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Catégorie : Démarches d’immigration

Les procédures administratives, dans la joie et la bonne humeur.

Bref, on va émigrer au Canada.

Bref, on va émigrer au Canada.

Dans la course à l’immigration, la Brune a une aura séduisante et mystérieuse. Inaccessible au premier abord, elle débarque exactement quand elle souhaite et n’apparaît qu’aux plus patients.

Mais de quoi je vous parle ?

La Brune, c’est le petit surnom affectueux donné par les candidats à l’immigration à l’enveloppe finale, celle qui scelle notre destin, l’enveloppe qui nous dit si oui ou non, on passera du statut de « candidats à l’immigration » à celui d’ « immigrants » en bonne et due forme. Enveloppe en papier kraft brun, d’où son sobriquet.

Petit retour en arrière :

  • 14 avril 2014 : nous passons notre visite médicale
  • 9 mai 2014 : notre dossier en ligne nous annonce que nos résultats ont été reçus
  • 12 mai 2014 : notre dossier en ligne nous annonce qu’une décision a été prise, on nous prévient que la Brune nous parviendra d’ici une quinzaine de jours.
  • 12 mai 2014 : nous recevons la Brune dans notre boîte à lettres

Attends un peu, il n’y a pas une couille dans le pâté ? Comment la Brune nous est arrivée le même jour que la prise de décision ?

Par téléportation, on ne voit que ça.

Sinon, notre chargé d’immigration a voulu nous faire une chouette surprise en mettant volontairement à jour notre dossier en retard.

Quoi qu’il en soit, notre Brune est sans équivoque :

« Nous avons terminé l’étude de votre demande de résidence permanente au Canada et nous l’avons acceptée ».

Bref, on va émigrer au Canada.

Loki canada immigration nouveau-brunswick initiative stratégique

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Une décision a été prise concernant votre demande

Une décision a été prise concernant votre demande

Encore une micro crise cardiaque !

Depuis notre visite médicale, nous savons que nous touchons au bout de la procédure. Et grâce aux copains du forum Cymico, nous savons aussi que la décision finale peut être prise très très rapidement.

Disons, en un mois après la visite médicale.

Visite que nous avons passée le 14 avril. Et nous sommes le 12 mai.

Depuis la semaine dernière, je hante le site de Citoyenneté et Immigration Canada en rafraîchissant la page de notre dossier toutes les sept minutes dans l’espoir d’y voir apparaître la mention « Bravo, vous êtes acceptés à vie ! » ou encore « Félicitations ! It’s raclette time ! » (j’extrapole un peu sur les notifications de CIC).

Mon enthousiasme est un peu retombé au bout de quelques jours, et je me contentais mollement d’un coup d’œil quotidien, au cas où.

Et aujourd’hui, quelle ne fut pas ma surprise de voir aujourd’hui s’afficher non pas le sempiternel « Les résultats médicaux ont été reçus » (et encore moins des cotillons et une banderole de félicitations), mais une phrase très sobre :

« Une décision a été prise concernant votre demande. Le bureau communiquera avec vous à ce sujet. »

C’est sobre, et en plus, c’est flou ! Une décision, mais quelle décision ? Et le bureau, il communique quand à ce sujet ? Et comment ? On doit surveiller notre boîte mail, notre boîte à lettres, les deux ? Et quand, surtout, QUAAAAAAAANNNNND ? J’aime bien hurler avec beaucoup de voyelles quand les choses échappent à mon contrôle.

On me souffle dans l’oreillette que si l’ambassade a pris la bonne décision (bonne pour nous, on se comprend), on recevra une enveloppe brune à notre domicile sous quinzaine. C’est le coup de grâce pour mon petit cœur, qui a une tolérance décidément bien faible à l’attente, surtout quand on arrive en fin de parcours !

On vous donne donc rendez-vous sous quinzaine !

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La visite médicale : épisode II, compte-rendu

La visite médicale : épisode II, compte-rendu

À peine rentrée de mon tour d’Europe (en fait, rentrée uniquement dans le but de passer la visite médicale), nous voici partis dès 6 h 45 pour la visite médicale que nous passons à Nîmes, charmante petite ville du Sud qui s’enorgueillit d’un médecin agréé par l’ambassade du Canada, elle. Entendez : contrairement à Lyon, qui, c’est vrai, n’est que la deux ou troisième ville de France, et ne mérite donc pas cet honneur. En vrai, ça ne dépend sûrement pas de l’ambassade mais des médecins, mais bon, quand on fait trois heures d’autoroute et qu’on doit poser une journée au lieu de prendre le métro et de faire ça en deux heures, on a un peu le droit de râler, grmllbf.

Nous avions trois rendez-vous : le médecin généraliste, le radiologue et le laboratoire d’analyses. Les trois visites sont à faire le même jour (sous peine de disqualification ?) dans une sorte de mini-marathon médical. Aperçu des différentes épreuves :

  • Chez le médecin : on nous prend la tension (10,6, les deux mois de vacances sont passés par là), on nous pèse (censuré), on nous mesure (1,76 m ? Vous me flattez !), on écoute notre petit cœur au stéthoscope, on regarde nos réflexes, on nous fait lire littéralement deux lettres sans lunettes, on nous demande si on n’a pas un cancer, le sida, une maladie grave, rare, congénitale, héréditaire, mutante ou radioactive… Tout cela, sans même un regard pour les précieux carnets de santé retrouvés hier soir, ou encore les documents médicaux péniblement déterrés dans nos archives à la lumière de la bougie (j’en fais un peu trop ?). Et en 20 minutes chacun. En gros, un bête examen généraliste allongé par des formalités administratives.
  • Chez le radiologue : une radiographie pulmonaire pour vérifier si on n’a pas la tuberculose. Un petit stress quand la radiologue se rend compte que mes radios ratent à chaque fois, j’attends le moment où elle va me dire que je suis transparente pour les rayons X ou pire encore, qu’il faut revenir un autre jour… Heureusement, tout se finit bien.
  • Au labo : pipi dans le gobelet et une prise de sang pour le VIH et la syphilis. Martin surmonte héroïquement sa phobie des piqûres pour la bonne cause.

Tout ça pour 200 euros par tête de pipe. Si avec ça on est recalés… C’est qu’on a la syphilis. Ou la tuberculose. Ou les deux.

Allez, ça, c’est fait ! Et on aura pu passer une jolie journée au soleil à Nîmes, à part ça.

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La visite médicale – épisode I

La visite médicale – épisode I

Tallinn, ici Tallinn !

Avec une réactivité pour le moins spectaculaire, Citoyenneté et Immigration Canada a donné des nouvelles de façon tout à fait inattendue. Samedi 1er mars, nous avons eu la surprise de recevoir un mail nous informant :

  • que notre dossier a bien été transmis au bureau des visas pour traitement complet
  • que la somme extravagante demandée pour les frais de dossier a bien été encaissée (nous l’avions payée en septembre pour accélérer les choses, décision dont nous nous félicitons)
  • que nous sommes invités à passer une visite médicale sous 60 jours, à Paris, Bordeaux, Marseille, Rennes ou Nîmes. Pas Lyon ? Pas Lyon. C’est l’occasion de découvrir Nîmes, pas vrai ?

Le fait que je sois actuellement en voyage va nous retarder un peu, mais nous savons de toute façon que nous ne déménagerons pas avant septembre, rien de dramatique donc.

Dans tous les cas, c’est une excellente nouvelle qui vient rattraper un peu le retard pris sur le dossier provincial.

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Partir un jour

Partir un jour

Partir un jour sans retour…

Partir un jour sans bagages…

Voyage trans-européenne Riviera Express Martine Moscou

Notre certificat de nomination de la province enfin en poche, Martine peut désormais réaliser son projet de longue date : partir sur les traces des 2 Be 3 et laisser derrière elle mari et chat pour aller à la découverte du monde !

Pourquoi tu pars alors que tu es en pleines démarches pour immigrer ? Tu as changé d’avis ?

Oh non non non ! Mais si je veux voyager un peu longtemps (en l’occurrence, deux mois), c’est maintenant ou jamais. Lorsque le dossier était au niveau provincial, c’était difficile car je savais qu’on pouvait nous redemander des documents et qu’il fallait être réactif. Pas question d’être au fin fond du Vietnam quand on vous demande de renvoyer une copie certifiée conforme par la mairie sous un mois !

À ce stade de la procédure, nous n’aurons a priori plus à renvoyer de documents. Nous avons déjà réglé les 1500 € exigés au niveau fédéral et n’attendons plus que notre dossier soit réceptionné et qu’on nous invite à aller passer la visite médicale. Ce qui devrait me laisser le temps de m’éclipser deux mois en toute quiétude. Et explique aussi pourquoi ce départ semble soudain : je devais réagir vite et j’ai donc pris mes billets dès que j’ai vu le certificat de nomination arriver.

Pourquoi tu pars tout court alors que tu vas immigrer prochainement ? Tu avais trop d’argent à dépenser ?

Nous avons un compte spécialement consacré à notre immigration : celui-là, on n’y touche pas ! Pour le reste, je gère mon argent comme je veux, merci 😉

Ceux qui me connaissent savent que j’ai la bougeotte, et en ce moment plus que jamais : une fois au Canada, plus moyen de bouger autant qu’avant, j’en avais déjà parlé. Entre le sédentarisme relatif qui nous attend et le fait que je m’étais fixée comme objectif de faire un grand voyage avant mes 30 ans (qui se rapprochent dangereusement) : voilà !

Et si tu dois quand même fournir des documents au fédéral ?

En cas de gros imprévu que Martin seul ne saurait gérer, il me suffira : de sauter dans le premier avion easyjet à destination de Lyon, de patienter quelques heures et de rentrer brièvement. J’aimerais éviter ce cas de figure, mais c’est envisageable. C’est aussi pour ça que je reste en Europe : il est vaguement plus simple et rapide de faire un saut de puce depuis Varsovie que depuis l’île de Pâques.

Tu vas où, du coup ?

Je pars de Nice samedi prochain pour prendre le Riviera Express, train qui rejoint Moscou en 47 heures. De là, j’atteindrai Saint-Pétersbourg, point le plus septentrional du périple. Et je rentrerai en prenant mon temps le long de la mer Baltique via les pays Baltes, la Pologne, l’Allemagne, le Danemark par tous les moyens possibles (train, car, covoiturage…) au gré du vent, de mes envies, de la météo.

En gros, tu n’as rien préparé, quoi.

J’ai acheté mes billets de train jusqu’en Russie, quand même !

Les jeunes, tous des fainéants de nos jours.

Vous êtes jaloux, c’est tout 🙂

 

En gros, tout ça pour vous dire :

  • que la partie « démarches d’immigration » du blog prend une petite pause
  • que vous pouvez suivre Martine dans son périple ici
  • et qu’en attendant son retour et la visite médicale, on vous embrasse tous, merci de votre soutien et à très vite !

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Le certificat de nomination

Le certificat de nomination

Il est grand, il était beau, il sentait bon le sable chaud…

Notre certificat de nomination pour le Nouveau-Brunswick !

Certificat de nomination Nouveau-Brunswick(de subtils éléments de célébration se cachent sur cette image)

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Étape 3/4 : franchie

Étape 3/4 : franchie

Notre réaction quand on a reçu un email de notre agent d’immigration ce vendredi 24 janvier 2014 :

« Vous trouverez en pièce jointe votre certificat de nomination de la province du Nouveau-Brunswick, toutes mes félicitations !

Canada Nouveau-brunswick initiative stratégique candidats des provinces candidature acceptée

L’original vous a été envoyé par courrier régulier, et nous avons transmis votre demande au bureau de CIC à Sydney en Nouvelle-Écosse.

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Le gouvernement fédéral va prendre contact avec vous dans les prochains mois pour la suite du traitement de votre demande. »

Canada Nouveau-brunswick initiative stratégique candidats des provinces candidature acceptée fête

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Pas de nouvelles… ?

Pas de nouvelles… ?

Nous marinons un peu en ce moment, d’où notre absence d’activité ici. Tout comme nous, les agents d’immigration ont pris une petite pause hivernale bien méritée pour la fin de l’année mais désormais, nous aimerions que les affaires reprennent ! Notre dossier tenait un bon rythme jusqu’à la mi-novembre, mais c’est le silence radio depuis.

Les futurs immigrants trouveront le délai précis de notre procédure (et celle d’autres candidats sympathiques) ici. Pour les autres, sachez que nous hésitons actuellement entre l’apathie la plus totale et une envie frénétique de nous rouler par terre en hurlant C’EST QUAAAAAAAAND QU’ON ARRIIIIIIIIIIIIIIVE ?

Ça dépend de notre humeur.

Les récentes températures frigorifiques auraient-elles paralysé les petits doigts de notre agent d’immigration ? Ou le trafic des postes ? Quoi qu’il en soit, on préférerait recevoir notre lettre de nomination avant le dégel ! Mais si en attendant, vous avez des recettes infaillibles pour prendre son mal en patience, on vous écoute (Martine s’est remise à la couture et Martin se lance à corps perdu dans son travail…). Se mettre au sudoku ?

À bientôt pour la suite de nos aventures, en espérant pouvoir vous annoncer bientôt une bonne nouvelle !

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Vers la résidence permanente et au-delà (épisode III) : la citoyenneté canadienne

Vers la résidence permanente et au-delà (épisode III) : la citoyenneté canadienne

Sujet propice à une grande confusion chez nos proches, la question de la nationalité canadienne : une fois la procédure terminée, allons-nous obtenir la nationalité canadienne ?

Je vous répondrais bien que si vous aviez lu attentivement tous les articles du blog, vous sauriez que non, nos démarches d’immigration ne nous mènent pas à la nationalité canadienne. Suivez, bon sang, on en avait déjà parlé .

Une petite piqûre de rappel s’impose. Notre procédure d’immigration vise à obtenir la résidence permanente : un permis de travail et de résidence à durée illimitée. La Green Card canadienne, si vous préférez. Sauf qu’ici, c’est la carte de résident permanent. Un peu moins percutant, comme nom. Le service marketing du ministère de l’immigration aurait pu trouver mieux, on est d’accord.

Lorsqu’on est résident permanent, on a des interdictions et des droits. J’imagine qu’on a aussi des devoirs, mais ce n’est pas notre propos aujourd’hui.

L’interdiction de :

  • voter
  • posséder un passeport canadien
  • et d’occuper certains emplois top secret

Et le droit de :

  • bénéficier de l’ensemble des droits des citoyens canadiens et de l’assurance maladie
  • de vivre, travailler et étudier partout au Canada
  • d’être protégés par les lois canadiennes
  • et de demander la citoyenneté canadienne. On y arrive.

Important : pour conserver la résidence permanente, il faut passer l’équivalent de deux ans sur le territoire canadien au cours des cinq premières années de résidence permanente. Sinon, hop, dans un avion et retour à la maison.

Si ici, les immigrés demandent la nationalité française, là-bas, on demande la citoyenneté canadienne. C’est pareil, mais un peu de précision terminologique n’a jamais fait de mal à personne.

La citoyenneté canadienne, à l’instar des antibiotiques, n’est pas automatique et s’acquiert sur demande. Pour pouvoir déposer une demande de citoyenneté, il faut avoir passé très exactement 1095 jours (soit très exactement trois ans) sur le territoire.

Les candidats à la citoyenneté devront alors passer l’examen de citoyenneté en répondant à des questions aussi variées et rigolotes que « Quelle est la signification du coquelicot du jour du Souvenir ? », « Qui était sir Louis-Hippolyte La Fontaine ? » ou encore « Comment les députés sont-ils choisis ? »* Je suis navrée, si vous n’arrivez pas à répondre à ces questions, c’est mal barré pour vous. Ou pour nous, en l’état actuel des choses.

Si on réussit l’examen, on obtient alors la citoyenneté, accordée lors d’une cérémonie de citoyenneté. En tant que Français, nous avons le choix : renoncer à la nationalité française ou cumuler nationalité française et citoyenneté canadienne en devenant Franco-Canadien.

Quant à savoir s’il est intéressant de posséder la citoyenneté canadienne, c’est un choix excessivement personnel. Les immigrés qui envisagent de rentrer au bout de quelques années ne trouveront sûrement pas d’intérêt à cette démarche. Ceux qui comptent s’installer dans ce pays à long terme opteront sûrement pour la citoyenneté canadienne. Quant à nous, nous y réfléchirons une fois écoulée la durée légale minimale nécessaire pour l’obtenir.

* Réponses :

  • Honorer les sacrifices des Canadiens qui ont participé ou sont morts à la guerre, d’hier à aujourd’hui.
  • Le premier ministre de la province est du Canada-Uni de 1842 à 1843 et de 1848 à 1851, ce qui en fait le premier chef de gouvernement démocratiquement désigné à travers l’ensemble du monde colonial, tout empire confondu.
  • Ils sont élus par les citoyens de leur circonscription.

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Vers la résidence permanente et au-delà : le permis de travail fermé

Vers la résidence permanente et au-delà : le permis de travail fermé

Après une petite pause bien méritée pour cause de fête nationale, inaugurons aujourd’hui une petite série sur ce qui nous attend une fois que notre dossier provincialo-fédéral sera passé à la moulinette.

On l’avait mentionné ici, si notre dossier provincial est reçu, nous pourrons en théorie prétendre à ce qu’on appelle un permis de travail fermé.

Kézaco ? Un permis de travail qu’on n’ouvre pas ? Un permis de travail introverti ?

Officiellement, on l’appelle plutôt « résidence temporaire ». C’est en fait un permis de travail à la fois limité :

  • dans le temps car il est à durée déterminée
  • et dans l’emploi car il ne donne accès qu’à un poste précis

Le point bonus, c’est que puisque nous sommes mariés, le permis de travail fermé de l’un donne automatiquement droit à un permis de travail ouvert (sans restriction aucune) à l’autre. Plutôt cool, non ? Et si certains d’entre vous sont en union de fait, ça marche aussi ! Doublement cool, non ?

Canada Nouveau-Brunswick résident temporaire fermé immigration

Source

Il m’a été assez difficile de trouver des informations concrètes sur ce permis, donc je vais faire de mon mieux. La marche à suivre se trouve dans sa version officielle ici. Ou dans une version officieuse . En résumé, il faut :

  • présenter une lettre d’offre d’emploi : un document qui atteste qu’une entreprise vous veut, vous et personne d’autre, et vous garde un petit poste bien au chaud dans ses locaux
  • un avis relatif au marché du travail (AMT), document qui prouve que l’entreprise en question a remué ciel et terre pour pourvoir le poste à un Canadien. Et a lamentablement échoué, d’où le fait qu’elle vous embauche vous, étranger qualifié. Ce document n’est pas forcément obligatoire et si j’en crois cette page, une fois notre dossier provincial accepté, nous en serons exemptés.
  • présenter une demande de permis de travail temporaire et sa flopée de formulaires (on est parés, on a quelques photocopies d’avance)
  • et régler les frais de dossier. Bref, la routine.

Lors de la réunion d’informations fatidique qui a scellé notre projet d’immigration en février, l’ambassade du Canada avait insisté sur le fait qu’une fois le versant provincial passé, il suffisait de déposer un dossier et en trois semaines, pouf, un permis de travail temporaire. Forcément, c’est alléchant, hein ?

Ça, c’est la théorie. En pratique, c’est un peu plus compliqué que ça. Il semblerait que les employeurs rechignent à accorder les précieux sésames (la lettre d’emploi et l’AMT) qui nous permettraient de nous installer au plus vite outre-Atlantique.

Pourquoi ? Tout simplement parce que :

  • les employeurs n’ont pas de garantie sur notre date d’arrivée, qui peut être aussi imminente que lointaine tant les délais administratifs sont impénétrables ; et
  • cela leur demande un peu de boulot, notamment s’ils doivent demander un AMT, procédure fastidieuse qui est (heureusement) de leur ressort, pas du nôtre.

En ce qui nous concerne, nous misons sur les contacts de Martine pour un emploi dans le domaine de la traduction, puisqu’une entreprise s’était montrée plutôt très intéressée par son profil. Si cet employeur potentiel a la patience d’attendre et consent aux formalités d’usage, nous déposerons une demande de résidence temporaire. S’il s’est lassé ou ne souhaite pas s’enquiquiner avec la paperasse (et on le comprend, même si ça ne fait pas nos affaires), nous ferons comme tout le monde : nous prendrons notre mal en patience. Pas le choix, de toute façon, ma bonne dame.

Et puis, nous qui voulions être au Canada dès le printemps 2013 grâce à un PVT, on n’est plus à trois mois près (ou six ou douze), non ?

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