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Catégorie : Le Nouveau-Brunswick et nous

Une longue histoire

Tu sais que tu vas émigrer quand…

Tu sais que tu vas émigrer quand…

Tu sais que tu vas bientôt émigrer (J-10 !) quand…

  • tu as un radar intégré qui réagit à toute occurrence du mot « Canada » à 200 mètres à la ronde (même si c’est dans « Canada Dry »)
  • tu sais ce qu’est une attestation de changement de résidence, où l’obtenir et à qui l’envoyer
  • la denrée dominante dans ton frigo est le fromage sous vide
  • tu te prépares à cuisiner ces prochains jours avec une seule poêle et une seule casserole
  • tu sais déjà combien pèsent tes valises
  • tu places subrepticement « tuque » et « char » dans tes conversations
  • tu sais combien valent tes fringues et tes meubles en termes d’assurance
  • ta grand-mère sait ce qu’est Skype
  • tu retiens de placer « Canada », « déménagement » et « quand on sera là-bas… » dans chaque phrase de peur de saturer tes proches
  • tu fourgues des croquettes tranquillisantes à ton chat en lui disant « ça va bien se passer, le gros navion il sera pas si terrible que ça… »
  • ton chat a emménagé dans ta valise, qui fait une panière honnête
  • tu sais qu’on peut acheter une voiture sans l’avoir vue
  • tu sais qu’on peut contracter une assurance auto sans avoir vu son assureur non plus
  • tes amis prévoient une sortie, et tu réponds « j’peux pas, je serai dans l’aviioooooooon samedi prochain » 🙂

valises déménager nouveau-brunswick canada candidats des provinces résidence permanenteNon en fait c’est plutôt 80 et 230 kilos, respectivement.

 

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La chance !

La chance !

Après avoir passé en revue les différentes questions à ne pas poser trop souvent aux futurs immigrants, j’en remets une petite couche avec LA phrase qui est sur toutes les lèvres sitôt le mot « Canada » prononcé.

« OH LA CHANCE ! »

Généralement prononcée par un réflexe pavlovien à tout événement heureux sortant de l’ordinaire, cette expression mérite qu’on s’y arrête.

Parce que quand on me dit « vous avez de la chance de partir », j’entends, selon mon humeur « ils n’y sont pour rien », « il n’y en a que pour les mêmes » ou encore « ils ont dû planter des poupées vaudou aux arbustes de leur jardin d’immeuble et sacrifier des bébés chats pour en arriver là ».

Aucun bébé chat n’a été sacrifié à l’autel du dieu Canada, pas plus que nous n’avons fait usage de trèfles à quatre feuilles, de fers à cheval ou de pattes de lapin.

chance nouveau brunswick canada candidats des provinces initiative stratégique résidence permanente déménagement2Source

Notre processus d’immigration ne doit rien non plus au hasard.

Si vraiment, vous êtes bornés et tenez à impliquer la chance, je peux remonter au mois de février 2013, quand alors que nous venions à peine de décider d’immigrer : c’est peut-être la chance qui nous mis le nez sur un encart dans le 20 minutes faisant la promotion d’une réunion d’information sur le Nouveau-Brunswick. Réunion qui scella notre destin, comme chacun le sait.

On peut considérer qu’il s’agit de la chance d’être tombé au bon moment sur le bon 20 minutes.

On pourrait remonter encore plus loin et dire que la chance, c’est d’avoir fait des études qui nous ont mené à un métier qui aujourd’hui nous permet de partir, autant du point de vue de la formation que des finances.

Que la chance, c’est d’avoir eu une famille qui nous a payé ces études. Et donc, d’être nés dans la bonne famille. S’il doit VRAIMENT y avoir un critère de chance dans notre immigration, c’est à ce niveau qu’il se situe.

Et c’est tout.

Car sinon, rien, absolument rien n’a été laissé à la chance, ni au hasard, pas même au destin : nous ne sommes pas mutés, nous n’avons pas gagné de Green Card à la loterie, pas plus que nous n’avons remporté de « meilleur job du monde » version canadienne. Rien ne nous est tombé tout cru dans le bec [et c’est du reste bien malheureux, si vous voulez notre avis]

Notre chance, c’est d’être curieux, audacieux et têtus comme des mules acharnés, d’avoir eu l’envie de concrétiser nos projets, la patience d’attendre que nos efforts paient, la force d’atteindre nos objectifs.

Ce n’est pas grâce à la chance que nous avons participé à des réunions d’information, contacté des agents d’immigration, envoyé des courriers à tour de bras, fait deux semaines de repérages in situ, rencontré des associations d’aide à l’installation, participé à des forums pour ne pas nous planter, fait pipi dans un gobelet, rempli des formulaires, recontacté les agents d’immigration, repris notre téléphone, re-rempli et re-renvoyé des formulaires…

Ce n’est pas non plus la chance qui est intervenue à notre place quand nous avons démarché des déménageurs, repris notre téléphone ou notre plume pour résilier tous nos contrats, mis en ligne plus de petites annonces que nécessaire, cherché un logement, cherché des informations, cherché une voiture, été voir des administrations en personne et même créé une lettre d’informations pour vous narrer nos aventures !

Bref, nous l’avons VOULU, ce déménagement, et si vous voyez encore de la chance là-dedans, ce n’est pas mon cas !
[mais si Dame Chance voulait bien nous faire gagner au loto un de ces jours, on serait contents aussi, hein !] [Et alors l’expression conspuée serait tout à fait appropriée, on serait tous gagnants]

canada nouveau brunswick immigrer candidats des provinces résidence permanente immigrants bruneEn vrai, même si Martine râle, on vous aime bien ! Restez avec nous encore un peu !

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Joyeuse fête du Canada

Joyeuse fête du Canada

Aujourd’hui, le Canada célèbre sa fête nationale ! Dommage pour nous cette année, nous manquons les festivités de peu, mais nous souhaitons quand même une excellente journée aux Canadiens et aux nouveaux arrivants (maudits chanceux !) de l’autre côté de l’océan.

Cette journée commémore la naissance du pays, le 1er juillet 1867. Joyeux anniversaire, cher Canada ! 147 ans, c’est encore très jeune pour un pays.

En attendant d’y être, voici l’idée qu’on se fait de cette fête : tous habillés de rouge et blancs, les Canadiens envahissent les rues pour célébrer dans la joie leur pays et leur identité, à grands renforts de drapeaux et de barbecue d’orignaux arrosés de sirop d’érable, en écoutant avec la larme à l’œil les plus grands tubes de Céline Dion ou Roch Voisine.

Nous vérifierions si cet anniversaire correspond à l’image qu’on s’en fait dès l’an prochain !

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Pensées sur la réussite d’une émigration

Pensées sur la réussite d’une émigration

Lors de notre voyage exploratoire, nous avons inévitablement évoqué la question du » taux de réussite » des immigrants, notion quelque peu abstraite qui renvoie au taux d’immigrants qui restent dans la province au-delà des trois ans de l’engagement initial.

Selon les sources (certaines étant certainement mieux renseignées que d’autres), entre 30 et 70 % des immigrants français quittent le Nouveau-Brunswick au bout de ce laps de temps.

Très bien très bien.

Si c’est 30 %, c’est encourageant. Si c’est 70 %, c’est effrayant.

P1150972

La province est-elle si terrible que ça ? Avaient-ils le mal du pays ? Ont-ils simplement changé de province ? Avaient-ils pour ambition d’aller de toute façon ailleurs après un temps ? Nous ne le saurons sans doute jamais…

Toujours est-il que la plupart des émigrés à qui nous avons posé la question nous ont répondu avec un certain dédain pour ceux qui partent, ceux qui « n’ont pas compris la province », « n’ont pas compris les règles du jeu », « n’ont pas réussi leur immigration »…

Je suis tout à fait perplexe devant ce mépris des personnes qui partent. Certes, on peut s’installer avec le mauvais état d’esprit, en pensant recréer l’Europe en Amérique du Nord, en jugeant la vie là-bas à l’aune de critères qui n’ont pas lieu d’être.

Mais à la base, tous les immigrants ne sont-ils pas partis de quelque part ? Parce que nous n’avons pas compris notre pays d’origine ? Ses règles du jeu ? Le constat d’échec qui s’appliquent aux migrants qui quittent le Nouveau-Brunswick s’applique-t-il à toutes ces personnes qui, un jour, ont décidé qu’elles souhaitaient vivre ailleurs ?

P1130496Vers l’infini et au-delààààààà

Sans oublier que différents lieux conviennent à différents âges de la vie : pour prendre notre cas, la grande ville, qui nous a parfaitement convenu pendant notre vingtaine, nous semble aujourd’hui étouffante à l’aube de la trentaine. Quid de notre vie à 35 ans ? À 40 ?

Quoi qu’il en soit, nous nous sommes engagés dans la voie de l’immigration en nous efforçant de garder notre ouverture d’esprit. Actuellement, la France ne nous convient plus, nous avons envie d’ailleurs. Nous espérons que le Nouveau-Brunswick nous plaira, et nous comptons bien mettre toutes les chances de notre côté à ce niveau. Mais s’il s’avère que cette province n’est pas pour nous non plus ? Alors nous reprendrons la route, heureux d’avoir vécu cette expérience et sans constat d’échec, sans penser que nous n’avons pas compris cette province.

En résumé, arrêtons de juger les immigrants qui arrivent et repartent, les personnes qui ont la bougeotte : elles se contentent de chercher un endroit où elles se sentent bien, et nous serions bien malavisés de les juger pour leur démarche.

 

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Dix anecdotes sur le Nouveau-Brunswick

Dix anecdotes sur le Nouveau-Brunswick

Dix records insolites dont seul le Nouveau-Brunswick a le secret :

  • Florenceville-Bristol est la capitale mondiale de la frite, n’en déplaise aux Belges
  • la baie de Fundy abrite les plus grandes marées du monde (jusqu’à 21 mètres)
  • le premier cornet de glace a vu le jour à Sussex, la capitale des laiteries du Nouveau-Brunswick
  • le plus long pont couvert au monde se trouve à Hartland (390 mètres)
  • les premières barres chocolatées du monde sont nées à St-Stephen, crées par Arthur Ganong
  • le Nouveau-Brunswick est le deuxième exportateur mondial de tourbe
  • Saint Jean possède la rue principale la plus pentue du Canada
  • Shediac possède les eaux les plus chaudes au nord de la Virginie
  • le plus grand tourbillon marin de l’hémisphère Nord se trouve au large de Deer Island
  • et enfin, Shediac est la capitale mondiale du homard et abrite le plus gros homard au monde (90 tonnes). La preuve :

 

P1150977Trouverez-vous Martine sur cette photo ?

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Infos pratiques : aller à Moncton

Infos pratiques : aller à Moncton

Pour aller au Nouveau-Brunswick, c’est très simple : il vous suffit d’un billet d’avion (ou trois) et de beaucoup de patience !

L’aéroport international de Moncton rivalisant avec celui d’Ivalo (Finlande) pour le titre du plus petit aéroport au monde, autant vous dire très crûment que vous allez en bouffer, de la correspondance ! Plusieurs choix s’offrent à vous :

 

Grande ville européenne – > Montréal ou Toronto -> Moncton

Il faut environ 7 heures entre l’Europe et cette partie du Canada, puis environ 1 h 30 depuis Montréal ou deux heures depuis Toronto. Une correspondance, c’est tout à fait acceptable. Je privilégierais Montréal à Toronto :

  • parce que ça vous fait gagner du temps sur chaque vol
  • parce que l’aéroport de Toronto est vraiment mal foutu (réenregistrez vos bagages, quoi qu’on vous dise en France)

Avion Nouveau-Brunswick candidats provinces-blog

Grande ville européenne -> Montréal :

Et louez une voiture et faites le reste au volant. Il n’y a que neuf heures de route, rien à l’échelle canadienne ! En plus, vous pouvez en profiter pour voir un peu du pays, dont la ville de Québec qui est sur le chemin, parce que le Nouveau-Brunswick, ça peut être un peu limité pour deux semaines de vacances si vous n’aimez pas la nature (en revanche, si vous aimez les randos, vous allez vous régalez !).

Vous pouvez aussi venir en train ou en car depuis Montréal ou Québec, mais ce sera long et pénible et de toute façon, vous allez avoir besoin d’une voiture sur place. Autant la prendre dès votre arrivée sur le sol canadien.

Grande ville européenne -> Halifax

Vous pouvez opter pour cette configuration. Ce n’est pas une question. Halifax est à 2 h 30 de voiture de Moncton, autant dire rien du tout à l’échelle canadienne. Itinéraire recommandé ! Surtout en partant de Londres, car le temps de vol est de seulement 6 heures.

Quoi qu’il en soit, évitez à tout prix le départ depuis votre bled de province selon la configuration « Bled de province -> Grande ville européenne -> Toronto ou Montréal -> Moncton », vous allez passer plus d’heures en correspondance qu’en vol, choper une phlébite, des envies de meurtre du crétin qui planifie les itinéraires aériens, un dégoût de l’avion et en plus, arriver à minuit à Moncton. Personne ne veut vivre ça.

Heureusement, une fois arrivés, vous aurez la joie de goûter au barbecue canadien préparé par Martin et à une ou deux spécialités à l’érable préparées (ou achetées, plus vraisemblablement) par Martine. Elle sera pas belle la vie à Moncton ?

 

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Interlude

Interlude

Certains d’entre vous le savent, Martin et moi mourrons d’envie de voir une aurore boréale de nos propres yeux, au point d’avoir boudé les éternels coquillages et crustacés qui vont de pair avec un voyage de noces pour partir en Finlande en mars dans le but précis de voir ce phénomène magique (ou plutôt très scientifique, mais magique à nos yeux de grands enfants).

Espoir déçu, nous aurions mieux fait d’aller en Alaska… ou peut-être au Nouveau-Brunswick ?

Aurore boréale Fredericton initiative stratégiqueSource : Travis Costello via Facebook

Du coup, je ne résiste pas à l’envie de vous montrer cette photo, prise début octobre à Fredericton !

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Le choix de la province

Le choix de la province

Maintenant que vous savez que notre choix du Canada fut raisonné et non la simple rencontre entre un index et un globe terrestre en rotation, pourquoi ne pas avoir choisi le Québec, comme tout le monde ?

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Le choix du pays

Le choix du pays

Croyez-nous ou non, nous nous sommes livrés à une intense réflexion pour trouver notre future terre d’accueil. Pas question de jouer aux dés avec un projet de cette ampleur. Nous avions tous les deux des critères favorables ou rédhibitoires.

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