauter que de nous laisser emporter.

tout quitter partir candidat des provinces résidence permanente nouveau brunswck canada initiative stratégique

 

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

Rendez-vous sur Hellocoton !
Camping en milieu urbain

Camping en milieu urbain

Maintenant que le conteneur est parti, on se retrouve dans un dénuement digne des moines zen que nous ne sommes pas.

Notre kit de survie se résume [à peu près] à une valise soute et une valise cabine chacun, avec :

  • Nos papiers d’identité, d’état-civil, notre précccieuse (la confirmation de résidence permanente)
  • Quelques obscurs formulaires pour le passage à la douane (afin d’éviter la case « Nous afons les moyens de fous faire parler ! ») : le B4 et B4a, qui recensent les possessions qui entrent sur le territoire avec nous et celles qui nous suivront par conteneur -> toi qui me lis dans une optique d’immigration, ce sont les seules choses à prendre impérativement pour devenir résidents permanents. Le reste est accessoire.
  • De la paperasse qui pourrait s’avérer utile pour les prochaines semaines, notamment en ce qui concerne la cessation d’activité de Martine, l’URSSAF n’étant pas connu pour comprendre les choses du premier coup…
  • Une semaine de vêtements chauds : deux pulls, deux pantalons, deux t-shirts à manches longues, deux paires de chaussures, deux bonnets. Et l’anorak de ski de Martine, parce que qui sait ce qu’on trouvera une fois sur place ? Adieu tongs, t-shirts, jupes… On n’avait pas besoin de vous en France de toute façon.
  • Nos appareils électroniques canado-compatibles et leurs chargeurs : ordinateur portable, appareil photo, liseuse, téléphone
  • Un adaptateur ! Hyper important.
  • Et quelques babioles sentimentales : la tasse préférée de Martine, le plaid du chat pour qu’elle ne se sente pas trop perturbée à l’arrivée *toux bruyante*

Sans oublier notre télévision, laXBox, le pc de combat gamer de Martin, deux matelas gonflables, des assiettes en carton et la machine à croques jusqu’au bout, qui finiront tous vendus ou donnés…

déménagement wms moving nouveau brunswick canada candidats des provinces résidence permanente initiative stratégique 2 déménagement conteneur wms moving résidence permanente brune canada nouveau brunswick moncton initiative stratégique 2 déménagement conteneur wms moving résidence permanente brune canada nouveau brunswick moncton initiative stratégique 3 déménagement conteneur wms moving résidence permanente brune canada nouveau brunswick moncton initiative stratégique 4  déménagement conteneur wms moving résidence permanente brune canada nouveau brunswick moncton initiative stratégique

déménagement conteneur wms moving résidence permanente brune canada nouveau brunswick moncton initiative stratégique 5

On s’amuse à camper dans ce grand appartement vide qui résonne, tandis que le petit félin a eu son quota d’émotions pour la journée : entre le bruit et l’odeur des déménageurs, le confinement dans la salle de bain pendant les manœuvres et le choc de voir son habitat presque vide à la sortie, le pauvre chat a eu sa dose ! On n’ose pas imaginer après l’avion…

Jusqu’à présent, WMS Moving semble assurer : à part un petit souci de demande de stationnement à la mairie qui ne s’est pas avéré bloquant, je n’ai rien à redire au niveau du départ. Le responsable logistique répond prestement à toutes mes questions, même les plus délicates (une p’tite rallonge de délai de paiement pour cause de plusieurs gros virements cette semaine), le responsable commercial était présent ce matin, les employés semblent avoir bien géré l’emballage de nos effets personnels. Je ferai un compte-rendu plus circonstancié une fois que tout sera arrivé.

Et en passant : si les meubles sont partis, ça veut dire que les prochains sur la liste… c’est nous ?!

 

Clique ici pour t’abonner à notre lettre d’information

Ça vous a plu ? Vous en voulez encore ?

 

 

Rendez-vous sur Hellocoton !