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Catégorie : Et ton biiiip, t’en fais quoi ?

Et ton appart ? Et ton chat ? Et ton boulot ? T’en fais quoi de tout ça ?

Et ton activité professionnelle, Martin, t’en fais quoi ?

Et ton activité professionnelle, Martin, t’en fais quoi ?

Après avoir vu ce que Martine allait devenir, c’est au tour de Martin de passer à la question : que fais-tu ? D’où viens-tu ? Où cours-tu ? Dans quel état gères-tu… (vous noterez que ce petit jeu de mot cocasse passe nettement moins bien à la deuxième personne du singulier) ?

Martin est ingénieur informaticien, titre ronflant obtenu après cinq années de dure rigolade dur labeur en école d’ingénieur. C’est aussi un titre doublement fourre-tout, « ingénieur » comme « informaticien » pouvant dire absolument tout et n’importe quoi. C’est surtout un titre qui en jette auprès des néophytes facilement impressionnés par le côté « ingénieur » (il a fait de hautes études) et « informaticien » (il peut réparer n’importe quel ordinateur, téléphone portable et autre grille-pain).

ingenieur nouveau-brunswick canada voyage exploratoire immigrationMartin souhaitant rester anonyme pour cet article, une petite illustration rigolote trouvée ici.

En vrai, Martin est développeur d’applications web : il « réalise des applicatifs métier pour des clients ». Pour les 98 % de la population hermétique à ce jargon professionnel, cela signifie qu’il fait des sites Intranet sur mesure pour des clients. On parle de clients parce qu’il travaille pour une SSII : les tristement célèbres Sociétés de Services Informatiques et Industriels, boîtes d’intérim des cadres en informatique : il est embauché et payé par une entreprise mais travaille à moyen ou long terme chez une autre entreprise, le client.

Ses ambitions sont de retrouver plus ou moins la même chose au Nouveau-Brunswick :

  • mais de travailler directement pour l’entreprise qui le paie
  • et idéalement de rester dans les technologies qu’il maîtrise actuellement… en fonction de l’offre, on n’est pas si naïfs que ça non plus. Retrouver exactement la même chose serait illusoire mais les différentes personnes rencontrées lors de notre voyage exploratoire ont eu l’air de suggérer qu’il y avait du travail dans la branche du développement informatique.

Détail important, Martin ne pourra plus se qualifier d’ « ingénieur » une fois là-bas : ce titre est réservé aux personnes répondant à des conditions bien précises, notamment

  • être Canadien ou résident permanent
  • détenir un diplôme de l’un des 40 établissements supérieurs accrédités à cet effet
  • avoir un certain nombre d’années d’expérience
  • etc, etc

Bref, au Canada, le CV de Martin ne s’intitule plus « ingénieur informaticien », il porte désormais la mention « développeur d’applications web » dans les objectifs de carrière (oui, au Canada, on met son objectif de carrière en gros sur son CV, ça mériterait presque un article à part entière).

Toujours lors du voyage exploratoire, les différents intervenants ont proposé à Martin la possibilité de devenir travailleur autonome, situation qui concernerait a priori une majorité d’immigrants. Martin ne semble pas encore emballé par cette perspective mais est confiant sur sa capacité à retrouver un emploi de développeur sur place.

Et si ça ne marche pas, on se lancera dans l’élevage de chiens de traîneaux et la fabrique de raclette canadienne… On peut rêver, non ? 🙂

chiens traîneaux canada nouveau-brunswick immigration voyage exploratoireC’est beau la Finlande, hein ?

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Et ton activité professionnelle, Martine, t’en fais quoi ?

Et ton activité professionnelle, Martine, t’en fais quoi ?

Prenons quelques instants pour interroger les proches de Martine sur son activité professionnelle. Selon eux, que fait-elle pour gagner sa vie ? Morceaux choisis :

  • « Elle traduit des livres ? »
  • « Elle travaille depuis chez elle mais je ne sais pas ce qu’elle fait »
  • « Elle enfile des perles en fuyant la réalité professionnelle »
  • « Elle est femme au foyer et fait des traductions à côté »
  • « Elle est traductrice à l’écrit, peut-être à l’oral, mais ne me demandez pas d’être plus précis »

Autant l’activité professionnelle de Martin n’empêche personne de dormir, autant celle de Martine déchaîne la perplexité.

Mais comment je gagne ma vie, au juste ?

À part vendre tout et n’importe quoi sur le Bon Coin et louer ma voiture quand je ne m’en sers pas, je tire mes revenus de mon activité de traductrice libérale à temps plein. Je travaille pour moi, depuis chez moi, selon mes conditions (normalement) et mes horaires (ahem). Mes clients sont principalement en Europe. Je ne travaille quasiment jamais pour les particuliers, qui ont la fâcheuse tendance à s’évanouir (au sens propre et figuré) dès l’étape du devis. Je suis traductrice et non interprète, et je traduis des documents institutionnels et éditoriaux (en gros, des rapports d’organisations internationales et des livres).

Traductrice indépendante Lyon Moncton Je porte même des tailleurs !

En tout et pour tout, j’ai rencontré deux clients sur la cinquantaine qui compose mon carnet d’adresse, chiffre vertigineux qui s’explique par le caractère très virtuel de mon métier. Je suis prête à parier que je n’ai même jamais parlé à certains clients au téléphone.

Du coup, quand on me demande si je vais chercher un emploi une fois au Nouveau-Brunswick, je réponds… oui et non.

  • Non car je n’en ai pas besoin pour continuer à gagner ma vie : hormis un petit décalage horaire qui m’empêchera désormais de prendre en charge les projets pour avant-hier du matin pour le soir et une domiciliation bancaire au Canada, cela ne changera pas grand chose pour mes clients actuels.
  • Oui car faire l’ourse et rester tout le temps seule chez nous, surtout en hiver, risque fort de me transformer en Jack Torrance dans un remake canadien de Shining.

Ceux qui me connaissent savent à quel point j’aime mon métier et mon statut d’indépendant. Mais ce statut a ses limites, celles de la solitude. Je possède mon petit réseau en France, mais une fois au Canada, il faudra repartir à zéro au niveau social. La société canadienne aime beaucoup le Réseau avec un grand R, et vivre en ermite travailleuse indépendante me compliquerait la tâche pour tisser un réseau professionnel et amical.

Moncton est dotée d’un espace de travail partagé qui pourrait me permettre de fréquenter d’autres professionnels, canadiens ou non. Mais il me faudra sans doute passer par la case « salariat » pour acquérir une expérience professionnelle canadienne et m’intégrer un peu plus facilement que par mes propres moyens. Cela tombe bien, Moncton est aussi dotée d’une agence de traduction qui embauche des traducteurs en interne. Je vous en reparlerai une fois qu’on aura obtenu la confirmation de la province, car je pourrai alors me lancer dans des pourparlers concrets avec cet employeur potentiel. La perspective de devenir salariée est légèrement effrayante pour moi qui n’ai connu que l’indépendance, mais ce sera une expérience formatrice, pas vrai (méthode Coué) ?

Autre question qui revient souvent : est-ce que tu vas rester immatriculée en France ? Voici une petite note sur les formalités administratives pour mon activité indépendante :

  • en France, pour être indépendant, il faut s’inscrire à l’URSSAF, au RSI et à la CIPAV, attendre trois ans des nouvelles de ces organismes, régler des cotisations tous les trimestres à tous les organismes, gérer les erreurs récurrentes des trois organismes, faire une déclaration professionnelle et faire sa déclaration d’impôts, et recommencer tous les ans.
  • au Canada, aucune formalité déclarative sous 30 000 $ de chiffres d’affaires, puis on s’inscrit à Revenu Canada. C’est en tout cas le tableau idyllique qu’on m’a brossé lors du voyage exploratoire. Ça fait rêver, non (j’ai un tout petit peu schématisé) ?

Et accessoirement, vivre dans un pays et cotiser/payer des impôts dans un autre est un non-sens, mais ça n’engage que moi.

La prochaine fois, on vous parlera de l’activité professionnelle de Martin. Ce n’est pas parce que personne ne se soucie de lui que son parcours va être un long fleuve tranquille, hein ?

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Et ton appareil à croques, t’en fais quoi ?

Et ton appareil à croques, t’en fais quoi ?

Notre vie a basculé le 25 décembre 2011. Avant cela, tout n’était que grisaille, vacuité et croque-messieurs au four. Le 25 décembre 2011, notre vie a pris des couleurs grâce à l’apparition dans notre foyer de la Machine À Croques, devenue indispensable en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « croque-raclette« .

Quel rapport avec le Canada, me direz-vous ?

Notre vie risque de redevenir grise, morne et triste car il nous faudra probablement nous séparer de notre fidèle Machine, perspective qui suscite un certain désespoir dans notre petite famille (oui, le chat fait de nous une famille) qui a pris l’habitude de s’en servir de façon hebdomadaire.

Hélas ! Le voltage canadien est différent du voltage français… Et pas dans un sens qui nous arrange. Comparons :

  • Canada : 110 volts
  • France : 220 volts

Sans compter qu’au problème du voltage s’ajoute celui de la fréquence :

  • Canada : 60 h
  • France : 50 Hz

Bref, un imbroglio électrique qui risque de laisser perplexe ceux qui ont arrêté les sciences en première littéraire, comme Martine. Nous allons faire de notre mieux, n’hésitez pas à nous corriger si les notions n’étaient pas rigoureusement exactes.

Cet écart n’est pas un problème pour certains appareils micro-électroniques, qui supportent le système électrique français et canadien : ordinateur, appareil photo, téléphone portable notamment. On peut vérifier aisément leur compatibilité par une petite manipulation : il suffit de retourner son appareil pour accéder aux informations qui nous intéressent. On vérifiera ainsi s’il est adapté grâce à la mention « AC 110-240V, 50-60 Hz », lui évitant un décès aussi prématuré que violent en cas de branchement sauvage.

Ces petits appareils veinards devront simplement être équipés d’un adaptateur, puisque les prises ne sont bien évidemment pas les mêmes de chaque côté de l’Atlantique. L’adaptateur ne convertit absolument pas le voltage et se contente de rendre l’insertion d’une fiche française possible dans une prise canadienne, ou vice-versa si vous avez un adaptateur universel digne de McGyver (c’est notre cas !). Vous le connaissez bien car vous vous en êtes tous servis pour recharger des appareils lors de vacances à l’étranger.

L’adaptateur seul ne nous sera par contre d’aucune utilité pour notre chère Machine à Croques, qui elle, ne supporte ni 110 volts ni 60 Hz. Elle devra faire équipe avec un joli petit transformateur si elle souhaite ne pas griller autre chose que du fromage (des fusibles ?). Le transformateur, comme son nom l’indique, permet de transformer voltage et fréquence pour un fonctionnement optimal. Il peut également servir d’adaptateur si le fabricant a bien conçu son produit.

Transformateur électrique nouveau-brunswick canada initiative stratégique

Source

Optimal, optimal, c’est vite dit. Il semblerait, au fil des informations glanées en ligne, que le transformateur réduise la durée de vie des appareils. Sans oublier qu’il fait généralement la taille d’un petit congélateur, ce qui empêche d’en équiper chaque appareil qui en aurait besoin.

Nous sommes donc légèrement désemparés, coincés entre l’espoir de ne pas abandonner notre Machine à un sort funeste entre les mains de proches qui s’en serviraient deux fois l’an, et la contrariété de potentiellement s’encombrer d’un appareil inutilisable et invendable une fois sur place. Si le débat vous intéresse, vous trouverez des ressources plus ou moins techniques ici, ici ou encore .

Hormis l’exemplaire Machine À Croques, la question ne se pose pas pour la télé en raison des normes PAL/SECAM inexistantes outre-Atlantique, le frigo (trop encombrant, sans compter que Martin rêve d’un frigo américain même si ça va nous coûter un bras) ainsi que tout le gros électroménager. Le petit électroménager, en revanche, est en sursis : pas de pitié pour le grille-pain, le micro-ondes, la machine à coudre… que nous n’aurons pas de mal à racheter d’occasion à moindre coût.

Malgré les imperfections des transformateurs, nous devrions malgré tout tenter l’aventure du transformateur pour notre cafetière What Else?, produit de luxe outre-atlantique. Après quelques recherches, il semblerait même que la Machine À Croques ait son pendant canadien, perspective des plus réjouissantes.

Et heureusement, on peut faire des fondues sans électricité et de la raclette au four (de toute façon, au prix où sont ces fromages…) !

*Flash-info-dernière-minute du 13 novembre 2013 : devant tant de pathos, l’un d’entre vous, chers petits lecteurs, a craqué et s’est proposé pour adopter notre machine à croques contre bons soins à notre départ. Nous sommes sûrs qu’elle se plaira dans son nouveau foyer et y fera tout plein de petits croques-raclettes.*

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Et ton amour des voyages, t’en fais quoi ?

Et ton amour des voyages, t’en fais quoi ?

Budapest, ici Budapest ! Martine se délocalise l’espace de quelques jours pour souffler un peu en Europe centrale après un mois complètement délirant bien chargé.

Profitons de cette parenthèse hongroise pour parler un peu de voyage, voulez-vous ? Comme vous le savez peut-être, si Martin aime bien voyager, Martine, elle, adoooooooore voyager, au point que lorsque le bottin nous a demandé d’indiquer toutes nos sorties du territoire depuis 10 ans, nous avons dû rajouter une feuille A4 entière pour ses voyages personnels.

Profitant éhontément des congés non payés presque illimités que lui permet son statut de travailleur indépendant, Martine part relativement souvent en escapades européennes pour moins de 60 euros l’aller-retour.

C’est donc tout naturellement qu’elle s’est intéressée aux possibilités de voyage au départ de Moncton. Après tout, la ville est dotée d’un aéroport d’où l’on peut rejoindre directement  Montréal, Toronto, Halifax, Ottawa, Hamilton (jamais entendu parler ? Nous non plus !) et Newark, ville proche de New York qui lui vaut son titre d’aéroport international. Autant de destinations déjà visitées mais où il faudrait retourner, quand même, histoire d’être sûrs. Voyons un peu.

Moncton – Toronto (2 h 20 de vol) à partir de 300 $ (215 €)

Moncton – Montréal (1 h 40) : à partir de 400 $ (290 €)

Moncton – Newark (2 h 00) : à partir de 650 $ (450 €)

Ah. Bon. D’accord. Bien bien bien. Permettez-moi de déglutir bruyamment avant de poursuivre. GLOUPS.

Moncton est pourtant desservie par une compagnie low cost, WestJet, mais il semblerait que le marché ne soit pas assez mature pour arriver à des prix comparables à ceux d’EasyJet. Ou que les Canadiens préfèrent se déplacer en voiture. Ou que les escapades citadines ne fassent pas recette.

Martine va donc devoir renoncer aux voyages tels qu’elles les connaissaient : en avion et pas cher. Et choisir entre « avion » et « pas cher ». Frustrant quand on pensait que l’Amérique du Nord serait notre terrain de jeu… Mais ce serait mal connaître Martine, la reine des têtes de mule dont le caractère résolu ne renonce pas si facilement.

Quand on fouille un peu :

  • il semblerait que des vols directs soient mis en place pour les Caraïbes au printemps (quand la population menace de péter un boulon collectif pour cause de carence en vitamine D), avec des offres de séjour à moindre coût (pensez à un voyage Marmara pour la Tunisie, et transposez ça dans les Caraïbes).
  • l’aéroport de Halifax est là pour nous sauver la mise, avec des vols directs pour l’Islande, les Caraïbes, la côte Est des États-Unis et même Calgary, en espérant que les pratiques tarifaires soient un peu plus douces au départ de la Nouvelle-Écosse
  • notre province et les provinces environnantes offrent des possibilités de voyage différentes : n’oublions pas que la Nouvelle-Écosse et l’Île-du-Prince-Édouard, aussi proches que magnifiques, nous permettront de faire des escapades proches de la nature

Nouvelle-Écosse candidats des provincesSource : Demid/Fotolia via ce site

Enfin, Martine, qui a vraiment très envie d’aller visiter Montréal et Québec, a envie de croire en l’existence de promotions pour des mini-séjours dans ces villes. On ne va pas la détromper, hein ?

La situation n’est pas si désespérée que ça. Nous serons amener à changer nos habitudes, c’est certain. Mais est-ce un mal ? L’intérêt des voyages en Amérique du Nord réside-t-il vraiment dans les villes ? Une amie nous disait que lorsque les Nord-Américains partent en vacances, ils partent camper, se prélasser à la plage, vont partout sauf en ville. À nous de les imiter, de prendre notre voiture, notre tente et notre Camping Gaz et peut-être y trouverons-nous une façon de voyager tout aussi agréable. Et moins chère.

[Flash info dernière minute : les services d’immigration à Fredericton ont bien reçu notre bottin la semaine dernière ! Les réjouissances peuvent commencer de leur côté !]

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Et ton chat, t’en fais quoi ?

Et ton chat, t’en fais quoi ?

Excellente question. Et toi, ton gosse, t’en fais quoi ?

On ne va pas sortir l’artillerie lourde tout de suite mais disons que la formulation de cette question, qui laisse à penser qu’on pourrait se débarrasser du Félin, a le don de m’agacer.

Je sais pertinemment qu’un petit carnivore domestique n’est pas un enfant (même si on fait un gros transfert) et qu’on pourrait tout à fait la laisser à quelqu’un.

On pourrait. Mais on ne le fera pas.

C’est un membre de la famille à part entière, poilue, certes, mais un membre de la famille. En l’adoptant, nous avons pris la responsabilité de nous occuper d’elle, de veiller à sa bonne santé, de prendre sa vie entre nos mains (c’est beau ce que j’écris) et ce n’est pas un simple déménagement, fût-il intercontinental, qui va changer ça.

Nous avons un sens des responsabilités assez solide envers le Félin et il n’a jamais été question de la laisser à qui que ce soit. Je crois même que la logistique de son transport a été la première chose que j’ai regardée sur Internet en revenant de la réunion d’informations sur le Nouveau-Brunswick.

Je préférerais cent fois qu’on nous demande ce qu’on a prévu pour notre chat ou comment on va faire pour l’emmener, plutôt que de sous-entendre qu’on va la laisser lâchement à notre famille ou un inconnu (sueurs froides).

En 2013, il existe des solutions pour transporter son chat en avion, et ce n’est pas parce qu’on va subir un concert de miaous ou gâcher le vol de quelques passagers allergiques qu’on va se priver du plaisir de garder notre louloute à nos côtés. Et on est certains qu’elle va adorer le Canada et ses souris !

 

P1060011Le Félin, future modèle pour les pubs de la SPA : je suis tellement mignonne, vous m’abandonnez pas, hein ?

D’accord, mais concrètement, ça se passe comment, un déplacement félin intercontinental ?

Autant vous dire que face au déménagement d’un appartement entier, déménager un chat, ce n’est pas si effrayant que ça. Pour commencer, il faut contacter la compagnie aérienne pour trouver un vol qui accepte les animaux : le nombre d’animaux à bord est très limité et il est excessivement probable que le vol pas cher et bien pratique que vous aviez repéré ne les accepte pas.

Pour ce qui est de mettre Pépette en soute ou de la garder en cabine, tout dépend des compagnies aériennes, qui ont leurs propres directives :

  • certaines imposent de mettre l’animal en soute au-dessus d’un certain poids (4 kg pour Air France/KLM, 10 kg pour Air Canada, 6 kg pour d’autres…) (donc Air France, c’est déjà foutu dans notre cas)
  • d’autres permettent de le garder en cabine si la cage rentre dans le siège devant nous (et dans ce cas, il est considéré comme un bagage à main)

Toutes imposent une cage de transport homologuée, et heureusement.

Pour voyager à l’étranger, Minette devra également avoir tous ses vaccins à jour, détenir un petit passeport à son nom et présenter un certificat antirabique puisque la France ne fait pas partie des pays reconnus comme exempts de la rage par le Canada. À l’arrivée, elle ne subira pas de quarantaine mais devra quand même se plier à une petite inspection qui devrait achever de la traumatiser. Les directives officielles sont ici.

Vous vous demandez quelle solution nous allons choisir ? Soute et cabine présentent des avantages comme des inconvénients. Je préférerais qu’elle reste à mes côtés en cabine, même si cela implique de lui imposer une petite cure d’amaigrissement (ahem) et de prévoir des boules Quiès. Pour nous. Et nos voisins.

Je préfère cette solution car les calmants sont déconseillés en avion, la pressurisation ayant tendance à provoquer des arrêts cardiaques chez les animaux nerveux. Et s’il y a bien un trait de caractère dominant chez notre félin, c’est la nervosité. Je ne cache pas non plus ma crainte de voir sa caisse de transport perdue comme un vulgaire bagage si elle voyage en soute. Bref, pour elle comme pour moi, je préférerais qu’on voyage ensemble.

Mais j’imagine que nous dépendrons fortement des billets disponibles avec accompagnant poilu et de leurs tarifs. Affaire à suivre !

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Et tes meubles, t’en fais quoi ?

Et tes meubles, t’en fais quoi ?

Après la question du destin de l’appartement arrive généralement celle du destin de nos meubles.

En plus de nous avoir permis de démontrer notre employabilité aux agents d’immigration, notre voyage exploratoire aura eu un autre mérite : celui de nous faire rencontrer des immigrants qui ont suivi le même parcours que nous, et qui ont été une mine d’informations. Notamment pour les questions relativement floues quand on est jeune padawan de l’immigration, comme celle des meubles.

Comme pour l’appartement, deux écoles de pensée se disputent le sort de nos meubles :

  • tout vendre hormis les quelques meubles de famille et possessions qui nous tiennent à cœur (le secrétaire familial et le bureau monumental de Martin et, euh… le banc du grand-père et le plaid chéri de Martine) : cela permet d’accumuler un petit pécule même si franchement, la perspective de tout vendre au compte-gouttes via eBay n’est pas franchement affriolante. Si l’on vend tout, il faut tout racheter, ou louer un meublé plus cher qu’un appartement nu.
  • tout expédier par conteneur : solution a priori irrationnelle mais qui se justifie aisément par l’isolement géographique du Nouveau-Brunswick, qui se trouve à 8 heures de route de l’Ikea le plus proche (aux États-Unis). Moyennant 4 000 à 5 000 euros pour environ 30 mètres cubes, et un peu d’attente, on retrouve tous nos meubles sur place. Cette solution ne s’applique peut-être pas quand on emménage à Montréal ou Toronto, mais quand on vise Moncton, il vaut mieux prévoir que les possibilités sur place seront peut-être limitées.

voyage exploratoire initiative stratégique nouveau-brunswick

LA chaise de jardin locale. On en aura une aussi, c’est forcé !

Alors, vendre ou garder ? Cela vaut vraiment la peine de faire un calcul selon le volume de ses possessions, le prix des meubles sur place et ses objectifs immobiliers. Je ne vous apprends rien : si on part d’une studette avec pour objectif de louer un meublé de 20 m², autant vendre. Si on part d’une maison de trois étages avec des meubles de famille et l’objectif d’acheter une maison sur place, autant garder.

La famille que nous avons rencontrée a expédié toute sa maison par conteneur afin de retrouver ses meubles sur place. Cela implique de camper chez soi  en attendant l’arrivée du conteneur, mais eux y étaient gagnants financièrement.

Pour notre part, bien que nous ayons l’habitude d’acheter des meubles d’occasion, le fait de devoir acheter des meubles de seconde main « en urgence » ne nous inspire pas et nous pensons adopter la solution du conteneur. Nous n’avons pas encore fait faire de devis tant le moment de notre départ est incertain, mais sauf retournement de situation, nous devrions garder nos meubles actuels et nous recréer un petit bout de France à Moncton.

 

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Et ton appart, t’en fais quoi ?

Et ton appart, t’en fais quoi ?

Sans doute LA question qui revient le plus fréquemment, immédiatement, spontanément. Que faire de cet appartement cossu bien situé en plein cœur de Lyon ?

Symbole du départ définitif, le fait de vendre l’appartement ou non semble inquiéter les foules, ou du moins, suscite la curiosité. Lorsque l’on annonce notre indécision, on ressent généralement un certain soulagement chez l’interlocuteur, comme si le fait de vendre équivalait à un départ définitif, tandis que louer correspondrait à un départ plus incertain, la possibilité de faire machine arrière, l’éventualité d’un retour au pays dans un avenir proche.

Or, vous le verrez sûrement, avec nous, rien n’a jamais de caractère définitif. Mais revenons à nos moutons :

Deux choix s’offrent à nous:

  • le vendre
  • ou le garder (oui j’ai fait de hautes études)

Vendre notre appartement :

  • Pour : une grosse somme de pépettes en poche, la possibilité d’acheter un bien immobilier directement à notre arrivée au Canada, une chose de moins à penser
  • Contre : le fait que notre quartier soit en travaux actuellement et s’apprête à devenir LE quartier de Lyon (rien que ça !)

Louer notre appartement :

  • Pour : un investissement dans la pierre, un pied-à-terre s’il nous faut revenir (et qu’il est libre)
  • Contre : le fait qu’on ne pourra pas gagner de l’argent sur le loyer, les enquiquinements liés au fait d’être propriétaire de plusieurs biens immobiliers (notamment l’ISF qui pourrait pendre au nez de Martine, riche propriétaire terrienne)

P1150969

 

Après réflexion intense, le gagnant est : la location de l’appartement ! Celui-ci ayant été évalué récemment dans le cadre de notre dossier provincial, nous avons pu constater une jolie petite plus-value, alors même que le quartier n’est pas encore rénové. Une fois que les travaux qui égayent l’ambiance sonore de nos journées seront achevés, nous croyons fermement pouvoir faire non plus une jolie plus-value, mais une BELLE plus-value. Le genre de plus-value qui permet de s’acheter une petite maison rubis sur l’ongle au Nouveau-Brunswick. Dans ce cas, vendre dès maintenant serait absurde.

Vous remarquerez donc l’absence de tout caractère affectif, le but étant de le garder afin de faire une plus-value. Nous le vendrons un jour, mais dans l’immédiat, cela ne nous semble pas la meilleure décision.

Concrètement, comment allons-nous faire ? Hors de question de louer directement : nous n’avons aucune envie de gérer directement nos locataires, sans compter que, hum, nous ne serons pas exactement sur place en cas de besoin. Les agences immobilières pullulant dans notre pâté de maison, nous nous ferons un plaisir de faire jouer la concurrence les solliciter pour gérer nos locataires à notre place.

Une prochaine fois, je vous parlerai du prix de l’immobilier au Nouveau-Brunswick. Vous allez pleurer !

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