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Catégorie : Chroniques du Nouveau-Brunswick

Tranches de vie : janvier 2017

Tranches de vie : janvier 2017

Bonne année… en retard ! Le mois de janvier nous a offert encore quelques belles balades en raquettes, que je vous mets ici ! On ne vous parle que de raquettes et de neige… c’est normal : ces deux ingrédients sont le socle de nos hivers à Moncton !

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Une anecdote en photo : saviez-vous que ce n’est pas parce qu’il fait beau qu’on peut faire sécher du linge dehors ? Nous l’avons appris à nos dépens, par -4°C ! Heureusement, le linge reprend sa forme naturelle à température ambiante en intérieur.

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Janvier a été assez studieux et plutôt pauvre en sorties pour cause de préparation d’un voyage en février… affaire à suivre ! À bientôt !

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Tranches de vie : décembre 2016

Tranches de vie : décembre 2016

En décembre, nous avons…

…fait de la raquette, encore !

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… fêté le premier anniversaire de notre mâle bêta favori, Indiana !

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… fêté Noël entre amis

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… été voir les illuminations au Zoo de Moncton avec la mère de Martin et la mienne venues passer le Nouvel An avec nous

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… été voir jouer les Wild Cats

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… fait une escapade à Saint-Jean et au spa Chance Harbour, dans la baie de Fundy

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Pour lire la chronique, c’est par ici et ici ! À bientôt !

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Tranches de vie : novembre 2016

Tranches de vie : novembre 2016

Ces tranches de vie sont un peu particulières car j’ai passé la quasi-totalité du mois de novembre… au Guatemala ! Envie de soleil, envie d’ailleurs, bref envie d’une coupure dans la routine canadienne. Martin est resté à Moncton avec les deux bestioles, pendant que je me suis doré la pilule délocalisée avec mes traduction sous le soleil printanier de l’Amérique centrale.

En novembre, j’ai…

… fait escale à Montréal

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Pour le récit complet, c’est par ici !

… fait escale à Miami

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Pour le récit complet, c’est par ici !

… gravi un volcan

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… passé du temps dans une ville historique

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… fait du kayak dans une caldera

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… et même travaillé. Si, si, croyez-moi !

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Pour un début de récit, c’est par ici !

À bientôt !

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Tranches de vie : octobre 2016

Tranches de vie : octobre 2016

Coucou les petits ratons-laveurs ! Six mois sans nouvelles, c’est inadmissible ! Je vais essayer de rattraper le retard en vous envoyant une salve de tranches de vie, pour que vous sachiez en images ce qui s’est passé de notre côté pendant cette parenthèse !

En octobre, on a fait….

…une escapade en Nouvelle-Écosse, à Halifax et Wolfville, avec la mère de Martin venue passer une semaine dans les beaux feuillages d’automne. Une belle saison !

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Pour le récit complet, c’est par ici et ici !

…pris environ 2500 photos de feuilles d’automne, toutes identiques ou presque, mais on s’en fiche parce que l’automne, c’est BEAU !

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…fait la célèbre Rando Béret-Baguette de la Bikery, randonnée déguisée à vélo !

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…arpenté le sentier Fundy, près d’Alma, belle promenade dans la nature qui emmène au bord de l’eau et longe la côte de Fundy avec un panorama éblouissant

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…et enfin, fêté Halloween comme il se doit !

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À bientôt !

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Tranches de vie : septembre 2016

Tranches de vie : septembre 2016

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Octobre est déjà si rempli que septembre me paraissait bien vide… En revenant dans mes photos, je me suis rendue compte que c’était loin d’être le cas.

Nous avons commencé par une belle soirée française à Shédiac, un pique-nique à la page en guise de véritable trait d’union entre été et automne, un passage de flambeau pieds nus dans le sable avant de ressortir pulls et cache-nez.  J’ai eu le plaisir de faire la connaissance de nombreux (futurs) nouveaux arrivants.

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Nous avons enfin concrétisé un projet qui nous tenait à coeur : parcourir le sentier Dobson, 58 km de marche entre Fundy et Riverview. Nous avons adapté le sentier à notre sauce pour n’en faire que 53 km en deux jours et ainsi éviter les marécages de Riverview. Une excellente aventure sportive, à refaire !

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J’ai aussi cédé aux sirènes de l’auto-cueillette des pommes au verger Belliveau à Memramcook, activité automnale par excellence, qui fait une excellente sortie au milieu des pommiers et des citrouilles.

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Encore une petite sortie : une après-midi à Sussex, capitale des fresques en Canada atlantique, où j’ai fait d’une pierre deux coups : circuit des fresques et festival de la montgolfière.

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J’ai aussi eu la surprise de recevoir les Chocolate Hackers, duo de chocolatiers français lancé dans un défi fou : 30 jours dans les Maritimes, 30 recettes concoctées avec des particuliers autour d’un produit local et de leur chocolat de Madagascar. J’ai proposé les cerises en grappe, et Cécile et Stan m’ont préparé un brownie absolument décadent !

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Enfin, pour clore le mois, j’ai pris mon toutou sous le bras (métaphoriquement) et nous allés tous les deux un long week-end sur l’île de Grand Manan. Si l’île ne nous a pas forcément enchantés à l’image des Îles de la Madeleine, je suis sûre que c’est une destination parfaite pour une journée en été, ne serait-ce que pour la vue magnifique depuis son phare. J’ai vu une baleine depuis la rive, et rien que pour ça, ça valait le coup !

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À bientôt pour de nouvelles aventures !

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Essayez, vous pourriez réussir

Essayez, vous pourriez réussir

123Quand on a pris la décision de quitter la France, fin 2012, c’était en réaction à la morosité qui grevait notre pays depuis plus de quatre ans. Depuis « la crise », la fameuse crise des subprimes qui avait tant fait souffert le monde jusqu’à vomir son nom, la France ne s’était pas vraiment remise du traumatisme. Martin et moi n’avions pas souffert dans nos domaines, mais c’était loin d’être le cas de tout le monde. Licenciements de cadres, amis qui se réfugient dans la fonction publique. Notre génération de jeunes diplômés de l’année fauchés par « la » crise, obligés de sacrifier rêves et esprit d’entreprise, pour la plupart. J’ai pourtant créé mon entreprise de traduction en 2007, avec succès.

Quatre ans plus tard, le choc est toujours présent, et le traumatisme est devenu insupportable. Plus de prises de risques. Plus d’entrain. Plus de joie de vivre. Les seuls qui ont encore de l’optimisme, ce sont les joyeux allumés de La Cordée, entrepreneurs, indépendants, des professionnels qui croient à l’avenir.

Ce sont bien les seuls autour de nous. En France, en 2012, plus personne ne croit en rien, ni en le gouvernement qu’il vient pourtant d’élire plus par dépit que conviction, ni en l’économie. Et je ne parle même pas de la situation actuelle, avec ses crises identitaires qui semblent sorties tout droit des âges sombres du XXe siècle.

Bref, en 2012, la France avait beau être notre patrie, ce n’était plus le pays dans lequel nous avions envie de vivre. Nous voulions de l’optimisme. De l’entrain. De l’esprit d’entreprise.

Et nous voilà au Canada. Certes, le Nouveau-Brunswick est la province la plus pauvre du pays, mais le contraste est si fort qu’on ne peut que se demander ce que donne la mentalité dans des villes comme Toronto ou Montréal. Évidemment, la situation sociale n’est pas si différente : il y a des pauvres, des riches, une classe moyenne, des entreprises florissantes, des secteurs qui coulent.

Mais dans le milieu dans lequel nous évoluons (classe moyenne diplômée, cadres et professions indépendantes), nous sommes servis pour l’optimisme. Pour l’esprit d’entreprise. Tu veux faire quelque chose ? Fais-le ! Tu te casseras peut-être la gueule, mais tu l’auras FAIT. Tu veux monter une entreprise de restauration de luths alors que tu es informaticien ? Une garderie alors que tu es chauffeur routier ? Un atelier de gravure ? Une boulangerie paléo et gluten-free ? FAIS-le, tu pourrais réussir.

Voilà l’immense différence. On nous dit « tu pourrais réussir » au lieu de « tu pourrais échouer ».

Évidemment qu’on pourrait échouer. L’un ne va pas sans l’autre. Mais l’échec n’est pas aussi stigmatisant. Ce n’est pas la fin du monde. Ce n’est pas humiliant, cela fait tout simplement partie du processus normal quand on FAIT.

Et évidemment, réussir n’est pas sale. Entreprendre, gagner de l’argent, vivre de ce qu’on aime, vouloir changer les choses non plus. Plutôt que de se complaire à râler, on FAIT.

On en connaît, des gens qui entreprennent. Tous ne sont pas à temps plein. Beaucoup ont un emploi qu’ils aiment plus ou moins la journée, et une petite entreprise le soir. Qu’ils soient gérant le jour et designer le soir, chauffeur de bus scolaire le jour et photographe le week-end, traductrice le jour et blogueuse la nuit (c’est moi ça, au fait). Ils essaient. Ils FONT.

J’aimerais illustrer cette mentalité par une anecdote que nombre d’entre vous connaissent déjà, mais qui m’avait laissée sans voix.

En début d’année, une épicerie a brûlé en centre-ville. Une épicerie bio, la seule dans Moncton même, aimée de tous, au propriétaire apprécié. Un incendie accidentel, mais tout a brûlé.

« Son épicerie a brûlé, mais en fin de compte ? C’est une opportunité incroyable pour lui. Il va pouvoir rebondir et repartir de zéro ».

Un incendie. Une opportunité.

On parlait bien de la même catastrophe, là ? D’une tragédie personnelle et professionnelle ? D’un homme qui avait tout perdu ?

Oui… et non : en perdant ses locaux, il avait gagné l’opportunité de rebondir.

Ce n’était pas un petit jeune naïf qui me parlait, mais bien une femme à l’aube de la retraite, à l’âge où d’autres commencent à avoir peur de tout. Une femme qui venait d’ailleurs de changer d’emploi, à 60 ans passés, avec toujours l’envie de travailler. Une femme qui n’avait rien perdu de son optimisme.

Pour revenir à notre petit commerçant infortuné, on lui prédisait de rebondir, et il l’a fait. Oh ça oui. Deux semaines plus tard, le propriétaire avait réouvert boutique dans un nouveau local. Deux semaines, c’est tout ce qu’il lui aura fallu. Il propose aujourd’hui un petit commerce de sushi et une épicerie. Peut-être n’avait-il pas le choix, parce qu’il fallait continuer à payer ses factures. Peut-être que tout simplement, personne ne s’est non plus apitoyé sur son sort en déplorant l’échec, pour lui laisser la place d’entreprendre à nouveau.

Vous tous, qui vous levez chaque matin avec l’envie d’entreprendre en France sans oser, parce que les banques sont frileuses, vos proches sont résignés et même votre esprit combatif commence à faiblir.

Vous tous qui hésitez même à immigrer, parce qu’on vous prédit l’échec, parce qu’on vous met en garde contre les différences culturelles, qu’on parie sur votre retour.

Vous qui aimeriez vous lancer dans une aventure en indépendant sans oser y croire, parce que ce ne serait pas sérieux, parce que ce serait fou, parce que ce serait prendre des risques.

Souvenez-vous de ces mots. Vous pourriez réussir. Souvenez-vous qu’il existe des lieux où entreprendre est possible, où l’optimisme est la norme. Cela ne veut pas dire que tout le monde réussit, ni que tout le monde ose, mais je vous garantis que cela change tout.

 

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L’automne à Moncton – édition 2016

L’automne à Moncton – édition 2016

Oui, on sait…

Dès qu’octobre arrive, les feuilles changent, le monde s’embrase et nous nageons dans un univers multicolore l’espace de trois semaines, avant de retomber dans la grisaille.

On sait.

On ne cesse d’extasier devant chaque feuille, on prend des photos à tour de bras, on guette les cartes des couleurs d’automne.

On sait.

Le feuilles qui irradient de la lumière du soleil couchant en continu, le feu autant dans le ciel que par terre, les rues qui changent de visage tous les jours, le plaisir de retomber en enfance en courant dans les feuilles.

On sait.

C’est en tout cas ce que disent les grincheux incapables de voir la beauté qui se trouve juste sous leurs yeux.

L’automne, c’est la Nature qui nous offre un dernier cadeau avant de fermer boutique l’espace de quelques mois. C’est une symphonie de couleurs digne d’un synesthète, c’est une surprise à chaque promenade, c’est un tableau vivant changeant jour après jour.

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Au cimetière d’Elmwood, à la patte d’oie entre le chemin Elmwood et McLaughlin._1190118-2 _1190151-2

L’érablière Trites sur Gorge Road.

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Sur Indian Mountain, pour la vue la plus spectaculaire – jusqu’à Miramichi probablement._1190474 _1190506-2

Le chemin du ruisseau Humphrey, entre les chemins Lewisville et Mill._1190534-2 _1190539-2 _1190544-2_1190574-2 _1190554-2 _1190555-2 _1190562-2 _1190567-2 _1190569-2

Le chemin du ruisseau Humphrey, après Mill Road.

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Le parc du centenaire.

Aimerait-on autant l’automne s’il n’était pas aussi éphémère ? Profitez bien de ce bel été indien en savourant un bon latte à la citrouille épicée et n’hésitez pas à venir publier vos plus belles photos sur notre page Facebook !

 

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Cinq excellentes raisons de s’installer à Moncton

Cinq excellentes raisons de s’installer à Moncton

Le Nouveau-Brunswick, c’est la province canadienne méconnue par excellence : dans l’ombre de ses grandes sœurs le Québec et l’Ontario, elle manque de reconnaissance à la fois auprès des touristes et des candidats à l’immigration au Canada.

Et pourtant ! Et pourtant… si vous saviez, à Moncton…


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On peut choisir entre vie citadine…

On peut tout à fait mener une vie citadine au Nouveau-Brunswick : en choisissant d’habiter à distance de marche du centre-ville, on peut profiter de nombreux bars, de discothèques, de restaurants. On peut aller à la bibliothèque en vélo et à une expo à pied. Tu peux mettre travailler au centre-ville. Voire ne pas posséder de voiture. C’est possible. On connaît des gens qui le font très bien.

Tu veux de la culture ? C’est possible aussi. OK ce n’est pas Montréal, mais la ville n’a pas à rougir. Festival littéraire Frye en avril, festival international du film francophone en Acadie Ficfa en septembre, festival Inspire en juin, présence d’un centre culturel (le centre Aberdeen), des théâtres l’Escaouette et Capitol, du Ballet atlantique du Canada… On a même un festival de la poutine !

Si tu grattes un peu, si tu cherches, tu trouveras de quoi avoir une vie culturelle bien remplie.

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…ou se jeter à bras ouverts dans la Nature

Moncton reste pourtant une ville de petite taille. Et qui dit ville de petite taille dit aussi retour à la Nature. Les activités ne sont pas du genre coûteuses. Si les vernissages ne sont pas ton truc, tu peux opter pour la vie sauvage. La cueillette de pommes. La cueillette de champignons au printemps. Les randonnées le week-end. Aller à la plage en été. Les raquettes en hiver, on se réjouit d’un chocolat chaud.

Il suffit de s’éloigner d’environ 20-25 minutes du centre-ville et te voilà qui respire. Les terrains sont plus grands, les voisins plus loin, tu auras assurément des ratons-laveurs dans ton jardin et probablement quelques chevreuils, aussi. À toi les sentiers au départ de chez toi. Même pas besoin d’habiter à la campagne d’ailleurs, puisque Moncton est plutôt bien achalandée en sentiers qui t’offriront des kilomètres de promenade le week-end.

Pouvoir concilier ville et campagne, c’est génial. Pas besoin de faire un compromis entre ton emploi qui nécessite la proximité d’une ville (si tu es développeur informatique ou si tu veux travailler dans la culture…) et ton envie de verdure.

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On peut vivre en deux langues

Je le dis souvent : le frisson de commander son caffé latte en anglais, la sécurité de communiquer avec l’administration en français. Si tu es audacieux, tu viseras l’inverse : la sécurité de commander ton hamburger en français, le frisson de renouveler ton permis de conduire en anglais. Ça marche aussi. D’un certain côté, l’aventure se trouve probablement là, mais soyons honnête : pour les choses importantes, comme obtenir son numéro NAS, souscrire un contrat d’assurance ou expliquer à la coiffeuse comment elle doit faire notre frange, nous sommes nombreux à préférer notre langue maternelle.

Au-delà de nos préférences personnelles, le bilinguisme de la province offre aussi d’immenses possibilités aux enfants et d’immenses maux de tête aux parents : école francophone ou anglophone ? Je ne trancherai pas en faveur de l’un ou l’autre, mais vivre au Nouveau-Brunswick, c’est l’assurance de pouvoir vivre en deux langues. Pour certaines personnes, le pouvoir se transforme en « devoir » vivre en deux langues, mais si tu es réfractaire à l’anglais, sois futé et va au Québec (ou en Belgique, en Suisse, à Monaco…) !

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On peut devenir propriétaire pour pas cher

Le mois dernier, on a fait une offre pour une maison de ville composée de deux appartements de 100 m² chacun, à 10 minutes de marche de la bibliothèque. Prix de départ : 170 00 $. Soit 115 000 euros environ. Je te laisse finir de t’étouffer et je reviens ?

Mais ça, c’est une maison relativement grande au centre-ville. Tu peux avoir un bungalow d’environ 80 m² en banlieue proche avec un petit bout de jardin, qui accueillera sans problème une famille de trois personnes, pour 110 000 $ (75 000 euros).

Les grandes et belles maisons se vendent entre 300 000 et 500 000 $ (200 à 340 000 euros).

Là, tu te dis que les frais administratifs doivent être exorbitants. Pas vraiment. Quelques taxes par-ci par-là, des frais de notaire de 1 % (oui, UN POUR CENT !) et tu peux rajouter environ 5 % au total. Pas la fin du monde, hein. Les frais d’agence immobilière sont d’ailleurs pris en charge par le vendeur.

Bref, si devenir propriétaire est ton rêve, il pourrait bien devenir réalité. À noter, avant d’avoir passé deux ans sur le territoire canadien, tu devra malgré tout fournir 35 % d’apport… Mais ce n’est pas vraiment la mer à boire, non ?

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On est accueilli comme nulle part ailleurs

À ce stade de la chronique, tu penses peut-être que je suis sponsorisée par le gouvernement provincial ou l’office du tourisme. Pas du tout ! Et ce dernier point a d’autant plus de poids que globalement, je n’aime pas les gens en général.

La vie en société m’ennuie, je n’aime pas spécialement les mondanités, je porte un intérêt très lointain à l’humain… et pourtant, j’apprécie énormément la douceur des gens d’ici, qu’ils vivent à Moncton depuis sept générations ou sept mois.

Le monde est détendu. Souriant. Les gens sont honnêtes. Ils font confiance, on fait confiance en retour. Ils sont détendus, on se décrispe à leur contact.

La vie au Nouveau-Brunswick devrait sans doute être remboursée par la sécu pour son effet bénéfique sur la tension artérielle et le stress en général. Elle ne réglera pas tous tes problèmes, tu ne feras peut-être carrière ici, mais au moins, tu souffleras. Tu respireras. Tu souriras.

Et en ce moment, je crois que pas mal d’Européens en ont besoin.

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Tranches de vie : août 2016

Tranches de vie : août 2016

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Le mois d’août a rimé avec… kayak ! Une rime bien pauvre mais une vraie découverte pour cette activité nautique relativement simple, pas si chère que ça et surtout ultra dépaysante. Kayak par ci, kayak par là, Martine n’avait que le kayak à la bouche.

Nous sommes donc allés pagayer à Kouchibouguac…

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et à Shédiac…WP_007563 (2)WP_007564 (2)WP_007573 (2)WP_007582 (2)

Et c’est tout ? Oui, mais si la saison le permet, ce ne sera probablement pas nos dernières sorties en rafiot !

Nous avons aussi profité de ce que l’été avait à nous offrir :

mûres, framboises et myrtilles à foison…

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promenades aux alentours (ici, le Monument Lefebvre à Memramcook)…

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piscine pour tous…
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Sans oublier le Tintamarre !_1160748 (2)_1160760 (2)_1160769 (2)_1160853 (2)Il semblerait aussi que nous nous soyons échappés de Moncton pour un week-end ailleurs… mais où ? Un indice ci-dessous !

_1170244 (3)On espère que la rentrée se passe bien pour tous ! À très vite !

 

 

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Pourquoi tu vas grossir au Canada

Pourquoi tu vas grossir au Canada

On s’est rendu compte récemment qu’une question revenait souvent chez les immigrants fraîchement débarqués.

« On doit s’attendre à grossir ? Comment faire pour ne pas grossir ? Vous avez grossi, vous ? »

Ce sujet semble parmi les premières préoccupations des p’tits nouveaux aux aguets, aux côtés de « comment c’est, l’hiver ? » et « on croise souvent des ratons-laveurs ? » [chez nous comme chez les autres, hein]. On s’est donc dit qu’une petite chronique sur la chose s’imposait, pour rassurer (ou pas) tout le monde.

Note préliminaire : nous ne cautionnons pas la grossophobie. Tu es gros ? Tu es maigre ? Tu as grossi ? Tu as maigri ? Cela ne regarde personne d’autre que toi, tu as le droit au respect comme tout le monde. Être gros n’a rien de honteux ni d’humiliant et c’est pourquoi nous n’allons pas traiter la question sous l’angle « comment ne pas grossir » (qui sous-entendrait que grossir est négatif) mais plutôt « POURQUOI tu vas grossir ». Et pourquoi ce n’est pas grave.

Parce qu’autant te faire à l’idée, c’est inévitable. De notre expérience et de celle de bien des immigrants qui nous entourent, l’arrivée en pays étranger, et à plus forte raison au Canada, entraîne une prise de poids minime, de l’ordre de 5 à 10 kg. Rien de bien méchant donc.

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Tu vas grossir parce que… tout est nouveau !

Si tu es gourmand.e comme nous, arriver dans un nouveau pays ressemble au paradis. Tous ces parfums, toutes ces saveurs, tous ces plats inconnus… Martine avait d’ailleurs pris 10 kg lors de son année d’études en Nouvelle-Zélande, parce que… parce que !

Les muffins à la citrouille en automne, la poutine au sanglier du Tide & Boar en hiver, les brunch pancakes au printemps, tous ces fruits de mer et ces glaces en été… Tout est nouveau, tout est beau, il te faut absolument tout goûter, tout essayer, trouver de nouveaux repères.

Regarde un peu le French à Moncton, avec son pot de Fluff : il risque de t’arriver la même chose, et ce n’est pas Martine qui te contredira, avec son Oréo frit !

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Cette photo a été réalisée sans trucage.

Tu vas grossir parce que… tu vas prendre de nouvelles habitudes

Une fois que tu auras tout goûté jusqu’à écœurement, tu pourras alors choisir, en ton âme et conscience, ce qui te plaît. Martin a adopté le beurre de cacahuète (au chocolat, si possible). Martine a eu sa période nachos à la salsa. Martin adore les cookies aux arachides (décidément). Martine craque assez souvent pour des lattes aromatisés.

Mais on ne parle pas que de simples préférences de goût.

Tu vas peut-être aussi adopter de nouvelles habitude, comme grignoter des chips à midi au lieu d’un vrai déjeuner. Ou siroter des latte de 50 cl là où tu ne prenais qu’un thé avant. Ou dîner à 17 heures avant d’avoir un petit creux devant la télé par la suite.

Sans même parler de bouffe, le simple changement de vie peut te conduire à grossir : d’un boulot où tu étais debout toute la journée, tu vas peut-être te retrouver dans un bureau.

Tu vas grossir parce que… tout est plus gros, ou calorique

Bon. Imaginons que tu ne changes absolument rien à tes habitudes. Tu n’as rien goûté de nouveau. Tu n’as pas dévié d’un iota de ton rythme alimentaire. Tu manges exactement pareil.

… que tu crois ? Peut-être que le cookie que tu t’octroyais à 16 h ne fait plus 100 g mais 120 g. Peut-être que le yaourt que tu prends religieusement en dessert ne fait plus 120 calories mais 150. Que les pâtes Barilla ne font plus 200 calories pour 100 g, mais 250. Que le burger du McDo ne fait plus 300 g mais 350.

Ma théorie secrète est que même si on l’impression de n’avoir rien changé, certains changements subtils et hors de notre contrôle interviennent malgré tout. On retrouve des produits identiques : biscuits Belvita, pâtes Barilla, yaourts Activia, confiture Bonne Maman… Mais sont-ils vraiment identiques ? Je n’ai jamais comparé les infos nutritionnelles, mais je suis prête à parier qu’ils sont soient plus gros, plus caloriques, ou les deux. Je ne parle pas des produits d’importation que tu trouves à l’épicerie Blue Olive, mais des produits de même marque mais produits pour le Canada, qu’on trouve au supermarché.

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Ça ressemble à des vrais Fingers, mais…

Tu vas grossir parce que… tu n’as pas envie de savoir

On passe dans le côté sombre de l’alimentation nord-américaine. Une enseigne de fast-food affiche fièrement « ici, pas de poulet à la dioxine, pas de bœuf aux hormones ». Que doit-on en déduire sur la viande proposée par les autres chaînes de restaurant ? De nombreux produits frais proviennent des États-Unis, pas franchement connus pour leurs pratiques de culture respectueuses de l’environnement. Du maïs OGM, ça vous dit ? Du raisin aux pesticides ? Des fruits secs avec une liste d’ingrédients longue comme le bras ? De la farine enrichie ? Ce sont d’ailleurs l’une des raisons qui bloquent à la fois les États et les citoyens dans les négociations sur le traité Atlantique-Nord.

Quoi qu’il en soit, même en ne changeant rien, en n’adoptant aucun nouvel aliment, en pesant tes denrées, en préparant tout de zéro, en mangeant aux mêmes heures… Tu ne pourras pas échapper au fait que tes produits frais contiennent des substances jusque là absente de ton alimentation. Cela me désole aussi. On peut toujours adopter des paniers bio comme ceux des Paniers de la Récolte ou aller au marché, ce qui est un moindre mal, mais il y aura toujours des dégâts. Et par dégâts, j’entends des conséquences sur la santé, et pas seulement sur des points anecdotiques comme le physique.

Tu vas grossir… et peu importe !

Tu vas prendre du poids, c’est inévitable. Tu peux aussi me prendre en défaut et venir me raconter que non, toi, tu n’as pas pris de poids au prix de moult efforts, mais disons que le commun des mortels va prendre du poids. C’est un fait, acceptons-le.

Il n’en reste pas moins que même avec 5 ou 10 kg en plus, nous avons fait ce que peu de personnes ont osé faire : changer de vie, prendre son destin en main, défier les conventions pour n’en faire qu’à notre tête. Et ça, ça vaut bien quelques kilos en plus.

 

 

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